mercredi 3 septembre 2014

Les soirées musicales
de Fontaines d’Ozillac :
de vrais moments de bonheur


Initiées par Ghislaine Pineau, ces soirées musicales, animées par une nouvelle équipe, constituent des rendez-vous incontournables en Haute-Saintonge. Par leur qualité, leur authenticité. 



Depuis 2011, c’est désormais Françoise Tornier, entourée d’une équipe de bénévoles et de François Salque, conseiller artistique, qui préside aux destinées de l’association culturelle du Val de Seugne. Ghislaine Pineau a donné le la en quelque sorte. Elle a reçu à Fontaines d’Ozillac, petite commune située près de Jonzac, des artistes grandioses qui ont laissé des souvenirs émouvants dans les mémoires. Elle en parle avec admiration. Comme elle, Françoise Tornier est motivée, prête à partager des moments privilégiés avec tous ceux qui aiment la musique. Toutes les musiques.

Cette année, l’association a joué la carte de la diversité. Partant des plus belles œuvres du répertoire classique, elle a exploré les territoires de la création contemporaine et des musiques improvisées. Au programme : du jazz manouche avec Caravan Quartet, Beethoven et Ravel avec le quatuor Arod ; classique, jazz et création avec Vincent Peirani à l'accordéon et François Salque au violoncelle et enfin, le récital de piano d’Adam Laloum. Tous ces spectacles ont attiré un nombreux public.




Caravan Quartet est composé de quatre musiciens : Samuel Strouk et Robin Ensina à la guitare, Mathias Levy au violon et Olivier Lorang à la contrebasse. Complémentaires et surtout complices, ils naviguent sur le répertoire de Django Reinhardt avec fougue et vivacité. Conformiste, ce groupe ? Sûrement pas, mais inventif et créatif ! Leur musique, ils la vivent. Elles coulent dans leurs veines et ça se sent. Ils ne se sont pas "unis" par hasard ; les uns dans le 9.3. et l’autre venant du Sud de la France. Ils ont failli ne jamais se rencontrer pour une audition car les uns avaient eu un problème de voiture. Autrement dit un accident. L’autre avait cru à un "lapin". Et puis, comme les belles aventures se terminent bien, ils ont compris qu’ils avaient quelque chose à écrire ensemble. De fort, de beau. Si tous sont émouvants et talentueux, Mathias a fait de son instrument un compagnon unique. Il l’utilise classiquement, mais quand l’humeur vient à changer, il en fait une guitare et en tire des sons surprenants. Il le flatte, il l’adore et le met dans tous ses états. Jamais le violon ne s’offusque. Apprivoisé, il lui rend la beauté de sons et la joie d’avoir été exploré jusqu’au plus profond de ses cordes délicates. Ce quatuor est à découvrir et il n’a pas fini de nous étonner.


Caravan Quartet et Ghislaine Pineau

Un autre prodige est Adam Laloum. Au piano, il n’est le premier homme à croquer la gamme, mais il la veut haute, puissante et altière. Il joue Schubert - Schubi pour les intimes - Schumann et Prokofiev. Il provoque l’auditoire qui se sent terrassé par tant de hardiesse. Et il réapparaît tout en délicatesse, tête d’ange qui partage à la dérobée tout le bonheur d’être aimé et apprécié.



Bravo pour ces soirées musicales et à l’association qui recherche l’écoute, le partage et l’excellence. A l’année prochaine pour de nouvelles découvertes !

Adam Laloum après le concert, au verre de l'amitié

La conversation s'engage. Un sympathique moment de partage.

Reportage/Photos Nicole Bertin

Les nouveaux horaires
des Antilles de Jonzac


Antilles : pour tous ceux qui veulent se mettre dans le bain ! 

Horaires des Antilles de Jonzac du lundi 1er au dimanche 7 septembre : Espace remise en forme : lundi, mardi, jeudi, vendredi : 11 h à 21 h 15 – Mercredi : 11 h à 19 h – Samedi et dimanche : 10 h à 19 h - Lagon : Fermeture technique


• Du lundi 8 au vendredi 19 septembre inclus : fermeture technique totale des deux espaces


Du samedi 20 au vendredi 26 septembre inclus : Espace remise en forme : Lundi, mardi, jeudi, vendredi : 11 h à 21 h 15 – Mercredi : 11 h à 19 h – Samedi et dimanche : 10 h à 19 h
Lagon : Fermeture technique


Du samedi 27 septembre au dimanche 4 janvier inclus : Espace remise en forme : lundi, mardi, jeudi, vendredi : 11 h à 21 h 15 – mercredi : 11 h à 19 h – samedi et dimanche : 10 h à 19 h - Lagon : lundi, mardi, jeudi, vendredi : 16 h 30 à 19 h – mercredi : 14 h à 18 h – samedi et dimanche : 11 h à 19 h


Chérac : Michel Lis s'érige
contre la destruction
de la Maison de la Geaité


La destruction de la Maison de la Geaité plombe l'ambiance à Chérac. Michel Lis, moustaches vertes pour les intimes, vient d'adresser cette lettre au maire. Sera-t-elle entendue ?
« La dernière guerre m’a fait vivre à Chérac durant quelques années dans la demeure de la famille Guittard. J’ai assisté également à la "libération" de Chérac où jamais un Allemand n’avait mis les pieds, mais qui fut glorieusement reconquise par les FFI. Enfant, j’ai disputé d’interminables parties de bouchon sous les grands arbres à côté de l’église. C’est vous dire que Chérac est pour moi une partie de mon patrimoine. Je vous demande donc de surseoir à la démolition de la Maison de la Gaieté, un chef d’œuvre d’art populaire qui ne demande qu’à raconter son histoire. Si vous la détruisez, Chérac s’appauvrit. Croyez Citoyen-Maire à mes sentiments les plus républicains car pour moi, la République ce n’est pas détruire mais partager ».


Cette Maison de la Gaieté est un ancien café-restaurant couvert de mosaïques, magnifique témoignage de l'art brut, où venaient les conscrits faire la fête jusque dans les années 60. Elle mérite d’être restaurée et classée. C’est un témoignage comme l’est à Nantillé "le Jardin de Gabriel Albert" en cours de restauration.

mardi 2 septembre 2014

Université du PS :
Après les réfugiés politiques,
les réfugiés climatiques ?


A l’Université d’été de La Rochelle, les Socialistes ont planché sur le défi climatique, les enjeux de la transition énergétique et la conférence de Paris Climat 2015 qui se tiendra sur le site du Bourget du 30 novembre au 11 décembre. Une échéance cruciale puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en dessous de 2°C. 



Ce débat, qui réunissait Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, Jean Jouzel, climatologue et Laurence Tubiana, directrice de la chaire développement durable de Sciences Po Paris, gravitait autour de l’une des préoccupations majeures de l’humanité : le réchauffement climatique et la transition énergétique.


Vivante, la planète se rebelle ; elle secoue son échine et à chaque fois, des drames surviennent qui frappent les populations dans l’incapacité de réagir face à des éléments qui les bouleversent et les anéantissent parfois. Depuis des années, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme dont l’astrophysicien Hubert Reeves : il faut réduire les émissions de CO2 et chercher de nouvelles sources d’énergie. Le résultat est mince : les nouveaux matériaux sont rares, tel le lithium, et aucune solution miracle n’est apparue qui pourrait se substituer durablement aux énergies fossiles.
« Nous devons changer les mentalités, aller vers une économie sobre en carbone, privilégier les transports propres, la méthanisation » estime Laurence Tubiana.
Si l’Europe a conscience de ces priorités, il n’en est pas de même dans les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Certains connaissent une embellie économique dont on peut se réjouir, mais elle s’accompagne d’une plus grande consommation des habitants qui veulent naturellement améliorer leur qualité de vie (la Chine a programmé la construction de 150 centrales nucléaires dont certaines avec un surgénérateur). En conséquence, les réductions de gaz carbonique que l’on enregistrera d’un côté seront aussitôt gommées par les excès réalisés de l’autre…

Laurence Tubiana
En accueillant la conférence de Paris sur le climat en 2015, le gouvernement Hollande a un enjeu politique et géopolitique à relever : « si nous échouons, l’échec de notre quinquennat, ce sera ça ». Cette conférence devra marquer une étape décisive dans la négociation du futur accord international qui entrera en vigueur en 2020. Mais le défi n’est pas facile à relever. « De nombreux états pensent que les énergies renouvelables coûtent plus cher que le pétrole ou le nucléaire. Il faut ouvrir une large débat ».  Pour Claude Bartolone, l’écologie est un choix de société : « elle doit être dominante et ne pas se cantonner à être la cinquième roue du carrosse socialiste ». Et d‘ajouter : « certains croient que nous nous intéressons à l’écologie pour des raisons purement stratégiques et électoralistes. Nous devons être réalistes. Notre vieux monde est finissant et nous allons donner naissance à la sociale écologie ».

Sur l’état de la planète, les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis le 19 août dernier, c’est-à-dire en 8 mois, nous avons épuisé l’intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement. Autre fait marquant : l’accélération très nette de la fonte des glaciers qui provoque une montée du niveau des océans. « L’environnement n’intéresse pas que les bobos parisiens ! Ces questions concernent aussi les logements modestes par exemple. On sait que des immeubles sont de véritables passoires énergétiques »…

Le sujet est vaste et les pays ne sont pas forcément sur la même longueur d’ondes. Claude Bartolone attend beaucoup du sommet de 2015 : « la gauche n’a pas dans son ADN le social libéralisme. La sociale écologie, par contre, permettra à l’humanité d’évoluer. Evitons les débats qui relèvent du sexe des anges en nous attaquant aux vrais enjeux de société ».
Cette bonne volonté affichée ne manquera pas de se heurter aux intérêts des lobbies et au désir compréhensible de pays qui découvrent les joies de la société de consommation. En 2015, ce congrès international sur le climat sera un rendez-vous important. Reste à savoir si les nations prendront réellement conscience des dangers qui les menacent ou si une fois encore, elles repousseront le problème au lendemain. 


Claude Bartolone
• Avenir sombre : dans un avenir proche, nous verrons arriver des réfugiés climatiques, c’est à dire des personnes qui auront dû quitter leurs terres parce que les conditions de culture n’y sont plus assurées (en raison de la montée des eaux, de la sécheresse, etc). Les États-Unis vont bientôt devoir gérer leurs premiers réfugiés climatiques avec la disparition de villages entiers en Alaska. A l’échelle mondiale, près de 500 millions de personnes pourraient être obligées de migrer d’ici 2050. Face à l’urgence, les institutions internationales traînent malheureusement à définir un statut pour ces réfugiés.

• Il est dommage que Ségolène Royal, ministre de l’écologie, n’ait pas été présente à La Rochelle. Sa présence à ce débat aurait été intéressante.

• La France souhaite un accord applicable à tous, suffisamment ambitieux pour permettre d’atteindre l’objectif des deux degrés, et doté d’une force juridique contraignante. Pour les ministres français impliqués dans l’organisation et la présidence de cette conférence, « Paris Climat 2015 ne devra pas être une réunion pour essayer, mais une réunion pour décider. Il faut à la fois être offensif, collectif et positif ». L’accord de 2015 devra être applicable à tous, contraignant, visant à contenir le réchauffement à 2°C, mais en adoptant le principe de différenciation. « Toute une série d’étapes devra encore être franchie avant de parvenir à un accord universel et contraignant fin 2015 ». De plus, même le meilleur accord possible en 2015 devra être complété pour pouvoir entrer en vigueur en 2020 comme prévu. Avec cette conférence, la volonté française est de passer d’un partage du fardeau à un partage des solutions : la France travaille à un agenda des solutions afin de porter en amont de la conférence un discours plus positif. L’accord devra en effet mettre en œuvre un changement de paradigme, prenant en compte le défi climatique non comme un nécessaire « partage du fardeau » des émissions, mais également comme une opportunité de créations d’emplois et de richesses, d’invention de nouveaux modes de production et de consommation.

lundi 1 septembre 2014

Université du PS La Rochelle :
L’égalité vue
par Najat Vallaud-Belkacem,
Christiane Taubira
et Benoît Hamon


Il est plus facile de proclamer l’égalité que de la réaliser (Edouard Herriot) 

Samedi, université du PS à La Rochelle. Sur son vélo, on sent qu’elle a le mollet ferme. Et quand elle pédale, ce n’est pas dans la choucroute, mais pour rejoindre dès potron-minet les frondeurs qui tiennent tête à Manuel Valls. Casquée et pas guindée ! « Quand on partait sur les chemins à bicyclette, nous étions quelques bons copains. Y avait Arnaud, y avait Benoît et puis Christiane » pour reprendre les paroles de la chanson d’Yves Montand !
Devant les journalistes agglutinés, Christiane Taubira explique son attitude : oui à la rencontre, oui aux débats, oui aux échanges qui permettent d’exprimer des points de vue. Même contradictoires. Tant pis si son patron de Premier ministre manifeste de la surprise. Après tout, il en verra d’autres durant les mois à venir. Son œil en pétille, avec des reflets dorés qui rappellent le soleil des Caraïbes.

Christiane Taubira chez les "frondeurs"
L’après-midi, la médiatique ministre de la justice rentre dans le rang en participant à une conférence figurant au programme officiel. Son arrivée est longuement applaudie, preuve que les militants la comprennent et la soutiennent.

 Najat Vallaud-Belkacem ne veut pas céder à la fachosphère 

Sur le plateau, sont réunis la Garde des Sceaux, Benoît Hamon, Najat Vallaud-Belkacem, Naïma Charaï, présidente de l'agence nationale Acsé (cohésion sociale et égalité des chances) et conseillère régionale d'Aquitaine, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Patrick Savidan, professeur de philosophie à l’université de Poitiers avec, pour animatrice, Colombe Brossel.

Manque Christiane Taubira qui ne va pas tarder à arriver...
Les intervenants au complet
Pendant deux heures, ils sont invités à plancher sur la façon dont la gauche peut « tenir la promesse républicaine de l’égalité ». Vaste défi car les inégalités sont nombreuses entre les territoires, les chances de réussite selon le milieu social dont on est issu, les salaires que perçoivent les hommes et les femmes. Les grands, les petits, les jeunes, les moins jeunes. La liste est longue… et le sujet vieux comme le monde.
Le thème de l’égalité est-il usé ? « C’est une valeur centrale de la gauche. Il est d’actualité, il faut le retravailler » estime Naïma Charaï. Certains chiffres se passent de commentaires : entre 120.000 et 150.000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification et seuls 16% d’enfants d’ouvriers s’inscrivent en classes préparatoires.

Patrick Savidan, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem
Benoît Hamon, Naïma Charaï, Dominique Sopo

Najat Vallaud-Belkacem, qui a hérité de l’Education nationale, est parfaitement consciente de « ces jeunes abandonnés sur le bord du chemin ». A la tête d’un ministère "exposé", elle n’a pas l’intention de plier face à la « fachosphère » et ceux qui lui dénigrent de façon musclée. Pour elle, « la droite met en concurrence les individus et c’est pourquoi les inégalités augmentent ». 
Le 4 août dernier, le gouvernement a voté une loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes et le congé parental a été modifié. « L’Education nationale n’est pas seulement un grand ministère, mais c’est le plus grand. Il fait fructifier le savoir et la jeunesse » souligne-t-elle.
Elle sera inflexible sur la réforme des rythmes scolaires mise en œuvre à la rentrée : « je veillerai à ce qu’elle soit appliquée partout et il n’est pas question de porter préjudice au droit de scolarisation des enfants ». Elle prévoit de lutter contre le décrochage scolaire, sans perdre de vue un plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons et la préscolarisation des enfants avant l’âge de trois ans. 

Pour le responsable de SOS Racisme, Dominique Sopo, l’égalité concerne en particulier les enfants issus de l’immigration. De nos jours, on cherche à exacerber les différences. Cette situation suscite des amalgames et la peur qui s’installe provoque forcément des rejets.

On peut échouer parce qu’on n’a rien tenté ! 

Benoît Hamon, ex ministre de l’Education nationale, s’interroge sur l’origine de la défiance dont fait l’objet le parti socialiste. « Qui sont les auteurs du procès en illégitimité qui nous est fait ? Qui prétend que l’herbe est plus verte ailleurs ? ». Il pointe du doigt le Medef davantage que la droite (Manuel Valls, qui s’est rapproché des patrons, saisira le message).


Pour en revenir à l’école, elle représente pour lui l’institution qui fédère le plus de Français avec une promesse d’égalité. « Dans ce pays, quand ça va mal, les Français se tournent vers leur école ». Cependant, c’est l’école française qui génère le plus d’inégalités de toute l’Europe. « Il faut s’attacher à les réduire avec un budget qui offre la possibilité de conduire les réformes dont celle des rythmes scolaires. Pourquoi l’école le mercredi matin ? Tout simplement parce que les enfants travaillent mieux le matin. Najat Vallaud-Belkacem ne sera pas seule sur le front. Nous privilégions l’intérêt des enfants et pas celui des adultes qui s’expriment au nom des intérêts des enfants ».
Il est vrai que le constat est préoccupant : 20% des élèves qui entrent en sixième ne savent ni lire, ni écrire, ni compter correctement… bien que la France ait le plus gros budget consacré à l’Education nationale de la CEE. Voilà qui peut paraître surprenant.
La percée du Front National aux Municipales et Européennes l’inquiète : « avons-nous exploré toutes les pistes, toutes les marges de manœuvre pour lutter contre les inégalités ? On peut échouer parce qu'on a été empêché, parce qu'on a été entravé, parce qu'on a perdu une bataille politique. On peut échouer aussi parce qu'on n'a rien tenté… Rien n'est perdu ».
Pour Marisol Touraine, la gauche lutte contre les inégalités et elle le prouve : « ce n’est pas la droite qui a fait le mariage pour tous, la loi pour l’égalité hommes/femmes, la gratuité de l’IVG et la contraception pour les jeunes filles. Nous ne devons pas nous résigner quand six familles en France possèdent autant que 30% de Français. En 2015, nous allons étendre la CMU avec un tiers payant pour tous, ce qui permettra d’aller chez le médecin sans avancer d’argent ».

Christiane Taubira applaudie par les militants


Le mot de la fin revient à Christiane Taubira : « chaque fois que la société est en difficulté, la gauche est élue en 1936, en 1981, en 1997, en 2012 ». Alors que la situation de la France semble dans une impasse, elle reprend cette citation de René Char : « à chaque effondrement d’épreuve, le poète lance une salve d’avenir ». Elle croit en cette matrice qu’est l’humanisme et le combat que constitue la recherche d’une plus grande égalité, d’une plus grande justice aussi : « huit millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté » dit-elle en s’adressant « à ceux et celles qui croient encore en nous, à commencer par vous ».
Les militants l’écoutent avec attention. D’abord assise, elle se lève. Comme une avocate, elle plaide la cause du parti socialiste avec force, conviction et pugnacité. Elle ne donnera pas les clés du fort sans avoir livré bataille.

Une question se pose : depuis la Révolution, le vrai problème de la France ne serait-il pas la lutte sans fin entre l’égalité et la liberté ? « Le défaut de l’égalité, c’est que nous ne la voulons qu’avec nos supérieurs » écrivait le dramaturge Henry Becque…

L'arrivée de Najat Vallaud-Belkacem à la Rochelle


 Reportage/photos Nicole Bertin