jeudi 18 mars 2021

Covid-19 : Un an de crise à l’ARS Nouvelle-Aquitaine

L’ARS Nouvelle-Aquitaine a ouvert ses portes le 17 mars afin de présenter son organisation et ses équipes, mobilisées depuis plus d’un an dans la gestion de la crise Covid. En effet, le premier cas de coronavirus a été pris en charge au CHU de Bordeaux, le 24 janvier 2020. A compter de ce jour, l’organisation de l’ARS s’est structurée et est montée en puissance jusqu’à déclencher le 8 mars 2020 le niveau 3, niveau le plus haut en matière de gestion de situation sanitaire exceptionnelle, et qui s’accompagne de la mise en place de la cellule de crise régionale et sa déclinaison dans les 12 départements

• Les temps forts et les chiffres clés

 › Le suivi des cas suspects, confirmés ou personnes contacts et des clusters 

• 150 personnes au plus fort de la crise pour la création d’un centre d’appel téléphonique (sur un pool de 250 personnes : étudiants en médecine) recrutées en renfort dès le 1er déconfinement pour le suivi des personnes malades ou contacts : du 25 mai au 26 janvier 2021, plus de 500 000 appels ont été passés (date du transfert de l’activité de la plateforme vers l’assurance maladie) ;

• 2 500 clusters ont été gérés pour éviter la propagation de foyers de Covid-19.

Ces actions ont permis de contenir la propagation du virus notamment dans les EHPAD : la région Nouvelle-Aquitaine a dénombré au total 120 clusters (définition d’un cluster : au moins 3 cas confirmés) en EHPAD lors de la première phase de gestion de crise (mars-juin 2020). La  Nouvelle-Aquitaine, région la plus âgée de France, a été celle qui a enregistré le moins de décès Covid-19 rapportés à sa population totale en structures médico-sociales pour personnes âgées lors de cette même phase (215 décès pour 6 000 000 d’habitants).

• Une adaptation du système de soins et une solidarité avec les régions en difficultés

- 270 lits de réanimation supplémentaires rendus disponibles (en complément des 434 qui existaient avant la crise), une mobilisation sans précédent des établissements dans la région ;

- Au total, 188 patients transférés du Grand-Est, d’Ile de-France, des Hauts-de-France, de PACA et accueillis dans les établissements de Nouvelle-Aquitaine ;

- 260 professionnels mis à disposition des établissements de santé du Grand-Est et d’Ile-de-France sur la 1ère phase de la crise principalement ;

- 71 millions de masques diffusés auprès des professionnels de santé de Nouvelle-Aquitaine et 1,6 million de masques récoltés via l’appel aux dons régional, qui a permis de soutenir les professionnels de santé ;

- 4 660 professionnels de santé volontaires mobilisés pour venir en renfort des établissements de santé en tension de la région Nouvelle-Aquitaine sur la 1ère phase de la crise ;

- Développement sans précédent de la télémédecine : plus de 75% des médecins généralistes de la région ont réalisé au moins une téléconsultation durant le premier confinement (contre 8 % avant).

• Une information au public

- Une plateforme téléphonique activée 7 jours sur 7 lors de la 1ère phase de la crise (mars à juillet 2020) pour répondre à toutes les questions relatives au Covid-19 du grand public et des professionnels de santé : plus de 25 000 appels traités ;

- Le standard général de l’ARS a également réorienté son activité vers l’information Covid depuis le début de la crise : de mars 2020 à mars 2021, près de 150 000 appels ont été réceptionnés et traités à ce titre

-  Tenir informé la population de l’évolution de la situation, des situations complexes locales, des nouveaux dispositifs, des messages de prévention, grâce à un service de relations presse et communication disponible 7j/7 depuis 1 an avec plus de 500 communiqués de presse diffusés

• Le dépistage

- Déploiement et suivi des capacités de dépistages pour une bonne répartition sur tout le territoire ;

- Organisation de centres de dépistages «hors les murs» pour augmenter les capacités en test en lien avec la Préfecture, les collectivités et les professionnels de santé pour monter ces centres, s’assurer de leur sécurité et informer la population (centralisation et actualisation de l’information de l’offre en dépistage dans le département) ;

- Organisation express à l’été 2020 de centres de dépistages massifs sur les lieux de vacances et les lieux de transit (aéroports, gares), pour les saisonniers au travers de centre de dépistage pérennes au plus proche de la population : 270 opérations de dépistage

- Organisation de campagnes de dépistages à grande échelle : clusters, zone de circulation active de variants. Exemples en ce moment dans les lycées de Charente, Dordogne, Creuse

- Financement et mise en place des médiateurs de lutte anti-covid : Les médiateurs de lutte anti-Covid financés par l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine organisent des dépistages, informent et accompagnent la population en très grande proximité. Au 12 mars, 16 équipes de médiateurs LAC, soit 130 personnes, ont permis d’organiser 60 opérations de dépistages. Objectif : 23 équipes, soit 200 personnes.

• La vaccination

- Mobilisation des acteurs et moyens du territoire pour la création des centres de vaccination : création de 100 centres en 15 jours et à l’heure actuelle, un total de 173 centres

- Organisation de la vaccination : interface logistique, recensement et activation des moyens (organisation du transport, la conservation et la gestion des stocks), distribution du nombre exact de doses (Pfizer) pour les EHPAD et la répartition proportionnée et bien répartie sur l’ensemble du territoire, en flux tendu des doses de vaccins.

- Traçabilité des vaccins et accompagnement des centres et établissements de santé dans leur activité (difficultés, besoins logistiques)

- Au 15 mars, 536 810 personnes ont reçu 1 dose, soit 8,9% de la population, et 254 878 personnes ont reçu 2 doses. 92,8% des personnes en EHPAD ont reçu 1 dose.

• Organisation et mobilisation de gestion de crise

 En temps normal, l’ARS a en charge la veille sanitaire et la sécurité sanitaire. Pour cela, un service entier est dédié à cette mission la Cellule de veille et de gestion sanitaire (CVAGS) doté d’une plateforme « point focal » : un numéro d’appel et des équipes qui réceptionnent 7j/7 et 24h/24 les signalements qui peuvent avoir un impact sanitaire. La mission de contact tracing bien connue aujourd’hui du grand public est une mission courante de l’ARS (ex : contact tracing autour cas méningite).

La crise COVID a entraîné le déclenchement d’une organisation renforcée de gestion de crise depuis le 8 mars 2020. Autour d’une cellule régionale d’appui et de pilotage sanitaire (CRAPS) positionnée au siège de l’ARS Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux, les 12 cellules départementales d’appui au sein des délégations départementales sont les relais au plus près du terrain de la mission de gestion de crise.

• LA CRAPS Cellule régionale d’appui et de pilotage sanitaire

- Pour gérer la crise Covid, une structure de gestion de crise a été largement renforcée par des personnels des différentes directions de l’ARS et organisée en pôles : pilote, secrétariat, médical, suivi des cas, moyens, finances, ressources humaines, communication. Tous ces pôles et ces expertises sont réunis en seul lieu autour du pilote pour faciliter la prise de décision, la réactivité et la mise en place opérationnelle. 250 agents sont intervenus dans la gestion de crise au niveau des directions métiers et 320 dans nos délégations départementales, soit un total de 570 agents investis depuis plus d’1 an, 7j/7. Des budgets nationaux supplémentaires ont été alloués par le national pour renforcer l’action de l’ARS en 2021, 40 CDD de 9 mois agents ont été recrutés.

- 7 à 8 agents mobilisés chaque jour en CRAPS mais des équipes entières derrière eux avec un planning tournant pour une présence continue 7j/7

- Le fonctionnement de la CRAPS est très structuré avec un timing très précis : temps de transmission lors des relais d’équipe, réunion quasi-quotidienne avec nos 12 CDA pour la mise en commun des informations, le suivi de la situation et la progression des actions.

- Le rôle de cette cellule de crise, on est au cœur du réacteur, c’est le centre de pilotage régional.

-  Déclinaison régionale de la stratégie de gestion de crise nationale  (ex : commandes ministère MIN SANT)

- Organisation de l’offre de soins : prise en charge hospitalière, réanimation, déprogrammation et continuité des soins

- Mobilisation de nos équipes en département et des acteurs de terrain pour la concrétisation des actions (offre de soins, dépistages, clusters, vaccination)

- Suivi général de la situation, des problématiques du terrain, d’évènements et recherche de solutions. Organisation de la remontée des difficultés et interface avec le national

› LES 12 CDA Cellule Départementale d’Appui 

- La CDA assure le pilotage de la gestion de crise sur le terrain, au plus près des établissements médico et médicaux-sociaux, des professionnels de santé, des collectivités, et de la population.

- En relation étroite avec les établissements :

- Informe, apporte des directives les plus pragmatiques possibles (Mémos, Check-lists) pour organiser la prise en charge face à la situation sanitaire

-  Vérifie en permanence les disponibilités en lits (soins intensifs / réa) dans les différents hôpitaux du département. Au besoin, demande l’ouverture de lits et/ou secteurs COVID, et organise la solidarité intra et inter-département pour éviter la saturation d’un établissement

- Recueille les besoins des établissements pour leur venir en aide (besoin en matériel, en ressources humaines). Lance des alertes à la CRAPS si une tension se fait sentir. (ex de la tension mondiale en masques, en équipements de protection)

- Trouve des solutions sur le terrain pour faire face aux tensions en matériel (ex. au cours de la crise : réquisitions de stocks inutilisés, appels aux dons, transferts de stocks)

• En alerte maximale auprès des EHPAD :

- Alerte, informe, apporte des directives concrètes à mettre en place pour sécuriser au maximum les résidents et les personnels tout au long de l’épidémie

- Accompagne la mise en place de ces mesures dès qu’un établissement se sent en difficultés. Des équipes de l’ARS se rendent sur place pour apporter des solutions rapides

- Assure une surveillance rapprochée de tous les établissements pour agir dès la suspicion de Covid.

- Coordonne une équipe référente pour gérer une situation de cluster sur place en organisant notamment des dépistages massifs.

- En surveillance toujours très rapprochée des nouveaux cas en structure collective

- Surveillance systématique et rapprochée de tous les cas Covid suspects/confirmés dans les structures collectives (établissements scolaires, entreprises, établissement médical ou médico-social) ou communautés (camps, squats)

- Coordonne tous les acteurs de santé locaux pour une intervention rapide visant à casser les chaînes de contamination dans des structures collectives : contact tracing, organisation de dépistages systématiques, renforcement des mesures d’hygiène, approvisionnement en équipements individuels de protection, conseils et consignes à mettre en place, écoute et disponibilité si besoin.

- Mise en place opérationnelle des moyens sur le territoire : offre de soins, vaccination, dépistages

mercredi 17 mars 2021

Saintes : Zone bleue à l'Ilot Olympia

Dans le cadre de la démarche d’amélioration des conditions de circulation dans la zone de l’Olympia, une zone bleue a été mise en place en début d’année par la Ville de Saintes dans ce secteur :

Une période de tolérance sur le stationnement avait été prévue jusqu’à mi-mars. Compte tenu de la période d’inondation subie par la Ville, les élus ont décidé de prolonger la période de tolérance jusqu’au 6 avril.

À partir de cette date, la zone bleue sera complètement effective.

mardi 16 mars 2021

Des médiateurs sapeurs-pompiers pour lutter contre la circulation du Covid-19

En parallèle de la campagne de vaccination, la lutte contre la pandémie de Covid-19 repose sur l’intensification du dispositif Tester-Alerter-Protéger (TAP). Ce dispositif a pour objectif de permettre un accès aux tests au plus près des lieux de vie, de travail et d’étude de la population et d’accélérer la prise en charge des cas positifs en enclenchant sans délai les mesures d’identification des contacts à risque et les mesures d’isolement

Afin d’opérer une montée en puissance des capacités de dépistage, de nouvelles équipes composées de médiateurs de lutte anti-covid viennent compléter le dispositif actuel.

Ils constituent une équipe permettant de répondre aux besoins de structures publiques ou privées qui auraient besoin d’organiser ponctuellement une opération de dépistage collectif.

En Charente-Maritime, le SDIS17 a été retenu pour porter cette mission départementale qui fait l'objet d'un conventionnement avec le Préfet de la Charente-Maritime et l'ARS Nouvelle-Aquitaine.

Sous l'autorité du commandant Laurent Mignot, chef de projet, huit sapeurs-pompiers volontaires composent cette équipe de médiateurs qui peut intervenir sur tout le territoire départemental, sur sollicitation de l'ARS 17, laquelle recueille les besoins qui lui sont remontés du terrain.

Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime, Eric Dorival, directeur de la délégation départementale de l’ARS, Jean-Pierre Tallieu, président du CASDIS, le colonel Eric Jouanne, directeur adjoint du SDIS et Graziella Bordage, maire de la commune, rencontreront prochainement ces médiateurs au logis de Sorlut à Cozes.


Charente-Maritime : la Région soutient le numérique, l'innovation, le tourisme, la formation, l'éducation et les infrastructures

• Soutien au nouveau programme de visite à l'Abbaye aux Dames de Saintes

• 139 606 euros pour le fonctionnement de la Maison de l'Emploi de Haute-Saintonge de Jonzac

C'est avec des élus présents pour certains et à distance pour d'autres, que s'est tenue la commission permanente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine lundi 15 mars à l'Hôtel de Région à Bordeaux. Au total, 241 délibérations ont été votées et 1 497 subventions attribuées pour un montant total de 353 005 441,88 euros par les élus régionaux, réunis sous la présidence d'Alain Rousset.

• Plusieurs dossiers concernent la Charente-Maritime, dont les suivants :

 - Aide au développement de l'Institut du Numérique Responsable

 110 000 euros pour le développement de l'association (La Rochelle)

L'institut du Numérique Responsable (INR) est une émanation du club Green It qui a été fondée en 2018, sous la forme d'une association loi 1901, par un collectif hétérogène et pluridisciplinaire. Ce « think and do tank » a pour mission de sensibiliser l'ensemble des acteurs privés, publics, politiques et associatifs aux enjeux du numérique responsable. L'INR poursuit trois enjeux : réduire l'impact environnemental et social du numérique, utiliser les technologies pour réduire cet impact et créer un monde numérique inclusif, paritaire et éthique. L'Institut du Numérique Responsable a créé trois grands pôles de compétences qui s'articulent dans les actions régulières de l'association : le Lab (innover, tester des solutions durables), l'académie (sensibiliser et éduquer au numérique responsable) et l'observatoire (observer et mesurer). Aujourd'hui, l'INR souhaite consolider et développer son activité au niveau régional et national ainsi qu'accélérer sa structuration et renforcer son implantation en Nouvelle-Aquitaine. A cet effet, l'association projette de recruter un directeur sur le territoire néo-aquitain. Enfin, l'INR envisage de concevoir et animer plusieurs thématiques à l'échelle régionale sur la thématique du Numérique Responsable. Pour ces projets, c'est une aide régionale de 110 000 euros qui est accordée.

- Soutien aux projets innovants

 162 168 euros pour la société d'implants intraoculaires Carl Zeiss Meditec (Périgny)

La société Carl Zeiss Meditec Sas est spécialisée dans la fabrication d'implants intraoculaires, produit principalement par le procédé d'usinage de matières plastiques biocompatibles. L'entreprise a décidé de réorienter sa stratégie pour proposer une offre complète à ses clients sur le marché de la cataracte, du diagnostic au suivi post-opératoire, en passant par l'extraction du cristallin, marché sur lequel elle n'est actuellement pas présente. Pour cela, elle doit développer une technologie avancée qui saura répondre à la demande des clients. Cette technologie s'insère dans une nouvelle machine et apporte une nette amélioration dans la précision de l'extraction du cristallin. De plus, la machine intègre un écran de contrôle qui permet aux équipes médicales d'avoir toutes les données du patient et de réduire ainsi de temps de l'opération. Ces deux principales innovations réduisent significativement le risque patient lors des opérations de la cataracte. Le site de Périgny a été choisi pour le développement et l'industrialisation de la cassette, c'est d'ailleurs le seul du groupe à se diversifier dans cette nouvelle technologie. Afin de soutenir le développement de ce projet innovant, le Conseil régional vote une aide de 162 168 euros.

- Réagencement du Bureau d'Information Touristique de Royan

 115 350 euros pour l'agglomération Royan Atlantique

Lauréat en 2019 de l'appel à projets régional Nouvelle Organisation Touristique des Territoires (NOTT), qui soutient les territoires candidats souhaitant s'engager dans une volonté d'amélioration de l'organisation générale de la filière touristique, le territoire Royan Atlantique s'engage dans la réalisation de ses actions de structuration et de modernisation. La Communauté d'agglomération a mené une réflexion sur le bureau d'information touristique (BIT) de Royan, afin de structurer au mieux l'accueil touristique sur son territoire et de satisfaire les besoins et attentes des clientèles touristique et locale, dans le respect de son Schéma d'Accueil et de Diffusion de l'Information (SADI). Lors de l'élaboration de ce schéma, le BIT de Royan a été identifié comme l'une des portes d'entrées principales du territoire. Malgré ses atouts, l'état actuel du bâtiment et sa configuration freinent le développement d'un accueil efficace et de qualité. Une modernisation de celui-ci permettrait d'être en phase avec la montée en gamme du tourisme souhaitée sur le territoire. Une rénovation et un réaménagement complet du BIT doivent donc être entrepris en respectant les exigences du code du Patrimoine et du label "Architecture contemporaine remarquable". Afin de mener à bien ces travaux de rénovation, une aide régionale de 115 350 euros est accordée.

- Valorisation des filières touristiques

 100 000 euros et 352 800 euros de fonds européens pour un nouveau programme de visite à l'Abbaye aux Dames de Saintes

L'Abbaye aux Dames de Saintes a lancé en 2015 "Musicaventure", un programme ambitieux de nouvelles offres de parcours de visite, innovantes. L'objectif est d'atteindre un public beaucoup plus large que les amateurs de musique baroque, domaine dans lequel s'est spécialisée l'Abbaye depuis plusieurs dizaines d'années avec notamment son festival annuel. Le projet "Musicaventure" est un projet modulaire. Trois modules ont été précédemment créés : le voyage sonore 3D : une déambulation au cœur du site, les siestes sonores, basées sur la connaissance et la méditation, et le carrousel : un manège extraordinaire, stimulant, qui fait appel au toucher, à l'ouïe et à la vue. L'abbaye travaille aujourd'hui à son 4éme module : "l'Aventure urbaine et musicale". Il s'inscrit dans un projet de mise en valeur du territoire de Saintes et dans la cohérence éditoriale du projet "Musicaventure". L'idée est de faire vivre une déambulation sous forme de course aux trésors. Le projet consiste en la production et la conception du jeu, sons, graphismes, signalétiques, scénographies, conception des équipements aventuriers, applications digitales, ainsi que la fabrication des équipements installation et pose. Pour ce quatrième module, la Région accorde une aide de 100 000 euros. A cette somme, s'ajoute une aide de l'Union européenne de 352 800 euros au titre du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) dont la Région est autorité de gestion.

 - Soutien à la création et à la production cinématographique et audiovisuelle

 100 000 euros pour In Vivo Films de La Rochelle

La société de production In Vivo Film reçoit une aide régionale de 100 000 euros pour la production d'un long métrage de fiction intitulé "Un varon" dont le tournage est envisagé en Colombie.

 - Développement des compétences et de l'emploi des entreprises

103 833,80 euros pour la montée en compétence des salariés de Léa Nature (Périgny)

La Compagnie Léa Nature est une holding dont le siège est situé à Périgny. Elle compte 9 entités en région Nouvelle-Aquitaine qui emploient 979 salariés et 1600 dans l'ensemble du groupe. Depuis sa création en 1993, l'entreprise n'a cessé de se développer et est devenue un acteur majeur des fabricants français de produits biologiques et naturels dans les secteurs de l'alimentation, de la beauté, de l'hygiène et de la maison. Elle distribue une vingtaine de marques. Se définissant comme une « entreprise à mission », la compagnie est la première entreprise de taille intermédiaire à avoir inscrit sa mission environnementale d'intérêt général dans ses statuts sociaux. L'entreprise souhaite aujourd'hui s'organiser, développer les compétences techniques de ses salariés, renforcer ses actions en faveur des territoires et se développer davantage à l'international. Ainsi, le groupe a décidé d'investir sur le capital humain par des recrutements et la formation. Au travers de son plan de formation, l'entreprise souhaite que plus de 300 de ses salariés puissent faire évoluer leurs compétences, renforcent leur appartenance au groupe et obtiennent, pour certains, une certification leur assurant une sécurisation de leur parcours. Pour ce faire, le Conseil régional accorde une aide de 103 833,80 euros.

- Financement des Missions Locales

139 606 euros pour le fonctionnement de la Maison de l'Emploi de Haute-Saintonge de Jonzac

Face à une crise sans précédent à la fois sanitaire, économique et sociale, la population des jeunes se trouve dans une situation particulièrement critique. Dès le premier confinement, les premiers signaux d'une jeunesse en danger sont rapidement apparus, touchant les plus vulnérables, les plus éloignés de la qualification et de l'emploi mais également, de jeunes diplômés au parcours professionnel soudain assombri. En Nouvelle-Aquitaine, les 43 missions locales, leurs 1 300 salariés ainsi que l'équipe de l'Association Régionale des Missions Locales (ARML) se sont rapidement adaptés à cette situation de crise en développant, dans des proportions inédites. Les Missions Locales ont notamment réussi à garder le contact avec de nombreux jeunes et ont développé un travail de proximité auprès de leur public. Pour l'année 2021, la Région attend une mobilisation particulièrement importante des Missions Locales dans la préparation à la formation des jeunes et leur entrée effective en formation qualifiante. Aussi, elle attend de l'ARML qu'elle accompagne l'ensemble des 43 missions locales sur l'enjeu prioritaire de l'accès des jeunes à la formation. A cet effet, la Région maintient son engagement important et poursuit son soutien au fonctionnement des 43 Missions Locales ainsi qu'à celui de l'ARML pour ses missions d'animation et de représentation de ce réseau en Nouvelle-Aquitaine. Pour ce qui concerne la Charente-Maritime, La Maison de l'Emploi de Haute-Saintonge se voit attribuer une aide régionale de 139 606 euros.

 - Travaux dans des lycées

 580 000 euros pour le lycée Le Petit Chadignac (Saintes) et 250 000 euros pour le lycée Le Renaudin (Saint-Germain-de-Lusignan)

La Région souhaite poursuivre et développer l'effort entrepris pour améliorer l'état de son patrimoine immobilier et faire face à son cycle de vie naturel. Ce programme permet d'engager à la fois des opérations d'ampleur intermédiaire et des opérations d'aménagement et d'adaptation. Par ailleurs, il permet de répondre aux problèmes de sécurité et tout particulièrement de sécurité incendie, d'hygiène, et de sûreté, notamment de limitation des risques d'intrusion. Il permet aussi de poursuivre la mise en accessibilité de toutes les fonctions des établissements, et à garantir le droit pour chaque personne porteuse d'un handicap à une scolarité en milieu ordinaire au plus près de son domicile. En Charente-Maritime, le lycée Le Petit Chadignac de Saintes se voit attribuer une aide régionale de 580 000 euros pour la réfection des toitures terrasses des bâtiments A aile Est et M. Aussi, le lycée Le Renaudin à Saint-Germain-de-Lusignan reçoit une aide de 250 000 euros pour la création d'un espace multisports couvert.

 310 000 euros pour le lycée de l'Atlantique (Royan)

Le programme pluriannuel d'investissement « innovation environnementale et performance énergétique » permet de poursuivre les actions et les expérimentations engagées en matière de transition énergétique et écologique dans les établissements Néo-Aquitains. Il intègre des opérations innovantes sur le plan environnemental, des opérations relatives à la réduction des consommations énergétiques ou des opérations visant à réduire le recours aux énergies fossiles. Il permet enfin de prendre en charge le gros entretien et le renouvellement des équipements des installations thermiques dans les lycées. C'est ainsi que le lycée de l'Atlantique à Royan reçoit une aide de 310 000 euros pour la mise en place d'une installation géothermique.

- Etude de mobilité La Rochelle - La Roche-sur-Yon

120 000 euros pour l'étude de mobilité

A l'été 2021, la ligne ferroviaire entre La Rochelle et La Roche-sur-Yon sera rouverte à la circulation après d'importants travaux de modernisation.  L'État, la Région Nouvelle-Aquitaine, la Région Pays de la Loire, le Département de Charente-Maritime, le Département de la Vendée, l'Agglomération de La Rochelle et SNCF Réseau ont fait de la rénovation de cette section une priorité des Contrats de plan État-Région (CPER) Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire 2015-2020. Les partenaires se sont unanimement prononcés en faveur d'une rénovation phasée avec, en première phase, la rénovation complète d'une des deux voies (voie 2) et de sa signalisation, incluant la possibilité d'un croisement des trains à Luçon et à Marans. L'objectif de cette modernisation est de proposer des liaisons Bordeaux-Nantes en moins de 4 heures. Les EPCI des territoires le long de l'axe La Rochelle - La Roche-sur-Yon, ainsi que les associations d'usagers ont saisi les Régions Pays de La Loire et Nouvelle-Aquitaine pour la mise en place d'un nouveau service ferroviaire de desserte locale, avec un plus grand nombre d'arrêts intermédiaires. Aussi, les Régions Pays de La Loire et Nouvelle-Aquitaine ainsi que les six EPCI traversés par la ligne ferroviaire La Rochelle - La Roche-sur-Yon s'accordent à lancer une étude de mobilité. L'étude vise à apporter un diagnostic précis des flux de mobilité, prenant en compte l'ensemble des modes de déplacements existants ou envisageables, à partir duquel sera proposé un éventail large de scénarios d'évolution des services de mobilité. La Région Nouvelle-Aquitaine assurera le pilotage du marché, d'un montant estimé à 100 200 euros.