vendredi 19 octobre 2012

Claude Belot : « Je ne souhaite
pas administrer dans l’humeur »


• Fusion des Communautés de Communes de Haute Saintonge et de Pons 

Récemment, nous faisions état de la difficulté que rencontrait le Préfet de Charente-Maritime à boucler le schéma de coopération intercommunale dans le Sud du département… 

Au centre, Claude Belot, président de la CDCHS
À La Rochelle, la dernière réunion de la Commission départementale de coopération intercommunale a été abrégée quand la première question proposée par Béatrice Abollivier, qui consistait à mettre dans l’escarcelle de la future CDA de Saintes les communes de Brives, Salignac et Rouffiac, a recueilli un vote négatif (22 contre, 21 pour, 2 blancs).

C’est précisément pour expliquer sa position que Claude Belot est entré dans les détails lors de la réunion de la Communauté de Communes qui s'est tenue à Clérac. Estimant qu’un seul « son de cloche » ne saurait représenter l’ensemble des tintements, il revint sur la dernière réunion de la CDCI : « Après le départ de Montils vers Saintes, Daniel Laurent et moi-même pensions que tout était réglé. Nous ne sommes pas contre la CDA de Saintes, mais quand nous avons appris que Brives, Salignac et Rouffiac voulaient se tourner vers cette structure, nous ne pouvions pas approuver ce choix ».
Cette proposition, qui émanerait de Mme Escoffier, ministre de la Décentralisation, aurait pu être suggérée par le maire de Saintes, Jean Rouger. « Ce n’est ni un ministre de gauche, ni un ministre de droite qui nous dictera notre conduite » expliqua le président.
 

Aujourd’hui, il y aurait deux solutions, soit un passage en force, soit un « nouvel examen » du périmètre. « Le passage en force, ce n’est pas comme ça que je conçois la République. L’accord viendra de la base, c’est-à-dire qu’il viendra de nous. Je serais navré qu’on en arrive à une action devant la Justice. Ce serait alors la justice qui nous départagerait » souligna Claude Belot qui n’ignore rien des sentiments de Brives et Salignac. Toutefois, ces deux communes appartenant avant tout à la Communauté de communes de Pons, le sénateur Laurent n’imagine pas les voir sous d’autres cieux…


Le maire de Salignac, Maurice Desbourdes, « ne détiendrait que la vérité d’un moment » tandis que Claude Belot assure l'assemblée « qu’il ne souhaite pas administrer dans l’humeur ». Et de rappeler l’utilité des vastes communautés de communes, la sienne étant la plus grande de France par le nombre de communes. La prochaine réunion de la CDCI devrait avoir lieu dans quelques semaines. Reste à savoir quel sort sera réservé à l’enclave de Rouffiac, dont le maire, Julien Tissandier, a toujours été d’une fidélité exemplaire à Claude Belot…

Points de vue

 • Jean Rouger, président de la Communauté de communes de Saintes : « Les habitants des communes de Brives et de Salignac se sentent plus proches de Saintes et de Cognac que de Jonzac, ce qui explique leur position actuelle. Toutefois, même si je trouve logique, pour la recomposition territoriale, qu’elles rejoignent le futur périmètre de la CDA de Saintes, ce n’est pas à ma demande que Béatrice Abollivier a présenté en CDCI le projet de rattacher Rouffiac, Brives et Salignac à Saintes. Ceci dit, si la situation venait à évoluer dans ce sens, je les accueillerais avec plaisir. Je précise également que je n’ai jamais rencontré Mme Escoffier, contrairement à Claude Belot ». 


• M. Géneau, président de la CDC de Pons : « Il est difficile de savoir ce qui va se passer lors de la prochaine réunion de la CDCI. Lors de la précédente réunion, le préfet a levé la séance sans avoir abordé la question du périmètre des CDC de Pons et de Jonzac. Selon la loi, Rouffiac devrait aller à Saintes, Brives et Salignac à Jonzac. Les discussions restent ouvertes et la situation peut encore évoluer si Mme Abollivier se range à l’avis des élus. Lorsque le schéma sera bouclé, c’est-à-dire quand Pons aura rejoint Jonzac, il restera un point important à étudier avec la CDC de Haute-Saintonge, celui de la fiscalité. Elle doit être égalitaire pour tous les habitants ».

Conseil municipal de Jonzac
Marie Ranoux

donne sa démission


Après Sylviane Brageot, élue de l'opposition qui sera remplacée par Mme Biasini, c’est au tour de Marie Ranoux, membre de la liste du sénateur-maire UMP Claude Belot de donner sa démission du conseil municipal de Jonzac.
Les raisons officielles invoquées sont d’ordre personnel. Cet agent territorial à la DT (service social) cédera sa place à une « revenante » Jeanne Journolleau, bien connue pour le soutien qu’elle a toujours apporté à la capitale de la Haute Saintonge.


samedi 13 octobre 2012

Jean Rouger : La CDA,
le cadeau de Noël des Saintais !


Au conseil municipal

Depuis des années, Jean Rouger rêvait de faire évoluer la Communauté de Communes du Pays Santon en Communauté d’Agglomération digne de ce nom. La date fixée pour célébrer l’heureuse fusion des 35 communes a été fixée au 25 décembre !

Une chose est sûre, Jean Rouger, maire de Saintes, n’est pas un homme superstitieux. En se projetant après le 21 décembre 2012 - date que les devins, s’inspirant des prédictions faites par les Incas, présentent comme un jour fatal pour l’humanité - il est bien décidé à bâtir une Communauté d’Agglomération dans le bassin de vie de Saintes quand ceux de Royan, Rochefort et La Rochelle ont déjà montré l’exemple. La séance « extraordinaire » du conseil municipal, qui s’est tenu lundi soir, était prioritairement consacrée à l’intercommunalité.

 

La question est importante pour le premier magistrat ! D’ailleurs, l’ordre du jour officiel comportait la mention suivante : « nécessité des motifs impliquant l’urgence ». La future CDA (Communauté d’Agglomération) comptera Bussac sur Charente, Burie, Chaniers, Chérac, Chermignac, Colombiers, Corme Royal, Courcoury, Dompierre sur Charente, Ecoyeux, Ecurat, Fontcouverte, La Chapelle des Pots, La Clisse, La Jard, Le Douhet, Le Seure, Les Gonds, Luchat, Migron, Montils, Pessines, Pisany, Préguillac, Saint Georges des Côteaux, Saint Sever de Saintonge, Saint Vaize, Saint Bris des Bois, Saint Césaire, Saint Sauvant, Saintes, Thénac, Varzay, Vénérand et Villars les Bois. Soit les CDC du Pays Santon et du Pays Buriaud que président Jean Rouger et M. Fougerat, auxquelles s’ajoutent quelques localités des alentours.

Cette fusion doit être soumise pour avis aux conseils municipaux de chaque municipalité concernée incluse dans le périmètre. « Nous avons trois mois pour nous prononcer. L’objectif est de créer une nouvelle structure morale qui rassemblera 35 communes » souligne Jean Rouger. Elle prendra en charge les compétences assurées par les communes qui devront les abandonner, comme le veut la loi. Compte tenu de sa taille, elle percevra des dotations plus conséquentes qu’une simple communauté de communes.

Frédéric Neveu, membre de l’opposition, émet un bémol. Si le principe d’une CDA puissante est admis, il pense que l’avant fusion doit faire l’objet de toutes les attentions. Parole de polytechnicien : « Il ne s’agit pas de créer un truc, un machin administratif. Il faut d’abord bien définir les compétences. Je pense à la commune de Le Seure. Elle se trouve à 40 kilomètres de Saintes et le maire ne vient quasiment jamais dans notre ville. La question qui se pose est : une CDA pourquoi faire ? Avec quelle gouvernance ? Quelle vison pour le territoire ? Le débat a manqué cruellement de vision. Tout cela me paraît précipité. De nombreux sujets n’ont pas été traités. Saintes ne peut pas tout porter sur ses épaules. Les habitants doivent comprendre, ils veulent des explications claires ».
Annie Tendron abonde dans son sens.
Pour Jacques Boisset, membre d‘Europe Ecologie les Verts, « il était temps pour Saintes d’épouser l’air du temps » ! Il voit en cette future CDA une étape essentielle, s’inscrivant dans les pas de la loi Voynet. Il verrait d’un bon œil les membres de la CDA désignés au suffrage universel. La communiste Michèle Carmouse votera la fusion, mais elle regrette que la création de la CDA ne relève que des élus : « Les citoyens n’ont pas connaissance de statuts, ni de l’étude d’impact en matière d’incidences financières et d’impôts. Notre groupe restera très attentif à ces questions »…

Transferts de compétences 

Pour le maire de Saintes, il était important pour l’avenir de passer à une intercommunalité de projets. « La CDC du Pays Santon avait 19 communes, la CDA en aura 35 au compteur et 60.000 habitants ». En prenant la compétence « transports » par exemple, la CDA offrira un service de proximité à la population. Début octobre, les maires ont d’ailleurs été invités au Sénat pour débattre du sujet.  
« Etablir un territoire, c’est le boulot des élus » estime Jean Rouger. Et d’ajouter : « nous travaillons ensemble pour définir les compétences sans imposer des surcharges financières aux habitants, nous dirons ce que nous voulons. Il faut avoir une vision du territoire. Nous étions en retard par rapport aux autres grandes villes de Charente-Maritime ».
Selon le maire, le périmètre doit être arrêté et approuvé globalement avant le 31 décembre : « si tout va bien, le nôtre sera opérationnel le 25 décembre ». Pour Noël ! L’année 2013 sera déterminante pour la suite des événements.
Frédéric Neveu revient sur la fiscalité locale dont on sait qu’elle a beaucoup augmenté, en France, avec l’intercommunalité. Sera-t-elle stable ? Jean Rouger s’y engage.

Parmi les autres compétences que devrait assumer la CDA, se trouve la création d’un office communautaire de tourisme. Son objectif décrit par Pierre Dietz et Thierry Menaud (le nouveau Samson de l’équipe municipale, pour les cheveux s’entend !). Il s’agit de retenir les touristes qui ne restent pas plus de deux jours à Saintes. Pas question non plus d’être l’arrière-pays qu’on visite quand il pleut à Royan. Saintes et sa région ont suffisamment d’atouts historiques et de beautés naturelles pour tirer leur épingle du jeu ! Le fait d’appartenir au schéma de développement touristique régional apporte un plus grâce à un « package » attractif avec Cognac.
Suivent plusieurs questions dont la création de la ZA des Charriers Sud (Pierre Dietz estime que les zones saintaises devraient dépendre de la future CDA), la compétence « transports urbains » et « éducation enfance jeunesse » ainsi qu’une convention ville/CDC pour le fonctionnement des écoles primaires, activités périscolaires et extrascolaires.
Cette présentation détaillée, mais un brin monotone, a l’heur d’exaspérer Frédéric Neveu : « voilà ce que nous craignons. Les Saintais veulent des informations précises en séances publiques, pas des lectures où on les informera de telle ou telle décision. Personne ne comprend rien à vos transferts de charges ». Se sentant visée, Martine Tiberj lui rappelle qu’il n’a qu’à assister aux commissions. « A quoi ça servirait de faire les godillots dans les commissions ? Pas la peine d’employer un ton péremptoire avec nous » réplique le porte-parole de l’opposition. Jean Rouger éteint le foyer : « La démocratie, c’est le travail, pas le spectacle »

35000 euros pour le club de handball


La séance se termine sur un problème sportif. Confronté à des difficultés financières, le club de handball sollicite l’aide de la mairie. Jean Rouger, qui a connu ce club « quand il était enfant » le soutient, comme de nombreux Saintais. Il ne sera pas abandonné sur le bord du chemin, même s’il a été relégué administrativement. Selon leurs affinités, plusieurs conseillers avancent des arguments. Nombreux s’accordent sur le fait que les finances du club doivent être étudiées au peigne fin pour voir où le bât blesse (un plan de redressement doit être présenté avant le 30 novembre). « Nous sommes engagés aux côtés des joueurs et dirigeants » souligne Jean Rouger. D’où l’attribution d’une avance sur la subvention 2013 de 35.000 euros. Elle servira entre autres à payer les salaires des joueurs (non versés depuis un mois et demi) et à consolider les comptes.
Michèle Carmouse juge scandaleuse la position de la Fédération vis-à-vis des clubs : « c’est le fric avant tout » dit-elle. Si le travail de Bruno Drapron à la Région Poitou-Charentes en faveur du hand est salué, Marie-Ange Lamouroux appelle à la vigilance dans cette affaire : « les problèmes de trésorerie du club ne sont pas une nouveauté. Les élus ignorent réellement d’où viennent les déficits. Nous ne sommes pas assez informés » dit-elle. Le conseil – moins l’opposition qui s’abstient - vote donc ce coup de pouce. Sera-t-il suffisant ? Voilà bien la question.

Le conseil s’achève sur les terrains de la Guyarderie où un investisseur a des ambitions commerciales. « Comment son dossier a-t-il reçu par la Commission départementale d’aménagement commercial ? « demande Frédéric Neveu au maire. « Le dossier a été retiré » explique ce dernier. L’impétrant devra revoir sa copie…


Au sujet de l’école des Jacobins :
Réponse attendue du maire, elle n’a rien à craindre jusqu’aux prochaines municipales de 2014. Après, la prochaine équipe verra… D’ailleurs, le centre ville de Saintes se heurte à un problème : les jeunes couples avec enfants n’y sont pas assez nombreux. Bref, « la production d’enfants serait modeste ». Ce genre de réflexion engendre généralement des échanges assez cocasses : « nous travaillons à cette situation à la hauteur de nos compétences » assure Jean Rouger. Met-il assez de cœur à l’ouvrage ?

Que deviendra le Pays de Saintonge Romane ?
C’est la question qui se pose avec la future CDA. En 2013, il comprendra la CDA (qui aura englobé le Pays Santon et le Pays Buriaud) ainsi que les CDC de Gémozac et de Saint-Porchaire. Interlocuteur de la Région pour les contrats de ruralité, il devrait partager la compétence économique avec la CDA. Il s’occupe également du Scot et du programme Leader. « Nous ignorons ce que va devenir le pays de Saintonge Romane à l’horizon 2014 » admet le président Xavier de Roux. Après les prochaines municipales, il est possible que le syndicat mixte cède le pas, faute de financements indispensables à son fonctionnement. Jean Rouger, pour sa part, a indiqué que « La CDA sera une structure administrative pour mieux gérer le territoire, le Pays de Saintonge Romane ayant alors un rôle plus modeste à jouer ». 

Les Saintais, attentifs aux débats municipaux

Saint-Genis de Saintonge :
La guerre du Royal Palace !


Dans le cadre du Festival fiction TV de La Rochelle, Saint-Genis avait la joie d‘accueillir la projection en avant-première du film de Claude-Michel Rome « la guerre du Royal Palace » diffusé la semaine suivante sur France 3.

Claude Michel Rome, Daniel Russo, Jacky Quesson
 Jacky Quesson en était rose de plaisir. En effet, dans la salle Jeanne d’Arc, chic avec ses fauteuils capitonnés, le maire et conseiller général recevait jeudi dernier un cinéaste, Claude Michel Rome. Du beau monde et fort intéressant !
Un nombreux public, dont les jeunes de la Maison Familiale, s’était donné rendez-vous, heureux de pouvoir dialoguer en direct avec acteurs et réalisateur. Parmi les invités, figuraient Daniel Russo et Dominique Pinon, bien connus des cinéphiles. Le film, projeté « hors les murs », s’intitule « La guerre du Royal Palace » ou comment dédramatiser cette douloureuse et peu glorieuse période que fut l’Occupation.

L’histoire se déroule dans un palace parisien (clin d’œil au Lutécia) durant la Seconde Guerre Mondiale. Ses propriétaires résistent à leur manière, avec un humour décapant largement dopé par la présence de Michel Leeb, l’un des fils de Claire Maurier avec Daniel Russo. Le scénario est savamment dosé, alternant moments comiques, situations complexes et instants de tendresse.

Jacky Quesson fait les présentations
L’ensemble est drôle, fait de ces petites touches qui donnent de la saveur. Un instant, on se croirait au cœur de « Papi fait de la résistance », la mère du patron n’étant pas sans rappeler, dans une autre version, la truculente Jacqueline Maillan. On assiste même au banquet de Noël en présence d’Hitler ! Le Royal Palace, en effet, a été choisi comme base d’opération par l’Abwehr, le service de renseignements de l’État-major allemand. Cherchant à l’espionner, un réseau, dirigé par d’Artagnan, s’est mis en place entre dinde aux marrons et petits fours.

Savoir tout jouer…

Faire rire n’est pas la portée de tous les réalisateurs. Claude Michel Rome a relevé ce défi. La salle est hilare face aux scènes burlesques, grossies en conséquence sans jamais être vulgaires.
Jacky Quesson ne pouvait qu’exprimer sa satisfaction : ce mouvement cinématographique, aujourd’hui porté par le Département, a été initié dans sa commune il y a des décades par le Comte de Dampierre. Au château de Dampierre précisément, a été tourné « Beaumarchais l’insolent » avec Fabrice Luchini tandis que Jacques Dufilho a marché dans « Les vignes de Saint-Romain », d’après le roman du regretté Jean-Marc Soyez.

Daniel Russo incarne le propriétaire de l’établissement, Claire Maurier sa mère, Anne Jacquemin, son épouse et Alice Isaaz, sa fille. Son frère est joué par Michel Leeb. Dominique Pinon et Pierre Kiwitt, en uniformes allemands, sont à croquer ! Quant à Michel Cremades, il endosse avec talent le difficile rôle de collaborateur.
Aujourd’hui, le Royal palace livre ses secrets de tournage. Les prises ont eu lieu dans un grand hôtel de Vichy, l’Aletti. « Le film est censé se dérouler à Paris. Vichy, l’endroit est un peu cocasse, je l’avoue, mais nous n’avions pas les moyens de louer le Plaza Athénée » avoue Claude Michel Rome ! Il a voulu montrer le contraste qui régnait entre la France qui avait faim et ces établissements de luxe où l’on faisait bombance.

Pierre Kiwiit, Dominique Pinon, Claude Michel Rome, Daniel Russo
De nombreuses questions lui sont posées, sur le choix des comédiens en particulier. Pour assurer le succès d’un film par exemple, ils doivent être « bankable », c’est-à-dire qu’il faut des têtes d’affiche. À la télé, c’est un peu différent, ce qui n’empêche pas le talent ! Le tournage n’a duré que vingt-deux jours (six jours par semaine), contrairement au cinéma qui prend davantage son temps. Daniel Russo a apprécié de jouer aux côtés de Michel Leeb et de Dominique Pinon : « c’était magnifique ». À l’écran, il alterne rôles comiques et dramatiques : « Il ne faut pas se cantonner à un seul genre » dit-il. Et la réussite est totale quand les acteurs vont finalement plus loin que leur texte initial en se l’appropriant.

Après des échanges fournis avec la salle, un buffet était proposé aux participants ainsi qu’une séance de dédicaces.

• Claude-Michel Rome est un habitué des téléfilms et des séries destinés à la télévision. Il a signé « les Cordier » avec Pierre Mondy disparu récemment et « Zodiaque » avec Francis Huster et Claire Keim. En 2010, il a tourné “les Virtuoses“ avec Frédéric Diefenthal, Josiane Pinson, Michel Jonasz et Gwendoline Hamon.

• En 1983, Dominique Pinon a été nommé au César du meilleur espoir masculin pour « Le retour de Martin Guerre ». Acteur attachant, il joue au cinéma comme sur les planches. En 2004, il a remporté le Molière du meilleur acteur pour la pièce « L’hiver sous la table ».


Jacky Quesson offre un présent à Pierre Kiwitt. Le Conseil Général soutient le cinéma. En 2011, ont été tournés cinq films de fiction, 5 longs métrages et 7 documentaires.


Un nombreux public

 

Le viaduc de Jonzac
trouvera-til sa voie ?


Alain Seguin : « Nous attendons les expropriations du Conseil Général et le jugement du Tribunal »

Le viaduc de Jonzac est seul au milieu de la nature depuis deux ans.
Il attend ses voies pour prendre du service (photo M. Bernard)
La rocade, qui doit desservir le casino et les Antilles de Jonzac, se fait attendre en raison d’un blocage lié à des achats de terrains. Les prix proposés, en effet, sont jugés trop bas par les propriétaires. Si le viaduc est réalité depuis plusieurs mois, il attend les deux tronçons qui permettront aux automobilistes de l’emprunter.

En avril dernier, sur les 16 personnes concernées par le foncier, quelques-unes ont accepté la proposition du Département. Les sommes versées pourraient être qualifiées de symbolique, la fourchette se situant dans la partie basse.

Par la suite, le Conseil Général, en la personne de M. Couvreur, a fait le tour des chaumières afin de convaincre les « résistants ». Parmi ces derniers, se trouvaient quatre propriétaires ayant contacté, à Pau, le cabinet de Me Garcia pour défendre leurs intérêts. « L’offre qu’on nous a faite a été multipliée par 2,5 environ. On nous a vivement encouragés à l’accepter car nous serions perdants en cas d’expropriation. C’est du moins ce qui a été dit » souligne Alain Seguin. Toujours est-il que deux d’entre eux ont signé pour « 5 à 6 euros le m2 ainsi que des compensations ».
Actuellement, restent M. Lucchese et A. Seguin (soit environ 5 hectares au total) qui n’ont pas varié d’un pouce. Ils estiment que « c’est au juge de fixer le juste prix de leurs terres ». M. Lucchese, par exemple, ne pouvait accepter que le bois situé en face de chez lui soit payé 0,23 centime le m2 !

Le Conseil Général va donc se trouver dans l’obligation de procéder à des expropriations. « Nous sommes défendus par Maître Garcia, un spécialiste de la question. Le premier jugement devrait être prononcé durant le premier semestre 2013 et s‘il y a un appel, le dossier sera bouclé fin 2013 » déclare Alain Seguin. Les travaux de voirie pourront alors commencer. À moins qu’ils ne soient entrepris avant si les conditions le permettent…