samedi 17 janvier 2026

Vallet/Cérémonie des vœux : Ludovic Poujade « Dans un contexte national fragile, les communes restent des lieux précieux d'échanges »

Vendredi, avait lieu la traditionnelle cérémonie des vœux de la commune de Vallet. A cette occasion, Ludovic Poujade, maire délégué, a rappelé l'importance du bien vivre ensemble, dans le respect et la convivialité « même lorsque les avis divergent », petit clin d'œil à la campagne des Municipales qui auront lieu en mars prochain...

L'allocution du maire délégué

Ludovic Poujade a détaillé l'année écoulée, sans évoquer les projets d'avenir puisque nous sommes en période pré-électorale : « Notre village a une singularité, un esprit solidaire où l'on a la possibilité de se saluer, de discuter, de s'entraider. On construit jour après jour un cadre de vie où l'on se sent bien. 2025 a été marquée par des travaux de voirie et d'entretien des espaces, des équipements. Ce sont des actions peu visibles, mais essentielles pour la sécurité et la qualité de vie. Les plantations de l'arboretum, lieu de promenade et de découverte, sont terminées. Autre avancée très attendue : la fin de la zone blanche avec l'arrivée de l'antenne 4G, réponse concrète à un besoin réel. Nous pouvons être fiers de nos villages associées : nous avons obtenu la première fleur "Villes et villages fleuris", ainsi que le label Station verte. Bravo aux associations, en particulier au comité des fêtes que préside Gwladys et tous les bénévoles qui l'accompagnent. La journée du patrimoine a été un succès. Je salue le travail des agents qui œuvrent avec sérieux et dévouement, Manue et Thierry, Stéphane, "l'homme des chemins", Marjorie, ATSEM, Véronique, professeur des écoles, Céline, secrétaire de mairie, l'ensemble des agents des services techniques et administratifs de Montendre Vallet Chardes. Je remercie Hervé Clochard à mes côtés dans cette mission de service public, Laurence chargée du recensement que vous verrez prochainement. La force de nos territoires ruraux réside en ses habitants. Dans un contexte national fragile, les communes restent des lieux précieux d'échanges. Soyez heureux, regardez l'essentiel et appréciez les moments partagés ». 

Cette rencontre s'est achevée par le diaporama des photographies de Johan Stiz, le verre et la galette de l'amitié. 



• Petit rappel : Voter est important. Le jour des élections le 15 mars, pensez à prendre votre carte d'identité en plus de votre carte d'électeur, 
elle vous sera demandée. 

Élections Municipales/Montendre : Anita Collier : « Le temps est venu de réveiller la belle endormie » !

Deux listes seront en lice aux élections municipales de mars 2026, celle du maire sortant, Patrick Giraudeau, et une autre conduite non pas le dr Marie Gruel, plusieurs fois tête de liste, mais par Anita Collier, installée à Montendre depuis quatre ans. 

Elle a craqué pour cette petite ville célèbre pour ses pinèdes qui possède de nombreux attraits, environnement, patrimoine historique, proximité de Bordeaux. La nature et la quiétude rurale sont effectivement des atouts, mais sont-ils suffisants pour permettre à des familles, des entreprises ou des commerces de s'installer et vivre sur le territoire ? C'est la question que s'est posée cette directrice juridique travaillant dans une société bordelaise après quinze ans dans le groupe Auchan. « Quand on arrive dans une ville, des questions pratiques se posent. Où vais-je faire mes courses ? Comment s'organise la vie dans le bourg, l'école pour les jeunes, l'accessibilité pour les anciens et puis on arrive à des interrogations plus globales. Que manque-t-il ? Quels sont les besoins des habitants ? La municipalité en place fait-elle les bons choix ? Venant de l'extérieur, on porte un regard réaliste sur la situation. C'est pourquoi j'ai décidé de me présenter aux élections municipales. Avec mes colistiers, notre axe principal est : que pouvons-nous apporter à la cité des pins ? ». 

Une partie de liste conduite par Anita Collier

Anita Collier est une femme active et courageuse. Parmi les personnalités qu'elle admire, figure Simone Veil dont le portrait accueille les visiteurs dans sa salle à manger. Avec son équipe, elle prépare la grande réunion du vendredi 30 janvier à 18 h 30, salle des fêtes de Montendre. « Nous avons décidé de constituer une liste regroupant des hommes et des femmes engagés et compétents pour dynamiser Montendre Chardes Vallet. Notre engagement repose sur la renaissance de Montendre par l'instauration de valeurs et de projets pertinents permettant de maximiser l'économie locale avec une large ouverture sur la région. Nous sommes mobilisés au sein de notre groupe « Agir à Montendre Ensemble », "ÂME" en abrégé » explique-t-elle. Et d'ajouter « nous avons beaucoup de travail à mener. Les réelles priorités de la commune sont le développement économique, la santé, la sécurité des concitoyens, la mobilité et l'environnement ». La liste a fait divers constats : « le peu de commerces en centre ville, l'implantation possible d'un Mac Donald près d'Intermarché, une occupation de la halle à revoir quand les stands des producteurs sont dehors lors des marchés, l'état des trottoirs du centre à la gare, la lutte contre la délinquance, les dégradations et les vols ». Parmi les projets, se trouve la valorisation du château, ancien oppidum, dont « la valeur historique n'est pas suffisamment prise en compte. Le site n'est pas classé. Claude Augier en avait fait la demande auprès de la DRAC, mais la municipalité suivante n'a pas donné suite. Si nous sommes élus, nous allons refaire un dossier car l'inscription permettra d'obtenir des financements. Certaines parties ont besoin d'être restaurées dans les règles de l'art et non pas avec du ciment que dissimuleront des pierres apparentes ». 

L'arrivée de nouvelles entreprises est également à l'ordre du jour. Dans le domaine médical et pour préparer l'avenir, elle est favorable à l'installation d'un centre de santé qui accueillera de nombreux professionnels, comme c'est le cas à Saint-Ciers sur Gironde. Côté sécurité et incivilités, elle estime que des caméras de vidéosurveillance permettraient de résoudre certains actes. « Je ne comprends pas pourquoi la salle des fêtes n'est pas sous alarme ? » s'interroge-t-elle. Enfin, elle a des idées pour Mysterra, le parc situé près du lac, fermé actuellement. Une ardoise financière conséquente qu'épongent les habitants de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge.

Et de conclure : « Notre liste comprend des candidats qui ont une nouvelle approche. La mairie a fait des travaux ou engagé des chantiers à la veille des élections, places, aménagements d'immeubles, gendarmerie, etc. Depuis le temps qu'elle tient les rênes, de Bernard Lalande élu en 1993 à Patrick Giraudeau 2026, 33 ans se sont écoulés. Bien sûr, on va nous répondre qu'il y a des grands événements comme le Free Music et des associations dynamiques, ce qui est vrai. Toutefois, je pense qu'il y a encore des actions à mener pour réveiller la belle endormie qu'est Montendre ! Notre attachement à la commune de Montendre Chardes Vallet est fort et nous souhaitons que Montendre rayonne de nouveau en attractivité ».

jeudi 15 janvier 2026

Saintes : une sacrée cavalcade de la Saint-Sylvestre !

Retour en photos sur cet événement proposé par l'association carnavalesque de la Saint-Sylvestre dont « l'objectif est d'offrir une expérience inoubliable chaque 31 décembre ». Pari tenu avec de nombreux chars rivalisant d'originalité et des animations. Les nombreux spectateurs ont même découvert des personnages d'Avatar ! Formidable soirée, formidable travail et formidable moment pour clôturer en beauté et en gaîé l'année 2025 ! © Photos Clémentine Bodet.


Saintes/Pierre Dietz : « Au départ, le climat n'était pas tendre avec le maire Bruno Drapron, puis il a évolué pour aboutir à une compréhension mutuelle »

Professeur de sociologie et de l'histoire du sport à l'université de Poitiers et à Angoulême, Pierre Dietz, qui s'est lancé en politique en 2008, est candidat aux Municipales de mars prochain sur la liste de Bruno Drapron, maire sortant de Saintes. Les anciens rivaux sont devenus proches ! Faut-il y voir une évolution logique de chaque personnalité ou une union raisonnée où, selon Blaise Pascal « le cœur a ses raisons que la raison ignore » ? Par "cœur", entendez adhésion à une politique de la Ville que partage Pierre Dietz. En conséquence, ce n'est pas sans raison qu'il explique sa position dans l'interview qui suit. Ne dit-on pas que changer d'avis, c'est changer de vie ? Son souhait s'il est élu ? Avoir des responsabilités à la Communauté d'Agglomération et être chargé - entre autres - du numérique, l’E-administration et l’IA. 


• Pierre Dietz, quel est votre parcours politique ? Votre premier mandat était celui de maire adjoint aux côtés du maire socialiste Jean Rouger élu en 2008 ?

En effet. De 2008 à 2014, je faisais partie de l'équipe conduite par Jean Rouger, adjoint chargé du tourisme, du commerce, des foires et marchés. J'étais par ailleurs très impliqué dans la commission des affaires économiques de la CDC qui comptait 18 communes à l'époque contre 36 actuellement.

Avec ma famille, nous nous sommes installés à Saintes en 1998. Depuis longtemps, je voulais m'impliquer dans la vie publique, mais l'opportunité ne s'était pas présentée. J'ai suivi le mandat de Bernadette Schmitt qui a succédé à Michel Baron en 2001, à la grande surprise des observateurs. En fait, lors des Municipales, la personnalité du candidat compte plus que les grandes orientations politiques ! En 2014, la division du PS a favorisé l'élection de Jean-Philippe Machon. Il a rencontré de nombreux problèmes durant son mandat dont son éviction de la présidence de la Communauté d'Agglomération et la démission de conseillers municipaux de sa majorité, Bruno Drapron par exemple. J'avais été contacté par Isabelle Pichard, mais je ne ne me voyais pas trahir la main que m'avait tendue Jean Rouger en 2008, lequel s'est retiré au second tour. Par la suite, j'ai été spectateur de la vie locale de 2014 à 2020.

• En 2020, vous avez constitué votre propre liste...

 Je voulais voler de mes propres ailes en présentant la liste "Saintes en confiance". Or, c'était la période du covid et nous avons été cloîtrés chez nous. Premier tour le 15 mars, second le 28 juin... la Charente avait coulé sous les ponts. Ma liste a fusionné avec celles de Renée Benchimol Lauribe et Pierre Maudoux au second tour devenant "Unis pour Saintes". Je pensais que "l’union ferait la force", mais ce calcul, vrai mathématiquement en additionnant le nombre de voix obtenues au premier tour, s’est avéré faux le 28 juin avec un nombre de votants inférieur aux prévisions. Cet accord, pourtant novateur, n'a pas été bien perçu par les Saintais. Par ailleurs, la seconde partie de la campagne a été plus offensive de la part de Bruno Drapron. Nous avons perdu de 232 voix derrière la liste Drapron, sortie victorieuse des urnes. Un cas de figure inattendu s'est alors produit : la composition du nouveau conseil municipal n'avait jamais existé à Saintes auparavant, réunissant cinq oppositions au maire. Bien sûr, elles pensaient différemment de lui !

Nous nous sommes abstenus lors du vote du premier budget. Jean-Philippe Machon, Rémy Catrou et leurs colistiers ont voté contre. Au fil des mois, je me suis posé la question : « L'équipe Drapron débute. A sa place, qu'aurions-nous fait si nous avions tenu les rênes de la ville de Saintes ? ». Pour moi, une opposition ne peut être que constructive. Sur chaque dossier, la réflexion était la suivante : plutôt que de dire non systématiquement à Bruno Drapron, il s'agissait d'étudier chaque dossier. Étaient-ils porteurs pour la cité ? Cette attitude m'a été reprochée. Pour certains, les oppositions doivent être politiques et critiquer le maire. Pour d'autres, l'approche est différente : si le projet est profitable au plus grand nombre, pourquoi lui faire barrage ? A une époque, je n'étais pas très à l'aise, je dois l'avouer, car en France, nous sommes dans un schéma où les accords entre sensibilités sont parfois douloureux à obtenir. Il suffit de voir le contexte actuel...

La seconde année, toute l'opposition a voté contre le budget, sauf moi. Ensuite la majorité s'est effritée avec Dominique Deren et François Elhinger. La cinquième année, j'ai voté pour le budget, j'avais prévenu mes collègues préalablement. Si nous voulons que le site Saint-Louis avance enfin, on ne peut pas passer son temps à détricoter ce qu'a fait le maire précédent.

• Justement, parlons du site Saint-Louis, objet de toutes les ambitions qui ne parviennent pas à se concrétiser...

Sur ce dossier, Jean Rouger a fait un travail exemplaire. Le seul point commun entre Jean Rouger, Jean Philippe Machon et Bruno Drapron est la création de logements dans le quartier de l’Ilot Bernard (ancienne maternité). En fait, Michel Baron a développé la rive droite avec le quartier situé près de l’arc de Germanicus et Jean Rouger a travaillé sur la rive gauche avec le site Saint-Louis. Or, depuis bientôt 20 ans, nous n'avons guère avancé ! Pour mémoire, l’équipe de Jean Rouger avait retenu les jeunes architectes Matthieu Wotling et Anne-Lise Bideaud en 2011, faisant suite au concours Europan. Lors d’une réunion publique, ils avaient défini les grands axes de ce futur quartier, exceptionnel de par sa situation. On devait y trouver des logements, des maisons, une crèche, des magasins, un restaurant, un centre culturel, un pôle médical et divers organismes dont un équipement public dans l’ancien logis. Jean-Philippe Machon, quant à lui, a choisi de revoir la copie initiale en confiant une nouvelle étude au cabinet d'architecture de Christophe Bidaud. Il envisageait, entre autres, un hôtel de luxe et un ascenseur reliant la ville basse à la ville haute. Son successeur, Bruno Drapron, a une autre vision de l'aménagement. Toute la partie en dehors des logements restera dans le domaine public. Il en sera question dans les années à venir.

Retour à l'époque de Jean Rouger. Durant son mandat, des fouilles ont été faites, le promontoire a été consolidé avec embellissement de la partie donnant sur Bellevue, des vignes ont été plantées. A une époque, le marché se trouvait à l'intérieur du site Saint-Louis, offrant un beau panorama sur la ville. J'ai mis deux ans à installer le marché à cet emplacement en l'équipant en eau et en électricité. Elu, Jean-Philippe Machon l'a déplacé en bas, sur le parking au motif que c'était plus accessible. Le site Saint-Louis est un lieu magnifique. Toutefois, depuis des décennies, il est victime de l'instabilité politique quand les maires changent à chaque mandat. Espérons le voir un jour valorisé dans son intégralité. L'équipe Drapron y travaille en tout cas.

Archives 2013 : Inauguration de la permanence de Jean Rouger, rue Monconseil
en perspective des Municipales de 2014 (Pierre Dietz est à ses côtés) 
• Revenons aux élections. En juin 2020, vous avez conduit la liste municipale « Unis pour Saintes ». Aujourd'hui, vous rejoignez la liste de Bruno Drapron, maire sortant. Certains sont surpris...

Après la défaite d'Unis pour Saintes, j'ai été maladroit et virulent au sein de l'opposition. 
Ce qui m'intéresse, c'est la ville. J'ai beaucoup discuté avant Bruno Drapron avant de prendre ma décision. Au départ, le climat n'était pas tendre entre nous, puis il a évolué pour aboutir à une compréhension mutuelle. Constituer sa propre liste n'est pas facile et il faut être cohérent. Saintes a besoin de stabilité, comme je le disais plus haut. Je ne serai pas tête de liste, mais j'ai une pierre à apporter à l'édifice. Je comprends la réaction de mes anciens colistiers, mais nous n'étions plus sur la même longueur d'ondes. Bruno Drapron repart avec une grande partie de son équipe.

Lors du précédent mandat commencé en 2020, l'opposition dont fait partie Pierre Dietz se mobilise. On reconnaît à ses côtés Renée Benchimol Lauribe,
Pierre Maudoux, Sabrina Chaborel, Didier Martin
• Lors de la récente présentation de la liste Drapron aux prochaines Municipales, vous avez fait votre mea culpa. Qu’en pensent les membres de la liste Drapron... et vos anciens colistiers ?

En ce qui concerne la liste de Bruno Drapron, l’entente est cordiale entre nous. Pendant les six ans de ce mandat, les attitudes des uns et des autres ont changé. Je suis plus mûr ! Nous organisons une grande réunion publique le jeudi 29 janvier dans le hall Mendès France. Les Saintais sont invités à découvrir notre programme pour les six ans à venir. 
Quant à mes anciens colistiers, je comprends que certains et certaines puissent être surpris par ma décision mais quoi qu’il en soit, je ne dirai jamais un mot négatif à leur encontre durant la campagne. Je les respecte et n’oublie pas ce qu’ensemble, nous avons vécu pendant toutes ces années.

Décembre 2025 : Pierre Dietz rejoint la liste du maire sortant, Bruno Drapron
• Si votre liste est élue et si Bruno Drapron vous propose un poste d‘adjoint, avez-vous une préférence ?

Une vice-présidence à la CDA m'intéresserait, mais un problème va se poser : la parité est désormais obligatoire dans l'exécutif. Or, les maires hommes sont plus nombreux que les femmes...

• Parlons maintenant du futur. Seriez-vous tenté par les élections législatives ?

Je ne dis pas que j'y pense tous les matins en me rasant, mais ce mandat national est intéressant. Actuellement, le député est Fabrice Barusseau qui a été soutenu par Alain Rousset, Jacky Emon, Mickaël Vallet en 2022, puis par la France Insoumise suite à la dissolution. Il est vrai que j’ai été déçu par le score que j’ai obtenu à ce scrutin en 2022, mais satisfait d’avoir battu Fabrice Barusseau sur la ville de Saintes malgré ses soutiens ainsi que les Républicains. 
Personnellement, j'appartiens toujours aux Radicaux et j'ai l'intention de faire revivre le groupe à Saintes après le décès de Jean-Pierre Brecq. Les Législatives sont annoncées en 2029. Auparavant, il y aura les Présidentielles en 2027. On verra bien !

• Sur Saintes, quelles sont les listes en lice pour l'instant ?

Celles de Bruno Drapron, maire sortant, de Jean-Philippe Machon, de Laurent Davier, un ancien colistier de Bruno Drapron qui s’est désolidarisé de son équipe en décembre dernier avec Evelyne Parisi et Martine Buffet. S’y ajoute la liste de Ludovic Norigeon qui réunit des sensibilités de gauche. J’ignore ce que fera le Rassemblement national. A suivre !

mercredi 14 janvier 2026

L’appel à projets pour accompagner les exploitations vers une plus grande autonomie protéique est ouvert

La Région Nouvelle-Aquitaine et l'Union européenne lancent un appel à projets qui vise à renforcer l'autonomie alimentaire en protéines des élevages


 
Il s’inscrit dans le cadre d’une mesure agro-environnementale et climatique (MAEC) qui a pour objectif d’accompagner les exploitations agricoles dans leur projet de transition agroécologique et leur adaptation au changement climatique à travers un engagement de 5 ans. Celle-ci permet aux agriculteurs volontaires de bénéficier d’une aide financière en contrepartie de pratiques agricoles vertueuses pour l’environnement.

 Cette MAEC Autonomie protéique, et l’appel à projets qui lui est dédié, constitue une opportunité pour les éleveurs, souhaitant être plus autonome en protéines et ne pas avoir besoin d’en acheter, ou en acheter le moins possible pour ne pas dépendre des cours du marché, de la disponibilité, ou mieux maîtriser la qualité.

 Les détails de l’appel à projets :

 Quels objectifs ?

L’autonomie se gagne en augmentant les surfaces cultivées d’intérêt protéique. Au terme d’un contrat de 5 ans, l’éleveur s’engage à atteindre les résultats attendus sur 2 des 4 blocs techniques proposés : 

Accroitre la surface fourragère d’intérêt protéique (+10 points de %) ;

Améliorer les pratiques de pâturage (+15 %) ou améliorer l’efficacité protéique (-5 %) respectivement pour les ruminants et pour les monogastriques ;

Augmenter la production fermière de concentrés (+10 à 20 points de %) ;

Réduire la dépendance aux protéines « bateau », c’est-à-dire importées d’autres continents (-10 %).

 Pour atteindre les objectifs, l’éleveur réalise un plan d’actions avec son conseiller agricole et participe à des journées techniques. 

 Qui sont les bénéficiaires ?

Les agriculteurs remplissant une des conditions suivantes précisées dans l'appel à projets :

 Agriculteur actif personne physique ;

Agriculteur actif personne morale exerçant sous forme sociétaire ;

Agriculteur actif personne morale exerçant sous forme d’association ou de société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) ;

Les exploitations des lycées agricoles.

 Le siège de l'exploitation doit se trouver en Nouvelle-Aquitaine.

 Calendrier ?

La clôture de l'appel à projets est fixée au vendredi 29 mai 2026.

 Montant de l’aide ?

Elle est de 18 000 euros. Elle est forfaitaire quelle que soit l'exploitation et pourra être modulée suivant la réalisation des objectifs.

Toutes les informations, les conditions de l’appel à projets, les modalités de participation sont à retrouver sur le site de la Région Nouvelle-Aquitaine dédié aux entreprises : Les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) en Nouvelle-Aquitaine