vendredi 15 août 2008

Christian a rencontré Neptune !


Amis touristes, amateurs de carrelets et amoureux de la nature, ne manquez pas le grand filet photographique que Christian Clochon a tendu à votre intention au cloître des Carmes. Un moment de bonheur mis en scène par l'Office de Tourisme de Jonzac.


Depuis quelques jours, le Cloître des Carmes accueille l'exposition de Christian Clochon. On ne présente plus ce photographe qui fait corps avec son objectif. Vous ne pouvez pas le manquer et si vous ignorez son nom, vous allez rapidement le reconnaître grâce à cette description. Chemise blanche, pantalon noir, regard pétillant, vous l'avez forcément croisé dans une manifestation, qu'il s'agisse d'un gala de danse ou des Eurochestries.
Retour sur image... Dans l'église Saint Gervais, transformée en temple de la musique, il s'active comme un beau diable pour dénicher le meilleur angle. Il entre dans le chœur et gravit les marches jusqu'à la chaire, non pas pour faire un sermon, mais pour immortaliser l'événement. Complice, le public le suit du coin de l'œil. Il se démène, mouille sa chemise pour un résultat plus que convaincant : réussis, ses clichés possèdent un charme naturel ! Les orchestres de jeunes, récemment invités par Claude Révolte, sont ravis : ils sont repartis dans leurs pays respectifs avec un beau souvenir.

Jardin secret

Pour le Cloître des Carmes où il présente actuellement son travail, Christian a choisi un autre registre en ouvrant son jardin secret. Les lieux où il aime se promener, loin des fêtes et cérémonies. Au bord de l'estuaire de la Gironde, ce long cordon d'argent qui pare son échine de couleurs ondulantes, il a trouvé un havre de paix : « depuis des années, je côtoie les rives charentaises et girondines pour en restituer la beauté » souligne-t-il. Au cœur d'une nature sauvage, se dressent de curieuses constructions qui semblent marcher sur des échasses. Les carrelets montent la garde et capturent en leurs mailles poissons et crevettes grises.


Au fil de ses rencontres, Christian a sympathisé avec les pêcheurs du cru, dont le fameux Neptune qui a accepté de lui prêter un grand filet pour son exposition. Neptune, dieu des mers dans la mythologie, arbore trident et belle tête grisonnante. Son visage est l'un des premiers que vous apercevrez en entrant le cloître. Christian a saisi l'expression, à la fois forte et tendre, de cet homme du terroir. Non loin, M. Chadouteau monte consciencieusement des hameçons.
Suivent couchers de soleil, Vierge de Charron, bateaux pibaliers, curieuses lamproies, cigognes (232 ont été recensées dans le département), héron et petites grenouilles vertes.
Cet univers constitue la magie de l'estuaire. Il est à parcourir jusqu'à la fin du mois avec les moulins à marées d’Europe occidentale présentés dans la seconde salle du Cloître.

• Maquettiste chez Thompson, Christian Clochon a quitté le Sud de la France pour s'installer à Mirambeau avec son épouse Sylvie et son fils Yoann (à qui nous envoyons un affectueux bonjour). Il a toujours aimé la photo et s'il expose aujourd'hui en couleurs, il apprécie la dimension qu'offre le noir et blanc. Après Jonzac, on pourrait bien le retrouver en Gironde où cette expo sur l'Estuaire serait la bienvenue. Auteur compositeur, il accompagne ses montages de musique.

• Remerciements
Christian Clochon remercie l'Office de Tourisme, la mairie de Jonzac et Jean-Claude Texier, maire adoint, Louis Proud, dit Neptune, M et Mme Bordes, habitants de l'Estuaire.


Photo 1 : Christian Clochon nous présente son exposition.

Photo 2 : Louis Proud, appelé aussi "Neptune".

Photo 3 : Lundi, visite de l'expo avec Marina, guide à l'Office de Tourisme. Ouvert tous les jours de 15 h à
18 h 30.

Réincarnation au Sénat ?


La Chine est en pleine effervescence : avec les Jeux olympiques, le monde entier se retrouve à Pékin pour la meilleure des causes, celle du sport. Tous les athlètes rêvent de l'or et la France, ô bonheur, vient de s'illustrer avec les frères Guénot en lutte gréco-romaine et le nageur Alain Bernard sur le 100 mètres. Félicitations ainsi qu'à tous ceux qui ont décroché l'argent et le bronze ! Malgré ces bonnes nouvelles, l'horizon entre la Chine et la France est chargé de nuages. Parmi les dernières polémiques relatées par la presse tricolore, une fillette a chanté en play back pour les cérémonies d'ouverture (la vraie chanteuse n'aurait pas été assez représentative !) et les images du majestueux feu d'artifice auraient été pré enregistrées. Le 8 août, en effet, la pollution aurait caché la clarté du ciel. Allez, on ne va pas casser trois pattes à un canard laqué! Il ne faudrait sans doute jamais oublier que le peuple chinois n'est pas responsable de son pouvoir politique, pas plus que nous autres, adorables citoyens, grandes gueules et donneurs de leçons, sommes les garants de nos chers partis !
En 1968, de nombreux intellectuels (ou prétendus l'être) étaient maoïstes et se souciaient fort peu de l'invasion du Tibet par la Chine en octobre 1950. Pas plus qu'ils ne pensaient à la domination anglaise au Tibet, au début du XXe siècle, l'expédition militaire conduite par le colonel Francis Younghusband ayant écrasé les opposants tibétains dans le sang afin de s'attribuer des privilèges commerciaux et diplomatiques. Bref, quand toute cette génération citait Mao Zedong en exemple, portait tee-shirt à son effigie et col ajusté, le Tibet était occupé par la Chine depuis presque vingt ans et cela ne choquait personne. Pourquoi ? La question mériterait d'être posée. Depuis, leur attitude a changé. Il faut dire que ces messieurs (dont certains sont entrés en politique) se sont embourgeoisés et leur goût semble avoir évolué.
La religion bouddhiste, également, s'est répandue en Occident et le Dalaï Lama, prix Nobel de la paix, sait faire entendre son message.
Les derniers rebondissements concernant le chef spirituel ont eu lieu en début de semaine.
En effet, le gouvernement français se trouvait (une fois encore) face à un dilemme : recevoir ou ne pas recevoir officiellement le Dalaï Lama pendant les JO de Pékin. Sinon, adieu veaux, vaches, cochons et beaux contrats avec l'Empire du Milieu ! En clair, la France a-t-elle les moyens de faire de la provocation ? Sarkozy a préféré repousser le rendez-vous : il ne rencontrera le Dalaï Lama qu'en décembre prochain (les affaires sont les affaires). Le Sénat, quant à lui, a été plus souple puisqu'une réunion s’est tenue mercredi à huit clos dans le bureau d'Hubert Haenel, organisée par le groupe parlementaire d'études sur le Tibet. A cette occasion, députés et sénateurs étaient en nombre réduit (courage, fuyons ?)...
En faisant entrer un chef religieux dans les ors républicains, Christian Poncelet, président du Sénat, a connu des hésitations, dit-on. Mais il a tranché favorablement. Craignant de revenir sous forme de dragon, de chèvre ou de rat, préparerait-il sa prochaine réincarnation puisque les Bouddhistes pensent que nos vies se succèdent sur terre jusqu'à atteindre l'équilibre de la perfection ? Sur ce chapitre, les hommes politiques ont manifestement du boulot même si la perfection de nos sociétés, précisément, est inscrite dans tous leurs programmes électoraux. En prenant cette aune pour mesure, imaginons le nombre de vies que doit encore parcourir le Président de la République pour parvenir à l'harmonie suprême et celles qui restent à accomplir à sa rivale d'éternité, Ségolène Royal.
Comme le dit Bernard Werber, "les réincarnations, c'est comme le bac au lycée. Quand on échoue, on redouble" ...

Tréteaux de France : Les caprices de Marianne


Vendredi soir, les Tréteaux de France, qui avaient installé leur chapiteau à Chaniers, ont présenté les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset. Cette pièce, revisitée avec talent par Marcel Maréchal, rappelle combien il est difficile d'aimer. A (re)voir en novembre prochain à Jonzac !


Sur la place, le langoureux Cœlio, perdu dans son long manteau noir, soupire pour la belle Marianne. Objet de son désir ardent, elle ne fait que passer, ignorant ses élans qui s'évanouissent dans la nuit napolitaine. Altière, elle revient des vêpres, missel à la main. Le pas est sec et cadencé.
Le jour, il la guette. La nuit, elle l'obsède. Au fil des heures et des songes, elle se transforme en sujet d'interrogation. La posséderait-il enfin qu'il l'aimerait moins ? Question.
Marianne est une princesse lointaine mariée à un homme influent. Le cœur empli de jalousie, le magistrat Claudio réalise qu'avoir pour compagne une jeune et jolie femme n'est pas de tout repos. Le doute est un aiguillon qui vous pique le cœur !


Pendant ce temps-là, Cœlio broie du noir. Pour arriver à ses fins, il a demandé à une vieille femme, de léopard vêtue, puis à son ami Octave d'intervenir en sa faveur. L'idée est heureuse : Marianne est justement sa cousine! Tiens, la voici ! Octave l'aborde et la provoque.
Laissant tomber les remparts de sa condition, elle finit par quitter ses habits de femme soumise et s'émancipe. Son époux, soupçonneux, l'irrite et l'agace en posant moult questions. Pire, il la menace.
D'octave, alors elle s'éprend. Lui ne veut pas trahir Cœlio qu'il envoie au premier rendez-vous. Funeste idée, Claudio a organisé un guet-apens. Le soupirant est tué dans les poussières de ce Vésuve sentimental.
Au bout du conte, chacun se retrouve à sa place : Marianne cloîtrée en son foyer, l'époux vengé, Octave plein de regrets et Cœlio dans un monde où il n'aura plus à craindre, ni à espérer. Il n'y a pas d'amour heureux...


En la revisitant, Marcel Maréchal a donné à cette pièce des moments de fraîcheur qui donnent légèreté à une bien triste histoire. La dernière phrase d'Octave est d'ailleurs révélatrice : « je ne vous aime pas, Marianne. C'était Cœlio qui vous aimait ». Ils ne se reverront pas.

Infos en plus

• Les Caprices de Marianne, pièce romantique écrite par Alfred de Musset, est parue en mai 1833 dans La Revue des Deux Mondes. Toutefois, elle ne fut jouée à la Comédie-Française qu'en juin 1851, soit 18 ans plus tard, avec de nombreux changements imposés par la censure. En effet, la pièce était considérée comme moralement reprochable et sa construction avait choqué les puristes de l'époque.
Il faut dire que Musset, comme de nombreux auteurs, a connu des hauts et des bas. Lors de la représentation de « La Nuit Vénitienne », le public vit Mademoiselle Béranger, premier rôle, dans une fâcheuse posture. En effet, elle avait taché sa robe de satin blanc avec de la peinture verte encore fraîche. Le parterre s'offusqua. Musset en fut dépité.
Le succès des Caprices de Marianne lui fit oublier l'échec désagréable de sa Nuit Vénitienne.

• Les caprices de Marianne sont une création 2008 du Festival théâtral de Figeac en co-production avec les Conseils Généraux de la Charente Maritime, de l'Eure et la ville de Figeac.

• Point de vue :

« Il y a deux manières d'envisager la mise en théâtre des Caprices de Marianne. Celle de Gaston Baty qui en fit un chef d'œuvre du théâtre d'évasion ou celle, plus grave, de Jean Vilar et Gérard Philippe. La vérité, c'est qu'il faut se tenir sur la cime entre légèreté et gravité. C'est en tout cas ce parti pris que nous avons choisi. Il correspond à une œuvre à la fois divertissante et profonde, lumineuse et sombre. C'est par ailleurs ce point de vue qui est le mieux à même d'entraîner un public populaire dans cette danse de vie écorchée qui est le cœur même de l'œuvre. Nous avons donc imaginé, pour emporter le spectacle dans un presto divertissant, des intermèdes avec sarabandes de masques et de musiques inspirées du carnaval. Cet ensemble allègre rendra compte de l'ambiance de fête populaire qui imprègne l'œuvre » souligne Marcel Maréchal, directeur des Tréteaux de France.



Photo 1 : Dans la vie, Flore - Marianne - est l'épouse de Mathias, fils de Marcel Maréchal. Ils viennent d'avoir une petite fille prénommée Ysé que nous aurons peut-être la chance d'apercevoir à Jonzac en novembre, lors de la prochaine tournée des Tréteaux. Pour l'instant, les comédiens profitent de quelques semaines de vacances. Congés bien mérités !

Photo 2 : La femme est-elle semblable à une bouteille de vin ? Vin de qualité qu'on savoure ou bien piquette qu'on boit sans l'apprécier avant de s'en aller ?...

Photo 3 : Cœlio est le fils de la charmante Hermia, voisine de Claudio.

Photo 4 : Un nombreux public.

Photo 5 : Autour de Marcel Maréchal, son fils Mathias, Flore Grimaud, Yannick Debain, Philippe Escande, Hélène Arié...

Fondation Jacques Daniel : Enfin de bonnes nouvelles !


A sa mort, Jacques Daniel, académicien de Saintonge, souhaitait que ses livres (une biblitohèque très complète sur la région) soient donnés à la municipalité de l’Eguille afin qu’ils puissent profiter au plus grand nombre. Après un parcours du combattant, c’est maintenant chose faite grâce à son épouse et à un ami, Bernard Tastet. En partenariat, une structure a été créée que préside l’historien Frédéric Chasse-bœuf. Par ailleurs, les bénéfices du livre écrit par Marie-France Tastet, "Femmes de Chatressac au XVIIIe siècle", aujourd’hui décédée, seront intégralement versés à l’association qui soutient la "Fondation Jacques Daniel". A l’Eguille, des travaux d’aménagement sont en cours où seront installés la bibliothèque Jacques Daniel et l’Office de Tourisme. Bernard Tastet répond à nos questions :


De nombreux familiers du Centre de Recherches Historiques de l’Eguille, connu aujourd’hui sous l’appellation "Fondation Jacques Daniel", s’étonnent que trois ans après le décès de l’historien, ses collections ne soient toujours pas accessibles au public. Que cachent ces lenteurs ?

Rappelons d’abord que les biens du défunt Jacques Daniel ont fait l’objet d’une donation à la commune de l’Eguille dont l’aboutissement notarié date seulement du début du mois. Vous n’ignorez pas que ce type de transfert obéit à des règles assez compliquées, que ce soit à la suite d’une donation ou d’un legs. Les habitants du canton de la Tremblade se souviennent qu’il aura fallu plus de vingt ans pour régler le legs Charron à différentes communes de la presqu’île d’Arvert.
A l’Eguille, il est raisonnable de pronostiquer qu’une quatrième année sera nécessaire pour que les locaux rénovés de la fondation ouvrent leurs portes. C’est beaucoup quand on est un usager obligé d’aller bien loin consulter les ouvrages spécialisés. Mais, du point de vue des autorités municipales qui ont hérité des biens légués par les époux Daniel, ces lenteurs sont autant de temps de latence et de réflexion qui ont sans doute évité des tâtonnements, des erreurs, voire même des dépenses inutiles ou inconsidérées. Une association a eu le temps de se mettre en place tranquillement hors de toute passion et de se préparer à agir après avoir pris les conseils voulus auprès des organisations semblables ou des professionnels des affaires culturelles.
Frédéric Chasseboeuf, le président de l’association créée pour donner vie à la Fondation Jacques Daniel, a mis au point et passé un certain nombre de conventions qui permettront au jour J d’adopter rapidement une bonne vitesse de croisière sans avoir à louvoyer. Le cap est tracé, les équipages sont à pied d’œuvre et chacun sera prompt à la manœuvre.

Quand la bibliothèque, qui se trouvera dans l’immeuble de Jacques Daniel à l’Eguille, 
ouvrira-t-elle ?

Sur le plan immobilier, rien ne pouvait démarrer avant la signature de l’acte de donation. C’est chose faite depuis le 8 juillet. Maintenant tout doit pouvoir allez très vite. Il est raisonnable de penser qu’au début de l’été prochain, la "galerie" chère à Jacques Daniel sera transformée en un centre culturel comportant au rez-de-chaussée la bibliothèque municipale et une salle d’exposition avant sa composante archéologique, et à l’étage un fonds patrimonial s’étendant sur trente mètres de long et six mètres de large. Il y aura aussi l’office de tourisme, point de passage obligé des usagers du centre. Ce sera donc un complexe original, strictement communal mais dont l’animation sera partiellement associative. Un organisme paritaire, pompeusement appelé comité d’éthique, veillera à la bonne harmonie de l’ensemble et n’hésitera pas à mettre de l’huile là où ce sera nécessaire.

Une fois les infrastructures en place, qu’en sera 
t-il du fonctionnement ?

Il ne faut pas cacher que le fonctionnement du complexe aura un coût pour les finances communales. Mais des aides seront recherchées et l’on peut faire confiance à Roger Guillaud, nouveau maire de L’Eguille, pour les trouver. Je souligne toutefois que le centre s’est déjà doté de ressources propres à l’association qui le fera fonctionner, cotisation des membres, vente des publications, dons de sympathisants, voire des mécènes. Déjà, le produit de la vente du livre de mon épouse, Marie-France Tastet, entre pour une bonne part dans le budget de fonctionnement. "Femmes de Chatressac au XVIIIe siècle" se vend bien et le livre a bénéficié d’une publicité assez exceptionnelle par l’intermédiaire d’un média placé au centre d’un réseau organisé à grande échelle depuis soixante dix ans.

Quel est donc ce média qui semble s’être intéressé au livre de votre épouse ?

Oeuvrant exclusivement dans le domaine de la littérature, c’est un prestataire de service qui porte le nom de "Aux amateurs de livres International". Nous l’avons découvert récemment à l’Eguille. Il agitpour le compte de l’université de Harvard et la Bayerishe Staatsbibliotek de Munich. "Aux Amateurs de livres" est un intermédiaire du monde de l’édition composé d’un contingent d’une vingtaine de lecteurs professionnels qui travaillent la liaison étroite avec le dépôt légal et la Bibliothèque Nationale de France pour analyser tous les ouvrages imprimés en France. Ils sélectionnent ceux d’entre eux qui ont retenu leur attention. Les ouvrages choisis font l’objet d’une fiche bibliographie adressée - aujourd’hui par internet - à un réseau d’abonnés comptant plus de deux cents bibliothèques universitaires à travers le monde.

Nous nous éloignons quelque peu de la "Fondation Jacques Daniel"…

Non pas, car c’est assurément vers ce type d’actions que la Fondation aura à se tourner pour assurer son équilibre financier tant sont nombreux les érudits locaux qui ont des travaux en mal d’éditeur. L’association pour la "Fondation Jacques Daniel" doit tendre à publier les meilleures de ces études et à rechercher le financement de leur publication par la voie du mécénat. Il suffit de frapper à la bonne porte. Pourquoi ce qui vaut pour les activités sportives ne pourrait-il pas s’appliquer aux activités culturelles dès lors que celles-ci offrent des produits de qualité tels que des études monographiques sur les villages de la Saintonge maritime ? Un lectorat existe et se développe à la vitesse de la croissance démographique de notre frange littorale. Osons aller à sa rencontre !

samedi 9 août 2008

Jazz à Jonzac



C’est maintenant une habitude : en août, le cloître des Carmes vit à l’heure de la Nouvelle Orléans. Orchestrée par Maïté Auboin Hannoyer, maire adjoint, et la ville de Jonzac, cette rencontre de plein air avait lieu lundi dernier.
Les nombreux spectateurs ont vivement apprécié la belle palette de musiciens invités : Jean-Pierre Bertrand, considéré par les médias et le public comme l’un des meilleurs pianistes en France et en Europe, l’éternel Olivier Franc et son célèbre saxophone alto, Philou Pagau, un incroyable danseur de claquettes, Gilles Chevaucherie à la contrebasse, Benoît de Flamesnil au trombone, Pascal Mucci à la batterie et Jean-Baptiste Franc au piano. Tous ont un vrai talent qui a été chaleureusement remarqué : leurs prestations respectives méritent une « petite fleur » ou plutôt une très grande. Vive le swing et le boogie-woogie blues !
« Le désir primordial du musicien, ce serait d’offrir à l’auditeur une image des innombrables merveilles qu’il connaît et qu’il perçoit dans l’univers » disait John Coltrane au sujet du jazz. Mission accomplie à Jonzac !



Photos : Un spectacle très apprécié ! (photos Jean-Marie Grasset).