La situation de l’entreprise Colibri à Pons et le devenir de ses 68 salariés menacés d'un plan de sauvegarde conduisent Mickaël Vallet, sénateur, à se mobiliser aux côtes des élus locaux pour soutenir les salariés, préserver les emplois, les savoir-faire, les compétences et l'outil de production historique sur le site de la commune. C'est dans cet esprit qu'il a posé une question orale au Gouvernement ce jeudi 8 janvier en séance publique.
Question orale - Situation de l’Entreprise Colibri à Pons en Charente Maritime
« L’annonce d’un plan social et de la fermeture du site Colibri à Pons en Charente Maritime, biscuiterie historique, fondée en 1896 et acteur économique emblématique de la Haute-Saintonge a constitué un véritable choc local. Selon les informations rendues publiques, l’entreprise est engagée dans une phase d’information en vue d’un plan de sauvegarde de l’emploi pouvant conduire, en 2026, à la suppression de 68 postes permanents et d’une quarantaine d'emplois intérimaires ainsi qu’à la remise en cause de nombreux emplois indirects, dans une commune déjà durement frappée par la désindustrialisation, la crise agricole et la crise viticole.
Pourtant, le groupe Roullier, propriétaire via sa filiale Paticeo, ne semble pas en difficulté. Le groupe vient d’investir 20 millions d’euros pour l’extension de son site de Derval en Loire Atlantique dont l’inauguration a eu lieu en avril 2025. Dès lors, salariés et élus ont des raisons de redouter le transfert des machines de Pons vers cette nouvelle usine, en intégrant la spécialité « coque chocolat », compétence historique du site Colibri.
Pourtant, dès l’acquisition du site de Pons, il y a 10 ans, le groupe Roullier savait que 4 millions seraient nécessaires pour moderniser l'appareil de production de la madeleine. Face à cette situation, les salariés se mobilisent pour défendre leurs emplois, leur savoir-faire et la pérennité de l’outil industriel de Colibri à Pons.
Je tiens à souligner, ici, les initiatives toujours promptes et pertinentes de Monsieur le préfet de Charente Maritime qui réunit les parties prenantes afin de suivre, évaluer et objectiver la situation. Néanmoins, les élus locaux et les acteurs du territoire redoutent une fermeture sèche et le plan social qui sera présenté aux salariés le 12 janvier.
Madame la Ministre, cette situation oblige à des réponses concrètes. Allez-vous prendre des initiatives pour garantir une reprise durable du site de production, conserver les machines et le savoir-faire des salariés sur place ? Quelles initiatives comptez-vous prendre, si aucun repreneur ne se présente, pour accompagner les éventuelles restructurations industrielles du site et conserver un savoir-faire local qui avait fait de la commune la 1ère citée du biscuit ? ».
• vidéo de l'intervention de M. Vallet à la Ministre chargée de l'IA et du numérique : https://www.facebook.com/