samedi 16 mars 2013

Venez apprendre le coréen
à l’Université de La Rochelle


La filière de formation en 3 ans finalement maintenue à la rentrée 

Avec la croissance de l’industrie culturelle de la Corée et son développement économique, de nombreux jeunes souhaitent aujourd’hui apprendre la langue coréenne. Or, les formations universitaires de coréen restent rares en France. Face à cet attrait, l’Université de La Rochelle s’est mobilisée et a obtenu l’opportunité de renforcer son équipe pédagogique pour ouvrir un nouveau cycle de formation en Langues étrangères appliquées (LEA).

 Impliquée dans les enseignements de langues et de civilisations de la zone Asie-Pacifique, l’Université de La Rochelle, a obtenu le 12 mars dernier l’ouverture d’un poste d’enseignant en coréen dans ses effectifs, grâce au soutien du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette annonce permettra, dès la rentrée 2013-2014, à trente étudiants de suivre un cursus de LEA, spécialité « anglais coréen ». Les étudiants intéressées (priorité aux bacheliers de l’Académie de Poitiers) peuvent s’inscrire jusqu’au 20 mars.

 • Le cursus
 Ce cursus de licence LEA sera organisé autour de la pratique orale et écrite de la langue (honorifique et quotidienne), la grammaire, la phonologie lors de cours en laboratoire ainsi que les techniques de traduction et de version. La compréhension des institutions, des enjeux économiques et sociaux du pays seront aussi abordés. Cette licence est proposée sur trois ans (du L1 au L3) et peut se poursuivre en master. Deux groupes de 15 étudiants seront formés. Les débouchés Le marché du travail en lien avec la Corée se développe. Cette licence LEA permettra aux étudiants de viser des métiers variés : responsable d'un bureau de représentation, responsable commercial export, chargé de mission dans le conseil et l'audit, chargé de mission dans une institution consulaire, chargé des études économiques, responsable logistique. En effet, de nombreux secteurs d’activités recherchent des compétences en coréen aujourd’hui : tourisme, agro-alimentaire, distribution, banques, import–export, conseil et services aux entreprises, transport et logistique…

• Le coréen à l’Université de La Rochelle L’Asie-Pacifique est une priorité pour la coopération internationale de l’Université de La Rochelle, depuis ses origines, de concert avec les orientations de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle. Au sein de de l’Université, l’Institut Universitaire Asie-Pacifique (IUAP) a été créé sur la base du travail depuis dix ans des enseignants-chercheurs spécialistes des langues et cultures de cette zone Asie-Pacifique : Chine, Corée, Japon, Taiwan, pays membres de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), Australie, Nouvelle-Zélande et pays d’Océanie. Cet Institut a vocation à apporter son concours pour aider à concevoir et mettre en œuvre des actions de coopération en formation et/ou recherche en Asie-Pacifique. Parmi nos cursus en arts, lettres et langues, trois licences Asie-Pacifique sont proposées : « anglais-chinois », « anglais-coréen » et « anglais indonésien ».
Cette formation « anglais-coréen » existe dans l’université de La Rochelle depuis plus de dix ans. En 2013, l’arrêt progressif de cette filière avait été envisagé, faute d’enseignants. L’obtention d’un poste à temps plein d’enseignant permet de répondre à l’attrait des lycéens pour la civilisation et la culture de Corée.

 Infos : Maison de la réussite, mail : orientation@univ-lr.fr

Lettre ouverte
de Jean-Marie Matagne,
président de l’Action
des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire,
à l'Eglise catholique


Depuis cette semaine, l’Eglise catholique a un nouveau pape. Avec des millions ou des milliards d’êtres humains croyants et incroyants, je formule le vœu que François devienne, sur la petite planète que nous avons à partager, le pape des pauvres et de la paix.

 Pour de nombreux baptisés, dont je suis, qui ont perdu la foi de leur jeunesse en la confrontant aux exigences de la raison comme au spectacle du monde, peu apte à nous convaincre de l’infinie bonté et l’infinie puissance de son Créateur présumé, ce nouveau magistère ne suffira sans doute pas à les réconcilier avec les dogmes et les mystères de la foi catholique. Il n’importe. Nous avons en commun notre humanité, cela devrait suffire à poursuivre un dialogue constructif.

 Permettez donc, Messeigneurs, qu’à l’aube de ce nouveau pontificat, l’une de vos ouailles perdues attire votre attention sur une fâcheuse contradiction de l’Eglise de France et renouvelle le vœu, déjà exprimé auprès de Mgr Lustiger et Mgr Vingt-Trois, de la voir surmontée. Les armes nucléaires sont, nul n’en saurait douter, des armes de massacre, de crime contre l’humanité. Elles ont été clairement condamnées par l’Organisation des Nations-Unies. Ainsi, « considérant que l’emploi d’armes nucléaires et thermonucléaires entraînerait pour l’humanité et la civilisation des souffrances et des destructions aveugles dans une mesure encore plus large que l’emploi des armes que les déclarations et accords internationaux… ont été proclamées contraires aux lois de l’humanité et criminelles aux termes du droit international », l’Assemblée générale de l’ONU a déclaré le 24 novembre 1961 que « tout Etat qui emploie des armes nucléaires et thermonucléaires doit être considéré comme violant la Charte des Nations-Unies, agissant au mépris des lois de l’Humanité et commettant un crime contre l’Humanité et la civilisation » (résolution 1653 XVI).

 A ce titre également, les prédécesseurs du pape François, dont Benoît XVI, les ont condamnées. Inutile de vous rappeler en quels termes vigoureux ils ont appelé à les éliminer. La surdité de l’Eglise de France aux appels pontificaux et son silence persistant en la matière sont donc un grand motif d’étonnement, si ce n’est de scandale. Elle qui ne se prive pas d’intervenir dans des débats de société tels que le « mariage pour tous », va-t-elle rester longtemps sourde et muette à propos d’un sujet dont dépend la survie même de l’humanité ?

 L’un de vous, Messeigneurs, a rompu ce silence. Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix et Arles, a écrit le 5 juin 2012 au président de la République : « J’approuve et je soutiens la démarche de Monsieur Jean-Marie Matagne, président d’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire en grève de la faim depuis le 15 mai 2012 ». Je vous serais reconnaissant de répondre à la question posée dans le courrier qu’il vous a adressé le 18 mai dernier : « Approuvez-vous que la France participe, avec les autres Etats concernés, à l’élimination complète des armes nucléaires, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ? ».
Un ami adhérent d’ACDN, Luc Dazy, m’avait rejoint le 1er juin dans cette grève (jeûne intégral ou carême sévère si vous préférez). Nous l’avons poursuivi jusqu’au 25 juin 2012 (42e jour de jeûne dans mon cas), date à laquelle nous avons trouvé porte close à l’Elysée. Et motif pour lequel nous continuons sous d’autres formes l’action que nous vous appelons à soutenir au nom de l’Eglise de France.

 Depuis, Mgr Dufour et deux de ses collègues - Mgr Emmanuel Lafon, évêque de Cayenne, et Mgr Jacques Gaillot, évêque de Parténia en Algérie – qui nous avaient apporté leur soutien font partie des 113 personnalités et responsables associatifs, politiques ou religieux ayant signé la lettre envoyée le 26 février dernier au Président de la République. Le 9 mars, en compagnie de Jacques Gaillot, nous en avons porté des exemplaires signés à l'Elysée.

 L’Eglise de France porte une grave responsabilité dans le fait que notre pays refuse toujours de négocier avec les autres états concernés l’élimination de leurs arsenaux nucléaires, y compris le sien, alors que le droit international, notamment l’article 6 du traité de non prolifération, leur en fait une stricte obligation. Sans parler de la morale, bien entendu.

Tout récemment encore, les 4 et 5 mars, la France a refusé de participer à la conférence d’Oslo où plus de 130 Etats dont 35 pays européens ont examiné « l’impact humanitaire des armes nucléaires » et conclu à l’urgente nécessité de les éliminer. 
Ne serait-il pas temps, Messeigneurs, que l’Eglise de France, assumant son magistère spirituel, prenne clairement position pour l’abolition des armes nucléaires, même françaises, et pour le transfert à des fins humanistes des sommes et des ressources dépensées pour cet emploi aussi absurde que criminel ? Examinez, je vous prie, les arguments exposés dans la lettre ouverte au Président de la République. Si vous les trouvez justes, ayez la bonté de lui écrire à votre tour et d’inviter vos fidèles à en faire autant - comme vous le leur avez récemment demandé à propos d’un sujet de société évoqué plus haut. Et pourquoi ne dédieriez-vous pas la fin du carême ou vos homélies du dimanche des Rameaux à la cause de la paix et du désarmement, notamment nucléaire ?

 Croyez bien, Messeigneurs, à mon profond respect, eu égard à la foi, l’espérance et la charité qui vous inspirent et que j’aimerais, comme beaucoup d’humains, pouvoir partager avec vous - au moins les deux dernières.

 Jean-Marie Matagne, président de l’ACDN 

• Conférence débat
De retour du Japon, Hélène Shemwell, conseillère régionale, livrera un témoignage percutant sur ce qu'est désormais la vie dans la région de Fukushima lundi 18 mars à 20 h 30, salle Saintonge n° 5 à Saintes. Les personnes intéressées sont cordialement invitées.

CDA de Saintes :
100 hectares supplémentaires
sur la ZAC de Saint-Georges des Coteaux : construire une ville à la campagne !


La nouvelle Communauté d’Agglomération se met en ordre de marche. Dernièrement, son président Jean Rouger a distribué les rôles et présenté les grandes lignes des actions conduites en 2013. 

La photo de famille autour du président Jean Rouger
 Il n’en manquait pas un. Le président, Jean Rouger, entouré très officiellement de ses treize vice-présidents constituaient une scène (pas une cène !) auquel les Saintais devront désormais s’habituer. En effet, la CDC est morte, vive la CDA dont le bureau a été élu en janvier.
Dernièrement, à l’abbaye aux dames, il s’agissait d’installer la gouvernance de cette institution en désignant les présidents de commissions. Ce qui fut fait.
Dans la salle, un élu fit remarquer qu’il n’y avait pas de commission “communication”. Jean Rouger en convint. Il semble que cette fameuse « com », indispensable de nos jours, sera décidée en bureau autour du président, avec les conseils de collaborateurs avisés. A ce sujet, Paul Durand sera recruté comme directeur de cabinet à 70% de son temps. Les 30% restants sont destinés à la mairie.

A gauche, Jean Rouger, maire de Saintes et président de la CDA. Il vient d'ailleurs d'annoncer qu'il serait candidat  aux municipales de 2014
 • Suivit un sujet qui provoqua quelque animation : les indemnités versées aux présidents et vice-présidents. « Comme la loi l’y autorise pour une CDA dont la population se situe entre 50.000 et 99 999 habitants, elles peuvent atteindre 4181 euros en salaire brut pour le président et 1672 euros pour les vice-présidents » souligna Jean Rouger.
Le bureau a choisi de les fixer à 3000 euros pour la présidence et 1300 euros pour la vice-présidence. Chaque fois qu’on parle d‘argent public, les remarques ne manquent pas de fuser, dont celle d’un délégué : « vous n’avez pas l’impression de faire du cumul de mandats ? ». 
Jean Rouger trancha net : « les indemnités sont décrétées, c’est-à-dire qu’elles sont établies par le législateur. Et elles ne sont pas considérées comme un cumul ».
A la question « combien ces rémunérations vont-elles coûter annuellement à la collectivité ? », la somme de 252 000 euros est avancée (elle était de moitié avec la CDC du Pays Santon).
Au moment du vote, huit “sceptiques” s’abstinrent. Sans doute pensaient-ils que ces 1 300 euros équivalent au salaire d’un employé au SMIG effectuant 35 heures par semaine… Mais ne plombons pas l’ambiance d’autant qu’à la CDA, les délégués ont droit à la parole que leur donne démocratiquement le président ! Il est d‘autres endroits où ce n‘est pas forcément le cas.


• Commission des appels d’offres : Elle réunira 5 membres titulaires et 5 suppléants. Les élections auront lieu lors de la prochaine réunion de la CDA. Idem pour la commission d‘ouverture des plis qui comprendra le même nombre d’élus. « Il faut que les candidats soient disponibles » rappela Guy Drouillard. Afin qu’ils puissent répondre présent aux réunions de la commission.

 • Budgets : En plus du budget principal, seront créés cinq budgets annexes, environnement, transports urbains, hôtel d‘entreprises, ZAC communautaire et chantier d’insertion Burie. Pour assurer les engagements pris par la CDC du Pays Santon, la CDA revote les autorisations de programme et crédits de paiements (dont subventions au logement des particuliers, création d’une structure de petite enfance inter entreprises, dernières factures concernant le centre aquatique ouvert l’été dernier, nouvelle déchetterie).


 • Agrandir la ZAC des Coteaux
Renforcer le développement des entreprises est l’un de ses objectifs de la CDA. Sur une période de 10 ans, 100 hectares seront aménagés sur la ZAC communautaire des Coteaux dont 70 hectares réservés à l’accueil des entreprises productives. Le montant global, entre 2013 et 2016, est estimé à 19 millions d’euros. On peut simplement être surpris que, huit jours après la création de la CDA, le président fasse voter un budget sans réunion de la commission économique liant pour trois ans la CDA. Si l’on ajoute à ces 19 millions, 5 millions pour d’autres zones de Saintes, c’est au total 24 millions : cela laisse bien peu de place pour d’autres aménagements dans les communes.

• Ligne à grande vitesse : Plusieurs collectivités, dont la CDA de Saintes, se sont engagées à contribuer au financement de LGV Tours-Bordeaux. Montant total 2 115 000 euros étalés sur plusieurs années.

 • Hôtel d’entreprises : Cet hôtel a été créé afin d’accompagner les porteurs de projets en mettant à leur disposition des locaux adaptés à leur période d’activité. Les tarifs sont majorés de 2,72% en 2013.


La CDA s’est donc hâtée de voter un programme pluriannuel qui est la poursuite des projets de l’ancienne CDC, lesquels viennent de trouver le financement de toutes les communes nouvellement venues.

Les responsables de commissions : • Christophe Dourthe : Habitat, • Eliane Train : Finances – Budget, • Christian Fougerat : Insertion - Economie solidaire, • Danielle Giraud : Education, • Frédéric Mahaud : Développement économique – emploi, • Jacques Tanner : Gestion et valorisation des déchets, • Patrick Simon : Aménagement du territoire, • Jean-Claude Classique : Mobilité - Déplacements – Transports, • Daniel de Miniac : Tourisme - Nouvelles Technologies, • Guy Drouillard : Ressources humaines, • Margarita Sola : Politique de la ville – CISPD, • Christian Pajeil : Développement durable – Environnement, • Bernard Bertrand : Développement des équipements communautaires.

Dans les rangs, le maire de Montils, Jean Paul Geay, qui s'est beaucoup battu pour rejoindre la CDA et non la CDC de Haute Saintonge

Hôpital de Saintes : En 2013,
une entité stratégique regroupant
Saintes, St-Jean d’Angély,
Royan, Jonzac et Boscamnant


Employant 1 600 salariés et 140 médecins, l’hôpital de Saintes est un grand centre au cœur de la Saintonge. L’objectif des responsables de santé est de créer des partenariats qui constitueront une entité dynamique sur le territoire. 

Chaque début d’année, le directeur de l’établissement dresse le bilan de l’année écoulée. Alain Debetz, directeur des CH de Saintes et Saint-Jean, n’a pas dérogé à cette règle.

L'allocution d'Alain Debetz
Devant une assistance nombreuse, il a souligné la création, en 2013, d’une entité stratégique qui portera et coordonnera les ambitions de cinq établissements hospitaliers (Saintes, St-Jean, Royan, Jonzac et Boscamnant) ayant Saintes pour pivot : « les prises en charges des patients seront ainsi confortées et installées ».

Pour la direction, il s’agit de bien s’organiser au quotidien : « nous sommes vigilants afin de nous adapter et d‘améliorer notre fonctionnement ». Les CH de Saintes et Saint-Jean d’Angély fonctionnement en binôme depuis deux ans avec les EHPAD de Matha et Saint-Savinien. Etablir des partenariats avec d‘autres établissements est une suite logique afin d’offrir des services de proximité correspondant à l’attente des patients. En 2012, les coopérations entre Saint-Jean et Saintes se sont intensifiées en chirurgie urologique et orthopédique, diabétologie, gastro-entérologie, médecine physique et imagerie. Des « ponts » ont été réalisés tant avec Saint Jean, Royan que Jonzac.
« Pour que tout cela prenne corps, il faut que le centre hospitalier de Saintonge occupe toute sa place dans le paysage sanitaire régional. Il n’existera réellement que lorsque sera assurée l’activité de coronarographie. Un médecin spécialiste, porteur du projet, sera prochainement recruté. Sera également reconstituée l’équipe de gastro-entérologie. Celle des anesthésistes sera renforcée. Des efforts sont également à faire en oto-rhino laryngologie » estime Alain Debetz.


Qui dit développement, dit moyens. Sur ce chapitre, le directeur espère, de l’Agence Régionale de Santé, qu’elle puisse dégager des ressources suffisantes nécessaires au bon fonctionnement des nouvelles unités (dont celle des adolescents en psychiatrie).
À l’horizon 2015, la psychiatrie adulte sera regroupée dans un nouveau bâtiment situé dans la continuité de l’unité psychiatrique de soins et d’accompagnement. Le renouvellement de deux accélérateurs de particules en radiothérapie, par contre, n’aura pas lieu : « la radiothérapie restera donc rue de l’Alma sur le site des arènes ».
De même, les activités de pédopsychiatrie seront l’objet d’un débat avec l’ARS et le centre hospitalier de La  Rochelle afin de définir un redécoupage sectoriel.

Compléter l’offre de soins 

« Sur ce territoire, le plus étendu de la région, fort de près de 30 000 habitants, les projets sont nombreux » enchaîna le dr Borde, président de la commission médicale d’établissement.
Les CHU de Bordeaux et de Poitiers étant à plus d’une heure de route, « la proximité de l’offre devient nécessaire dans les activités pour lesquelles la rapidité de recours est déterminante comme l’angioplastie dans l’infarctus ou la prise en charge des accidents cardio-vasculaires ».

Pour offrir une offre efficace, des recrutements médicaux ont eu lieu en 2012, soit à ce jour 140 praticiens contre 90 il y a dix ans. Le CH de Saintonge dispose d’un plateau technique ultramoderne, « ce qui nous permet d’attirer de jeunes médecins de haut niveau de formation, malgré un contexte de démographie médicale difficile. Maintenir la population en bonne santé et limiter les risques de complications graves dans les maladies chroniques sont les champs d’intervention que nous devons développer en collaboration avec les médecins et infirmières de la ville ». 


Une grosse entreprise de 1 600 salariés 

Tout comme Catherine Quéré, députée, et Isabelle Pichard, conseiller général, Jean Rouger, président de la jeune Communauté d’Agglomération, ne pouvait que féliciter les responsables du CH, 5e unité du Poitou-Charentes.
Les chiffres se passent de commentaires : 1 600 salariés, 140 médecins, 70 000 hospitalisations par an, 1 300 naissances et, le croiriez-vous, 2 300 tonnes de linge traité. L’hôpital est ouvert 24 h sur 24 toute l’année « quand les privés ferment leurs portes au moment des vacances ».
 Il s’agit d‘un univers à part, une petite ville à l’intérieur de la cité qui fourmille, s’anime, vit des joies et des peines. Un lieu où la santé occupe la première place. Il peut être synonyme de souffrance, mais aussi de grande joie quand une guérison se profile à l’horizon. L’hôpital est un tout, une grosse entreprise par son nombre de salariés qui doit équilibrer ses chiffres tout en restant performant ; une étape incontournable quand la vie vous égratigne ou qu’un accident vous conduit entre ses murs.

Souhaitons à l’hôpital de Saintonge et à ses « satellites » de concrétiser leurs ambitions au service de la population afin d’améliorer l’offre de soins « encore insuffisante dans certains domaines ». À ce titre, le dossier commun informatisé se poursuit ainsi que le système d’archivage et de transmission d’images numérisées qui représente une avancée technologique dans le secteur de l’imagerie médicale. 

• Pour les personnes âgées 
L’offre proposée comprend les EHPAD de Matha, Saint-Savinien et la Chapelle des Pots. Sur Saintes, la restructuration de l’EHPAD/USLD Aquitania est dans sa seconde phase de reconstruction. Les travaux devraient se prolonger jusqu’en 2014.


 • Les praticiens recrutés en 2012 - Cardiologie : Drs Delaire, Ngom, Peyrou - Gériatrie : Dr Van Pardelles - Chirurgie orthopédique : Dr Daaboul - Accès aux soins de santé : Dr Sejourne - Hospitalisation courte durée : Dr Lafon - Laboratoire interhospitalier : Dr Phan - Pharmacie : Dr Yali - Psychiatrie : Dr Zhengyong - Maison accueil Brumenard : Dr Lecroart - Cancérologie : Dr Parola (dont le père prendra sa retraite en février prochain).

Le dr Borde, président de la commission médicale d’établissement
• En 2012, ils ont pris leurs fonctions : Geneviève Leclerc, directrice qualité et gestion et Agnès Klein, référente dans la prise en charge du handicap. 188 personnes ont été recrutées dont 11 praticiens. 30 agents ont pris leur retraite.


• Ils ont été distingués - Médaille d’argent : André Deconinck, aide-soignant en réanimation ; Jean-Luc Meyze, employé aux services techniques - Médaille de vermeil : Agnès Despreaux Saint-Sauveur, infirmière en psychiatrie - Médaille d’or : Nadine Lafourcade, aide-soignante en médecine.

Un salarié décoré par Isabelle Pichard

A Rochefort, le gréement
de l’Hermione est une réalisation
unique au monde


Samedi 9 mars, le premier étage de la mâture de l’Hermione a été posé. L’équipe des gréeurs du chantier de Rochefort a effectué la pose des différentes pièces sous le regard admiratif du public. Le gréement de l’Hermione, en fibres naturelles, à l’identique de celui du navire d’origine, est une réalisation unique au monde.

L’opération s’est déroulée en plusieurs temps. Elle a débuté par le grutage du petit mât de hune, pièce longue de 16,90 m, et son positionnement le long du mât de misaine. L’opération s’est finalisée manuellement. Les gréeurs ont manœuvré le petit cabestan de l’Hermione pour aider au positionnement de la pièce et son stockage provisoire le long de la misaine. Cette pièce sera mise à son emplacement définitif le 13 avril.

 Deuxième étape : A l’avant, l’installation du bout-dehors pièce de 12,35 m le long du beaupré. Il rejoindra son emplacement définitif, dans le prolongement du beaupré, lors d’une future opération de mâtage.

Un ensemble de 12 tonnes 

Sans doute la manœuvre la plus délicate, le grutage du grand bas mât (27 m de hauteur), à la fois le mât, sa grande hune (plateforme de près de 20 m2) et le gréement dormant correspondant. Un ensemble de plus de 12 tonnes.
 L’opération s’est parfaitement déroulée. Une fois gruté à bord, le mât après avoir traversé les étambrais des ponts de gaillards, de batterie, et du faux pont a été positionné en fond de cale sur la carlingue du navire.
Dernière manœuvre : la pose à l’arrière du navire de l’ensemble mât d’artimon (16.58 m) et mât de perroquet de fougue (13 m). Les deux pièces assemblées entre elles. Le perroquet de fougue installé provisoirement le long de l’artimon, sera relevé à la verticale au dessus de l’artimon lors d’une prochaine opération. A la fin de la journée, les pièces constituant le premier étage de la mâture ont été posées.


Unique au monde 

La mâture de l’Hermione est réalisée en lamellé collé de pin d’Orégon. Les ferrures et cerclages des mâts ont été fabriqués par l’atelier forge du chantier. Enfin, les pièces du gréement dormant, assemblage des cordages, poulies, réas, qui permettent de fixer les mâts au navire, a été exécuté à l’ancienne par l’équipe des gréeurs du chantier.
Le gréement de l’Hermione, en fibres naturelles, à l’identique de celui du navire d’origine est une réalisation unique au monde. Les gréeurs s’attèlent maintenant à rigidifier le gréement ; mettre les cordages sous tension pour garantir la fixation solide des mâts aux portes haubans. A plus de 47 mètres de hauteur.
Une nouvelle opération de mâtage est déjà programmée : rendez vous samedi 13 avril pour la suite des opérations et la pose du 2ème étage de la mâture de l’Hermione. Les travaux de mâture vont s’échelonner jusqu’à la fin juin. Le travail se verticalise, permettant aux visiteurs du chantier d’assister à des travaux insolites, et de voir les hommes grimper dans la mâture et culminer à plus de 47 mètres, la hauteur du tirant d’air du navire.

www.hermione.com