lundi 2 mars 2026

Jonzac/Paul Rahé : A 18 ans, il est le plus jeune candidat aux élections municipales !

En licence « Administration économique et sociale »  (AES), Paul Rahé est candidat pour la première fois à une élection municipale à Jonzac. Il est le benjamin de l’équipe conduite par Christophe Cabri, maire sortant.

Présentation de la liste conduite par Christophe Cabri.
Paul Rahé se trouve derrière le maire sortant, au second rang à droite

Février 2026, présentation de la liste de Christophe Cabri, maire sortant. Le public réuni dans la salle des fêtes est nombreux, à la fois curieux et intéressé. Et pour cause, tel un événement cosmique, la désignation des responsables appelés à gérer la cité n'a lieu que tous les six ans. Autant ne pas la manquer dans le ciel jonzacais aujourd’hui bouleversé ! En effet, la planète majeure, Claude Belot, se retire de la mairie (il avait conservé le poste de premier adjoint en 2020) et de la présidence de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge. La voie est ouverte. 

L’élection à la proportionnelle se déroulera le 15 mars. Parmi les colistiers de Christophe Cabri, maire sortant, se trouve Paul Rahé dont l’âge, 18 ans, rappelle la fameuse citation de Corneille dans le Cid « La valeur n'attend pas le nombre des années ». Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas un novice en politique ! Tandis que certains jeunes se détournent de la scène publique au motif que ses représentants, nationaux en particulier, ne les enthousiasment guère, il a adopté une autre attitude : s’engager et participer. Autrement dit être dans l’action pour devenir acteur de la situation.

Paul Rahé a grandi en Haute-Saintonge où il a fréquenté le collège, puis le lycée de Jonzac. Il est élu vice-président du Conseil de la Vie Lycéenne de cet établissement, fonction qui lui permet de candidater au CRJ, le Conseil Régional des Jeunes : « Nous étions une dizaine à représenter la Charente et la Charente-Maritime à Bordeaux ». Durant deux ans (classes de seconde et première), il planche sur différents sujets dont les transports et la mobilité ainsi que la santé et l’environnement. Ainsi voit le jour le Pass Ter + Car 17, abonnement combiné qui permet d’utiliser deux modes de transport : les trains et les cars régionaux sur la ligne Poitiers-Bordeaux par exemple. Dans un autre domaine, féminin celui-là, le CRJ contribue à l’installation de distributeurs de protections hygiéniques dans les lycées. 

« Siéger à Bordeaux où nous étions 108 pour la Nouvelle-Aquitaine m’a offert une véritable ouverture sur la politique régionale. J’ai eu la chance de présenter un dossier en séance publique. Ce fut un moment important que de m’exprimer devant l'assemblée plénière. C’est impressionnant la première fois. On s’aperçoit également que la mise en place des projets prend du temps ». 

Paul Rahé interroge le président Alain Rousset au Conseil régional à Bordeaux
Cette expérience lui donne envie d’aller plus loin et d’apporter sa pierre à l’édifice d’un parti. Il devient responsable régional adjoint au Pôle Étudiant pour les Jeunes Horizons avec, pour mission, « d’aider les responsables des comités universitaires de toute la région Nouvelle Aquitaine et d’étendre le nombre de ces comités ».  

Paul Rahé annonce les objectifs du Pôle Étudiant aux élus Horizons de Gironde en vue de l’année électorale, lors des vœux Horizons Gironde organisés à Pessac le 14 janvier dernier. Il était invité par Franck Raynal, maire de Pessac et responsable départemental. 

Elections Municipales à Jonzac

Nouvel engagement, il est candidat aux Municipales de mars prochain à Jonzac. « Je suis entré en contact avec Christophe Cabri. J’adhère à sa démarche de travailler avec l’ensemble de ses colistiers dans un esprit constructif. Jonzac est une ville qui avance ; elle a une histoire et un avenir ». S’il ne connaît pas Claude Belot pour ne pas l’avoir rencontré, il le devine à travers les actions qu’il a conduites. Cette première campagne sur le terrain sera pour Paul Rahé une sorte de baptême du feu : « Les électeurs jugeront sur la qualité des programmes proposés. Je me doute bien que certains échanges entre les chefs de file seront vifs, mais c’est la démocratie ! Pour moi, il est important d’avoir une vision politique et de l’exposer dans le respect des idées ». Il est des endroits, en effet, où la violence s’invite et conduit à des drames. Fort heureusement, la "charmante" ville de Jonzac n’est pas atteinte par ces excès où la nécessité absolue d’imposer son point de vue l’emporte sur le simple bon sens…

Rendez-vous dimanche 15 mars, jour où les électeurs déposeront leurs bulletins dans l'urne !

• Les objectifs de Paul Rahé : « Mettre la jeunesse au coeur des projets municipaux et favoriser leur implication, servir de relais entre les jeunes et la commune, apporter un regard neuf et engagé face aux enjeux de la ville »

Groupe écologiste, solidaire et citoyen de Nouvelle-Aquitaine : « Tempêtes et inondations : mieux anticiper et adapter nos politiques face au dérèglement climatique »


Communiqué du groupe écologiste, solidaire et citoyen du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine :

« À la suite des tempêtes Nils et Pedro et des crues qui ont durement frappé le Sud-Ouest, plusieurs territoires de Nouvelle-Aquitaine ont été sous les eaux, de la Réole à Saintes, de Marmande à Cognac. Le groupe écologiste, solidaire et citoyen tient d’abord à exprimer sa pleine solidarité avec l’ensemble des sinistrés, agriculteurs, forestiers, commerçants et collectivités touchés. Le groupe renouvelle son appel à mettre en œuvre l’anticipation et l’adaptation au dérèglement climatique. 

Ces dernières semaines, la Nouvelle-Aquitaine a connu une succession d’épisodes climatiques d’une intensité exceptionnelle : crues majeures dans les bassins versants de la Garonne et de la Charente, submersions locales, érosion des côtes, réseaux ferroviaires interrompus, milliers d’habitations sinistrées, parcelles forestières dévastées, problème de potabilité de l’eau dans plusieurs communes. Ces catastrophes ne sont plus des exceptions. Elles traduisent un dérèglement climatique durable, aggravé par des choix d’aménagement inadaptés, comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous alerte depuis de nombreuses années : artificialisation des sols, destruction des zones humides, urbanisation en zones inondables, modèles agricoles intensifs. 

« Dans les Landes, certaines parcelles comptent jusqu’à 50 % des pins couchés par les vents et des sols engorgés. Les dégâts étaient prévisibles. Il est urgent d’accompagner agriculteurs et forestiers vers des modèles plus résilients :  agroécologie, restauration des sols vivants capables d’absorber l’eau, préservation des zones humides et lutte contre l’artificialisation doivent devenir des priorités régionales » souligne Laurence Motoman, conseillère régionale dans les Landes et membre de la commission forêts, agriculture et alimentation.

Aménagement du territoire : sortir des choix qui aggravent les risques

Pour le groupe, ces événements imposent un changement de cap en matière d’aménagement du territoire, et un renforcement de la prévention.

« On ne peut plus continuer comme si de rien n’était et à autoriser des projets qui aggravent l’artificialisation ou détruisent des zones humides comme les lignes LGV vers Toulouse et Dax, les projets Flying Whales et EMME. Il faut repenser nos choix d’aménagement à l’aune des risques climatiques » alerte Christine Graval, conseillère régionale dans la Vienne et coprésidente du groupe.  

Augmenter le fonds Barnier

Le groupe pointe également la question des inégalités territoriales et sociales face aux risques climatiques. Le système d’assurance montre déjà ses limites : dans certaines zones, les compagnies rechignent à couvrir les biens exposés. Tandis que le fonds Barnier, dédié à la prévention des risques naturels majeurs, reste inchangé alors que les risques et donc les dégâts augmentent. 

« Sur le bassin versant de la Charente, plusieurs milliers d’habitations ont été touchées. Là aussi, nous constatons que le dérèglement climatique frappe surtout les plus vulnérables et aggrave les inégalités. À cause du changement climatique, l’intensité des précipitations dans le Sud-Ouest augmente, les crues sont plus intenses et plus longues, et le ruissellement est amplifié par l’imperméabilisation des sols et la brutalisation des zones tampons telles les zones humides. Nous devons adapter nos politiques publiques et renforcer la prévention. Et l’État doit prendre ses responsabilités financières et renforcer le fonds Barnier » affirme Stéphane Trifiletti, conseiller régional en Charente-Maritime. Face à l’accélération du changement climatique, la Région et l’État doivent prioriser la prévention des inondations, la résilience des territoires, la transformation des modèles agricoles et forestiers et l’accompagnement des collectivités vers la désimperméabilisation et la renaturation. 

Le groupe appelle l’État à renforcer les moyens dédiés à la prévention des risques et à mettre les financements à la hauteur des enjeux climatiques ». 

Dispositif expérimental d’intervention foncière pour restructurer le vignoble en Gironde : les banques s'engagent

Depuis le mois d’octobre, sur une proposition de la Confédération paysanne suscitant l’intérêt de l’ensemble des acteurs de la filière vitivinicole et du monde agricole, des travaux visant à créer un dispositif d’intervention foncière en Gironde sont menés sous l'égide de l'Etat et de la Région, afin de redonner des perspectives aux viticulteurs girondins, en développant notamment la diversification. Véritable projet de territoire, ce dispositif passerait par la création d'un outil foncier dédié notamment au rachat, à la restructuration et la revente des parcelles de vignes arrachées dans un objectif de valorisation 

Le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde et le président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ont présidé ensemble lundi 23 février une réunion sur le financement d'un dispositif associant l'Etat, la Région, le Département,  l’Etablissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine (EPF NA), la Safer Nouvelle-Aquitaine, les établissements bancaires volontaires, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde, la Chambre d’agriculture de la Gironde, la Banque des Territoires, l'Association des maires de Gironde, l’Association des maires ruraux, et la Banque de France.

 • Une stratégie en deux étapes a été actée :

 - une phase d’amorçage portée par l’EPF NA, à hauteur de 10 millions d’euros, avec la mise en place d’une garantie de bonne fin par les banques. Cette phase, qui permettrait à l'EPFNA de commencer à racheter des terres viticoles arrachées, doit faire l’objet d’une délibération lors de son prochain conseil d’administration le jeudi 5 mars.

 - une phase de montée en puissance du dispositif porté par un outil foncier à créer, animé par la Safer (négociation des achats, restructuration, gestion du foncier en stock, redistribution).

Cet outil foncier associerait des actionnaires privés et publics sur la base sur la base d’une clé de répartition 70 % fonds privés – 30 % fonds publics.

 • S'agissant d'une expérimentation totalement innovante, l'outil foncier serait doté dans un premier temps d'un capital initial de 20 millions d’euros :

 - 14 millions d’euros apportés par 4 banques partenaires : Crédit Agricole d’Aquitaine, Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, Crédit Mutuel du Sud-Ouest et Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes.

 - 6 millions d’euros apportés par la Région Nouvelle-Aquitaine, l’État et ses établissements publics (CCI de Bordeaux-Gironde, la Chambre d’agriculture de la Gironde).

 • Ce dispositif viendrait ainsi compléter l’engagement financier de :

 - L’État depuis 3 ans (environ 115 millions d’euros) au soutien de la filière viticole girondine via les dispositifs d’arrachage, les fonds d’urgence, et l’aide à la distillation de crise.

 - La Région qui soutient la filière à travers ses dispositifs communs (investissements sur les exploitations, installation, portage et stockage foncier avec la Safer, performance des entreprises de l’aval, salons, promotion, export individuel pour les entreprises de l’aval, actions collectives et soutien à l’écosystème, expérimentation, innovation, programme VitiRev…).

 La Région Nouvelle-Aquitaine apporte également un soutien particulier à la filière viticole en crise depuis son engagement en 2023 aux côtés de l’Etat et de la profession. Notamment, elle accompagne la réorientation des exploitations viticoles avec 45 projets déjà soutenus et un accompagnement collectif pour massifier les opportunités de diversification autour de filières d’avenir, le soutien au plan de restructuration des caves coopératives ainsi que l’ouverture d’un dispositif spécifique à la promotion.

 Sous réserve des délibérations et engagements formels des organismes concernés, les travaux vont se poursuivre avec l’ensemble des partenaires afin de préparer :

- un appel à manifestation d’intérêt (AMI) à destination des agriculteurs girondins qui souhaitent vendre ou échanger des parcelles agricoles. Cet AMI, dont le cahier des charges est en cours d'élaboration pour définir les contours d'intervention, devrait être lancé au cours du premier semestre 2026. La Banque des Territoires accompagnera le dispositif en finançant l’ingénierie de cet AMI et les études préalables à la constitution de la foncière.

- la réunion au préalable d'un Comité de pilotage comprenant, outre les partenaires précités, les représentants de la profession vitivinicole pour présenter l'ensemble du dispositif.

Salon de l’Agriculture à Paris : quatre médailles pour mettre à l’honneur la viticulture et l’élevage en Nouvelle-Aquitaine

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Jean-Pierre Raynaud, vice-président en charge de l’agriculture et de la transition agroécologique, ont remis la médaille de la Région Nouvelle-Aquitaine à quatre Néo-Aquitains hier, mercredi 25 février, au Salon International de l’Agriculture à Paris. Le choix de la Région permet de mettre en valeur quatre acteurs de la viticulture et de l’élevage, les deux filières majeures que la Région a souhaité mettre en valeur cette année au SIA

Les 4 médailles ont été remises à :

• Sophie et Yorick Lavaud, de la Scea les Carmels (Langoiran)

Face à la crise structurelle, Sophie et Yorick Lavaud, viticulteurs, ont décidé de se réorienter partiellement en implantant des oliviers et du raisin de table. La Région Nouvelle-Aquitaine a accompagné la Scea Les Carmels à hauteur de 40 580 euros. Cet accompagnement prend la forme d'une aide à l'investissement afin de développer de nouvelles productions au sein des exploitations viticoles engagées dans une démarche d'arrachage de tout ou partie de leur vignoble (3 ha minimum) et s'engageant à ne pas replanter de vigne.

Yorick Lavaud est passionné de l’agronomie en général et spécialiste de la vigne en particulier. Il ne conçoit pas la vigne indépendamment de l’environnement dans lequel elle s’inscrit (traitements réfléchis et enrichis par des tisanes et purins). Il a également installé un verger d’une cinquantaine d’arbres de variétés différentes. Sophie Lavaud est en charge de la commercialisation des vins et de l’administration du domaine.

A noter : à ce jour, la Région a accompagné 45 projets de réorientation portés par des viticulteurs qui ont arraché une partie de leur vignoble pour un montant total d’1,4 million d’euros d’aides régionales.

• Alexandre Humeau, éleveur d’Oupette (Dienné)

Alexandre Humeau est l’éleveur d’Oupette, vache Limousine égérie du Salon de l’agriculture 2025.

Alexandre Humeau, après des études en lycée agricole (Venours, Les Vaseix et Aveyron), rejoint l’exploitation familiale en 2010. Il s’installe 10 ans plus tard dans la Vienne et se concentre sur l’élevage et la sélection de vaches Limousines. Aujourd’hui, son exploitation s’étend sur 430 hectares avec une centaine de vaches Limousines. Également à la tête d’une production céréalière, Alexandre est indépendant et en auto-suffisance quasi-complète pour l’alimentation de ses bovins, dont il commercialise la viande en vente directe sur l’exploitation, dans un magasin de producteurs, auprès des comités d’entreprise et EPHAD locaux, ainsi qu’au sein de la filière Label Rouge Limousine. Depuis 2017, il applique les techniques de conservation des sols.

• Christophe Véral, vice-président du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) au titre de l’ensemble de l'AOC Cognac (Charente)

L’AOC Cognac, comme 5 autres AOC, fête cette année ses 90 ans. Elle couvre 80 000 hectares et rassemble plus de 4 000 viticulteurs et distillateurs. Elle constitue un pilier économique structurant, avec des relais industriels complets (viticulture, distillation, tonnellerie, logistique, négoce). Sa dimension internationale est remarquable : 97,5 % des volumes sont exportés vers plus de 139 pays.

• Laurence Rival, présidente de la Fédération des vins de Bergerac Duras, au titre de l’ensemble de l'AOC Monbazillac (Dordogne)

L’AOC Monbazillac, comme 5 autres AOC, fête cette année ses 90 ans. Le vignoble de Monbazillac couvre 2300 hectares dédiés aux liquoreux, pour environ 7 millions de bouteilles annuelles (50 000 hl). Il rassemble 120 producteurs et deux caves coopératives, dont l’une (Cave du Château de Monbazillac) constitue un pilier du programme régional VitiREV, menant des innovations telles que la robotique viticole (Naïo), l’agroforesterie ou encore la protection des chauves-souris comme auxiliaires de culture. L’ensemble du bassin Bergerac-Duras bénéficie par ailleurs du soutien de la Région, notamment à travers la création et la diffusion de la marque « Périgord Attitude ». Monbazillac porte ainsi une forte identité qualitative et un ancrage territorial contribuant au dynamisme œnotouristique du Bergeracois.

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, rappelle que « ces deux appellations incarnent à la fois l’excellence des terroirs de Nouvelle-Aquitaine et l’influence mondiale des produits viticoles et spiritueux français. À l’heure des défis climatiques et des mutations des marchés internationaux, leur 90ème anniversaire souligne la nécessité de poursuivre les efforts en matière de durabilité, de transmission des savoir-faire et d’innovation ».