samedi 4 juillet 2009

L'île Madame, entre le ciel et l'eau

De toutes les îles qui regardent la Charente-Maritime, l’île Madame est la plus petite et sans doute la plus émouvante. Mercredi dernier, Jean Louis Frot, vice-président du Conseil général, Robert Chatelier, maire de Soubise, conseiller général du Canton de Saint-Agnant, Jacky Laugraud, maire de Port des Barques et Marine Musson, du Conservatoire du Littoral, ont présenté les projets la concernant.




« Je m’ennuie » dit Madame
« Il vous faudrait une île pour rêver » répondit Renard, le regard amusé
« Mais où trouverai-je une île ? » rétorqua Madame que cette idée séduisait... sans savoir comment elle s'y rendrait. Elle ne savait pas nager.
Malicieux, Renard combla son vœu : « j’en connais une. Je vais vous transporter sur mon dos et cette île deviendra la vôtre, Madame ».
Cette histoire, comme celle de l’Abbesse de Saintes, fait partie des légendes qui gravitent autour des origines de l’île Madame. Selon les historiens, elle aurait tout simplement appartenu à Anne de Rohan de Soubise, d’où son nom. Madame avait une île, quelle chance. Peu importe si c’était celle du jour d’avant ou d'après !


Altantique, ouvre-toi !

Moins connue que ses trois grandes sœurs, Aix, Oléron et Ré, elle exhale un charme indéfinissable. Son accès se fait en fonction des marées : on peut alors s’y rendre par un chemin que les eaux dévoilent un moment avant de le recouvrir à nouveau. Les flots se retirent pour gagner la terre ferme et promise : à croire que l’Ancien Testament s’est inspiré de la Charente-Maritime ! Toutefois, gare à ceux qui ne consultent pas les horaires car l’eau reprend inévitablement sa place et ils peuvent être pris au piège.

La passe aux bœufs, telle est son nom, conduit à un espace naturel où le temps semble s’être arrêté. Les carrelets, juchés sur leurs longues pattes, ressemblent aux créatures préhistoriques que le paléontologue Didier Néraudeau a mises au jour pas bien loin, sur l’une des plages. Un varan marin inconnu, le carentonosaure, y a été découvert pour la première fois.
Le territoire est minuscule, un peu plus de 70 hectares, et la population clairsemée. Le hâvre sympathique est une ferme auberge tenue par Elisabeth et Jean-Pierre Mineau. Aux alentours, quelques rares maisons se dressent dont l’une appartient au député Didier Quentin. S’y ajoutent un camping et quelques gîtes.


Le fort mis en valeur

Cet endroit est unique, mais fragile. C’est pourquoi la collectivité a décidé de le protéger. Elle préconise aux promeneurs d’y arriver à pied ou en vélo plutôt qu’en voiture (allez, un peu de courage !), tout en sachant qu’une partie de l’île est interdite à la circulation pendant les vacances. Autant être averti : le style "je passe en vitesse et je ne profite pas des beautés du site" est à bannir.




Il faut prendre son temps pour sentir et comprendre l’Ile Madame, en admirer la flore, les étranges paysages, les fossiles abandonnés, l’horizon qui s’étire entre ciel et mer, les pieds dans l’eau, le regard pointé sur Fort Boyard. « La fréquentation de l’Ile Madame ayant explosé ces dix dernières années, des opérations de protection de ce site naturel classé sont nécessaires. Une phase expérimentale va être lancée avant la réalisation de travaux plus importants à long terme, notamment à l’entrée de la passe, côté continent. En effet, la décision a été prise en Comité syndical, de mettre la circulation à double sens sur une partie du parcours et de le laisser en voie piétonne sur une autre partie. Cette expérimentation sera accompagnée de panneaux d’informations » soulignent Jean-Louis Frot et Jacky Laugraud.



Le bâtiment principal de l’Ile est un fort. Au Nord, se trouvent une redoute, qui correspond à une ancienne fortification militaire édifiée en 1703, ainsi que des casemates. « Ces constructions participaient au système de défense de la rade de Rochefort à l’entrée de la vaste embouchure de la Charente pour protéger la ville et son arsenal » explique Marine Musson. L’objectif de la société anglaise Landmark Trust est d’y installer deux gîtes qui seront proposés à la location. Le Conseil Général a refait la toiture en 2008.





« Fondé en 1965 par un couple de mécènes pour préserver le patrimoine de la Grande-Bretagne, le Landmark Trust s’est donné pour mission d’acquérir et de restaurer le petit patrimoine bâti en déshérence ayant un intérêt historique. La démarche présente une originalité indéniable. Les travaux menés à leur terme, les édifices deviennent des résidences de vacances. L’organisation caritative réinvestit les revenus ainsi perçus dans l’achat de nouvelles propriétés » ajoute Marine Musson.

Un beau projet en perspective. Reste à obtenir les autorisations administratives. En l’attente, une balade à l’île Madame s’impose !

Photos 1, 2, 3, 4 : L'île Madame, sauvage et authentique

Photo 5 : Jean-Louis Frot (au centre) aux côtés de Jacky Laugraud, maire de Port des Barques.

Photo 6 : Nature protégée

Photos 7, 8, 9, 10, 11 : Marine Musson présente le projet d’aménagement du fort et des casemates ainsi que Jean Louis Frot.

Photos 12, 13, 14 : L'île Madame s'étire sur une longueur de 800 mètres et sur une largeur de 400 mètres. L'ostréiculture y est pratiquée ainsi que l'aquaculture. La ferme aquacole a été créée en 1980. La ferme auberge propose les produits de l'exploitation : huîtres, palourdes, bars, salicornes, sel récolté dans le marais salant.



Triste souvenir

Au Sud Est de l’île, une grande croix de galets, à même le sol, marque l’endroit où furent enterrés 254 prêtres déportés pendant la Révolution. Ils moururent de maladie et d’épuisement à bord des pontons de Rochefort, le Washington et les Deux Associés, deux anciens navires négriers. Il s’agissait de prêtres réfractaires ayant refusé de prêter serment à la nouvelle Constitution et de prêtres assermentés. Un pèlerinage en leur mémoire a lieu chaque année, en août.

Jacques Dassié : il a fait avancer la prospection archéologique


Vendredi dernier, Jacques Dassié animait une conférence au Paléosite de Saint Césaire. Devant un public nombreux et passionné, il a évoqué ses quarante ans de prospections archéologiques aériennes qui lui ont permis de découvrir la richesse du patrimoine charentais. Ainsi, du ciel, il a vu les fondations de la grande cité gallo-romaine de Barzan et le moulin du Fâ. Sans compter bon nombre de trouvailles qui ont entraîné des recherches sur le terrain. D’avion, en effet, et selon la saison, on peut repérer des empreintes, des murs, des fossés invisibles quand on se trouve au sol.

Jacques Dassié a fait avancer l’histoire de la région et nous lui disons un énorme merci !


Photo 1 : Conférence au Paléosite dont le responsable, Vincent Armitano Grivel, a le sourire : les chiffres de fréquentation sont en augmentation. Mieux, le Conseil Général vient de faire voter des fonds pour réactualiser le film de présentation.

Photo 2 : Se transformer en Neandertal, il faut oser !

Conseil municipal de Saintes : Jean Rouger face aux ronchonnades et rouspétances des commerçants


• L’opposition monte au créneau : « Vous devez retirer ce plan de circulation »…

Il faisait bien chaud dans la salle du conseil, mardi en fin d’après-midi. Outre les fidèles qui, manifestement, n’étaient pas à la plage, une centaine de personnes mécontentes attendaient Jean Rouger de pied ferme : les commerçants furieux du nouveau plan de circulation, les parents d’élèves inquiets des fermetures de classes et les habitants duquartier du Maine, interrogatifs quant au futur terrain qui devrait accueillir des SDF. Autrement dit, l’ambiance était électrique et le premier magistrat déploya toute son expérience pour apaiser ces foyers qui auraient pu devenir ardents...



Face à l’Hôtel de Ville, de noir vêtus, les commerçants annoncent la couleur, celle du deuil. En effet, le nouveau plan de circulation élaboré par la mairie risque pour eux de sonner le glas. Que deviendront leurs boutiques si les clients viennent à bouder le centre ville ?
Et de craindre, à juste titre d’ailleurs, une “fuite“ vers les grandes surfaces de la périphérie ou Royan, une station balnéaire attractive (à une demi-heure de Saintes) qui ne pratique pas le stationnement payant.
Le cortège s’avance lentement. S’il pense être entendu rapidement, il s’est trompé. Jean Rouger ne change rien à l’ordre du jour établi et les manifestants doivent attendre plus d’une heure avant de dire - sans noms d’oiseaux - ce qu’ils ont sur le cœur.
Jean Rouger détaille le compte administratif ou plutôt il cède la parole à une collaboratrice qui s’en charge avec aisance. Elle rend cet exercice agréable alors qu’en certaines circonstances, il devient carrément rébarbatif...


Est-ce en raison de « la chaleur animale » (dixit Jean Rouger) qui règne dans les rangs que Corinne Gacel déclare, un peu tôt, que l’opposition ne votera pas le budget supplémentaire ? Le maire lui rappelle gentiment que ce dernier n’a pas encore été examiné. Surprise, l’élue se lève d’un pas alerte pour ouvrir une fenêtre, créant un courant d’air qui rafraîchit l’assistance... et les idées. Les personnes restées dehors peuvent suivre les débats en direct !
Le conseil revient au BS. La mairie y a inscrit une somme de 150 000 euros qui représente l’indemnité versée au gestionnaire du parking Pelletan si ce dernier n’équilibre pas ses comptes. Bernadette Schmitt, l’ancien maire de Saintes, a sans doute été imprudente en signant un tel document.
Pelletan étant peu occupé par les automobilistes, la rentabilité recherchée par l’investisseur n’est pas atteinte et la collectivité doit mettre la main à la poche.


saintes@hotline !

Le budget supplémentaire adopté, Corinne Gacel revient donc à l’attaque pour s’étonner de sa présentation par une fonctionnaire : « nous sommes stupéfaits car un budget est un acte politique ».
Elle enchaîne : « ce budget est un flagrant démenti à vos déclarations passées. Vous disiez maîtriser les dépenses de fonctionnement. Elles ont augmenté, dont 260 000 euros pour les ressources humaines avec la création de nouveaux postes. Vous aviez dit que vous alliez diminuer les fêtes et cérémonies. Elles sont majorées de 22 400 euros liés à diverses manifestations, Droits de l’enfant, Semaine du développement durable ».


Et de déplorer l’absence d’anticipation et de cohérence du maire dont l’essentiel de l’action pourrait se résumer « par les lignes des chapitres divers et autres ».
Cette bouffée pimentée chatouille le nez de Jean Rouger, héritier de la gestion de la précédente municipalité. Certains cadeaux seraient empoisonnés, disent ses colistiers.
En ce qui concerne la présentation du budget par une personne étrangère au conseil, il est clair :
« Nous autres élus, ne maîtrisons pas complètement les subtilités techniques et mécaniques de ces sujets. Il est important d’avoir une base de repère de débat, loin de toute sécheresse administrative ».

Circulez, y’a quelque chose à voir !

Les questions, relatives au plan de stationnement rive droite et à la mise en place de la navette, sont attendues avec intérêt par les manifestants qui patientent debout. Le principe est simple : Jean Rouger veut rendre Saintes aux piétons et aux vélos (création qu’un quai spécifique rue de Verdun) en diminuant le trafic routier.
En ligne de mire, les voitures tampons qui appartiennent aux commerçants et aux personnels des collectivités. Désormais, ils sont invités à stationner au Parc des Expos où une navette part vers le centre ville tous les quarts d’heure. Depuis le 1er juillet, elle est mise gratuitement à leur disposition le matin et le soir. Autre possibilité, payante celle-là, laisser sa petite auto au parking Pelletan (derrière l’Arc de Triomphe).
Parmi les grandes innovations, la place Bassompierre est interdite au stationnement et le parking de la place Blair deviendra payant à compter du 15 juillet.



« Il est difficile de changer les habitudes »

L’opposition demande des comptes à Jean Rouger tandis que la salle s’agite. Bruno Drapon déplore la manière dont cette décision a été prise, sans concertation : « Et dire que vous prôniez la démocratie participative. Vous passez en force les projets sans tenir compte de l’avis des commerces du centre ville. Des retombées négatives vont se faire ressentir sur leurs chiffres d’affaires. Vous devez écouter les Saintais et abandonner ce plan. Bernadette Schmitt l’a fait avec Bassompierre. Nous aimerions que vous soyez aussi attentifs à la vox populi qu’elle ne l’a été ». Cette sortie est suivie d’un tonnerre d’applaudissements.


Jean Rouger ne change pas de stratégie : « j’entends parler de la fluidité de la circulation depuis 1968. Je sais qu’il est difficile de changer les habitudes et les comportements. Je le conçois. Il est normal que ça dérange ».
Bruno Drapon lui coupe la parole, rappelant que l’opposition n’a pas été officiellement invitée aux réunions publiques. « Vous ne devez pas m’interrompre, je suis le maire » lance Jean Rouger, visiblement irrité. Des sifflements se font entendre. « Vous êtes d’abord un élu » rétorque Bruno Drapon qui campe sur ses positions. La tension monte au point que Michèle Carmouse, silencieuse jusqu’alors, demande à chacun de se respecter.
On revient à ces fameuses réunions publiques, 17 au total, annoncée par la presse, ce qui a permis aux intéressés de s’y rendre. Pour Jean Rouger, il n’y a qu’une solution pour tester son plan de circulation :
« il faut le mettre en œuvre. Notre objectif est de développer la rive droite. Si ce plan présente des inconvénients, nous en tirerons les conséquences ».
Margerita Sola en profite pour raviver les mémoires : « nous continuons à payer les études demandées par Bernadette Schmitt pour Bassompierre, soit 900 000 euros. Dans l’élaboration du nouveau plan, notre attitude est limpide. Des réunions ont eu lieu et les remarques ont été prises en compte. Pour preuve, le projet initial a été transformé. Une évaluation sera faite au bout de trois, six et neuf mois. Nous ne souhaitons pas la mort du centre ville ».
Une complaisance en entraînant une autre, Françoise Bleynie annonce le coût des aménagements programmés, soit 100 000 euros. Le maire ne nie pas ce montant : « Notre souhait est de rendre la ville plus agréable. Les choses ne sont pas faciles et j’entends les ronchonnades et la rouspétance de certains commerçants et habitants. A partir du 15 juillet, le dispositif sera appliqué. Nous sommes au début d’un changement ».


La navette accessible aux handicapés ?

T
hierry Meneau serait favorable à une réflexion générale des élus sur l’avenir de Saintes. « Les commerçants ne sont pas ronchons, mais inquiets. Ils vous demandent de déplacer votre plan de circulation après les vacances. C’est du bon sens dans la crise actuelle. Vous pouvez attendre deux mois ».
Pierre Dietz estime qu’il ne faut pas diaboliser cette affaire : le stationnement reste gratuit avant dix heures, entre midi et deux heures et après 17 heures. Des négociations avec le gestionnaire du parking Pelletan vont avoir lieu.
Mme Landreau soulève une question intéressante au sujet de la navette : elle doit être accessible aux handicapés dès sa mise en service, comme le stipule la loi. Et non en 2015. Jean Rouger joue la franchise : comment y parvenir avant le 15 juillet ?
Bref, ce fut un bel échange entre majorité et opposition. Si, globalement, le ton est resté zen, un malaise est perceptible dans les rangs de la majorité. En effet, remontés, les commerçants parlent. Or, il n’est jamais bon pour une nouvelle municipalité d’être la cible de plusieurs fronts. S’y ajoutent en effet les doléances des parents d’élèves (délocalisée, l’école Pelletan fermera en 2012, les Jacobins et Paul Bert nécessitent des travaux) et des habitants du quartier du Maine, soucieux quant à la proximité d’un camp de SDF à la Palud. Selon Thierry Leblan, la DIREN aurait émis un avis négatif à cette installation. En conséquence, le projet serait tombé à l’eau...




• L'info en plus
Le CCAS de Saintes refuse de traiter les dossiers du RSA


En voilà un pied de nez à Sarkozy, ce qui rendit le débat bien évidemment politique ! La parole fut donc laissée à Dominique Delamarre, membre du CCAS, qui expliqua pourquoi le Conseil d’Administration avait pris cette décision. L’obstacle principal est le manque de financements pour instruire et accompagner les dossiers. Le CCAS, qui compte trois postes, traite 350 dossiers de RMI. Il aimerait que ce nombre soit doublé en passant à six.
Elle enchaîna en décrivant l’ambiance dans laquelle se déroule le passage au RSA
: « on a tendance à culpabiliser les chômeurs, comme si cette situation était un choix de leur part et non la résultat de la pénurie d’emplois ». Selon ses déclarations, cette politique des bas salaires ne peut qu’accroître la précarité. Par contre, elle peut intéresser certaines entreprises peu scrupuleuses qui cherchent à employer du personnel bon marché à temps partiel.
La conclusion fut claire : Le CCAS n’assurera pas l’instruction des demandes de RSA qui seront orientées vers la CAF et le Conseil Général. Reste à savoir quelle position va prendre le Préfet puisque dans ce cas précis, une loi votée par la République ne sera pas appliquée...

• Au nom du PACS et de Noël Mamère !

Désormais, la ville de Saintes pourra célébrer cette union civile. Elle ressemble à un mariage, mais n’en est pas un. Lors de la cérémonie, le maire lira deux articles du Code civil. Il remettra ensuite un livret aux partenaires ainsi qu’un cadeau offert par la municipalité. Si les pacsés gardent leurs noms respectifs, ils ont les mêmes avantages en matière d’imposition que les couples mariés ainsi que lors des successions.

Photo 1 : Les commerçants inquiets quant au nouveau plan de circulation

Photos 2 et 3 : Le conseil municipal, présidé par Jean Rouger, en présence des commerçants

Photo 4 : On reconnaît Jean-Pierre Blanchard, le célèbre peintre de Saintes.

Photos 5 et 6 : Les commerçants ont attendu plus d’une heure avant que le plan de circulation ne soit abordé

Photo 7 : L'opposition est monté au créneau

Photo 8 : Et les commerçants ont apprécié !

Photo 9 : Toujours un nombreux public aux séances de conseil !

Photos 10, 11, 12 : Les commerçants mobilisés étaient vêtus de noir

Photo 13 : L'intervention de Mme Delamarre

On est tous Raid Dingue 4 L !


Romain Daviaud poursuit sa lancée. Vous vous souvenez de cet aventurier made in Haute Saintonge dont la caisse préférée est la 4 L !
Elle garde sa cote de popularité, cette fameuse Renault, même dans la jeune génération. Au point qu’en 2008, elle a accompagné cet étudiant de Sup de Co à la compétition 4 L Trophy qui part à la conquête du Maroc.
Y participant pour la seconde année, Romain coachait des élèves de première année. De ce périple, il a rapporté de nombreux souvenirs présentés lors d’une sympathique soirée à Chamouillac, sa patrie natale, près de Montendre.



Actuellement, il accomplit un stage en Inde « dans une agence d’achats et de logistique du domaine textile ». Une expérience très profitable ! Il rejoindra la Haute Saintonge début septembre pour mobiliser l’association Raid Dingue de 4 L qu’il a créée à Chamouillac : « cela me fait une base solide pour rechercher des partenaires financiers et en nature » explique-t-il. Et de poursuivre : « Ces voyages ne sont pas de tout repos. Je prépare dans le même temps deux raids humanitaires en décembre prochain, puis en février 2010 ».

Le premier est le Students Challenge Morocco qui se déroulera du 27 décembre 2009 au 7 janvier 2010 au départ de Toulouse. Romain et ses amis comptent acheminer des aliments non périssables et envisagent de planter des arbres. Une centaine de voitures - pas seulement des Renault 4 L - seront sur la ligne de départ, réunissant deux cents participants environ.
Le second rendez-vous est bien sûr le 4 L Trophy du 18 au 28 février 2010 au départ de Bordeaux. Environ 1000 voitures et 2000 étudiants sont attendus. « Comme pour les précédentes éditions, nous apporterons des fournitures scolaires à nos contacts marocains » dit-il.


Pour contribuer à la réussite de ces deux projets, Romain Daviaud et son association vous invitent à un grand loto samedi 5 septembre à la salle des fêtes de Chamouillac. Des tee-shirts à l’effigie de l’association seront proposés à la vente : avis aux amateurs ! Le budget global pour les deux raids s’élève à environ 20 000 euros.

Sacré Romain, il n’a pas les deux pieds dans la même galoche ! Son regard malicieux et son sourire enjoué annoncent la couleur : si le soleil se lève pour tout le monde, il compte bien en profiter !

Sa rentrée prochaine, il devrait la faire à Newcaslte en Angleterre. Ensuite, il parlera very well english sans l’accent indien !!! « Good luck » Romain et à bientôt pour écouter tes nouvelles aventures !

Composition de l’association :
Président Romain Daviaud, secrétaire mécanicien Laurent Lermercier, trésorier Nicole Daviaud.

Photo 1 : Vive les 4 l !

Photo 2 : Romain et ses copains

Véhicules du futur :
On avance lentement, mais sûrement…


Vendredi et samedi derniers à La Rochelle, le Conseil Général accueillait le salon Eco Expo, première manifestation nationale qui présentait véhicules propres et autres technologies avancées s’inscrivant dans le Grenelle de l’Environnement.


Utiliser 20 % de véhicules propres, voilà le challenge, issu d’une directive européenne, que les collectivités publiques doivent relever en réactualisant leur flotte. Inutile de se voiler la face : il s’agit de réduire les émissions de gaz carbonique et de lutter - même si on a du mal à y croire - contre une éventuelle sixième extinction des espèces qui pourrait toucher l’homme. Parmi les scientifiques, Hubert Reeves ne cache pas ses inquiétudes. Cette sombre perspective expliquerait pourquoi la Nasa veut installer une base permanente sur la lune !

Bref, avec le réchauffement climatique et la réduction des énergies fossiles (gaz, pétrole), nous allons devoir changer nos habitudes et les campagnes de sensibilisation ont déjà commencé. La voiture est en première ligne : elle pollue et ses petites sœurs vertes devraient être plus conciliantes avec l’environnement.

Sur le marché, certains modèles semblent attractifs. Si Renault et Peugeot présentent des prototypes, Honda propose actuellement la Insight, hybride commercialisée 18 000 euros. Elle est dotée de deux moteurs, thermique et électrique, autrement dit elle fonctionne au sans plomb 95 et avec une batterie garantie huit ans. Les moteurs s’associent pour moins consommer, d’autant que l’énergie récupérée au freinage est redistribuée à l’accélération. L’entretien est le même qu’un véhicule normal.


« Il y a longtemps qu’Honda et les marques japonaises, Toyota entre autres, s’intéressent aux hybrides. Ils ont une longueur d’avance. La FCX Clarity, nommée voiture verte mondiale 2009, est le premier véhicule à pile à combustible au monde produit en série. Elle devrait arriver sur le marché européen, après sa commercialisation aux Etats-Unis et au Japon. Honda, qui travaille depuis de nombreuses années à produire des véhicules écologiques, a misé sur l’hydrogène. Honda FCX Clarity est l’une des réussites de cet investissement » souligne Benoît Royer, commercial à La Rochelle.
Seul hic, l’hydrogène, qui fut utilisé autrefois en France, y a laissé de mauvais souvenirs. Pour l’instant, ce principe n’a pas reçu le feu vert des autorités tricolores. Parmi les autres innovations, citons les vélos, voitures, quads et chariots électriques dont la Poste s’est dotée. Elle s’apprête à devenir le leader européen quant à leur utilisation.

Des vélos pour les futurs ingénieurs

Pour sa part, le Conseil Général adhère au dispositif "un nouvel étudiant, une nouvelle mobilité" mis en place par l’école d’ingénieurs (EIGSI). Il attribuera un vélo neuf, avec le logo des mouettes s’il vous plaît, aux étudiants qui le souhaitent pendant la durée de leur scolarité. Le circuit de la Genétouze, qui va ouvrir ses portes, propose également des moyens de locomotion "nouvelle génération".


Même si les spécialistes estiment que « le pétrole a encore de beaux jours devant lui » (il devrait durer pendant vingt ou trente ans et peut-être plus puisque de nouveaux gisements ont été localisés), l’avenir dans le domaine du déplacement, en respectant la nature, reste une priorité. « Nous planchons sur l’avenir des véhicules décarbonisés » précisa Jean-Louis Léonard, député chargé de ces questions, lors de la visite organisée en fin de journée.


En 2008, le Conseil Général, que préside Dominique Bussereau, a décidé d’élargir son champ d’intervention, demandant un bilan carbone des bâtiments publics et incitant les personnels « à préférer les déplacements doux ». En 2009, il aidera les collectivités publiques à acquérir des véhicules électriques (30 % du montant HT dans la limite d’une subvention plafonnée à 6 000 euros).


Ces gestes s’accompagnent de la ferme volonté de doter le territoire de panneaux photovoltaïques. Plusieurs projets sont en cours, mais un obstacle a surgi. En effet, les agriculteurs voient d’un mauvais œil des hectares et des hectares recouverts de plaques grises. Même si elles sont installées au nom de la fée électricité et d’une énergie propre...

•L'info en plus Hypocrisie ambiante ?

Serait ce une impression ? Le changement des modes de fonctionnement de nos véhicules traîne du pied. Contrairement à ce qui est annoncé, le pétrole ne manquerait pas. Les effets d’annonce ne présenteraient qu’un seul intérêt : faire augmenter le prix du baril. Bilan, les utilisateurs restent les éternels pigeons. Les compagnies gagnent trop d’argent pour se retirer d’un marché aussi lucratif.
Par ailleurs, fabriquer moins de voitures provoquerait des licenciements dans ce secteur fragilisé (nous en avons déjà un aperçu) et si l’entretien des moteurs se réduit, les garages connaîtront de graves difficultés. On comprend pourquoi ces nouveaux véhicules mettent du temps à sortir, mais il est vrai que le problème des batteries n’est pas totalement résolu.


Photo 1 : Elle est pas belle, ma nouvelle auto jaune ?

Photo 2 : La Insight d'Honda est un véhicule hybride.
La FCX Clarity, quant à elle, est une grande berline qui ne rejette pas de CO2. Son atout ? Elle est motorisée par une pile à combustible (PAC). La PAC se nourrit d'hydrogène pour produire de l'électricité. Cette électricité fait tourner le moteur électrique qui fait avancer l'automobile. Elle n'est pas sur le marché européen pour l'instant.

Photo 3 : La Poste préfère le véhicule électrique

Photo 4 : Le i-step, vélo électrique de Matrasports, vous propulse dans les côtes et se recharge dans les descentes.

Photo 5 : 35 exposants participaient à ce salon inauguré par Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports et président du Conseil Général de Charente Maritime, soit 45 marques et 70 véhicules, tous disponibles à l’essai des visiteurs.

Photo 6 :
Véhicules hybrides, électriques ou fonctionnant aux carburants alternatifs : On avance lentement, mais sûrement !

Photo 7 :
Cette voiture électrique nouvelle génération possède même une trottinette à l’arrière, au cas où. Les vitres jaune fluo du modèle présenté ont suscité des avis partagés chez les amateurs…