dimanche 31 mai 2026

Saint-Dizant du Gua/Château de Beaulon : Christian Thomas nous a quittés

C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Christian Thomas, survenu l'âge de 92 ans. A Saint-Dizant du Gua, ce gentleman-farmer veillait aux destinées du Château de Beaulieu (marque de pineau et cognac renommée) depuis des décennies. L'élégant château et ses fameuses fontaines bleues appartiennent aux lieux incontournables de la Haute-Saintonge. 

Les obsèques de Christian Thomas seront célébrées dans l'église de Saint-Dizant du Gua mercredi 3 juin  à 10 heures. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille.

Christian Thomas, le "gardien" du château de Beaulon (©N. Bertin)
Article publié en août 2021

Saint-Dizant du Gua - Château de Beaulon : « À la claire fontaine bleue, m’en allant promener »…

Rencontre avec Christian Thomas, "gardien" du château de Beaulon et ses merveilleuses fontaines bleues. Un havre de paix à découvrir où la nature s’étale en longs parterres, où les arbres racontent une histoire, où les vignes valorisent les cépages du terroir et où les hortensias paniculés illuminent l’été de leurs blanches inflorescences… 

Christian Thomas vous accueille au château de Beaulon

Christian Thomas a acquis le domaine viticole de Beaulon
dans les années 1960, après une carrière dans la Marine


C’est en 1965 que le château de Beaulon est devenu la propriété de Christian Thomas. Des travaux de rénovation importants ont été effectués tant au niveau de l’édifice que de l'aménagement et l'extension des vignobles. Inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1987, le site familial accueille des visiteurs toute l'année. Le cadre est idyllique conjuguant un château Renaissance au milieu d’un parc renommé. En effet, une algue microscopique colore en bleu les claires fontaines situées à proximité, rendant ces lieux à la fois magiques sous les frondaisons et énigmatiques car entourés de légendes.

Le château de Beaulon, c’est d’abord un domaine viticole qui produit des cognacs et pineaux de grande qualité. Alors que la crise liée au Covid-19 frappe le monde, comment les viticulteurs font-ils face à cette situation particulière ? « Par la persévérance, la réactivité et surtout par la qualité des produits proposés » souligne Christian Thomas. Récemment, il a enregistré une belle commande venant de Chine, pays qui mise sur des cognacs qui font la différence. Déjà, en mai 2020, l’un des cognacs du château de Beaulon avait reçu, à Vinexpo Hong-Kong, la médaille d’or des Citadelles du vin, concours prestigieux qui récompense les meilleurs vins et spiritueux de la planète. Il s’agissait d’un XO Collection, âgé d’une trentaine d’années. « Depuis le confinement, nous avons ouvert une boutique en ligne qui marche bien » explique-t-il. En cette période difficile, il s’agit de sensibiliser les clientèles internationales, cognacs et pineaux. 

Les cépages qui constituent le vignoble de Beaulon sont présentés dans le parc

S’étendant sur 95 hectares, les vignobles du château de Beaulon comptent 11 cépages dont l’Ugni blanc, le Colombard, le Montils, la Folle-blanche, le Folignan, le Sémillon, le Sauvignon blanc et gris, le Cabernet sauvignon et le Merlot. Ces variétés, vous pouvez les retrouver dans le parc où un espace leur est réservé. Actuellement fermée en raison du contexte sanitaire, la distillerie de Lorignac, véritable vitrine du domaine avec ses alambics, devrait rouvrir. Comment Christian Thomas voit-il l’avenir du marché dans le contexte actuel ? « Chacun devra s'adapter à la situation. Il est vraisemblable que les prix seront appelés à augmenter compte-tenu du coût des matières premières, bouteilles, étiquettes, etc ». 

Entourant le château, le parc ne souffre pas, quant à lui, des fluctuations ! Entretenu par trois jardiniers, agrémenté d’un pigeonnier, il abrite des arbres remarquables et des espèces rares. Les vagues bleues des parterres sont un clin d’œil aux fontaines dont la couleur résulte d’une algue microscopique. « Sur plus de dix hectares, ce parc est en mouvement. Quelle que soit la saison, le regard du visiteur est attiré. Aux côtés des fontaines, l’aménagement en jardin sauvage avec des sous-bois d’aulnes, de frênes, d’érables et de vivaces, constitue un havre de liberté au cœur de la nature » souligne Christian Thomas. 

Si vous ne connaissez pas le château de Beaulon, une visite en ce lieu apaisé vous donnera du baume au cœur. On peut s’y promener, y bouquiner, s’y reposer et pourquoi y refaire le monde à l’ombre d’un arbre plusieurs fois centenaire !

La légende du bras rouge...


• Les Fontaines bleues sont des exsurgences artésiennes dont la couleur bleu turquoise est due à la présence d'algues microscopiques. Au milieu de la clairière, les bassins des fontaines forment des entonnoirs de 10 à 18 mètres de profondeur. L'eau, d'une température constante de 13 °C, s'écoule avec un fort débit et forme l'Étier de Beaulon. Chaque fontaine porte un nom : la Grande Fontaine, le Miroir des fées, la Fontaine aux fées, les Fontaines sereines, les Sources vives et la Fontaine de la Main rouge avec sa légende. Le sous-bois, composé d'aulnes, de frênes, d'érables et des vivaces côtoie un parc aménagé où il fait bon se promener. Dans le passé, des histoires entouraient ces fontaines dont celle de Bras Rouge, un méchant bonhomme qui attirait lavandières et enfants vers les bas-fonds en faisant flotter un objet à la surface de l’eau. Une façon de recommander, à une époque où l’on ne savait guère nager, d’être prudent en ces lieux…

• Un chêne du Caucase en clin d'œil à l’Académie de Saintonge : 

Acheté aux Pépinières botaniques de la Preille, ce chêne du Caucase a déjà de belles proportions. Une plaque viendra compléter cette plantation : « j’ai confié ce travail à un tailleur de pierre en hommage au prix que j’ai reçu en 2019 de l’Académie de Saintonge » déclare Christian Thomas.


• En 2019, le parc du château de Beaulon a été distingué par l’Académie de Saintonge, prix remis par l’historien Marc Seguin

Marc Seguin : « Il existe des Trésors de Saintonge, et plus particulièrement de Haute-Saintonge, laquelle, comme chacun sait, en est la plus belle partie. Nous n’en retiendrons aujourd’hui que Beaulon, un site enchanteur si bien mis en valeur qu’il est sans doute le plus beau de Haute-Saintonge. Ouvrons une page d'histoire. Le 4 mars 1503, une transaction termine un procès confus entre les Belleville, seigneurs de Cosnac, et Me Pierre Beaulon, procureur au parlement de Bordeaux, époux de Françoise Tartarin. Les seconds reçoivent une partie de Saint-Dizant-du-Gua avec la permission de « faire bastir où bon leur semble – peut-être sur un site déjà occupé – une maison noble deffensable » sans pont-levis. S’ajoute le « droit de garenne, fuye et estang ». Les Beaulon sont gens de loi, bientôt magistrats à l’Ombrière. Comme leurs semblables, ils bénéficient alors d’une ascension sociale fulgurante, bousculant l’ancienne noblesse de sang à laquelle ils s’allient et qu’ils évincent. Ils sont travailleurs, cultivés, et de plus en plus riches, très portés aussi sur les querelles familiales. Ils ont voulu ce château qui marie le gothique flamboyant aux grâces de la Renaissance. Depuis ce temps, les lieux ont connu des fortunes diverses. En 1864, Rainguet se désolait de « l’état de dégradation et de ruine » du château « confié à des fermiers ». En 1961, Charles Connoué se réjouissait au contraire : « dans le très beau site du parc… jaillissent les « Fonts bleues », belles fontaines aux eaux profondes. Les eaux de ces magnifiques sources sont, par endroits, d’un bleu splendide comme le « Bouille-Bleu » de la Roche Courbon ». Venez à Beaulon ; vous serez émerveillés, vous n’oublierez ni la beauté de l’architecture, ni le charme des « Fontaines bleues », ni le sourire de ceux qui sauront vous y accueillir ».

Christian Thomas aux côtés de l'historien Marc Seguin et de Madeleine le Bars 

vendredi 29 mai 2026

Site Butagaz/Le Douhet : Mercredi 3 juin, exercice grandeur nature de simulation de crise pour tester les dispositifs de sécurité

Mercredi 3 juin 2026, à partir de 10 h, le Préfet pilotera un exercice de gestion de crise touchant le Centre Emplisseur Butagaz du Douhet, à une douzaine de kilomètres de Saintes

Les objectifs ? Tester, en conditions réelles, la coordination des services mobilisés, l’efficacité des plans d’urgences (Plan d’Opération Interne - POI / Plan Particulier d’Intervention - PPI / Plan Communal de Sauvegarde - PCS) ainsi que le fonctionnement des dispositifs d’alerte et d’information à la population, en cas d’accident industriel majeur. Services de l’État, services de secours, forces de l’ordre, collectivités et acteurs de la sécurité civile seront mobilisés. L’ensemble des opérations sera coordonné depuis le Centre Opérationnel Départemental (COD), au sein de la préfecture à La Rochelle, sous l’autorité du préfet.

Sur le terrain, plusieurs postes de commandement seront activés pour orchestrer les opérations au plus près de l’événement : Butagaz dirigera les actions depuis son poste de commandement ; Guillaume Brault, sous-préfet de l’arrondissement de Saintes, prendra la tête du Poste de Commandement Opérationnel (PCO), en lien direct avec la préfecture ; Stéphane Taillasson, maire de Le Douhet, activera son Poste de Commandement Communal (PCC) ; Jacques Melloul, maire de Vénérand, apportera son appui à la commune du Douhet.

• SIRÈNE D’ALERTE ET NOTIFICATION FR-ALERT : CE QUE LES HABITANTS DOIVENT SAVOIR

Dans le cadre de cet exercice, la sirène d’alerte du site Butagaz sera déclenchée. Le signal est composé de 3 séquences sonores montantes et descendantes d’1 minute et 41 secondes, espacées de 5 secondes. La fin de l’alerte est signalée par un son continu de 30 secondes. Elle s’entend dans un rayon d’environ 4km. Attention : indépendamment de l’exercice, le test mensuel de la sirène, le 1er mercredi du mois, est maintenu à 12h.

Le dispositif national FR-Alert sera également activé, par le préfet de la Charente-Maritime, sur le périmètre du PPI (rayon de 735 mètres autour du site Butagaz*, avec des débordements possibles en fonction de la localisation des antennes relais). Les personnes présentes dans la zone concernée au moment de l’exercice recevront une notification sur leur téléphone portable. Un signal sonore spécifique accompagnera cette notification (même si l’appareil est en mode silencieux). Aucune action préalable n’est nécessaire pour recevoir l’alerte !

Ces alertes permettent d’informer immédiatement la population sur la nature du risque, la zone concernée, les consignes de sécurité et les comportements à adopter.

*communes dans le périmètre : Le Douhet, Ecoyeux

• SE PRÉPARER POUR MIEUX PROTÉGER LA POPULATION

Chaque année, la préfecture de la Charente-Maritime organise des exercices de sécurité civile pour préparer les services et les partenaires à faire face à des situations exceptionnelles.

Ces entraînements permettent notamment de tester les dispositifs d’alerte et de secours ; renforcer la coordination entre les acteurs ; améliorer la rapidité d’intervention en anticipant des situations d’urgence ; développer la culture du risque auprès de la population et identifier d’éventuels axes d’amélioration. Face aux crises, la préparation collective est essentielle !

Plus d’informations sur les risques industriels et les bons réflexes : www.georisques.gouv.fr

jeudi 28 mai 2026

Concours de l'innovation : Les collégiens de Gémozac, Montguyon et Montendre obtiennent la seconde et la troisième places ; coup de cœur pour le projet « Piou-Piou » à Pons

 2ème édition du concours de l'innovation des collégiens "Techno Talents"

Après une première édition du concours "Techno Talents", évènement inédit mettant à l'honneur la créativité et l'esprit d'innovation des collégiens du département, qui a fait émerger 10 projets technologiques originaux, la présentation des projets et la remise des prix de la seconde édition ont eu lieu mercredi 27 mai à la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle

©Dép.17

Ce concours, lancé en partenariat avec la Direction des Services Départementaux de l'Éducation Nationale (DSDEN), a pour objectif de stimuler l'inventivité des élèves et de développer leur intérêt pour les sciences, les technologies et l'ingénierie en les engageant dans une démarche de réflexion et de conception. À travers des projets concrets, les collégiens, ont été invités à imaginer des solutions répondant à des enjeux actuels tels que la transition écologique, l'innovation technologique, le lien social, la santé et le bien-être, etc.

Pour cette deuxième édition, six collèges de Charente-Maritime (43 collégiens), ont présenté six projets originaux.
Les projets ont été évalués par un jury composé des élus du Département, de professionnels et de personnels du monde éducatif. Les critères d'évaluation ont notamment porté sur l'originalité de l'idée, la faisabilité technique ou encore la pertinence du projet au regard des enjeux sociétaux.

Trois prix ont été remis, valorisant les projets les plus innovants dans les catégories suivantes :

• Première place pour le collège du Pertuis d'Antioche à Saint-Pierre d'Oléron avec le projet "Coquille d'innovation : Perle d'avenir ?": valorisation des coquilles d'huîtres, explorant de nouveaux
usages pour ce matériau dans une démarche écologique et locale.

• 2ème place pour le collège Jules Ferry à Gémozac avec le projet "Tech Care": une coque de téléphone qui alerte en cas de mauvaises postures et vise à prévenir les troubles musculosquelettiques ainsi que les effets d'un usage excessif du smartphone.

• 3ème place pour les collèges de la Tour de Montguyon et Samuel Duménieu à Montendre avec le projet « Light guardian »: un dispositif lumineux intelligent capable de détecter la présence pour adapter l'éclairage. Une solution innovante pour réduire la consommation d'énergie et améliorer la sécurité.

Coups de cœur pour les collèges Emile Combes à Pons (projet « Piou-Piou » d'une mangeoire intelligente) et Jules Ferry à Gémozac (projet « Roadix » application pour favoriser les échanges entre collégiens lors des trajets scolaires) et prix de l'engagement pour le collège Jeanne d'Arc à Surgères (projet « pilulier électronique » équipé d'un signal lumineux pour indiquer les horaires de prise de médicaments).

Salon des vignerons : Une bonne "cuvée" à Vaux sur Mer

Le Salon des Vignerons Indépendants à Vaux-sur-Mer a une nouvelle fois confirmé son attractivité à l’occasion de sa 14ᵉ édition qui s’est tenue du 14 au 16 mai derniers. Elle a été marquée par une belle fréquentation et un enthousiasme partagé par les visiteurs comme par les exposants

Au gré des stands

Cette dynamique s’explique notamment par une communication renforcée en amont de l’événement, mais aussi par une météo mitigée qui a encouragé de nombreux visiteurs à délaisser les plages royannaises pour venir arpenter les allées du salon. L’organisation a pu compter sur le soutien fidèle et actif de l’association Vaux à Venir et de son président Michel Arignon. Grâce à une mobilisation locale efficace et une campagne d’affichage largement relayée dans les communes environnantes, l’événement a bénéficié d’une bonne visibilité sur l’ensemble du territoire.

Durant trois jours, les visiteurs ont pu partir à la rencontre de vignerons venus de nombreux territoires : des Pyrénées à la région bordelaise, en passant par la Dordogne, le Lot-et-Garonne et les Charentes. Cette diversité de producteurs et de savoir-faire a permis de belles découvertes œnologiques et des rencontres authentiques. Au total, ce sont 30 vignerons, plus d’une centaine de cuvées et autant d’histoires, qui ont animé cette édition. Plus qu’un simple salon, l’événement offre une véritable immersion dans l’univers des vignerons indépendants, où chaque bouteille raconte un terroir, une passion et un engagement.

Le public a apprécié la possibilité d'échanger directement avec celles et ceux qui élaborent le vin, de la vigne à la commercialisation. Pour enrichir l’expérience gastronomique, un producteur de foie gras ainsi qu’un ostréiculteur étaient également présents, mettant à l’honneur les accords entre vins et produits du terroir.

Le Salon des Vignerons est organisé avec le soutien de l’Europe et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

• La Fédération des Vignerons Indépendants de Nouvelle-Aquitaine œuvre pour le service aux vignerons, les actions de promotion et de communication, le soutien à la commercialisation des vins, afin de pérenniser la structure familiale des exploitations viticoles.

• L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Expositions/L'Abbaye de Trizay est un lieu de passage....

L'Abbaye de Trizay accueille l'exposition d'Anne Saussois, artiste plasticienne, et Laurent Noël, peintre, intitulée « Lieux de passage(s)»  du 4 juin au 30 août. Le public est invité à explorer deux univers artistiques présentant une approche sensible du paysage, à travers le mouvement et la perception

L'Abbaye de Trizay: un lieu de diffusion de la création artistique contemporaine

Depuis 2004, l'Abbaye de Trizay, monument historique du XIIème siècle, valorise l'art contemporain en accueillant au sein de son centre d'art des artistes du territoire et d'ailleurs. Chaque année, trois expositions temporaires sont proposées, mettant en lumière deux artistes simultanément afin de croiser les regards, d'explorer les techniques et de montrer la diversité des créations contemporaines. Toute l'année, les vitraux contemporain de Richard Texier, du Père Kim En Joong et les sculptures installées dans la cour offrent au public l'occasion de découvrir des univers artistiques variés.

• Lieux de passage(s) d'Anne Saussois et Laurent Noël du 4 juin au 30 août 2026

Du 4 juin au 30 août, l'Abbaye de Trizay présente Lieux de passage(s), une exposition qui réunit les œuvres de deux artistes : Laurent Noël et Anne Saussois, dont les démarches artistiques se rejoignent dans une même attention au mouvement. Leurs travaux dialoguent autour de la notion de parcours - parcours de l'eau ou parcours du corps - et transforment des expériences physiques en oeuvres picturales. Dans les deux cas, l'oeuvre ne se contente pas de représenter : elle propose une traversée, où le regard du visiteur devient lui-même un mouvement, une exploration entre mémoire et imaginaire.

Anne Saussois : Formée à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris, elle travaille entre Paris et le Cantal. Dans son œuvre, la promenade est le point de départ du processus créatif. Ses peintures traduisent l'expérience du déplacement dans la ville comme dans la nature. Par un jeu subtil de superpositions, de transparences et de lumière, elle recrée des espaces ouverts et labyrinthiques, invitant le spectateur à circuler dans la toile. Son travail fait de la perception de l'œuvre une expérience active, entre construction mentale et sensation physique du paysage.

Laurent Noël : Cet artiste autodidacte, au parcours indépendant, vit et travaille entre l'Anjou et le littoral atlantique. Il ne cesse d'explorer les cycles communs de la nature et de l'art, l'effacement et la trace, le geste mémoire. Dans son travail récent, Laurent Noël s'inspire des signes découverts dans les dépôts d'algues, tissés et laissés à chaque marée par les mouvements de l'eau. Le long des estrans, l'artiste collecte dans ses carnets ce que l'océan « a fait » (Mare fecit est d'ailleurs le titre d'un de ses textes poétiques). Reprises à l'atelier, dans un dialogue entre le geste du peintre et celui de l'eau, ces formes organiques deviennent, au travers de peintures, dessins, estampes ou livres d'artiste, des métaphores de la mémoire, du temps, de l'éphémère, de la perte et du renouveau.

Informations pratiques :

• Horaires d'ouverture : ouvert tous les jours de 10h à 13h et de 14h à 18h30

• A partir du 6 juillet 2026 : tous les jours de 10h à 19h.

• L'exposition est comprise dans le billet d'entrée : plein tarif : 6.50€; enfant 6-12 ans : 3€; ado 13-17 ans : 4.50€

• Les œuvres de Anne Saussois et Laurent Noël sont à découvrir dans les dortoirs de l'Abbaye ainsi que dans l'église et le réfectoire.