Jean-Paul Tornier, jonzacais de longue date et élu de l'équipe municipale de Claude Belot, nous fait parvenir cette coupure de presse datant de l'ouverture de la station thermale en 1986. Le journaliste de Sud-Ouest, Dominique Andrieux, y explique les étapes qui ont précédé ce moment important pour l'avenir de Jonzac ainsi que les ambitions de Claude Belot.
| Simone Couybes-Chapron, première directrice des thermes, et le dr Tornier, maire adjoint (© Richard Picotin) |
Le 4 août restera dans les annales de Jonzac, petite ville de la Charente-Maritime : ce jour-là, son établissement thermal ouvrira ses portes. Les promoteurs de l'opération et le maire, Claude Belot, attendent beaucoup de cette création : un boum économique sinon une grosse bouffée d'oxygène. Elle serait pour le moins la bienvenue dans cette région en crise. D'ici à la fin du mois d'octobre, quelque 200 curistes vont étrenner les thermes. Un chiffre certes modeste mais qui augmentera avec la construction dans un premier temps d'un bloc de soins et l'année prochaine, d 'une structure d'hébergement.
Le site unique de type troglodytique conquiert Adrien Barthélémy, c'est là l'endroit rêvé pour ériger un complexe inédit. Mais il reste encore à recevoir l'assentiment du Ministre des affaires sociales avant de passer à l'action. Un premier pas est franchi avec la reconnaissance par l'Académie de médecine de la qualité particulière des eaux de Soenna. Elle est déclarée « hyper-thermale, sulfatée mixte chlorurée sodique ».
Le 1l juin, le maire obtient le feu vert du Ministère. L'accord porte exclusivement sur les rhumatismes. Les indications ORL et phlébologie constitueront une prochaine étape. Qu'importe, « Jonzac a décroché l'essentiel, les rhumatismes fournissent plus de la moitié de la clientèle thermale » déclare Adrien Barthélémy. Enfin, la station peut accueillir ses premiers curistes dès le début du mois d'août. Déjà, l'on note avec plaisir à Jonzac la venue de nombreux visiteurs, sans doute attirés par les plaquettes publicitaires de la Chaîne thermale du soleil. C'est, du moins, l'explication de Claude Belot.
Avec la livraison de la première tranche des travaux en juillet 1987, ce seront des curistes-troglodytes qui recevront des soins sous la voûte des "carrières d'Heurtebise". Un site qui a pour atout non négligeable de bénéficier d'un micro-climat (2300 heures d'ensoleillement par an). Un argument déterminant dans la décision du PDG de la Chaine thermale du soleil d'exploiter Soenna.
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