mardi 3 janvier 2017

Super-Héros de Haute Saintonge : en février, une exposition photographique leur sera consacrée à Jonzac

C’est en écoutant les enfants parler avec passion des super-héros que Nelly Muller, responsable de l’association La Tête en friche, organisatrice de manifestations "jeune public" en Haute Saintonge, a eu l’idée de leur « consacrer » une exposition. Sauf que ces super-héros-là, ils habitent la région !

Attention, ce ne sont pas les notables auxquels on pourrait s'attendre mais les autres, parce que les personnes du quotidien sont toutes des super-héros par leurs engagements, leur travail, leur volonté d'avancer et de témoigner. Alexandre Peplaw, photographe, et Tony Emeriau, illustrateur, sont chargés de les immortaliser !

A l'occasion de l'exposition "Les Super-Héros vivent à la campagne" qui se tiendra du 8 au 19 février au Cloître des Carmes de Jonzac, l’association La Tête en friche a fait appel à Alexandre Peplaw, un jeune photographe plein d'avenir, afin d'amener une touche de création dans ce projet qui mettra à l'honneur le travail de Marvel, maison d‘édition américaine de bandes dessinées, connue pour les formidables personnages que sont Spider-Man, X-Men, Quatre Fantastiques, Hulk, Thor, Captain America, Iron Man, Daredevil ou Ghost Rider. Tous ont des talents sortant des sentiers battus !
Des talents, les habitants de la région en ont également. C’est pourquoi Anne Muller a décidé de rendre hommage aux super-héros issus du terroir : « Habitent-ils sur notre territoire ? Pourquoi seraient-ils invisibles? » dit-elle. 
Restait à les "débusquer". Les prises de vue ont commencé, de Pons à la Génetouze. Ainsi, les premières étapes ont été la maison de retraite de Pons et Port Maubert où un pêcheur s’est prêté au jeu. « Nous avons envie de revaloriser notre territoire, d'être fiers de nous, de nous dire que chaque personne apporte sa petite pierre pour construire une société juste. Que chacun est quelque part un super-héros » explique Nelly. 
Seule exigence du photographe, se vêtir du masque et de la cape. « Au départ, les gens sont un peu réticents. Mais quand on leur explique la démarche, ils la trouvent marrante et acceptent de participer ! On passe un bon moment ». Donc, ne vous étonnez pas si vous voyez, en janvier, un objectif "pourchasser" vos voisins, vos amis ou vous-même en super-héros ! 
L’exposition présentée aux Carmes comprendra photographies et portraits "locaux" (une centaine) ainsi qu'un hommage aux personnages de Marvel. A noter d'ores et déjà sur vos tablettes !

Le photographe Alexandre Peplaw

lundi 2 janvier 2017

Saintes : Fête des patoisants et matinée Goulebenèze organisées par la SEFCO

30ème matinée Goulebenéze organisée par la SEFCO (Folklore, Langue, Poésie) samedi 14 janvier à 14 h 30 salle Geoffroy Martel à Saintes

• C'est la fête des patoisants !
Comme de coutume, c’est le théâtre Geoffroy Martel qui abritera ce rendez-vous annuel en hommage à Évariste Poitevin dit Goulebenéze, grand chansonnier du terroir, né à Burie en 1877 et décédé à Saintes en 1952.
Faire vivre le patois, connaître les patoisants et leurs œuvres, c’est ce que la SEFCO s’est toujours efforcé de faire.
La fine fleur des patoisants saintongeais va comme d’habitude se produire au micro pour célébrer Goulebenéze. Ils diront ou chanteront des créations de leur cru, car il est important de renouveler le répertoire en « bireuillant » le temps présent.
Nous aurons le plaisir d’écouter Paul Bailly, dit Le Beurdassou de Pironville, Paul Fouquet, dit Paul Raimbault, Dominique Porcheron, dit Le fî à Feurnand, Bernard Rambert, dit Goule de V’lours, et Bruno Rousse, dit Nono Saute-Palisse, Les Petites Cagouilles d’Aunis-Saintonge, Guy Chartier, dit Jhustine, Francine Besson, Roger Maixent dit Châgnut, et Gérard Sansey dit Le Jheantit d’la Vargne, Monette Foucaud, dite La Mounette,  Roger Pelaud dit Birolut, Michèle Barranger, dite l’Ajhasse, et Pierre Bruneaud, dit Le Chétit.
Nous attendons tout plein de fins gourmets de patois qui, ce jour-là, ne sera pas une langue morte.
Entrée 6 euros

• Réservations :
SEFCO – Maison de Jeannette – Les Granges – 51, rue de la Garousserie – 17400 Saint-Jean d’Angély. Tél/fax : 05.46.32.03.20 – courriel : sefco17@wanadoo.fr

Saintes : Entre impréparation et incertitudes, quelle politique scolaire de la majorité municipale ?

Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen de Saintes : 



«  La majorité municipale s‘inscrit dans une logique qui va la conduire à ne pas respecter un de ses engagements de campagne. Un de plus. Cet engagement consistait à maintenir "les écoles de proximité". Rappelons, en effet, que la ville gère les bâtiments scolaires. Pourtant, une restructuration s‘annonce. La majorité municipale doit faire des propositions en ce sens à l‘Education nationale dans l‘optique de la rentrée 2017.
Quelles écoles vont être concernées ? Cette incertitude pèse déjà sur les familles saintaises. Les parents d‘élèves des écoles privées sous contrat n‘ont guère de soucis à se faire : la majorité municipale apure le contentieux financier avec les OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique) et porte sur ces écoles un regard bienveillant. Ce sont les seules écoles publiques qui doivent subir la "restructuration". Les parents d‘élèves de Saint-Exupéry d'abord, de Jean-Jaurès ensuite, sont entrés dans des temps d'interrogations. D‘autres écoles sont certainement dans le champ des réflexions en cours, y compris dans le cœur de ville.

Sur Saintes, les questions de l‘évolution des effectifs des élèves en primaire, du financement du réseau des écoles publiques, des moyens humains que l‘Education nationale souhaite maintenir dans ces écoles, ont été posées dès le début de la décennie. Le MRC Saintes soulevait ainsi la problématique de la politique scolaire à mener en faveur du maintien du réseau des écoles en janvier 2011 dans un communiqué de presse.
Depuis, l‘école Pelletan a malheureusement fermé. Dans ce contexte, connu depuis longtemps, il est clair que l‘équipe de droite de la majorité actuelle a pris, pendant la campagne des élections municipales de 2014, des engagements de pur opportunisme électoral. Ils sont en voie d‘être reniés aujourd'hui puisqu'aucune action volontariste n‘a été menée pour changer les données du problème. La majorité municipale se contente de déplorer la baisse des effectifs d'élèves ; certains de ses membres éminents n‘ont de cesse de considérer comme un coût pesant l‘entretien du réseau actuel des écoles publiques. Cette majorité ne propose d‘autre perspective que de concevoir des fermetures. 

Une attitude à la fois responsable et volontariste était et reste cependant possible. Elle consiste, d‘une part, à réfléchir aux conditions nécessaires pour attirer de jeunes couples, soutenir les naissances, éviter les départs, installer des familles avec enfants d‘âge scolaire sur Saintes. Ceci passe par une politique du logement de la ville, de redynamisation économique, d‘attractivité. Elle consiste d‘autre part à concevoir un projet permettant un meilleur accueil des élèves dans les écoles. Une baisse restant modérée des effectifs peut être mise à profit pour conserver un large réseau d‘écoles de proximité, tout en diminuant le nombre d‘enfants par classe : c‘est une des conditions d‘une meilleure réussite scolaire pour le plus grand nombre d‘enfants. Les contours de la"restructuration" se dessinent actuellement en sous-main. La majorité municipale temporise, n’ouvre pas le débat public, attend des démarches venant des parents pour délivrer, parcimonieusement, certains éléments mais ne permettant pas de savoir exactement quelles écoles vont être finalement touchées. Il est pourtant urgent de mettre en plein jour l‘ensemble des données et des orientations, à des fins d‘échange, de dialogue, de concertation, de débat contradictoire. Le projet concernant la politique scolaire, hier comme aujourd'hui, doit être débattu, argumenté, expliqué, partagé. Il doit être clairement exposé aux citoyens, aux habitants, et certainement pas imposé ».

Pour tout contact : Serge Maupouet, 
Secrétaire départemental du MRC 17 
courriel : mrc17@laposte.net 

dimanche 1 janvier 2017

Saintes : une femme gravement blessée à la jambe lors de la cavalcade

L’accident s’est produit à la hauteur du Pont Palissy samedi vers 23 h 30 lors du grand défilé qui anime la nuit de la Saint-Sylvestre. Le dernier char a pour habitude de distribuer des cadeaux aux spectateurs. C'est précisément ce mouvement de foule qui a poussé et fait tomber une habitante de Saintes, âgée de 66 ans, venue assister aux réjouissances de fin d'année. Heurtée par le groupe électrogène du char qui lui aurait roulé dessus, elle a été sérieusement blessée à une jambe, plus légèrement à l’autre. Rapidement prise en charge en raison de la présence des secouristes et des pompiers sur le parcours, elle a été transportée par le centre de secours de Saintes jusqu’à Niort, puis par le SMUR jusqu’au CH de Poitiers.

Il va sans dire que ce triste accident a jeté un froid dans la parade - forte de vingt-sept compositions - qui est habituellement joyeuse. La circulation sur le pont a été coupée, les passants étant invités à emprunter la passerelle pour rejoindre l’autre rive.

Le pont Palissy

2017 : l'année de toutes les espérances et de tous les dangers


Je vous souhaite une belle année 2017, favorable, riche en rencontres et en convivialité. Et surtout rassurante. En effet, 2016 a précipité l’Europe dans les incertitudes et les drames, l’insécurité et l’incompréhension ramenant sur le devant de la scène le terrorisme, des problèmes religieux qu’on croyait éteints, et plus généralement des tensions entre les grandes puissances. Frictions entre Américains et Russes, guerres et désastres humanitaires au Moyen Orient, populations aux abois arrivant massivement, régressions en de nombreux pays, menaces nucléaires, inquiétudes quant à l’environnement, phénomènes climatiques et effets du réchauffement : le tableau n’est guère réjouissant. D’autant que cette nuit, à Istanbul, 39 personnes sont mortes dans un attentat. Grâce aux réseaux sociaux, l’info n’a jamais autant circulé et avec quelle rapidité !

Une nouvelle année, c’est une page vierge d'écriture et avec elle, les espérances d’un monde meilleur. Il suffirait de presque rien pour que la planète bleue, que notre astronaute préféré Thomas Pesquet observe de la navette spatiale internationale, retrouve l’équilibre. Cet équilibre ne peut être obtenu sans la mobilisation des hommes et des femmes animés d’une même volonté. En exemples, Bertrand Piccard et son extraordinaire avion solaire ou les formidables progrès accomplis par la médecine !
L’humanité est à un moment crucial de son histoire, dit-on. Alors, en ce 1er janvier, sachons rester debout et partager ensemble les joies comme les difficultés, sans oublier de nous "indigner" afin de façonner « un esprit de résistance » contre les intolérances et les intégrismes qui empêchent le monde de se ressourcer. L’homme possède en lui les pièces maîtresses pour éviter les écueils. Qu’il les utilise à bon escient.

Amis blogueurs, Twitter et Facebook, que vos vœux et projets personnels se réalisent en 2017 avec l'espoir secret d'un contexte international (enfin) apaisé. Au printemps, la France vivra l’élection de son prochain président de la République (à quand une femme d’ailleurs ?). Grands débats en perspective...

• Pour vous, ces deux photos : l’une représente l’entrée des Antilles de Jonzac en Charente-Maritime et l’autre, à Saintes, salue l'arc romain de Germanicus illuminé.

 © Nicole Bertin