Étienne Guyot, préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde, et Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, ont présidé jeudi 5 février le premier comité stratégique d’accompagnement de la candidature EPR2 du Blayais. Cette instance marque une nouvelle étape dans la mobilisation collective engagée depuis 2023 autour de la perspective d’implantation de réacteurs nucléaires de nouvelle génération sur le site de Braud-et-Saint-Louis. Elle fait suite aux travaux du comité de suivi, présidé par Lydia Héraud, conseillère régionale, qui a permis de fédérer élus, acteurs économiques et forces vives du territoire, dans un contexte de relance stratégique de la filière nucléaire française.
La relance du nucléaire constitue un enjeu majeur pour la souveraineté énergétique de la France, la décarbonation du mix électrique et la garantie d’une électricité abondante et compétitive. Dans cette perspective, la Nouvelle-Aquitaine, et plus particulièrement le territoire du Blayais, dispose d’atouts reconnus.
La décision du Président de la République sur les sites retenus est attendue à la fin de l’année 2026. D’ici là, l’État et la Région entendent démontrer leur capacité à travailler ensemble, à anticiper les enjeux et à préparer l'accueil des réacteurs nouvelle génération dans toutes ses dimensions : industrielles, foncières, environnementales, économiques, sociales et en matière de compétences.
• Foncier et aménagement du territoire (pilotage Direction Départementale des Territoires et de la Mer - DDTM)
• Développement économique (pilotage Région / Chambre de Commerce et d’Industrie - CCI))
• Emploi et formation (pilotage Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités - DDETS / Région)
• Mobilités et infrastructures (pilotage Commissariat à la Construction et à l’Exploitation - CCE).
Ils auront pour mission de définir les travaux à mener et le calendrier à respecter afin que le territoire soit pleinement prêt dès lors que la candidature serait retenue.
Premier employeur du Blayais, la centrale nucléaire contribue déjà à faire vivre près de 10 000 personnes, résidant au nord de la Gironde et dans la frange sud de la Charente-Maritime (source INSEE 2022). Les contrats passés avec des entreprises locales pour la maintenance des installations représentent par ailleurs 55 millions d’euros chaque année.
L’implantation d’EPR2 pourrait générer plus de 7 000 emplois supplémentaires et s’accompagnerait d’un plan de formation répondant aux besoins de la filière. Elle apporterait la garantie d’emplois qualifiés, locaux et pérennes sur du très long terme, mais aussi l’assurance de retombées économiques sur l’ensemble ce territoire particulièrement fragilisé par la crise viticole.
Un suivi sera assuré très régulièrement. L’objectif est de remettre un dossier complet et abouti à la délégation interministérielle au nouveau nucléaire (DINN) à la fin de l’été.
Pour le préfet Etienne Guyot : « Les échanges lors de ce comité stratégique montrent clairement que le territoire est mobilisé, structuré et pleinement conscient des enjeux que représente la candidature du site de Braud-et-Saint-Louis. Emploi et compétences, aménagement, infrastructures, logement, environnement, acceptabilité locale : l’ensemble de ces sujets est aujourd’hui abordé de manière globale, responsable et anticipée ».
Alain Rousset, président du Conseil régional, tient à souligner : « Nous avons tous les atouts pour accueillir un EPR2 : le foncier adéquat sur le Blayais, une ressource en eau abondante avec l’estuaire de la Gironde, un soutien fort au projet de la population, des élus et du monde économique. Comme en témoignent la dynamique autour du comité de soutien, présidé par la conseillère régionale, Lydia Héraud, et l’implication de Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional en charge de l’éducation et de l’orientation. La Région Nouvelle-Aquitaine tient à cet EPR2 qui sera un outil de compétitivité économique et d’aménagement du territoire avec de nombreux emplois créés dans le Blayais. Par ailleurs, la Région pilotera les groupes de travail sur les volets économique et formation ».
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