mercredi 17 juin 2026

Saintes/Greffe du Tribunal de Commerce : Me Zoé Damitzian succède à Me Marc Binnié et Me Béatrice Mafioly-Binnié

Depuis plusieurs décennies, Me Marc Binnié et son épouse, Me Béatrice Mafioly-Binnié, étaient les greffiers du Tribunal de Commerce de Saintes. Ce tandem professionnel expérimenté a non seulement veillé au bon fonctionnement de la juridiction aux côtés des juges consulaires, il a innové en créant l'association APESA qui apporte un soutien psychologique aux entrepreneurs confrontés aux difficultés économiques. Ce dispositif a été déployé dans l’ensemble des juridictions commerciales françaises. 

« Il n'est pas si fréquent de changer de greffier dans un Tribunal de Commerce. Cette audience marque la fin de carrière de Marc et Béatrice Binnié et le début de celle de Zoé Damitzian, c’est pourquoi tout le tribunal siège aujourd’hui pour marquer la solennité de ce moment important » a souligné Verlaine Renou, présidente du TC lundi après-midi. Lors de cette rencontre qui avait réuni au palais de justice juges consulaires, magistrats, avocats et de nombreuses personnalités, dont le maire de Saintes Bruno Drapron, Me Zoé Damitzian a prêté serment devant l'assemblée. Elle est désormais la nouvelle greffière du Tribunal de Saintes. 

Le tribunal de commerce présidé par Verlaine Renou aux côtés de Me Zoé Damitzan,
nouvelle greffière, ses prédécesseurs Me Marc Binnié,
Me Béatrice Mafioly-Binnié et Benjamin Alla, procureur 

Me Benjamin Alla : « Je ne peux pas prendre la parole devant les représentants de la société civile sans dire la très vive émotion que nous avons tous ressentie »

En raison de l'actualité, les propos du procureur, Me Benjamin Alla, ont porté en premier lieu sur la tragique disparition de la jeune Lyhanna. « Compte-tenu de la tempête que traverse aujourd’hui l’ensemble des procureurs de la République de France et, à travers eux, l’ensemble des magistrats du ministère public, je ne peux pas prendre la parole devant les représentants de la société civile réunis en ce jour sans dire la très vive émotion que nous avons ressentie face à la disparition de la petite Lyhanna. En tant que citoyen, en tant que père, en tant qu’homme, on ne peut que s’associer à la peine de la famille. Il nous appartiendra de tirer les enseignements de ce drame. Le parquet de Saintes et plus largement l’ensemble des parquets de France sont à pied d’œuvre pour diligenter la revue intégrale des procédures de crimes et délits sexuels sur les mineurs. Puisque la justice est rendue au nom du peuple français, je veux dire l’engagement absolu et la grande loyauté qui anime au quotidien les magistrats de mon parquet et les magistrats du ministère public dans la lutte contre les infractions commises au préjudice des plus vulnérables, au préjudice des enfants ». 

« Le greffier est une véritable vigie »

Revenant à l’audience solennelle, il a rappelé « son caractère particulier de continuité institutionnelle et de renouvellement ». A Saintes, la carrière de Me Marc Binnié et Me Béatrice Mafioly-Binnié s'étend sur plus de trois décennies : « Le greffe est souvent perçu par le grand public comme une infrastructure discrète de la juridiction. Pourtant, il constitue un organe essentiel. La qualité des services rendus aux justiciables, aux entreprises, aux mandataires, aux avocats, aux experts comptables, à l’ensemble des partenaires du monde économique, repose en grande partie sur le professionnalisme et la disponibilité du greffe. Vous avez assuré cette fonction avec constance et le sens des responsabilités ». Et d'ajouter : « Le greffier de commerce est une véritable vigie. Le greffe se situe à la rencontre de la justice et de l’activité économique. Cette profession exige la rigueur, l’indépendance, la probité, le discernement ». Il souhaita la bienvenue à Me Zoé Damitzian : « Ce serment constitue le socle de l’engagement professionnel que vous prenez devant vos pairs. Les relations entre le Tribunal de Commerce et le Parquet sont excellentes dans le respect des compétences de chacun. Je suis attaché à continuer avec vous un fonctionnement fluide et efficace ». 

Verlaine Renou, présidente du Tribunal de Commerce :  « C'est une fierté pour la juridiction d’avoir vu naître le dispositif APESA empreint d’humanité et de solidarité »

C'est avec une pointe de nostalgie que Verlaine Renou, présidente du TC depuis 2025, a salué le départ de Me Marc Binnié et Me Béatrice Mafioly-Binnié. Au fil des ans, des habitudes s'instaurent et les visages deviennent familiers. Tourner la page suscite alors une émotion : « Vous avez œuvré au sein de ce greffe durant 70 ans à vous deux ! Votre savoir-faire et votre grande complémentarité lui ont permis de toujours fonctionner avec efficacité ». 

Retour en arrière ! Me Béatrice Mafioly-Binnié, d’abord associée à son père en 1986, rejoint son mari en 1994. A cette époque, la carte judiciaire compte trois greffes, Saintes, Saint-Jean d'Angély et Jonzac où elle partage son temps professionnel. A partir de 2000, la réforme de la carte judiciaire concentre la justice commerciale à Saintes et le greffe passe de cinq à dix salariés. Les deux greffiers travaillent aux côtés de nombreux juges consulaires et présidents dont le regretté Gérard Saliba qui a donné son nom à la salle d’audience : « Votre collaboration positivé a donné du sens à l’activité du TC auprès des entreprises et des dirigeants du ressort ». 

En s'adressant Me Marc Binnié, comment ne pas mentionner cette formidable idée, désormais concrétisée, qu'est APESA ?  « Vous êtes à l’origine de ce dispositif qui vient en aide aux chefs d’entreprise en grande détresse psychologique. Vous l'avez pensé et fait grandir. Pendant plus de dix ans avec Béatrice, vous avez sillonné la France et les territoires d’Outre-mer pour le diffuser largement. Sous votre impulsion, 15000 personnes ont été aidées et accompagnées en dix ans. C'est une fierté pour la juridiction d’avoir vu naître un tel dispositif empreint d’humanité et de solidarité. Cette audience marque la fin de votre très belle carrière au greffe et le commencement d’une autre. Mes collègues s’associent à mes vœux d'heureuse retraite que nous vous souhaitons pleine de belles surprises ». 


Bienvenue à la nouvelle greffière du Tribunal de Commerce de Saintes, Me Zoe Damitzian 

Verlaine Renou a détaillé son parcours : « Vous avez traversé la France depuis Lyon pour venir vous installer en Saintonge. Après des études de droit à l’université de Lyon, puis de Toulouse pour votre master II, vous avez travaillé pendant 5 ans au greffe du Tribunal de Commerce de Macon tenu par Me Bernard. Vous avez officié en qualité de commis greffier et vous étiez affectée au service judiciaire. En 2020, vous avez participé à l’installation du greffe de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. De retour à Lyon, vous avez travaillé chez un administrateur judiciaire, tout en préparant le concours de greffier des Tribunaux de Commerce auquel vous avez été brillamment reçue en décembre 2021. Vous avez effectué ensuite votre stage de greffier au TC d’Aix en Provence ». Et de conclure « mes collègues et moi-même vous souhaitons la bienvenue à Saintes. L’équipe que vous vous apprêtez à manager est une équipe formidable de sept femmes dont les compétences vous permettront d’appréhender vos fonctions en toute sérénité ». 

La prestation de serment de Me Zoé Damitzian
Me Zoe Damitzian, Me Marc Binnié, Me Béatrice Mafioly-Binnié
Cette passation entre l'ancien et le nouveau greffe s'est terminée par un sympathique cocktail servi dans les jardins du Tribunal. 

• Verlaine Renou, présidente du TC, à Me Zoé Damitzian : « J’admire votre choix audacieux de quitter votre région lyonnaise pour créer votre entreprise et vous lancer avec courage dans cette nouvelle vie. Vous êtes une sportive aguerrie qui apprécie la littérature, le cinéma et a une forte attirance pour l’océan. La Charente-Maritime est donc un excellent choix ! »

• Me Marc Binnié et son épouse Béatrice ont apprécié la variété des facettes du métier de greffier, tant au niveau local que national. Ils ont d’abord été greffiers des Tribunaux de Commerce de Saintonge qui réunissaient Saintes, Saint-Jean d’Angély et Jonzac. La réforme de la carte de 1999 a concentré l’ensemble des affaires judiciaires commerciales sur le Tribunal de Commerce de Saintes. 

lundi 15 juin 2026

Réaménagement des 8 kms de la "voie verte" et de l'itinéraire de la Vélodyssée® entre Le Bellevue à Marennes-Hiers Brouage et la passerelle Le Carlot à Saint-Agnant

Dans le cadre de son Schéma Véloroutes Voies Vertes et Randonnées, le Département a procédé à la réhabilitation de la voie verte entre Le Bellevue à Marennes-Hiers-Brouage et la passerelle Le Carlot à Saint-Agnant. Un réaménagement sur 8 kms, parcourant les communes de Saint-Agnant, Beaugeay, Saint-Jean-d'Angle et Marennes-Hiers-Brouage, pour un montant de 260 346€ TTC, financés à 70% par le Département (budget général et taxe d'aménagement) et 30% par la Communauté de Communes de Rochefort Océan.

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Créée par le Département sur l'ancienne voie de chemin de fer entre 2001 et 2004, en partie sur le domaine public fluvial départemental (DPF), la voie verte Cabariot-Bellevue, d'une longueur de 15 kilomètres entre Cabariot et Marennes-Hiers-Brouage présentait des dégradations importantes du revêtement sur plusieurs sections, ne permettant plus une pratique sécurisée du vélo. Les travaux qui ont duré 2 mois, ont recréé intégralement une large bande de roulement de qualité de 8 kms de long et 2,70 mètres de large, permettant de se croiser sans difficulté et assurant confort et sécurité aux usagers du vélo tourisme et du vélo du quotidien.

La Charente-Maritime est devenue un véritable carrefour de l'itinérance

Le Département investit pour les modes actifs de déplacement à travers son Schéma départemental Véloroutes Voies Vertes et Randonnées 2016-2026. En 10 ans, la Charente-Maritime est devenue un véritable carrefour de l'itinérance bénéficiant d'une grande richesse et diversité de véloroutes inscrites aux Schémas européen, national, régional et départemental. Elle est aujourd'hui traversée par 9 grands itinéraires dont 2 Euro Velo® (La Vélodyssée® et La Scandibérique®), 3 véloroutes nationales (La Vélo Francette®, Le Canal des mers à vélo®, La Flow Vélo®) ainsi que 4 itinéraires départementaux (Les falaises du Pertuis breton, les Chemins de la Seudre, les Rives de Boutonne et la Vallée du Coran).

De nombreuses boucles cyclables locales complètent cette offre. Au total, l'ensemble de l'offre cyclo-touristique de la Charente-Maritime s'élève à 4 300 km d'itinéraires, dont 700 km de véloroutes, 1 100 km d'offre pédestre et 350 km équestre.

Publication : L'histoire secrète de Me François-Guillaume Marillet, avocat saintais au XVIIIe siècle

Les Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis, que préside Pascal Even, vont prochainement publier l'ouvrage de Didier Colus concernant "L'Histoire secrette des événemens de la ville de Saintes (1789-1795) de François-Guillaume Marillet". En effet, cet avocat saintais a laissé « un document unique » sur les années suivant la Révolution dans la cité santone. Une souscription est lancée jusqu'au 30 novembre pour une parution lors du second semestre 2027.

Bien des Saintais connaissent son nom, mais peu l'ont lu : Marillet, auteur d'une sorte de journal tenu entre 1789 et 1795. Jusqu'à maintenant, cet extraordinaire manuscrit n'était connu du public qu'à travers la copie que Martineau en avait fait en 1923 et que la bibliothèque de Saintes détient dans son fonds ancien. Aujourd'hui, grâce à l'amabilité d'Hubert de Clédat, propriétaire du manuscrit original à partir duquel Martineau a réalisé sa copie, la Société des Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (SAHSA) est en mesure de publier ce document unique en son genre.

Avocat attaché à l'ordre d'Ancien Régime, Marillet porte un regard contempteur sur les événements qui se sont déroulés à Saintes pendant ces années « qui ont changé le monde » et où Saintes, alors chef-lieu du tout jeune département de Charente-Inférieure, a vu se prendre toutes les décisions déterminantes du moment.

Mais quelles que soient ses opinions, Marillet est d'abord un témoin oculaire. Le monde qu'il fait vivre au long de ses pages fourmille des détails de la vie quotidienne en temps de crise : la cherté et la rareté des produits, l'envol des prix, l'effondrement des certitudes, les aléas climatiques, la violence, omniprésente et sourde contre laquelle le scripteur lutte avec une détermination farouche au péril de sa vie « pour que mes enfants sachent », écrit-il.

Et puis, au-delà de l'exceptionnel né des circonstances, c'est tout un monde familier que ces 800 pages ressuscitent sous nos yeux. Scrupuleux jusqu'au détail, il localise chaque scène, situe les cérémonies, gémit de la déchristianisation en peignant avec amertume les vicissitudes de sa chère cathédrale Saint-Pierre. Alors la ville de Saintes, telle que nos ancêtres l'ont vue et vécue en ces temps de braise ou de plomb selon qu'on les admire ou les exècre, se dessine sous nos yeux mieux que ne saurait la restituer une intelligence artificielle. L'ouvrage promet d'être épais et nécessitera deux volumes. La transcription en a été assurée par Didier Colus, déjà connu pour ses publications sur les archives de la famille de Bremond d'Ars, et qui cette fois s'est adjoint une équipe d'érudits saintais pour compléter son appareil scientifique.

Pour faire face à l'arrivée de documents exceptionnels, la SAHSA a étoffé ses publications. A ses volumes annuels, elle a joint une collection « Mémoires et Documents », inaugurée par le Journal d'émigration de Pierre de Bremond d'Ars. Le Journal de Marillet (à paraître en 2027) constituera le deuxième titre de cette collection, pour la parution duquel la générosité de tous est essentielle.

• En souscrivant, vous apporterez une aide précieuse à la Société des Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis. Tout renseignement auprès de Jacques Boucard : jacques.boucard@orange.fr

Jonzac : Les ateliers de la Barbouille s'exposent !

Jusqu'au 22 juin, l'association La Barbouille, quadragénaire alerte, invite le public à son exposition annuelle au cloître des Carmes. Vous y découvrirez les créations des ateliers adultes et enfants, peintures, dessins, sculptures et modelage. L'imagination et la créativité sont au rendez-vous. Un vrai plaisir que cette découverte à travers des œuvres diverses et variées. 

Bravo aux artistes et aux animateurs !

• Tous les jours au cloître des Carmes de 15 h à 19 h. Entrée libre. Venez nombreux !

• Le vernissage samedi dernier

Verre de l'amitié au cloître

Martine Pontoizeau présente l'une de ses sculptures
Le travail des enfants

Eglise d'Usseau : Les métamorphoses de Stéphanie Haye

Exposition des œuvres de Stéphanie Haye jusqu'au 21 juin à l'église d'Usseau de 14 h à 18 h 30

MM. Barrois, président de l'ECUM, Moreau et Stéphanie Haye


Vendredi en fin de journée. L'église d'Usseau, devenue galerie d'art, accueille Stéphanie Haye. Ses tableaux courent le long des murs, gerbes de couleurs qui animent la chaux blanche de l'édifice. 

Il y a longtemps que le chemin de croix a disparu. A la place des stations, à chaque exposition, est présenté le travail de recherche des artistes dont la route est semée de joie et d'incertitudes. Les thèmes changent du jour au lendemain. C'est précisément ce qui fait le charme des rendez-vous de l'association l'ECUM ou des peintres choisissant le lieu pour y présenter leur travail, tel Delannoy dernièrement. Stéphanie Haye, qui a été son élève à la Barbouille, connaît bien les états d'âme que traversent les créateurs, c'est pourquoi elle a appelé son exposition "Métamorphoses". Chaque scène correspond à un moment joyeux ou torturé de son existence : des femmes qu'elle admire et immortalise, des univers parallèles, des idées que capture la toile, des sites également comme Montendre, ville qu'elle apprécie.

Stéphanie Haye se fera un plaisir de vous expliquer sa quête à travers ce voyage au cœur de ses œuvres.

Une étape à ne pas manquer !

Le vernissage
Stéphanie Haye et Didier Delannoy