samedi 5 avril 2025

Jonzac/Exposition aux Carmes : Venez vibrer au rythme de l'art abstrait !

Du mercredi 23 avril au mercredi 7 mai de 14 h 30 à 18 h 30, six artistes peintres aux univers aussi riches que contrastés investissent le Centre Culturel des Carmes pour offrir une immersion sensorielle et émotionnelle unique. Claudine Menou, Claude Jarry des Loges, Annie Papp (Apé), Katia van Loo, Danielle Manier (Dana), Christiane Hess (Chrystal) vous attendent nombreux. L'entrée est gratuite.

Une œuvre d'Annie Papp
Couleurs, matières et mouvements se croisent et dialoguent dans cette exposition où chaque œuvre devient une porte ouverte sur l'imaginaire. L'abstraction, en échappant aux codes du figuratif, invite chaque spectateur à une expérience personnelle et intime, où les formes et les teintes résonnent avec sa propre sensibilité.

Une loterie est organisée dont le prix est un tableau de Claudine Menou, Nature Morte à l'Orange. Les visiteurs tenteront leur chance en déposant un bulletin dans l'urne du Centre Culturel. Tirage au sort mercredi 7 mai à 15 h.

• La démarche : « Nous sommes quelques artistes du Périgord passionnées par l'art abstrait, fidèles et solidaires. Nous avons créé des liens très forts en mettant en commun les recherches de sites et l'organisation des expositions. Certaines d'entre nous ont déjà participé à de grands salons nationaux et internationaux » explique Christiane Hess.

Conseil municipal/Jonzac : En décembre dernier, les Antilles ont failli fermer - le nouveau forage bientôt opérationnel - don de la famille Guittard à la Ville

• En décembre dernier, le chauffage urbain a posé des problèmes...

En avril 2021, l'eau jaillit du troisième forage géothermique de Jonzac (© N. Bertin)
Depuis des décennies, Jonzac joue la carte de la géothermie et c'est précisément grâce au premier forage (années 80) que le réseau urbain a vu le jour ainsi que la station thermale. « Nous forgeons le destin de Jonzac avec notre sous-sol » remarque Claude Belot. Cette eau chaude, précieuse, est utilisée pour chauffer les Antilles et les Thermes. Elle entre également dans la composition des produits de beauté Léa Nature. Ajoutons que l'eau du robinet est "eau minérale naturelle" « avant qu'on y ajoute du chlore pour la distribution ». Réalisé en 2021, le troisième forage, situé sur la route d'Ozillac, affiche un débit prometteur de 800 m3/h à une température de 65 degrés. Une fois que l'eau sera distribuée à la station thermale (le puits actuel est en bout de course), des thermies supplémentaires pourront être dirigées vers d'autres structures et valorisées. Une situation qui satisfait le président de la CDCHS en matière énergétique : « c'est une chance pour Jonzac et il ne faut pas s'inquiéter pour la ressource ». 

Ce troisième puits est une chance en effet et le projet, lancé lors d'une précédente mandature par le conseil municipal dirigé par Claude Belot, avait recueilli l'unanimité, majorité et opposition. La prudence est mère de sûreté ! On a eu chaud - si l'on peut dire - car fin décembre dernier, la géothermie a présenté des signes de faiblesse, privant de nombreux quartiers de la ville de chauffage. Une situation à laquelle a fait face le nouveau prestataire Véolia. « Conséquence, les Antilles, privées de chaleur, ont failli fermer » avoue Claude Belot. La CDCHS a dû acquérir deux chaudières à fuel en urgence « sinon, porte close à Noël et aux vacances de février ». Evidemment, la facture est nettement plus conséquente, de l'ordre de 300.000 euros « là où la géothermie coûte 30.000 ». D'où l'importance du raccordement au troisième forage qui va permettre de retrouver une stabilité. Tant pour le fonctionnement de la structure que pour les finances communautaires. Claude Belot remercie le préfet de l'aide apportée dans le traitement du dossier. « Jonzac ne serait pas ce qu'elle est sans la géothermie ! ». Le débit du forage III ouvre de nouveaux horizons. « Il sera la clé du développement de Jonzac pour les 40 ans à venir ». 800 mètres de tuyaux sont en cours d'installation pour assurer les raccordements (construction d'une cabane de répartition à Heurtebise). Les travaux seront achevés fin avril. L'alimentation vers les différentes installations commencera dans les semaines qui suivront.

Quid des fameuses « vapeurs » observées voici quelques semaines surgissant des fossés ? Elles étaient liées à des tests d'homologation du puits III, l'eau jaillissant des entrailles de la Terre à plus de 65 degrés. Elle était rejetée dans la Seugne après être passée par le bassin tampon des Thermes. Présentait-elle des dangers pour le milieu naturel de la rivière ? « Non. La police de l'eau a fait des inspections » répond Claude Belot. Nous sommes rassurés.

Conseil Municipal : Claude Belot prend la place de Christophe Cabri
lors du vote du compte administratif 2024
Un groupe de réflexion sur les énergies nouvelles

Claude Belot rappelle que l'indépendance énergétique est importante : « les Américains vendent des gaz de schiste, les Russes du gaz et des hydrocarbures, Le Moyen Orient du pétrole, les Chinois utilisent le charbon. En face, l'Europe est une grosse consommatrice d'énergie solvable. Actuellement, elle subit des contrecoups et dépense beaucoup d'argent. Nous avons le devoir de mettre en œuvre tout ce qui est possible. La géothermie coûte 20 euros le mégawatt, l'électricité 400 ! En Haute-Saintonge nous disposons de 250 hectares de panneaux solaires, il faut accélérer l'installation. Avec un groupe d'industriels, nous allons constituer un groupe de réflexion sur les énergies nouvelles. La perspective est que notre territoire puisse vendre sa propre énergie à ses adhérents d'abord, voire ailleurs. Le XXIe siècle sera celui de "l'électricité solaire". Sur ce point, les Allemands ont raison. Jonzac concentre tout ce qui est nouveau. Nous sommes en avance !  » remarque Claude Belot. Et sur l'eau du Trias, il n'y a pas de droit de douane ! A ce flot d'idées qui l'a toujours animé, il ajoute « ma tête fonctionne bien, mon médecin me préviendra quand ça commencera à ne plus aller ». Bref, et même si ses propos sont sibyllins, sans doute sera-t-il présent aux élections municipales de mars 2026...

• Trois forages géothermiques à Jonzac : Soenna en 1979, Lomega en 1993, Soenna 2 en 2021.

L'info en plus

• Le don de la famille Guittard à la municipalité enrichira le musée archéologique des Carmes

La famille Guittard de Jonzac vient de faire un don de mobilier archéologique à la Ville. L'ensemble des objets (environ 150) a été inventorié. Il s'agit de fossiles, minéraux, nombreux outils en silex et en roche datant du Paléolithique et du Néolithique, et de trois artefacts de l'époque gallo-romaine. « Nous allons les mettre en valeur dans le futur musée des Carmes » a souligné Christophe Cabri lors du dernier conseil municipal. Pierre Guittard était présent dans l'assistance. « Merci Pierre. Ton père était un érudit local qui savait tout sur le territoire. Quand on discutait avec lui, on y passait la journée ! » a confié Claude Belot. Selon le maire, il resterait d'autres « bijoux historiques » qui pourraient faire l'objet d'un deuxième don. 

Pierre Guittard est heureux que ces objets puissent retrouver une seconde vie dans des collections ouvertes au public. Il a le souvenir d'avoir vu chez lui un cartel (ancienne pendule du XVIIIe siècle) qui a été vendu par la suite. « Je n'en suis pas certain, mais il aurait pu appartenir au mobilier du château de Jonzac. C'est dommage que nous nous en soyons séparés. Aujourd'hui, il retrouverait, qui sait, son ancienne demeure ?».

• Lotissement des peupliers : Il comprend 26 parcelles et 9 compromis de vente ont été signés. « C'est plutôt bien, il est près du centre ville et doté du chauffage urbain » précise le maire.

• Aire des camping-cars : avec l'extension, il réunit 46 emplacements.

• Cinéma : Les entrées ont augmenté de 8% cette année. Afin de s'assurer des économies d'énergie, le chauffage est contrôlé (on ne dira pas le contraire puisque durant l'hiver, il est arrivé d'en manquer lors de certaines séances). 

• Le Festival « Sites en Scène - Drôles de Rues » fêtera ses 20 ans cette année

Rendez-vous à Jonzac les samedi 19 juillet et dimanche 20 juillet avec JB Solo Orchestra ; Broken Back et Kimberose.

mercredi 2 avril 2025

Connaissez-vous les 100 vies de l'écrivain Pierre Loti ?

Michel Viotte et Alain Quella-Villéger viennent de publier "Les vies de Pierre Loti" aux éditions de la Martinière, à paraître le 16 mai prochain (préface d'Hervé Blanché)

Officier de marine et écrivain, membre de l'Académie française, Julien Viaud alias Pierre Loti (1850-1923) est aussi dessinateur et photographe. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, parmi lesquels les romans Aziyadé, Pêcheur d'Islande, Le Roman d'un spahi, Ramuntcho ou Les Désenchantées. D'inspiration largement autobiographique, son œuvre est une invitation au voyage et transporte le lecteur de l'ile de Pâques à Jérusalem, de Pékin à Bénares, de Saint-Louis du Sénégal à Constantinople, de la vallée du Nil à celle du Gange, à la découverte de sociétés en pleine mutation. Hanté par la course du temps et les fantômes de son passé, Pierre Loti déclarait avoir « vécu cent vies humaines » ! Passionné par l'Orient et grand admirateur de l'islam, cet éternel romantique - par ailleurs hédoniste jusqu'à l'excès - aménage dans son domicile de Rochefort de grandes salles thématiques, où il accumule les multiples objets rapportés de ses périples autour du monde et organise des fêtes costumées grandioses. Au-delà de sa dimension exotique, l'œuvre de Loti ne cesse d'être redécouverte, célébrée pour son style impressionniste, les engagements dont elle témoigne, et sa savoureuse modernité.

Riche d'une iconographie exceptionnelle de près de quatre cents documents, cet ouvrage retrace le destin fascinant de cet infatigable nomade et propose de nombreux extraits de ses écrits.

Michel Viotte a réalisé plus d’une quarantaine de films documentaires destinés à la télévision, principalement Arte et France Télévisions. Ils abordent des genres très différents et portent principalement sur l’aventure, la découverte, la mémoire et la création artistique. Il est l’auteur de Les Vies de Jack London (2016).

• Membre de l'Académie de Saintonge, Alain Quella-Villéger est spécialiste de la vie et de l'œuvre de Pierre Loti depuis plusieurs décennies. Il a notamment coédité le journal intime inédit de l'écrivain, travail couronné par le prix Émile-Faguet 2018 de l'Académie française.

• Deux événements sont à prévoir prochainement dans la ville de Rochefort. Classée monument historique, après treize années de travaux, la maison de Pierre Loti sera à nouveau ouverte au public à partir du 10 juin. L’occasion de découvrir son musée personnel, où chaque pièce est semblable à un de ses voyages. Aussi, le mercredi 25 juin au Palais des Congrès, se tiendra une diffusion de l’avant-première du film Le Monde selon Pierre Loti.

Saison 2025 : Echappez-vous dans la nature en Charente-Maritime !

Depuis plus de 50 ans, le Département marque le début de la saison touristique du réseau des Échappées Nature en mettant à l'honneur un de ses sites emblématiques. Après la Cabane de Moins, le Port des Salines et la Maison de la Forêt, c'est dans les Marais de Brouage qu'a eu lieu le lancement de saison. Véritable territoire de coopération, les Marais de Brouage rassemblent de nombreux partenaires engagés aux côtés du Département : le Conservatoire du Littoral qui fête cette année ses 50 ans, le Conservatoire d'Espaces Naturels, la Réserve Naturelle Nationale de Moëze-Oléron, l'Union des Marais de Brouage et l'Association Foncière Pastorale de Brouage.

Lancement de la saison à Brouage (© Départ 17)

50 ans d'engagement en faveur de la nature sur l'ensemble du territoire

Le réseau des Echappées Nature regroupe un ensemble de 130 sites pour 57000 hectares d'espaces naturels fragiles et exceptionnels de par leur flore, leur faune, leurs paysages, mais aussi leur histoire et celles des hommes et des femmes qui les ont mis en valeur. Actuellement, 51 d'entre eux sont accessibles au public, tandis que les 79 autres rejoindront progressivement le réseau. Afin de structurer et pérenniser ces initiatives, le Département a mis en place des Contrats d'Objectifs en partenariat avec 33 acteurs (19 collectivités et structures publiques, ainsi que 14 associations).

Un budget annuel de près d'1,7 million d'euros est alloué pour garantir un accompagnement efficace des projets. Depuis 50 ans, le Département de la Charente-Maritime, en lien étroit avec ses partenaires, préserve, sauvegarde et réhabilite ces espaces remarquables, afin de les valoriser auprès du grand public.

Tout au long de l'année, les Échappées Nature invitent petits et grands à comprendre les secrets de la nature, en explorant des paysages uniques et diversifiés : les marais littoraux (Poitevin, Rochefort, Brouage), les estuaires (Sèvre, Charente, Seudre et Gironde), les vallées alluviales (Charente, Seugne, Boutonne), les terres agricoles (Aunis, Saintonge), les Iles (Aix, Madame, Oléron, Ré), les falaises (Yves, Chassiron, Meschers), les dunes (Seulières, Saint-Trojan, Arvert), les massifs forestiers, landes et coteaux calcaires (Haute-Saintonge, bords de Gironde).

Un programme d'animations nature pour tous les publics

En 2024, les sites Échappées Nature ont enregistré une forte fréquentation, avec près de 300 000 visiteurs accueillis dans les Maisons de site et un total de près de 1,4 million de visiteurs dans les Espaces Naturels Sensibles ouverts au public.

Avec l'arrivée du printemps, les 14 Maisons de site, qui disposent d'un espace d'accueil du public et les 37 autres sites Échappées Nature, proposent une programmation d'animations riches et variées, concoctées par des équipes d'animateurs passionnés. Parmi les 14 Maisons de site, 5 sont gérées par des équipes du Département. Il s'agit de l'asinerie du baudet du Poitou à Dampierre-sur-Boutonne, du marais aux oiseaux à Dolus-d'Oléron, du parc de l'estuaire à Saint-Georges-de-Didonne, de la pierre de crazannes et de Vitrezay en Haute-Saintonge.

Les 9 autres sont gérées par les partenaires du Département : Cabane de Moins, Fédération des chasseurs de la Charente-Maritime / Port des Salines, Communauté de Communes de l'lle d'Oléron / Embarcadère des écluses de Bazoin, Communauté de Communes Aunis Atlantique / Station de lagunage, Ligue pour la Protection des Oiseaux / Réserve naturelle des marais d'Yves, Ligue pour la Protection des Oiseaux / Réserve naturelle de Moëze Oléron, Ligue pour la Protection des Oiseaux / Maison du Fier - Lilleau des Niges / Vitrezay / Maison de la Forêt / Ecomusée du marais salant.

Partenaire privilégié du Département, le Conservatoire du Littoral fête ses 50 ans

Établissement public créé en 1975, le Conservatoire du Littoral œuvre pour la préservation des espaces naturels littoraux et des rivages lacustres en France. En acquérant des sites menacés, il garantit leur protection à long terme tout en permettant leur mise en valeur et l'accueil du public. En 2025, le Conservatoire du Littoral célèbre ses 50 ans d'engagement en faveur de la protection et de la valorisation de ces espaces. Son action a permis d'assurer la gestion durable de ces espaces, en étroite collaboration depuis sa création avec le Département. Dans les Marais de Brouage, l'acquisition d'une part importante des terrains, a fait du Conservatoire du Littoral l'un des acteurs majeurs de la protection de ce site. En effet, les marais de Brouage constituent un espace naturel d'exception s'étendant sur 13000 hectares, classé Natura 2000 et Espace Naturel Sensible.

Marennes Hiers Brouage/Spectacle musical et scientifique : Comment la musique peut changer notre cerveau !

Spectacle "L'odyssée musicale du cerveau" vendredi 4 avril 

Lors de sa dernière édition en 2024, le festival Cerv'Odyssée, arts et neurosciences, avait mis en avant les liens entre cerveau et musique. Les festivaliers ont été conquis par la qualité des conférences, ateliers et spectacles proposés. La prochaine édition du festival aura lieu en avril 2026 et aura pour thème "Cerveau et liberté". Pour faire patienter les festivaliers, la ville de Marennes-HB et l'association Neurosciences Marennes ont décidé conjointement d'inviter Emmanuel Bigand et son quatuor à cordes. Ils proposeront leur nouveau spectacle : L'Odyssée musicale du cerveau, vendredi 4 avril à 20h30, l'Estran à Marennes Hiers Brouage.

Durant la soirée, seront présentées les régions du cerveau stimulées par la musique. Cette expérience immersive, accessible à tous publics, ne nécessite
aucune connaissance scientifique ou musicale préalable

Emmanuel Bigand répond à nos questions

• Emmanuel Bigand, vous êtes professeur de psychologie cognitive à l’Institut universitaire de France et musicien professionnel au sein d’un quatuor à cordes. Vendredi 4 avril, vous présenterez à Marennes votre spectacle : "l’Odyssée musicale du cerveau". La musique qui sera jouée sera-t-elle en résonance avec la recherche scientifique ?

Ce spectacle se présente sous forme de cabaret animé par un quatuor à cordes et une chanteuse électro pop. Nous invitons le public à voyager du creux de l’oreille à l’intérieur du cerveau à travers la musique. Plus elle avance, plus l’empreinte musicale change de nature. Au départ, les morceaux demandent une attention, puis, peu à peu, ils sont faciles à écouter. Pourquoi ? Parce que le cerveau les ressent et les apprécie. La musique a un effet sur le cerveau ; sans elle, il perd de l’efficacité. En ajoutant la musique à une conférence sur le cerveau, et surtout en montrant son interaction avec lui, on explique au public comment telle musique stimule telle région. La musique accompagne le commentaire. Par cette démonstration, on parle de choses sérieuses en s’amusant ! Récemment, le président de l’ARS (Haute Autorité de santé), Lionel Collet, a assisté au spectacle et il l’a trouvé intéressant. On y peut assister de 7 à 97 ans !

• On dit que la musique adoucit les mœurs, mais on sait moins qu’elle stimule certaines zones du cerveau. Quelles zones touche-t-elle et à partir de quels travaux s’en est-on aperçu ?

Ces travaux datent d’une trentaine d’années. Nous avons aujourd’hui tous les moyens pour voir ce qui se passe à l’intérieur du cerveau quand on écoute de la musique. Elle entre dans les cortex auditifs, les zones frontales, le cortex moteur, l’hippocampe, centre des émotions. Elle stimule le système de la récompense, essentiel pour guider le comportement humain. Le but de notre spectacle est de présenter de façon ludique et théâtrale les découvertes les plus récentes qui ont une implication pour la société. La musique peut être très utile ! Dans le domaine de la santé, pour lutter contre certaines pathologies du cerveau, redonner de l’accès à la mémoire, contrer les symptômes de certaines maladies, la rééducation, la lutte contre le vieillissement cognitif. S’y ajoute la partie éducative avec les enfants en échec scolaire. On peut aussi résoudre les problèmes de malaise au travail grâce à la musique. L’entreprise fait partie des trois lieux où on écoute principalement de la musique, avec le domicile et les transports. Elle a le pouvoir de nous aider à mieux évoluer. Dans l’innovation, elle permet de trouver de meilleures idées. 

Quelle musique écouter ? Tout dépend de l’état dans lequel vous vous trouvez. Il faut aussi tenir compte des goûts, des caractéristiques de la musique. Ses effets sont prouvés dans l’éducation, la santé et l’entreprise. Durant la crise du covid, la musique est l’activité, plus que toute autre activité, qui a permis à de nombreuses personnes isolées d’affronter cette période difficile. Elle fait du bien à l’humanité !

 
• Le cerveau a longtemps été un grand inconnu puisqu’à une époque, on prétendait n’en utiliser que 10%. Votre point de vue à ce sujet ? 

10%, c’est faux, c’est un « neuromythe » ! Nous utilisons tout notre cerveau ! Par la musique, on peut aider les personnes souffrant d’Alzheimer à retrouver des souvenirs de leur vie qu’ils avaient perdus. Dans le cadre d’un atelier d’une heure par jour par exemple, ils apprennent des airs complètement nouveaux et j’ai même fait des concerts où ils chantaient les refrains. Ce type d’activités musicales est de plus en plus répandu.

Citons également le cas des bébés prématurés. En leur faisant écouter de la musique huit minutes par jour, au bout de quelques mois, leur cerveau fonctionne comme celui d’un bébé né à terme. Cette découverte scientifique, faite récemment par une équipe suisse, prouve que la musique a un pouvoir sur le cerveau.

• Pour vous, Il faut apprendre la musique comme une langue vivante !

En effet, la musique est faite pour être vivante. Prenons notre quatuor qui comprend des musiciens classiques et une chanteuse électro pop. Il traverse tous les styles et conjugue des répertoires tantôt tendres, tantôt énergétiques. Ce crossover est un moment de partage et de convivialité avec le public.

Emmanuel Bigand
L'info en plus

Des ateliers à destination des scolaires (école et collège dont la classe orchestre du collège de La Tremblade) auront lieu toute la journée du 4 avril : les élèves pourront interagir avec un immense cerveau muni de réseaux de lumières led qui réagissent en temps réel aux stimulations sonores, tout particulièrement à la musique. Cet atelier interactif, dans lequel les enfants pourront chanter au cerveau et lui jouer un air avec leurs instruments, est une visite didactique du cerveau ; des milliards de neurones y échangent des influx nerveux à grande vitesse et se synchronisent. Une occasion de faire connaissance de façon ludique avec l'organe le plus important du corps humain et pourtant le moins bien connu de tous : le cerveau.

• Réservations : https://www.marenneshiersbrouage.fr/evenement/spectacle-lodyssee-musicale-du-cerveau/

• Tarifs : 12€/10€/5€ (étudiants, demandeur d’emploi, RSA, AAH, moins de 18 ans)