jeudi 7 novembre 2019

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, en Charente-Maritime

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, sera en Charente-Maritime vendredi 8 novembre pour faire le point suite aux intempéries causées par la tempête Amélie et signer le Contrat de transition écologique (CTE) de la communauté d’agglomération de Rochefort-Océan.

(© Département Charente-Maritime)
Elle rencontrera les maires touchés par les intempéries causées par la première tempête de l’automne « Amélie » et les acteurs opérationnels (sapeurs-pompiers, gendarmes, agents d’intervention d’Enedis, secouristes) de la gestion de la tempête. Elle se rendra également à l’étang de la Boutonne pour évaluer le dispositif de gestion des crues de La Boutonne.

Ce déplacement sera aussi l’occasion pour la ministre de signer le Contrat de transition écologique (CTE) de la Communauté d’agglomération Rochefort Océan qu’elle a engagé le 5 février dernier.

 Lancés par le Gouvernement en février 2018, les « Contrats de transition écologique » ont pour ambition d’accompagner les collectivités qui le souhaitent dans tous les aspects de la transition écologique, y compris les mutations économiques et sociales.

La Communauté d’agglomération de Rochefort, acteurs associatifs et entreprises industrielles du secteur de l’aéronautique se sont mobilisés pour engager le territoire dans une démarche d’économie circulaire par le développement de la valorisation des déchets industriels et la création d’emplois. Ce contrat prévoit 1 million d’euros de financements publics et privés en faveur de la transition écologique territoriale. Concrètement, 2 nouvelles filières de revalorisation du polystyrène et des matériaux composites ont été mises en œuvre.

Un CADET en ex-Poitou-Charentes

Le CADET - contrat néo-aquitain de développement de l'emploi sur le territoire - représente la forme la plus poussée d'ingénierie territoriale proposée par le Conseil régional sur un territoire donné. Il consiste au positionnement local d'un ingénieur de développement de la Région afin d'articuler, au cas par cas, projets et acteurs avec les financements régionaux, le tout afin de favoriser le développement  économique et l'emploi.

 Ainsi, ce chargé de mission spécifique s'installe dans un territoire défini afin d'y accélérer la redynamisation économique et sociale, grâce à la combinaison de l'ensemble des aides du Conseil régional. Tourné d'abord vers les entreprises et leurs réseaux locaux, l'agent CADET intervient en lien avec l'ensemble des services spécialisés de la Région et des collectivités territoriales.
Le CADET est créé sur un territoire en déprise et/ou en retournement, souvent à l'occasion d'un sinistre économique : une fermeture ou transfert d'établissement, avec suppressions d'emplois locaux.

Actuellement, il existe 4 territoires CADET (3 en ex-Aquitaine et 1 en ex-Limousin) : Oloron Haut-Béarn (64), Grand Bergeracois (24), La Souterraine - Guéret (23), et Blayais Haute-Gironde (33).

Le Conseil régional a décidé que la prochaine création d'un CADET s'opérera sur le périmètre ex-Poitou-Charentes : il sera positionné sur l'Est de Poitou-Charentes, au sein de 3 territoires de contractualisation :
Le Sud Vienne, communautés de communes du Civraisien en Poitou ainsi que Vienne  et Gartempe.
- La Charente Limousine, territoire et communauté de communes
- Le Ruffecois / Mellois : Pays Ruffecois et communauté de communes Mellois en Poitou

 Il s'agira d'un CADET de type extensif, c'est-à-dire sur un territoire rural assez vaste mais peu dense en population et entreprises. Ses problématiques s'articuleront d'abord autour de l'agriculture et activités agroalimentaires, historiquement structurantes dans cette zone. Il symbolise aussi une adaptation des réponses du Conseil régional aux préoccupations exposées lors de la crise des gilets jaunes.
Sa localisation précise dépendra des échanges avec les communautés de communes  accueillantes et de la combinaison avec les autres formes d'ingénierie territoriale existantes.

A cet effet, un comité de pilotage de lancement se tiendra le mardi 3 décembre à Confolens en présence de Reine-Marie Waszak, vice-présidente du Conseil régional en charge de l'aménagement du territoire.

Saintes/La Palu : François Ehlinger met en garde contre les substances enfouies dans le sol dont des perturbateurs endocriniens. Jean-Philippe Machon s’explique

Sur le site de la Palu, le projet de Jean-Philippe Machon est de créer une aire de loisirs ouverte au public. Elle comportera guinguette, jeux et autres installations propices à la détente et aux loisirs tout près du centre ville. Le lieu ne fait pas l’unanimité…

Les vigies de la Palu devant la mairie mercredi avant le conseil municipal
La Palu, un lieu de balade où la mairie souhaite créer une aire de loisirs
La prairie de la Palu anime les débats depuis que le maire veut y installer une aire de loisirs. Un collectif baptisé « les vigies de la Palu » fait entendre sa voix, non pas qu’il soit opposé à un espace ludique, mais parce que la nature du site provoque des interrogations. La copie initiale du maire a d’ailleurs été revue. Le projet, qui devait se concrétiser dès cette année, a été retardé.

Médecin, François Ehlinger (aux côtés de Philippe Callaud, Josette Grolleau et Serge Maupouet) a tiré la sonnette d'alarme
Mercredi soir lors du conseil municipal, François Ehlinger est monté au créneau sur le sujet, largement soutenu par l'assistance où les « vigies » arboraient des pancartes aux slogans explicites. Médecin, cet élu de l’opposition a fait part de ses inquiétudes au premier magistrat : « Monsieur le maire, la planète est en danger, nous devons la protéger et Saintes n’échappe pas à cette obligation. Le projet de la Palu n’est pas bon parce qu’il repose sur une ancienne décharge sauvage, donc dangereuse. Tout le monde le sait. Vous avez fait appel à des sociétés spécialisées pour effectuer des études du site. Ces rapports, dont les résultats auraient du faire l’objet d’une communication publique, sont révélateurs. Le premier met en garde contre la destruction des habitats naturels avec des menaces pesant sur la faune et la flore en bordure de Charente. L’autre, réalisé par Tereos, fait remarquer que la zone est polluée à tous les niveaux, eau, terre et air. Des produits CMR sont signalés, autrement dit il s’agit de substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction… dont des perturbateurs endocriniens. Il faut savoir que plus les doses de ces perturbateurs sont faibles et plus elles sont dangereuses »… 

Dans la salle, l’attention est vive. Les propos tenus par François Ehlinger ont, en effet, de quoi sensibiliser les participants. Et l’élu de poursuivre : « Tereos émet des recommandations lors des travaux. Elles concernent tant les ouvriers qui interviendront sur le site que les structures. La guinguette, par exemple, devra se trouver à 60 centimètres au dessus du sol, la zone devant être aérée. Un confinement y est envisagé qui ne veut pas dire dépollution. Il faudra donc assurer un suivi et bien au-delà d’une décennie. Ce projet est déraisonnable et il existe d’autres endroits pour l’accueillir ». Joignant le geste à la parole, il adresse au maire un petit paquet contenant… de l’amiante. « J’ai un cadeau pour vous » dit-il, histoire de rappeler à l’édile que certains matériaux nuisent gravement à la santé.


Jean-Philippe Machon : « s’il est dangereux, pourquoi le site de la Palu n’est-il pas fermé depuis Michel Baron ? »

La riposte du maire ne se fait pas attendre. « Du rapport Tereos, vous avez extrait des parties de phrases pour alimenter votre argumentation. S’il est écrit que le site est pollué, la suite est « qu’il ne présente pas de danger particulier ». Nous sommes en pleine politique ! Si cet espace est dangereux, pourquoi n’est-il pas fermé depuis l’époque de Michel Baron, de même que le jardin public qui repose sur du remblai ? Je ne vois pas que l’ARS soit intervenue pour en interdire l’accès au public. La partie qu’occupera l’aire de loisirs est de 4,5 ha alors que l’ensemble s’étend sur 190 ha. Ces aménagements sont destinés aux familles et je regrette de ne pouvoir y installer une maison de l’écologie. Pour cette base, toutes les autorisations ont été obtenues. Le projet a été réadapté et les organismes concernés ont donné leur feu vert ». 

Document remis par Paul Durand au maire
Réplique de François Ehlinger : « c’est précisément cette superficie de 4,5 ha qui est essentiellement polluée. Pourquoi n’y plantez-vous pas d’arbres fruitiers ? Tout simplement parce que les fruits qu’ils donneront seront empoisonnés. Lors des travaux, quand la terre sera bougée, seront libérées des substances dangereuses concentrées dans le sol. La seule autorisation dont la Ville a besoin est celle du bon sens. Cette aire, c’est comme si vous l’installiez à Tchernobyl »...

La remarque ne fait particulièrement plaisir à Jean-Philippe Machon qui rétorque : « le bon sens, on l’a depuis des années, je parle des élus de la majorité. S’il y avait un risque à la Palu, le bon sens de l’Etat ne nous aurait pas donné d’autorisation »

Au nom des Vigies de la Palu, Paul Durand remet un document au maire. Le projet de la Palu y est comparé à « une paillote de 27 mètres de long, des barbecues et de la musique d’ambiance jusqu’au minuit dont les victimes seront toutes les espèces protégées qui poussent, nichent, se reproduisent ou se nourrissent dans cette prairie ».

A suivre…


• La Palu tire son nom du paludisme (également appelé fièvre des marais). Cette maladie, transmise par certains moustiques, a touché nos régions dans le passé. Des travaux d’assèchement ont été menés afin de restituer à la culture une grande étendue de ces terres autrefois inondées.

• Travaux sur la Palu : Montant de l’investissement 14 millions d’euros (180.000 tonnes de terre concernées).

• Tereos est un bureau spécialisé dans les études de sols et les évaluations du risque de pollution.

• Selon les éléments d’une étude paysagère, « 19 arbres seront abattus à la Palu et 21 plantés » a souligné Dominique Arnaud.

mercredi 6 novembre 2019

Charente-Maritime : Vigilance jaune pour crues et vent

Le département de la Charente-Maritime est replacé au niveau de vigilance jaune pour crues et vent. Les précipitations observées ces derniers jours, tombées sur un sol humide, avaient fait réagir les bassins et cours d’eau du département. Selon le service de prévision des crues du ministère de la transition écologique et solidaire (Vigicrues) et Météo France, les conditions météorologiques s'améliorant sur la plupart des bassins versants, la situation devrait favoriser un retour à la normale pour plusieurs cours d'eau à partir d'aujourd'hui. Les crues observées sont habituelles pour la saison. Des débordements peuvent cependant être localement observés.


Compte-tenu de l’évolution de la situation, le secrétaire général de la préfecture de la Charente-Maritime Pierre-Emmanuel Portheret lève la posture de pré-alerte des services, activée depuis samedi, avant le passage de la tempête Amélie.

Le dispositif de remontée d’information à l’attention des maires reste cependant activé en préfecture, notamment pour le recensement des dégâts causés par le passage de la tempête et des crues observées ces derniers jours.

Les entreprises qui seraient impactées par les intempéries entraînant une fermeture partielle ou totale de l’établissement, peuvent solliciter le dispositif d’activité partielle permettant une indemnisation partielle des salaires des salariés qui n’ont plus d’activité.

Contacts à la DIRECCTE à destination des entreprises :
na-ud17.activite-partielle@direccte.gouv.fr

Plus d’informations sur : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23503

mardi 5 novembre 2019

La Charente-Maritime en vigilance orange crues

Le département de la Charente-Maritime est toujours en vigilance orange crues suite aux précipitations liées au passage de la tempête Amélie.
Les pluies prévues durant toute la semaine, notamment mercredi et jeudi, vont maintenir les réactions en cours des bassins de la Boutonne Amont et de l’Antenne principalement. Les débits pourraient remonter en fonction des précipitations attendues en milieu de semaine.

Un lac aux arènes de Saintes... (© Laurent Favereau) 
Depuis dimanche 3 novembre 2019, le bilan de la vigilance crues est le suivant :

Sur la commune d’Ecoyeux, un couple de 80 ans a été relogé suite à l’inondation de son logement.
Des habitations (sous-sols principalement) ont été inondées à Matha, Courcelles, Nieul-les-Saintes, La Chapelle les Pots, Cressé, Seigné, sans nécessiter de relogement.
Des voiries communales ont été inondées sur Vénérand, Saint Georges de Longuepierre, Nuaillé sur Boutonne.
Aucun site sensible (EPHAD, cliniques, hôpitaux, etc.) n’est impacté par les crues.

Une cellule de veille en pré-alerte s’est tenue en préfecture sous l’autorité du secrétaire général de la préfecture pour faire un état des lieux et adapter le dispositif de vigilance en fonction de l’évolution de la situation.
La préfecture maintient ses échanges réguliers avec les municipalités concernées par la montée des eaux et l’ensemble des acteurs, pour prendre les mesures d’alerte et de protection de la population. Les moyens d’intervention du SDIS (berce nautique) et de la gendarmerie nationale sont maintenus en pré-alerte. La Gendarmerie poursuivra des patrouilles de surveillance tout au long de la vigilance en complément des informations remontées grâce aux capteurs sur les principales rivières et des syndicats des eaux.

Par ailleurs, une réunion d’information a été organisée à Saint-Jean d’Angély en présence de la maire et de la sous-préfète en prévision de crues attendues dans le secteur. Une attention particulière a été apportée sur le secteur du quartier de Fossemagne qui pourrait être impacté par une crue de la Boutonne en cas de dépassement des cotes d’alerte.

• Rappel de la Préfecture aux usagers concernant les risques d’inondations :

Ces risques appellent une vigilance accrue de la part de tous.

Surveillez la montée des eaux ;

Tenez-vous informé auprès de votre mairie ;

Tenez-vous prêt à évacuer les lieux à la demande des autorités, préparez vos papiers d'identité ;

Écoutez la radio pour connaître les consignes à suivre et suivez les comptes twitter préfet17 et facebook préfet de la Charente-Maritime ;

Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée ;

En cas de montée des eaux :

Fermez portes, fenêtres, soupiraux, aérations, pour ralentir l'entrée de l'eau et limiter les dégâts ;

Coupez l'électricité et le gaz ;

Montez dans les étages avec : eau potable, vivres, papiers d'identité, radio à piles, lampe de poche, piles de rechange, vêtements chauds, vos médicaments pour attendre les secours dans les meilleures conditions ;

Ne descendez pas dans les sous-sols.