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jeudi 14 août 2014
Sénatoriales : Quand Jean-Pierre Tallieu bouleverse l’échiquier charentais-maritime…
Qu’une troisième liste se présente aux Sénatoriales de septembre prochain bouleverse la donne habituelle qui consiste en un duel (orchestré) entre l’UMP et le PS. Lors du précédent scrutin, l’UMP était parvenue à faire élire ses trois candidats. Qu’en sera-t-il cette année ? La question est posée, d’autant que le centriste Jean-Pierre Tallieu, maire de La Tremblade, apporte une nouveauté dans cette élection…
• Jean-Pierre Tallieu, quelles sont les raisons de votre candidature aux Sénatoriales ?
La liste que je conduis va permettre aux grands électeurs d’avoir un choix et de ne pas être confrontés, une fois encore, à une organisation pré-digérée. A entendre le PS et l’UMP, on a l’impression que les résultats de l’élection sont connus avant même qu’elle n’ait eu lieu !
Ma candidature offre une liberté de choix et je ne suis pas inféodé par un parti politique. Pour l’avoir rencontrée, la nouvelle génération d’élus, issue des urnes de mars dernier, a envie de travailler avec des personnes compétentes qui s’impliquent dans l’action publique sans brandir la carte d'un parti. Soucieuses de clarté, elles sont lasses des "arrangements". A une époque, l’UMP et le PS faisaient les sénateurs qui, de ce fait, obéissaient aux directives de leurs apparatchiks respectifs. Aujourd’hui, une page est en train de se tourner et une majorité de grands électeurs souhaitent que leurs représentants correspondent à leurs aspirations, qu’ils aient de la personnalité, des idées, du dynamisme. Du courage aussi.
• Quels sont vos atouts par rapport à Daniel Laurent (UMP) et Bernard Lalande (PS) ?
Cette liberté d’action précisément. Nous sommes à une époque de changement des mentalités, à un tournant. A la CARA de Royan, je préside en bonne harmonie avec des élus socialistes et radicaux de gauche. Il n’y a pas de clivages, ce qui démontre qu’on peut s’impliquer intelligemment pour un territoire sans arborer des étiquettes partisanes. C’est pourquoi, aux Sénatoriales, je suis favorable à une liste comprenant des Radicaux Valoisiens et des Radicaux de Gauche car nous réunissons des valeurs républicaines communes. Ma liste s’adresse à tous ceux qui veulent exprimer leurs idées sans avoir à faire allégeance à Daniel Laurent ou Bernard Lalande.
• Quand présenterez-vous officiellement votre liste ?
J’en ferai l’annonce officielle la semaine prochaine à La Rochelle.
• Que pensez-vous de la création d’un grand Centre réunissant les courants de droite et de gauche en Charente-Maritime ?
J’y suis tout à fait favorable et c’est maintenant qu’il faut agir. La Charente-Maritime est une terre radicale par excellence ! Actuellement, les citoyens se posent beaucoup de questions. La création d’un parti centriste, structuré et efficace, constituerait un rempart contre la montée du Front National.
Sénatoriales :
Les Radicaux de gauche
vont-ils faire alliance
avec Jean-Pierre Tallieu ?
Le 28 septembre prochain, les grands électeurs de Charente-Maritime désigneront leurs trois nouveaux sénateurs élus pour six ans. Sur les 178 sénateurs à renouveler à l’échelon national, 96 sont de droite, 82 de gauche. La droite doit donc gagner sept sièges pour faire basculer la majorité au Palais du Luxembourg.
Voilà pour les listes déclarées, le dépôt officiel des candidatures devant se dérouler entre le 8 et le 12 septembre au plus tard.
La surprise vient du Centre
Habituellement, on ne comptait que deux listes. Or, le Centre, encouragé par un contexte national qui n’est guère favorable au PS et à l’UMP, a décidé de se lancer dans l’aventure. Les Radicaux Valoisiens et l’UDI auront un candidat en la personne de Jean-Pierre Tallieu, maire de La Tremblade et président de la Communauté d’Agglomération de Royan. Malgré des pressions diverses et variées, il tient le cap. Normal pour un homme qui a vue sur la mer !
Une alliance avec les PRG pourrait avoir lieu, ce qui constituerait un événement en Charente-Maritime où le Parti Radical a occupé une place importante dans le passé avec Emile Combes en particulier.
Mais pourquoi les Radicaux de gauche rejoindraient-ils Jean-Pierre Taillieu qui appartient à la majorité de Dominique Bussereau (UMP) au Conseil général ? Les explications sont simples : « Nous devions être tête de liste dans le département. Bernard Lalande et Mickaël Vallet ont écarté l’accord national et même si le PS nous dit qu’il est désolé lors de l’Université d’été de La Rochelle qui se tiendra fin août, cela ne changera pas les choses. Le PS départemental nous demande de surmonter cette situation de blocage et d’envisager ensemble les échéances futures, régionales et cantonales. C'est à dire de faire comme si rien ne s'état passé »...
Dans un premier temps, les PRG avaient pensé faire bande à part, mais leur possible tête de liste, la rochelaise Marylise Fleuret Pagnoux a, semble-t-il, préféré laisser le bateau au port. Dans ces conditions, Jean-Pierre Tallieu pourrait accueillir un ou deux PRG sur sa liste. « Ce n’est pas exclu car nous partageons des valeurs républicaines basées sur la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Nous pouvons fonctionner en bonne intelligence » estime un élu PRG.
De là à imaginer la création d’un grand Centre en Charente-Maritime qui représenterait une alternative crédible face à la montée du Front National : après tout, pourquoi pas ?
La course est donc ouverte entre Daniel Laurent, Bernard Lalande et Jean-Pierre Tallieu. Selon les estimations et compte-tenu du scrutin à la proportionnelle, Daniel Laurent aurait de fortes chances d’être élu. A qui iront les deuxième et troisième places ? Question.
Si Jean-Pierre Tallieu est désigné, la région royannaise disposera de marges de manœuvre accrues. S’il s’agit de Bernard Lalande, Claude Belot, qui suit de près les opérations, comptera dans la Communauté de Communes de Haute-Saintonge deux sénateurs « amis » avec Daniel Laurent. Lesquels ne manqueront pas de soutenir ses projets, dont le palais des congrès de Jonzac au coût très élevé. Il n’en reste pas moins que les Rochelais, dont les responsables politiques sont Jean-François Fountaine, maire, et Olivier Falorni, député, ou bien encore les Saintais veulent également être entendus de leurs sénateurs…
La Sénatoriale 2014 risque d'être âprement disputée. Le président socialiste de l’assemblée, Jean-Pierre Bel, a déclaré qu’il ne briguerait pas de second mandat. Sont sur les rangs le socialiste François Patriat et le patron de Radicaux de Gauche, Jean-Michel Baylet. A droite, Gérard Larcher, Philippe Marini et Jean-Pierre Raffarin sont pareillement intéressés.
Odile et la Pietà de Chaniers
Dans le cadre de ses études à l’Ecole du Louvre, Odile Papapietro a choisi de contribuer à la restauration d’une œuvre en Charente-Maritime. La Pietà de Chaniers, sculpture du XIXe siècle réalisée par Justin Chrysostome Sanson, a retenu son attention.
Rendez-vous est pris à la mairie de Chaniers. Il y a là Jean-Luc Fourré, représentant le maire Eric Pannaud, le père Monnard et Odile Papapietro, étudiante à l’Ecole du Louvre et native de Royan.
La jeune fille, qui prépare une licence, participe au « Plus grand Musée de France », une action mise en place par la Junior Entreprise. Elle consiste à « éclairer » des œuvres qui, bien que n’étant pas majeures, appartiennent au grand patrimoine national.
Odile fait partie des volontaires qui se sont engagés spontanément malgré la charge de travail. Elle est heureuse de participer à cette vaste initiative qui permettra de sauvegarder des témoignages de l’art français. « Notre but est de redécouvrir des objets qui sont en péril ou peu valorisés » explique-t-elle.
Motivée, elle a donc parcouru la région en quête d’œuvres correspondant aux critères. « J’ai arpenté la campagne » avoue-t-elle en souriant. Son choix s’est porté sur la Pietà de Chaniers qu’un œil, même averti, ne remarque pas forcément. Abîmée par les déménagements d’un curé qui voulait modifier son emplacement, cette belle et imposante sculpture a subi des dégradations, c’est pourquoi elle a été placée dans un angle de la chapelle latérale, à l’abri des regards. Et pourtant, elle est digne d’intérêt : « une sincère émotion s’en dégage et ses dimensions lui confèrent une grande solennité » souligne Odile qui a eu un coup de cœur. D’autant qu’elle suscite le mystère : en effet, on ignore par qui cette sculpture de Sanson - ou plutôt de Justin Chrysostome Sanson - qui fréquenta l’Ecole des Beaux-Arts de Pari, a été offerte à la paroisse de Chaniers. L'artiste est célèbre : il séjourna à la Villa Médicis et obtient le Grand Prix de Rome en 1861 pour son bas-relief « Ulysse ramenant Chyséis à son père ». Sa création la plus remarquée est incontestablement la fameuse Pietà réalisée en bronze et en marbre. Les deux exemplaires furent médaillés au Salon de 1869 et à l’Exposition universelle de Paris en 1878. Des copies furent réalisées dont l’une, en plâtre, se trouve à Chaniers. C’est un privilège pour la commune… même si cette présence est source d’interrogation !
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| Odile Papatrieto et le Père Monnard |
La question est posée à Jean-Luc Fourré. Il avoue ignorer qui est le mystérieux donateur. Serge Lhoumeau, l’historien de la commune, hoche la tête tandis que le père Monnard se dit tout prêt à résoudre l’énigme en consultant les archives de l’Evêché.
La restauration de la Pietà est indispensable. Le socle est brisé à plusieurs endroits, la jambe gauche du Christ est fêlée et son pied gauche n’est pas mieux loti. « Si rien n’est fait, le pied de Jésus risque de s’émietter » remarque Odile.
Importante, la mission de sauvetage compte plusieurs volets, du repérage au montage financier qui permettra d’honorer les frais occasionnés par la rénovation. L’étudiante doit sensibiliser des mécènes et des entreprises - ce qu’elle fait - et organiser des manifestations qui lui permettront de dégager une trésorerie. Elle s’appuie également sur le père Monnard et la mairie de Chaniers.
Pour obtenir des deniers sonnants et trébuchants, Odile a proposé un premier concert en avril avec le chœur d’Emmanuelle Piaud. « Je m’active pour trouver des fonds. L’intervention de la restauratrice, Anne-Laure Goron, devrait se situer entre 8000 et 9000 euros. J’attends son devis. Elle travaillera sur place pendant trois semaines environ ».
Durant son entretien avec le premier adjoint, Odile met en place des stratégies. Le dossier reposant sur ses épaules, elle déborde de dynamisme ! « Cette Pietà a suscité ma curiosité. Pour mieux connaître ses origines, je me suis rendue au château-musée de Nemours qui est consacré à Sanson. Les responsables m’ont donné des informations. Surpris, ils ignoraient qu’une copie se trouvait en Saintonge ».
« Nous soutenons la démarche d’Odile qui s’inscrit dans la valorisation de notre patrimoine. Elle a su nous sensibiliser. Si une personne connaît l’origine de la Pietà, qu’elle n’hésite pas à nous contacter » déclarent Jean-Luc Fourré et le père Monnard.
Pour les Journées du Patrimoine, en septembre prochain, une conférence sera donnée sur cette belle aventure, suivie d’un concert. Dans l’église bien sûr. Deux rendez-vous à ne pas manquer !
Reportage/photos Nicole Bertin
• La Pietà de Chaniers, scène douloureuse où Marie enserre Jésus dans ses bras. La beauté des lignes et des formes est à souligner. La signature de Sanson se trouve dans la couronne d’épines du Christ.
• Odile a porté son choix sur la Pietà de Chaniers. Elle a également remarqué une croix en bronze doré en l’église de Sainte-Ramée et l’autel de l’église de la Gripperie Saint-Symphorien. Sans oublier la grande fresque du réfectoire au lycée Cordouan à Royan d’Olivier Debré. Si vous souhaitez participer à la restauration de la Pietà de Chaniers, n’hésitez pas à contacter le père Monnard à la paroisse ou la mairie de Chaniers (05 46 90 12 70).
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| Jean-Luc Fourré, Serge Lhoumeau et le Père Monnard |
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| Le chœur de l'église fortifiée |
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| La chapelle latérale où se trouve la Pieta |
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| Des fresques ont été découvertes lors de restaurations |
Il a réuni des outils de la vie paysanne, du XIX e siècle à nos jours. Situé dans le bourg, son garage abrite un trésor. Chaque objet, en parfait état, y est minutieusement répertorié. Le maître des lieux les présente, explique ses fonctions, ses évolutions. Certains sont surprenants. Les écoliers qui viennent lui rendre visite sont attentifs à ces matériels qui accompagnaient la vie du monde rural il n’y a pas si longtemps. Il serait d’ailleurs intéressant de réunir cette collection en un musée. La mairie y pense et recherche un local.
mardi 12 août 2014
St Sigismond de Clermont
en deuil :
Jean Baurreau n'est plus
St-Sigismond de Clermont, petit village de 170 habitants, est en deuil.
Jean Baurreau, au service de cette commune du canton de Saint-Genis depuis plus d’une quarantaine d’années et qui en fut maire jusqu’en mars dernier, a tiré sa révérence dimanche 10 août, emporté dans sa 79ème année par une évolution rapide de la terrible maladie.
Bouleversés à l’annonce de la tragique nouvelle, les habitants sont encore sous le choc. Ils se souviennent de son entrain lors d'une récente et exceptionnelle rencontre festive organisée avec les personnalités de la région, sous-préfet, sénateur, député et conseillers généraux venus saluer avec lui l’arrivée de Marianne dans la mairie et l’extension de la salle des fêtes. Nombreux soulignent sa gentillesse, sa délicate sensibilité, sa générosité, sa grande disponibilité et sa sage présence auprès de chacun de ses concitoyens. Leurs pensées vont vers lui avec reconnaissance et tendresse.
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| Jean Baurreau en compétition à la fête cantonale |
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| Aux côtés du Père Noël dans la salle des fêtes |
Balade nocturne dans Jonzac
A l'initiative de l'office de tourisme, des balades nocturnes sont organisées à la nuit tombée dans les rues de Jonzac. Les jeux de lumière mettent en valeur les monuments qui racontent l'histoire de cette ville que traverse la Seugne. Château, rue de Champagnac, presbytère, marché couvert, église, porte de ville, cloître des Carmes et chemin de ronde constituent les différents étapes de ce parcours guidé qui se termine par la découverte des photographies exposées devant l'ancien castel des comtes de Sainte-Maure.
Prochaine visite lundi 25 août, rendez-vous à 22 h à l'office de tourisme. Se faire inscrire préalablement au 05 46 48 49 29.![]() |
| La cour intérieure du château |
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| Le marché de Jonzac |
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| L'église Saint-Gervais illuminée |
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| Visite guidée par Delphine de l'office de tourisme
Photos Nicole Bertin
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