jeudi 12 novembre 2009

Jonzac :
Gérard Depardieu 
à Unicognac


La semaine dernière, le comédien a profité d’une pause pour se rendre à Jonzac, dans l’entreprise Unicognac que dirige Michel Villemin. Quoi de plus 
naturel puisque Gérard Depardieu possède de nombreux vignobles ? Sur place, il a longuement parlé avec le responsable.


Ce dernier s’est fait un plaisir de présenter sa société qui produit cognac, pineau des Charentes et vins 
distribués, entre autres, sous sa marque Jules Gautret.
Aujourd’hui, près de 500 viticulteurs répartis sur les meilleurs terroirs charentais, font confiance à Unicognac et mettent à sa disposition des vins de qualité pour permettre au maître de chai de préparer ses assemblages.
Unicognac est présent dans plus de trente pays (dont États-Unis, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Hong-Kong, etc).


Elle possède sa propre distillerie comportant dix alambics de 25 hectolitres de capacité sous un seul et même toit, ainsi qu’une dizaine de chais de stockage.
Ces installations, Gérard Depardieu n’a pas eu le temps de les visiter, mais il a été attentif aux explications ainsi qu’à la gamme de produits que commercialise l’unité saintongeaise.

Portables en position photo pour immortaliser l’événement, les salariés étaient heureux de rencontrer cet acteur viticulteur qu’ils reverront dans La Tête en friche. Un sympathique moment !


Photos : Gérard Dépardieu à Unicognac où il a été reçu par Michel Villemin et son équipe

Photos Nicole Bertin

Saintes :
Filippo Capperucci 
au Relais du Bois Saint Georges


Quand la peinture devient feu d’artifice !


L’artiste italien, qui a exposé à la Bribaudonnière au 
printemps dernier, poursuit sur sa lancée colorée. Jusqu’en janvier prochain, 
il présente ses œuvres au Relais du Bois Saint Georges, le célèbre 
hôtel-restaurant saintais.



Le cadre est presque familier. Piscine aux reflets bleutés et statues aux allures antiques évoquent déjà l’Italie.
En choisissant le Relais du Bois Saint-Georges pour sa nouvelle exposition en France, Filippo Capperucci a senti que ses toiles y seraient à l’aise, comme chez elles. Les hauts murs de l’espace culturel, aménagé par Jérôme Eymerit, propriétaire de l’établissement, s’offrent à ses éventails de couleurs qui mettent en scène les créatures d’une jungle luxuriante. Éléphant, rhinocéros, panthère y côtoient des oiseaux aux plumages merveilleusement parés.
Peintre dans l’âme, Filippo Capperucci veut aller plus loin, « je peux faire encore mieux » dit-il. S’il possède la technique, il cherche un accomplissement qu’il devine au cœur de la nature, cette divine comédie qui ouvre les portes du paradis. Les coqs de bruyère sont l’incarnation de cette recherche. Si le Fondateur de toute chose a composé cette harmonie, l’artiste doit le suivre, empruntant les pas de la poésie originelle.


Filippo Capperucci est heureux d’exposer à Saintes, une ville qui l’a séduit. Il apprécie le public français, ouvert et sensible. Il y a belle lurette qu’il fuit les chantres de l’art contemporain, détenteurs de la pensée unique, qui phagocytent les œuvres modernes. Leurs diktats, il les fait sauter en éclats ! Il ouvre le verrou de l’intolérance culturelle pour oser le figuratif que certains veulent écarter d’un revers de la manche. L’art doit être partage. Reflet de l’humanité, il ne peut se cantonner à un univers au vocabulaire compliqué, accessible à quelques rares privilégiés (fortunés).

Installé près de San Gemignano en Toscane, le travail de Filippo Capperucci rappelle ceux du vitrail et de la mosaïque. Ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Florence lui ont ouvert de nombreuses perspectives. L’an prochain, on devrait retrouver ses œuvres dans une galerie de Turin. En attendant, vous pouvez les admirer dans la cité santone. Ne vous privez pas de cette escapade dans un monde chatoyant !


Photo 1 : Filippo Capperucci, peintre toscan

Photo 2 : Des gerbes de couleurs

Photo 3 : Exposition mise en place par Christophe Texier avec Giancarlo et Renata Vedena

Photo 4 : Tableaux et gravures également !

Photo 5 : Avec le responsable du Bois Saint Georges, Jérôme Emérit

La tête en friche :
A l’année prochaine pour la projection !
Une expérience exceptionnelle pour Pons


Avoir, durant six semaines, une équipe de tournage entre ses murs est un 
événement dont se 
souviendront les Pontois. Cette ville, en effet, a été choisie par le cinéaste 
Jean Becker pour y tourner “La tête en friche“ 
d’après le roman 
de Marie Sabine Roger.


Les principaux lieux d’action étaient le square, la mairie, les bords de la Seugne, le marché et surtout le café le Français qui risque fort de garder son nom d’emprunt, “chez Francine“.
À l’heure des bilans, le maire, Henri Méjean, est pleinement satisfait. Outre les retombées positives qu’entraînera le film sur l’image de la ville (elle fait actuellement l’objet d’un grand plan de rénovation), la population a découvert l’envers du décor cinématographique. L’arrivée de Gisèle Casadesus et de Gérard Depardieu n’est pas passée inaperçue !

À cet aspect médiatique et pédagogique, le premier magistrat ajoute le volet communication : « Jean Becker et la production ont été proches de la population qu’ils ont plusieurs fois invitée. Après la conférence de presse de présentation par exemple, la projection de Dialogue avec mon jardinier a été suivie d’un grand repas sur la place de la République. Jean Becker est un homme de terrain, il sent bien les choses. Personnellement, je me demandais comment ce tournage allait se dérouler. Aujourd’hui, je suis rassuré. Dans les rues, certains travaux ont été interrompus. Nous allons les reprendre. Après tout, les Pontois ont pu souffler ! ».


Les effets sur l’économie locale ont été bénéfiques avec l’arrivée d’une soixantaine de personnes (chambres d’hôtes, restauration, hôtellerie, commerces).
La présentation officielle de “la Tête en friche“ aura lieu en mai ou juin 2010. « Depardieu m’a dit que ce devrait être un bon film » souligne Henri Méjean qui croit en ce comédien « simple et authentique ».
Le tournage lui a même permis de retrouver Jacques Pibarot, d’origine nîmoise comme lui : « son père, Pierre, a donné son nom au stade de football d‘Alès » ajoute-t-il.

Bref, “La Tête en friche“ laissera un bon souvenir dans les mémoires et en voyant partir tout ce beau monde, Pons se sent déjà un peu seule !




Photo 1 : Le tournage a bénéficié d'un temps idéal !

Photo 2 : François Coignard à la lumière

Photos 3, 4, 5 : Des figurants, heureux de participer à ce film !

Cinéma :
Jean-François Stévenin, 
un cuistot 
sachant cuisiner !


Jean François Stévenin 
est cuisinier chez Francine, rôle joué par Maurane 
dans “La tête en friche“.


Jean François Stévenin a tout de suite été intéressé par le thème de ce film et par le livre en lui-même « très agréable à lire », la rencontre entre une vieille dame délicieuse (Gisèle Casadesus) et un type un peu pataud (Gérard Depardieu). « Depardieu se prête bien à ce rôle. Le rapport entre Margueritte, tout en délicatesse, et Germain est intéressant » souligne Jean François Stévenin qui, lui, évolue devant les fourneaux de chez Francine.

Il salue le travail de Jean Becker et le climat qui a régné entre comédiens, techniciens et population : « une telle convivialité est rare. Les liens se resserrent. La passion qui s’est manifestée autour de ce film m’enchante. Jean a choisi Pons parce qu’il s’y sentait bien. À partir de ce moment-là, il a tout fait pour que le tournage se déroule dans les meilleures conditions ».
Jeudi, en effet, quand les caméras se sont arrêtées, tout le monde s’est accordé à dire que l’ambiance avait été excellente, comme la météo d’ailleurs !


Acteur, réalisateur, scénariste, directeur de production, Jean-François Stévenin a joué (entre autres) dans "Comme une étoile dans la nuit", "La Nuit américaine"," L’Argent de poche" et dans des séries. On devrait le retrouver en 2010 dans un épisode de chez Maupassant et dans "La Tête en friche" bien entendu !

Photo 1 : Jean François Stévenin avec Gérard Depardieu

Photo 2 : Avec Maurane, la patronne de chez Francine

Photo 3 : Les figurants sur la terrasse

dimanche 8 novembre 2009

Jean-Pierre Raffarin, 
la sagesse réformatrice et la fin des privilèges ?


Au sujet de la suppression de taxe professionnelle...

Jean-Pierre Raffarin serait-il comme les vieux volcans éteints ? Voilà qu’il se réveille et fait la une de l’actualité 
avec 23 copains sénateurs. Tant mieux, on ironise trop souvent sur leurs siestes de l’après-midi. L’objet de cet émoi : une chronique publiée dans le Journal du Dimanche contre la suppression de la taxe professionnelle. L’enjeu est de taille, en effet, car certains élus pourraient y perdre leurs privilèges…


En France, la devise pourrait être : il est urgent de ne rien faire. Il faut donner du temps au temps, arrondir les angles tout en ayant l’apparence d’une agitation extrême. Bourdonnez, chers collègues, et le peuple s’imaginera que vous êtes les plus actifs des hôtes de ces assemblées ! Haranguez, gesticulez et s’il vous vient l’envie de pousser un somme respectable dans l’hémicycle, arrangez-vous pour que la télé ne puisse vous filmer. Sinon, gare aux commérages !
S’ils se contentent d’effets d’annonce, les élus réveillent chez le citoyen une vieille envie de bouger, symbole de modernité. Les actions d’envergure, par contre, sont plus risquées : toucher aux sacro-saintes habitudes peut entraîner une vague incontrôlable.

La réforme des collectivités territoriales risque-t-elle de provoquer ce vaste mouvement ? Il n’est pas interdit de le penser puisqu’elle va toucher aux privilèges, c’est-à-dire au nombre des conseillers généraux et conseillers régionaux qui sera réduit de moitié (ils sont 6 000 actuellement). Autrement dit, on veut en estourbir une bonne fraction !
Que deviendront ces bannis, une fois qu’ils auront été remerciés ? Erreront-ils comme de pauvres hères, victimes des décisions de ce révolutionnaire qu’est finalement Nicolas Sarkozy ?
En cherchant à alléger le coût de fonctionnement du fameux “mille feuille“ que constituent mairies, Communautés de communes, Communautés d’agglomération, Pays, Départements et Régions (sans compter les syndicats), le Gouvernement cherche à endiguer la progression constante de la fiscalité locale qui risque fort d’exploser dans les années à venir. Or, quelles que soient les époques, les grandes révoltes populaires ont toujours été liées à l’impôt. L’Élysée ne peut l’ignorer.

Des structures, telles que les CDC ou les CDA, ont des budgets qui pèsent lourd en fonctionnement. Les rémunérations des présidents, vice-présidents (y compris ceux qui ne font rien, sinon assister aux réunions) et d’un personnel sans cesse plus important (on vient d’embaucher un nouveau chef de cabinet, chèrement payé, à la CDC de Saintes par exemple) suscitent des commentaires qu’on étouffe volontairement. Il n’est pas bon de rappeler que le financement de tout ce beau monde, non créateur de richesses, est assuré par l’argent public, c’est-à-dire par les contribuables.

En voulant supprimer la taxe professionnelle pour proposer une formule plus juste aux entreprises, le Gouvernement veut précisément encourager l’initiative personnelle et la productivité qui favoriseront l’embauche et le marché de l’emploi. Il y a belle lurette que le calcul de la T.P. fait couler de l’encre. Le moment est donc venu de coller aux réalités d’un monde où la concurrence est vive.
Un autre objectif est sous-jacent.Si la manne que rapporte cette taxe aux collectivités locales est moindre, ces dernières cibleront les actions essentielles et abandonneront le superflu. On évitera ainsi la mégalomanie et la flambée des prix que pratiquent les cabinets études, chargés de la faisabilité des projets…

Le système actuel a besoin d’être réformé. L’épreuve est difficile car elle demande une réorganisation, voire une autre façon de penser. Certains font de la résistance et freinent des quatre fers. Pourquoi changeraient-ils une situation qui les a transformés en élus incontournables ? Cependant, une évidence s’impose : la France vivait avant l’apparition du “mille feuille“, pourquoi sombrerait-elle si quelques épaisseurs venaient à disparaître ?

Réincarnation féodale ?

D’aucuns sont attachés à leur rocher. Ainsi, Jean-Pierre Raffarin, ex Premier Ministre, et 23 sénateurs, se sont exprimés dans le Journal du Dimanche contre la façon dont on veut supprimer de la taxe professionnelle. Notons au passage que les sénateurs de Charente-Maritime, Claude Belot, Michel Doublet et Daniel Laurent n’ont pas suivi Jean-Pierre sur sa lancée.

Que dit-il à la veille du Congrès des maires de France ? La première partie est plutôt engageante : « La réforme des collectivités territoriales nous paraît stratégique et moderne. Nous la soutiendrons avec conviction. Les décentralisateurs sont dans le camp des réformateurs. L’immobilisme est le pire adversaire de la décentralisation. Il s’agit d’apporter à notre organisation territoriale plus de lisibilité, plus d’efficacité et un meilleur rapport coûts/avantages ». Avantages ou droits acquis ?
Et de poursuivre : « La réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l’exécutif, ne peut être votée en l’état. Le travail relatif au volet territorial n’est pas achevé. Afin d’être informés en toute clarté et connaissance de cause, les élus ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l’impossibilité de fournir dans les délais impartis ».

Bien qu’y mettant les formes, Jean-Pierre Raffarin, qui fut à l’origine des lois de décentralisation aujourd’hui dans le collimateur, pressent que le réaménagement proposé supprimera des pouvoirs et des marges de manœuvre aux décideurs locaux.
Si sa réaction, publiée dans le JJD, peut effectivement lui attirer la sympathie des maires et de certains potentats, il ne parvient pas à convaincre la jeune génération qui voit en son attitude les réminiscences “de l’ancien régime“ où chacun s’accrochait à ses privilèges, voire “une réincarnation féodale“.

S’y ajoutent d’autres sujets d’actualité dont les Régionales de 2010 où il aurait dû affronter Ségolène Royal en Poitou-Charentes. En première ligne, il préfère envoyer son ami Dominique Bussereau qui doit chasser plusieurs lièvres à la fois, étant déjà membre du Gouvernement, Président du Conseil Général et élu à la mairie de Saint Georges de Didonne. Être tête de liste UMP aux Régionales, n’est-ce pas ajouter un poids supplémentaire à cet élu qui ne possède pas (encore) le don d’ubiquité ?
Pour l’instant, Jean-Pierre Raffarin s’inquiète davantage pour l’acte III de la décentralisation « qui ne peut être fragilisé par la réforme de la taxe professionnelle ».
Et de conclure par un souhait : « nous voulons promouvoir la sagesse réformatrice ». Quelle merveilleuse formule, d‘autant que les vingt-quatre parlementaires signataires n’agissent pas à l’aveuglette : la majorité du Sénat a besoin d’eux pour que soit voté le texte concernant la suppression de la T.P. Une belle revanche sur Gérard Larcher qui lui a piqué la présidence de cet hémicycle !
Conservateur, Jean-Pierre Raffarin ? sûrement, stratégique, sans doute, manipulateur, qui sait ?…

Photo (N.B) : Jean-Pierre Raffarin lors de l'inauguration des vitraux de l'abbaye de Trizay en Charente Maritime. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts...

L'info en plus

• Les 24 sénateurs 
René Beaumont (Saône-et-Loire), Michel Bécot (Deux-Sèvres), Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes), Joël Billard (Eure-et-Loir), Jacques Blanc (Lozère), Paul Blanc (Pyrénées-Orientales), Pierre Bordier (Yonne), Christian Cambon (Val-de-Marne), Jean-Claude Carle (Haute-Savoie), Alain Chatillon (Haute-Garonne), Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis), Béatrice Descamps (Nord), Alain Fouché (Vienne), René Garrec (Calvados), Françoise Henneron (Pas-de-Calais), Michel Houel (Seine-et-Marne), Alain Houpert (Côte-d’Or), Jean-Marc Juilhard (Puy-de-Dôme), Jean-René Lecerf (Nord), Antoine Lefèvre (Aisne), Philippe Paul (Finistère), Jean-Pierre Raffarin (Vienne), Charles Revet (Seine-Maritime), Bernard Saugey (Isère).

• Pas contentes, les grandes surfaces !
En effet, l’impôt qui remplacera la taxe professionnelle sera calculé, entre autres, sur la superficie des établissements. Les grandes surfaces, qui continuent à réaliser des bénéfices malgré la crise, font la gueule…