lundi 1 avril 2013

L’histoire de l’étoile ferroviaire de Saintes,
de ses origines au XXI siècle


Après sept ans de recherche et de travail assidu, Henri Texier a enfin publié son livre sur l’histoire du rail à Saintes. Un formidable travail sur la cité cheminote, unanimement reconnu. 

Sans doute l'un des ouvrages les plus importants écrits par Henri Texier
Ce livre a pour ambition de mettre en exergue Saintes, l’apport économique urbanistique, social et politique du chemin de fer et ce qu’il est convenu d‘appeler la famille cheminote.

 Henri Texier, lui-même fils, frère, oncle, neveu et gendre de cheminot, a su présenter l’histoire du chemin de fer à Saintes du côté des hommes d’abord. Il détaille les événements locaux dans le contexte de l’histoire nationale, voire internationale. Pour nourrir son texte, le rendre plus vivant encore, il l’a ponctué de très nombreux témoignages recueillis auprès des cheminots ; actifs et retraités et de leurs familles, une mémoire ouvrière qui, grâce à lui, peut ainsi se transmettre.

Séance de dédicaces

Mais si cet ouvrage se distingue des études habituellement consacrées au chemin de fer, il le doit avant tout au formidable talent de son auteur. Avec beaucoup de verve et de chaleur, il nous relate, qu’ils soient importants ou modestes, dramatiques ou cocasses, les grands moments vécus par les cheminots. Il nous transmet même cette empathie puisée dans ses racines familiales et nous devenons au fil des pages successivement poseur de rails, chaudronnier aux ateliers, conducteur de locomotive tel Jean Gabin dans La bête humaine, ou résistant dans La Bataille du rail.

Deux lecteurs admiratifs, Jean Rouger, maire de Saintes, et Michel Lis, écrivain
Henri Texier est l’auteur de nombreux ouvrages sur Saintes. Le dernier en date est sans doute le plus important. Il a été aidé dans sa tâche par Didier Catineau, lui-même fils de cheminot, et Agathe Morin. Un magnifique travail à saluer qui servira incontestablement de référence.

Agathe Morin et Didir Catineau ont aidé Henri Texier dans sa vaste tâche. pari réussi !
Didier Catineau et son épouse, Françoise
L'imprimerie IDE a réalisé la maquette du livre d'Henri Texier
• Livre paru aux éditions la Roue. Imprimé par l’imprimerie IDE (Delavaud l’Etoile) à Saintes. En vente dans toutes les librairies au prix de 28 euros. Renseignement : la roue.saintes@orange.fr

Au Paléosite de Saint-Césaire,
Neandertal l’européen


La première communauté européenne est néandertalienne. Que savons-nous de cet homme, dont l'évolution commence il y a quelque 500 000 ans en Europe ? Quel était son mode de vie ? Quelles différences anatomiques avec nous ? Savait-il parler ? Espèce distincte ou sous-espèce ? Quand et comment a-t-il disparu ? L'exposition "Neandertal l'Européen", à découvrir jusqu’au 11 novembre dans le hall du Paléosite de Saint-Césaire (Charente-Maritime), invite le public à la rencontre d'une fascinante humanité, antérieure à la nôtre, qui s'est éteinte 30.000 ans avant notre ère. 
 • L’exposition Conçue et réalisée par la Direction de l’archéologie du Service public de Wallonie, en partenariat avec le Musée de la Préhistoire de Ramioul, l’exposition présente l’état actuel des connaissances sur cette humanité. Véritable ouverture à l’éveil scientifique, les visiteurs y apprennent ce que l’on sait de Neandertal et surtout comment on le sait au travers de supports variés : objets témoins, textes scientifiques, borne interactive…. Cette exposition permet de mettre en valeur les recherches archéologiques qu’elles soient anciennes ou récentes et surtout de battre en brèche les nombreux clichés qui collent à la peau des néandertaliens depuis le XIXeme siècle.

• Mais qui est Neandertal ? 

 Descendant des premiers groupes humains à s’être peu à peu dispersés à travers l’Europe au départ du Proche-orient depuis environ 1.800.000 ans, c’est en Europe que l’Homme de Neandertal a progressivement acquis sa morphologie spécifique, entre quelque 500.000 et 125.000-100.000 ans, limite conventionnelle à partir de laquelle les caractères les plus typiques de son anatomie sont bie développés.
Il s’agit donc d’un pur produit du vieux continent. Son mode de vie est celui d’un chasseur nomade, essentiellement carnivore, qui vit en petits groupes dans des campements de plein air ou à l’entrée des grottes. Il inhume ses défunts. Les néandertaliens ont occupé la quasi-totalité du continent européen, avec la façade atlantique et la Méditerranée, comme limites occidentales et méridionales.
La majorité des restes osseux de ce type humain provient de grottes et abris sous roches, et ce dans la mesure où le milieu calcaire permet une préservation optimale de ce genre de vestiges. Ainsi les régions karstiques du Sud-Ouest de la France, de la Croatie et de la Rhénanie, sont des régions particulièrement propices à l’étude des néandertaliens.

Proche de l’Homme moderne, Neandertal présente cependant une carrure plus puissante et athlétique et ses membres sont trapus et musclés. Il devait mesurer entre 1,55 et 1,60 m. Il a une morphologie reconnaissable grâce à un bourrelet sus-orbitaire situé au niveau du front. Récemment, l’étude de l’ADN fossile de vestiges néandertaliens a révélé que certains d'entre eux avaient la peau très claire et des cheveux roux.

• Son habitat : 

 La survie des groupes de néandertaliens implique l’acquisition de ressources alimentaires et minérales, ce qui engendre du nomadisme, c'est-à-dire une forte mobilité des individus. Les campements de l’Homme de Neandertal ont été implantés soit dans des sites karstiques – entrées de grottes ou abri sous roche – soit dans des sites de plein air – plateaux, buttes, berges de rivières, confluence, versants de vallées… De telles installations se trouvent presque systématiquement à proximité de points d’eau.

• Un chasseur

La chasse est une activité sociale fondamentale qui rythme et structure la vie des sociétés, impliquant la collaboration, le partage de ressources et celui des tâches. Les Néandertaliens étaient de grands mangeurs de viandes. On estime leurs besoins à quelques 6.000 calories par jour.

 Exemple de faune : Le rhinocéros laineux
• Un tailleur d’outil en silex

 Neandertal maîtrise parfaitement la taille de la pierre : son outillage est varié, sa matière première est choisie. Pour percevoir son exceptionnelle aptitude à la taille, l’exposition propose aux visiteurs de découvrir de nombreux objets originaux provenant de collections majeures. L’exposition dispose d'un espace dédié, l'expérimentarium, où les visiteurs peuvent manipuler des reproductions de ces outils.

  
• Les premières sépultures 

Les premières sépultures connues datées d’il y a quelque 110 000 à 90.000 ans, ont été aménagées par l’Homme de Neandertal. Il s’agit d’inhumations qui attestent d’attentions vis-à-vis des défunts et du souci de soustraire leurs dépouilles aux crocs des animaux charognards. De telles pratiques montrent que les néandertaliens n’étaient pas indifférents à la mort et qu’ils développaient sans doute des rites et des croyances de type métaphysique, qui nous restent cependant difficilement accessibles.

Reconstitution de la sépulture de Kebara
• L’exposition Neandertal l’Européen utilise des supports variés permettant aux différents publics de trouver l’information sous la forme qui lui convient : collections archéologiques de premier plan, posters, bornes interactives, interviews et documentaires.

• Un "experimentarium" 

Ils permettent de découvrir par le toucher, par le geste, l’intelligence technique de l’Homme de Neandertal pour la confection de ses outils. Ils offrent aussi la possibilité de tester l’usage de ceux-ci sur différentes matières. Cet ensemble se compose de deux galets aménagés, de divers types de racloirs, d’un denticulé, d’un couteau à dos, d’un biface et de trois épieux en bois. Il propose aussi deux remontages complets, illustrant la fabrication d’un éclat Levallois et d’un biface.

• Des posters 

Ces posters présenteront des fouilles archéologiques sur des sites néandertaliens, mais ils traiteront également de l’anatomie de ces Hommes, de leur capacité à parler, du contexte dans lequel ils vivaient aussi bien au niveau géologique que du climat. Ils aborderont le thème de la culture néandertalienne : fabrication d’outils en silex, confection de vêtements… Enfin ils mettront en avant les comportements symboliques de cette espèce aussi bien sur l’inhumation que sur le cannibalisme.

• Publication

Un catalogue de 127 pages, abondamment illustré, accompagne l’exposition. Il a été édité en septembre 2010 à l’occasion de l’exposition qui s’est tenue à Namur, aux moulins de Beez, du 4 septembre 2010 au 3 avril 2011. Destiné au grand public, ce fascicule invite à la découverte de l’anatomie et de la culture des hommes de Neandertal ainsi que des modifications de l’environnement au sein duquel ont évolués ces hommes qu’on peut ranger parmi les tous premiers Européens.

L’équipe de tournage de la chaîne “Toute l’histoire”, devant le campement préhistorique du Paléosite. L’émission a été diffusée en septembre 2010 sur la chaîne “Toute l’histoire‘ (chaîne du câble, du satellite et TV par internet). La sortie en salle du film « Ao, le dernier Néandertal » a eu lieu quelques semaines plus tard
• Conférence 

Le 5 avril à 19 h, le Paléosite recevra Christelle Draily du Service Public de Wallonie, archéologue en charge des fouilles à la grotte Walou en Belgique (fouilles 1996-2003). Commissaire de l’exposition « Neandertal l’Européen », elle donnera une conférence.

• A destination des jeunes 

Le service éducatif du Paléosite mettra à la disposition des enseignants sur simple demande un livret « aide à la visite » sous forme de petit questionnaire. De plus, un livret-jeu sera remis à chaque visiteur individuel pour mieux appréhender l’exposition. L’exposition « Neandertal l’Européen » est en accès libre dans le hall du Paléosite aux jours et horaires d’ouverture.

En 2010, Christian Marti présente les décors du film Ao. Pour le tournage, Jacques Malaterre s'est adjoint les services de Marylène Patou-Mathis, directrice de recherche au CNRS. Elle travaille depuis plus de 25 ans sur l'homme de Néandertal.
À PROPOS DU PALEOSITE … 

Situé sur le lieu même de la découverte de Pierrette, une néandertalienne retrouvée en 1979, il a été créé avec le soutien de scientifiques de renommée internationale et des plus grands spécialistes mondiaux de l'homme de Neandertal. Le comité scientifique assure la rigueur scientifique du propos du centre et aide à la vulgarisation de ces connaissances complexes.
Activités : spectacles sur écran géant , reconstitutions, animations 3D, ateliers ludiques de comparaison, scanner intégral, bras de fer avec Neandertal, morphing facial… pour découvrir le visage que vous auriez eu il y a 35 000 ans !
A l’extérieur : parcours sonorisé, reconstitutions grandeur nature de villages sapiens et Neandertal, cimetière de mammouths, un auroch, des rennes, initiation aux techniques préhistoriques : allumage du feu, taille du silex, tir au propulseur...


Le hall abrite une série d’animaux de la préhistoire, aujourd’hui disparus : mammouth et rhinocéros laineux, buste de cerf mégalocéros, tigre à dents de sabre… tous surprenants de réalisme !


Des défenses de mammouths. Imposantes ! 



Infos : Paleosite - Route de la Montée Verte – 17770 Saint-Césaire 05.46.97.90.90 www.paleosite.fr, ouvert au grand public du 1er avril au 11 novembre 2013. Avril/Mai/Juin/Septembre : de 10h30 à 19h00 Juillet/Août : de 10 h à 20 h (non stop) Octobre/novembre : de 10 h 30 à 18 h 30 Fermé les lundis et mardis hors périodes de vacance scolaires toutes zones. Billetterie fermée entre 12 h 30 et 13 h 30. Tarifs : adulte 10€ - enfant (6 à 14 ans) 6€ - Pass'Famille (2 adultes et 2 enfants) 26€.

Les décors du film Aô le dernier Neandertalien ont été achetés par le Conseil général de Charente-Maritime pour le Paléosite de Saint-Césaire.
• Dimanche 7 avril : le Paleotrail
L’association Saintes Triathlon organisera son premier Paleotrail à Saint-Césaire avec pour point de départ et d’arrivée de cette course le Paléosite. C’est une course à pied nature de 12 et 24 km. Vacances scolaires de pâques (13 avril-12 mai) : Des animations préhistoriques seront organisées tous les jours de la semaine : taille du silex ; allumage du feu ; tir au propulseur , découverte de la lignée humaine.

Du mardi au jeudi … Un jour, un thème ! 
• Mardi : journée de l’art Les adultes et les enfants pourront s’identifier aux artistes paléolithiques en reproduisant sur un mur des scènes de grottes ornées comme Lascaux à l’aide de pigments naturels.
• Mercredi : journée de la musique Atelier musical : à travers la découverte et la manipulation d’instruments préhistoriques et ethniques, les visiteurs pourront en apprendre plus sur les origines de la musique.
• Jeudi : journée de la chasse Atelier d’arme de jets : tir à l’arc préhistorique, tir à la sarbacane et jet de bolas. Le nom de bolas a été donné par les préhistoriens à des sphères de pierre, le plus souvent paléolithiques, par analogie avec les bolas d’Amérique du Sud. Elles sont fréquentes à l’acheuléen en Afrique, mais sont également présentes dans des industries postérieures (moustérien). Les bolas sont utilisés pour capturer les proies ou le gibier en train de courir.

dimanche 31 mars 2013

Jonzac :
Rencontre avec le photographe
Yves Coqueugniot


Du 3 au 13 avril, la médiathèque de Haute Saintonge accueille une exposition réalisée par les élèves de plusieurs établissements scolaires de Haute Saintonge (collèges de Montendre, Montlieu, Montguyon, St Genis, lycée et école primaire André Malraux et maternelle du Parc de Jonzac), dans le cadre de la résidence d’artiste d’Yves Coqueugniot (photographe) au lycée de Jonzac.

Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, celui-ci a initié les participants à la technique du pochoir, mais aussi à utiliser le graphisme pour mettre en évidence un thème ou une idée…
Venez nombreux rencontrer cet artiste qui sera présent dans les murs de la médiathèque de Jonzac pour accueillir les classes participantes et échanger avec le public jusqu’au vendredi 5 avril.

Yves Coquegniot a initié les élèves à la photographie. De nombreux thèmes ont été abordés

Les élèves du lycée de Jonzac à la banque alimentaire de Jonzac aux côtés des responsables Maïté Auboin, Pascal Hannoyer et Yves Coqueugniot

Conseil général : Schéma en
faveur des adultes handicapés,
Futur grand aéroport
de Rochefort en 2020


La session de printemps du Conseil général s’est tenue du 25 au 29 mars derniers à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle sous la présidence de Dominique Bussereau.
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L’Assemblée départementale a adopté le schéma départemental en faveur des personnes adultes handicapées 2013-2017. Il est le fruit d’une longue démarche concertée, conduite avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), et associant tous les acteurs concernés intervenant dans le domaine du handicap. Les travaux ont été animés par un comité de pilotage assisté d’un comité technique. Ils ont porté sur quatre thèmes : améliorer la coordination et la qualité des interventions autour de la personne handicapée à domicile ; renforcer l’offre et la qualité de prise en charge dans les structures d’accueil pour personnes handicapées ; favoriser le parcours de la personne handicapée tout au long de sa vie et les allers-retours entre des prises en charge à domicile, en accueil familial et en établissement ainsi que la vie sociale des personnes handicapées dans la cité.
Les six parties du schéma permettent de regrouper les résultats de ces travaux concernant l’état des lieux en Charente-Maritime, l’évaluation des besoins, les attentes des personnes handicapées et des professionnels, la contribution de chaque acteur et la coordination nécessaire entre tous ces partenaires, les orientations stratégiques et les fiches actions (18).

Par ailleurs, le Conseil général a notamment adopté les rapports suivants.

• Aide au développement du trafic aérien : Une subvention d’un montant de 171 000€ est votée au profit de la Chambre de commerce et d’industrie de La Rochelle au titre d’une aide au développement du trafic aérien de l’aéroport de La Rochelle – Ile de Ré pour l’année 2013. En 2012, cet aéroport a proposé 17 destinations régulières d’avril à octobre ; ces liaisons aériennes ont permis l’accueil de 231 918 passagers (+ 3,28% par rapport à 2011). Les retombées économiques sont estimées à 23 M€.

• Axe ferroviaire Nantes - Bordeaux : Le Département participe au financement d’études complémentaires menées par Réseau Ferré de France (RFF) et consacrées à l’axe ferroviaire Nantes-Bordeaux. Un premier diagnostic ayant identifié une "zone de fragilité majeure" sur une section de double voie entre La Roche-sur-Yon et La Rochelle, différentes solutions vont être examinées pour procéder aux modernisations nécessaires.

 • Résidence internationale universitaire : Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Poitiers a programmé la construction, à La Rochelle, d’une nouvelle résidence universitaire d’une capacité d’accueil de 120 logements (dont 6 pour des personnes à mobilité réduite). Le Département, dans le cadre du Contrat de projet État-Région, a déjà voté une enveloppe de 750 000€ au titre de sa participation à cette opération. Un crédit de 375 000€ sera inscrit au Budget supplémentaire 2013. Le Département a également décidé d’accorder au CROUS de Poitiers la garantie départementale à hauteur du tiers du montant de l’emprunt contracté.

• Politique archéologique : Le Département va solliciter le renouvellement de l’agrément accordé à son service d’archéologie dans le cadre de ses actions d’archéologie préventive. Réalisation de diagnostics précédant des chantiers d’aménagement et, le cas échéant, de fouilles préventives. De 2008 à 2012, le service archéologique départemental a ainsi réalisé 78 diagnostics et 7 opérations de fouilles préventives.

• Politique culturelle : Dans le cadre du soutien qu’il apporte à l’enseignement de la musique et de la danse, le Département a voté deux crédits d’un montant de 329.020 € pour les écoles de musique associatives et de 65.230 € pour les écoles de musique municipales et intercommunales.

• École des sports nature de Port-Maubert : La base de sports nature de Port- Maubert (Saint-Fort-sur-Gironde) est l’une des pièces maîtresses du programme de mise en valeur de l’estuaire de la Gironde. Elle est installée dans des locaux mis à la disposition par la commune. Ils seront rénovés et agrandis par la Communauté de Communes de la Haute-Saintonge. Le Département participe au financement de cette opération à hauteur de 40%, soit une enveloppe de 360.000 €.

• Aide au développement du trafic aérien,
un enjeu économique :
 

L'Assemblée départementale a voté une subvention de 171 000€ pour l’année 2013(sous réserve d'une contribution équivalente de la CDA de La Rochelle) répondant ainsi favorablement à la demande de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Rochelle pour aider au développement du trafic aérien charentais -maritime.

■ 23 millions d'euros de retombées économiques 

En 2012, l’Aéroport de La Rochelle - Ile de Ré a proposé 17 liaisons régulières à destination de la Grande Bretagne, l’Europe du Nord, l’Europe du Su et 3 grandes villes française. Ces liaisons aériennes ont permis d’accueillir près de 232 000 passagers dans notre département, soit une progression de plus de 3% par rapport à 2011. Les retombées économiques pour la Charente-Maritime sont estimées à 23 millions € (chiffres CCI.

Rappel : Lors de l'examen du budget primitif 2013, l’assemblée départementale avait décidé de ne pas contribuer financièrement aux actions de promotion des lignes aériennes charentaises-maritimes, sur les marchés étrangers pour 2013-2014 et 2015.
Cette décision a conduit la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Rochelle à attirer à nouveau l’attention du Conseil général sur les enjeux économiques et touristiques de ces liaisons, le risque de voir remis en cause le maintien de ces dessertes aériennes diversifiées et des activités aéroportuaires par les compagnies présentes actuellement. Activités économiques et emploi dans le tourisme découlent notamment du trafic aérien.
Même s'il ne s’agit pas d’une compétence obligatoire, le Département a la volonté d'agir en faveur du l’essor de la Charente-Maritime. Cet engagement s'explique également par la création de l'aéroport départemental Rochefort à horizon 2020. En effet, la plateforme aéroportuaire de Rochefort/Saint-Agnant ne pourra fonctionner qu’à la condition d’un trafic aérien maintenu et suffisant en Charente-Maritime.

■ L’aéroport Rochefort, une vocation départementale à l’horizon 2020 

En mars 2006, l'assemblée départementale s’est prononcée à l’unanimité sur la vocation départementale de la plate-forme aéroportuaire de Rochefort. Le 1er janvier 2007, l’Etat a transféré au Département la propriété et les compétences relatives à cet aéroport. Dans la perspective de la préparation de cette plate-forme à l’accueil de l’ensemble du trafic aérien à l’horizon 2020, le Département a décidé d’engager une réflexion autour des enjeux de la desserte.
En décembre 2009, s’est tenu un colloque présidé par Dominique Bussereau, président du Conseil général, secrétaire d’Etat chargé des transports qui a réuni l’ensemble des partenaires concernés ainsi que des experts nationaux. Les participants ont ainsi pu débattre du futur aéroport, de l’avenir du marché aérien, des besoins et des atouts de la Charente-Maritime en matière de desserte aérienne (analyse du contexte national et international, développement du low-cost, évolution des aéroports voisins, perspectives des autres modes de transport, notamment ferroviaire).

■ Le futur aéroport : un outil de développement 

Cet outil structurant s’inscrit parfaitement dans le développement de la Base aérienne 721, première unité militaire de l’Ouest de la France à vocation inter armes. Aujourd’hui, l’équipement actuel dispose d’un ILS (système d'atterrissage aux instruments) performant permettant l’atterrissage et le décollage avec une sécurité optimum des avions civils ou militaires. Il comprend une piste de 2 280 m de long et de 45 m de large et peut accueillir tous moyens courriers. Située entre Bordeaux et Nantes, cette plate-forme régionale pourra générer l’émergence de zones d’activités en liaison avec les collectivités dont la communauté d’agglomération et la ville de Rochefort.

■ L’étude de faisabilité 

L’ADPI (Aéroport de Paris International) a réalisé une étude sur les investissements à envisager pour une exploitation de qualité. Ces investissements devraient s’élever à environ 30 millions € et seront largement compensés par les retombées économiques générées.

■ 300.000 passagers en 2020 

L'aéroport Rochefort-Charente-Maritime situé à mi-chemin entre La Rochelle et Royan, pourra accueillir 300 000 passagers chaque année. Il participera au dynamisme et au rayonnement de la Charente-Maritime ; il permettra de renforcer l’attractivité du Département, d’améliorer l’accueil des passagers, de générer des retombées économiques substantielles, donc de soutenir l’économie locale et l’emploi du Département.

Politique culturelle
de Charente-Maritime :
Plus de 1,9 millions d’euros
de subventions


La Commission permanente du Conseil général s’est réunie vendredi 29 mars à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle sous la présidence de Dominique Bussereau.


Plusieurs rapports étaient consacrés à l’individualisation de subventions au titre de la politique culturelle départementale : 949 000€ pour le soutien aux différents lieux culturels de la Charente-Maritime ; 157 600€ pour le soutien aux compagnies de théâtre, aux manifestations théâtrales et aux lieux de diffusion des programmations théâtrales ; 469 200€ pour le soutien aux manifestations musicales et chorégraphiques (enveloppe totale 2013 : 1,012 M€) ; 361 300€ pour l’aide aux associations et aux manifestations culturelles dans les domaines de l’audiovisuel, des arts plastiques et du patrimoine.

• Campagnes de dépistage des cancers du sein et colorectal : Une subvention de 185.000€ a été accordée à l’association Lucide17 au titre des actions mises en œuvre dans le cadre de ces campagnes. La Commission permanente a approuvé la convention entre le Département et Lucide 17.

• Aide aux centres sociaux : Des subventions de fonctionnement sont accordées aux centres sociaux dans le cadre de leur mission d’animation globale ou dans le cadre de leur mission d’animation socio-éducative et de prévention.

• Logement des jeunes : Quatre subventions de fonctionnement, pour un total de 514.500€, sont attribuées au Comité local pour le logement autonome des jeunes (La Rochelle, île d’Oléron, Haute-Saintonge), à l’Association pour l’habitat
des jeunes (Vals de Saintonge), à l’Association Le logis (Saintes) et à l’Association Horizon habitat jeunes (La Rochelle).

• Politique de la petite enfance : De subventions d’équipement sont accordées au profit : de la Crèche à gestion hospitalière de Rochefort ; du Centre social de La Rochelle-Ville pour la halte-garderie "Les petits princes".

• Habitat 17 : La garantie départementale d’emprunt a été accordée à Habitat 17 pour 3 programmes : la construction de 3 logements locatifs sociaux à Royan (avenue de la
Grande Conche) ; l’acquisition de 3 logements locatifs sociaux à Sainte-Soulle ; l’acquisition de 22 logements locatifs sociaux à Royan (avenue de Rochefort).

• Soutien aux filières économiques : Une subvention de 25 000 € est accordée à DocServices pour l’organisation de l’édition 2013 du Sunny Side of the Doc, marché international du documentaire (25-28 juin à La Rochelle).

• Fort de la Rade à l’île d’Aix : La Commission permanente a approuvé un programme de travaux de restauration des remparts, pour un montant de 290.628€.

 • Schéma départemental des aires de covoiturage : Le programme de réalisation des 65 aires de covoiturage se poursuit. La Commission permanente a approuvé les conventions passées avec les Communes de Beurlay et de Pons pour l’aménagement des aires sur le territoire de ces deux communes.

• Programme d’actions de prévention des inondations (PAPI) de la Communauté d’agglomération de La Rochelle : Le Département va signer la convention-cadre du PAPI de la CDA de La Rochelle, aux termes de laquelle sa part financière va représenter 20% du montant des actions, soit 5,875 M€.

• Plan digues départemental : La Commission permanente a procédé à l'individualisation de 2 opérations et approuvé les plans de financement : Diagnostic et études des enjeux sur les 13 secteurs sensibles de la côte nord-ouest de l’île d’Oléron (montant TTC estimé : 35 880€) ; Phase 1 du schéma global de protection contre la submersion marine dans l’estuaire de la Charente (montant TTC estimé : 299 000€).

• Équipement des ports de pêche : Deux subventions sont accordées à la commune de Saint-Pierre d’Oléron (port de La Cotinière) et au Syndicat mixte du port de pêche de Chef-de-Baie.
Qualité environnementale des ports : Subvention à la commune de La Tremblade pour la construction d’une borne eaux noires.

• Modernisation des infrastructure portuaires : La restauration du quai du port de l’Eguille (rive gauche) sera financée à 40% par le Département.

• Travaux de dragage : Le Département finance à 40% des opérations de dévasage à La Tremblade et à Saint-Trojan-les-Bains.

• Politique sportive départementale : Des subventions ont été individualisées au profit des comités sportifs départementaux, pour un total de 119.703€.
Le Département aide également les clubs de sport nautique à acquérir du matériel. Plusieurs subventions ont été votées à ce titre pour un total de 79 286€.