mercredi 5 avril 2023

Père Jean-Pierre Samoride : Originaire de Jonzac, il fêtera ses cinquante années au service de l'Eglise le 30 avril

Ancien vicaire général du diocèse, le père Jean-Pierre Samoride, ordonné prêtre à Jonzac en 1973, ville dont il est originaire, fêtera son jubilé sacerdotal le 30 avril prochain. Aujourd'hui, il est installé à la Flotte en Ré où il officie aux côtés des prêtres titulaires. Dans l'interview qui suit, Il témoigne de ses cinquante années au service de l'Eglise

Le Père Jean-Pierre Samoride fêtera ses 50 ans de sacerdoce et ses 80 ans cette année

• Le 30 avril prochain sera un grand jour pour vous !

En effet, j'ai été ordonné prêtre le 14 avril 1973 et le 30 avril prochain, je célébrerai à la Flotte en Ré mes 50 ans d'ordination. Je souhaite que toutes les personnes avec qui j'ai travaillé puissent s'y associer. Parmi elles, Mgr Housset, évêque émérite du diocèse de La Rochelle, actuel administrateur du secteur pastoral de Saint-Aigulin. La veille, nous vivrons un moment de joie avec chants et orgues. Les organistes Cédric Burgelin, Philippe Garreau, Didier Ledoux et Bruno Léal seront présents. A une époque où le monde vit sous tension, ce temps de louange sera source d'apaisement.

• Vous êtes né à Jonzac dans une famille liée au monde de la justice et de l'administration. Comment est née votre vocation ?

A Jonzac, nous habitions rue Sadi Carnot. Mon grand-père et mon père étaient huissiers de justice, ma mère était contrôleur divisionnaire dans ce qui s'appelait alors les PTT. Quand j'étais au cours complémentaire, s'est posée la question de mon avenir. Pourquoi pas l'enseignement comme un de mes oncles ? Vers 12 ans, l'idée de devenir prêtre m'était venue. Je n'avais pas donné suite, mais je m'interrogeais. La famille de mon père était pratiquante, contrairement à celle de ma mère. La réflexion d'un commerçant - M. Marbœuf, grainetier installé non loin de la clinique Plisson - que j'avais entendue par hasard me revenait souvent en tête : il parlait à l'un de ses clients de sa carrière professionnelle et de son accomplissement souhaitant ne pas avoir de regrets, une fois arrivée à son terme. Comment est-ce que je concevrais la mienne ?... Le déclic a été réel. Vers 16 ans, j'ai repensé à la prêtrise d'autant que je connaissais les Pères Marcel Lesterlin et Siméon Hillairet, curés de Jonzac. Toutefois, l'heure n'était pas encore venue. 

Après l'Ecole Normale, J'ai enseigné l'anglais dans deux collèges du Tarn, tout en poursuivant mes réflexions. A l'École Normale, on m'avait présenté l'Homme dans sa dimension classique, mais sans poser la question de ses origines et de sa finalité. A l'époque, ces questions d'ordre philosophique et métaphysique n'étaient pas dans les programmes. J'ai compris que ma vie était ailleurs et j'ai changé de voie. J'ai alors commencé des études de philosophie et de théologie à l'Université catholique d'Angers à laquelle était lié un séminaire universitaire.

• Comment cette nouvelle orientation a-t-elle été perçue par votre famille ?

En l'absence de mon père qui nous avait quittés, ma mère a respecté mon choix. Comme je vous le disais, j'ai été ordonné prêtre en avril 1973 à Jonzac. La présence de ma mère était importante pour moi. J'ai été baptisé dans cette ville, j'y ai été enfant de chœur, j'y ai été scolarisé, mes souvenirs d'enfance y sont nombreux.

Quand vous êtes ordonné prêtre, vous êtes affilié à un diocèse. Il s'agit de "l'incardination". J'ai choisi la Charente-Maritime. J'ai commencé à Royan en tant que vicaire du curé de Notre-Dame et aumônier des jeunes, collège et lycée. J'y suis resté sept ans. Ensuite, j'ai été aumônier des lycées de Saintes durant deux ans. En même temps, l'Evêque m'a confié des responsabilités au niveau du diocèse qui m'appelaient parfois à l'extérieur : diaconat, vocations des prêtres, catéchèse, coopération missionnaire, œcuménisme, dialogue inter-religieux. J'ai été nommé à Marennes durant cinq ans, puis à La Rochelle durant quinze ans. Par la suite, je suis revenu à Saintes, chargé de toute la rive gauche : la basilique Saint-Eutrope, la cathédrale Saint-Pierre, Saint-Vivien. Sainte-Eustelle et 10 communes alentour. C'était un large secteur. Je suis revenu ensuite à La Rochelle où j'ai officié à la cathédrale avec quatre autres clochers du centre-ville, Parallèlement, j'ai été nommé vicaire général aux côtés de Mgr Housset pendant presque dix ans. Son successeur, Mgr Colomb, m'a nommé chancelier, dont la fonction principale est de vérifier que tous les actes de catholicité soient parfaitement tenus - actes de baptême, mariages, décès, confirmations, premières communions, etc - dans toutes les paroisses. Le chancelier est une sorte de « notaire diocésain ». J'ai quitté la chancellerie en 2019. A ma retraite, je me suis installé à la Flotte en Ré où je célèbre des offices aux côtés des prêtres titulaires, dont je partage les diverses tâches pastorales, à l'exception de celle de curé de paroisse.

• Au fil des années, la situation de l'Eglise a beaucoup changé, moins de prêtres, moins de paroissiens. Quel regard portez-vous ?

Votre question s'applique à la France car dans beaucoup de pays d'autres continents, c'est le contraire. Mais c'est vrai qu'à l'âge de mon ordination, le christianisme était plus présent dans la vie des Français. On se mariait à l'église, on se faisait baptiser. L'église a été moins présente dans la vie sociale et politique à partir des années 75/80 avec les questions de bioéthique. A partir de cette période, on s'est moins référé à l'Eglise. Ce phénomène n'est pas inédit en 20 siècles d'histoire. Mais c'est un fait aujourd'hui. 

Il faut distinguer foi et religion. La religion est au service de la foi : si vous ne retenez que la religion, vous allez vous attacher à des formes extérieures, mais sans en découvrir le sens. Ce qui est important, c'est la signification des rites et pas seulement leur répétition. Dans les années 60, le concile Vatican Il s'est ouvert aux cultures contemporaines, aux progrès technologiques, à l'émancipation des peuples et l'évolution des structures, mais il a aussi recentré les débats sur la personne du Christ. Aujourd'hui, le monde se transforme très vite. Dans l'actualité, on constate que l'autorité est contestée, que la société est atomisée et l'épidémie du covid n'a fait qu'aggraver les choses. Cependant, nombreux sont ceux qui cherchent une lumière dans l'obscurité.

Cette année, dans le diocèse, une trentaine d'adultes demandent le baptême. On dit qu'il y a désamour de l'Eglise, moins de prêtres, moins de paroissiens, mais le nombre de diacres permanents augmente, tout comme celui des baptêmes d'adultes. Je pense qu'il y aura une nouvelle génération de chrétiens, je ne suis pas dans l'inquiétude. Il faut avancer en tenant compte des évolutions et s'il y a du linge sale, il faut le laver en toute transparence et en toute humilité.

• Êtes-vous favorable au mariage des prêtres ?

L'ordination d'hommes mariés est possible. Il en a d'ailleurs été ainsi durant plusieurs siècles. Dans l'Eglise catholique latine, ne sont ordonnés que des personnes qui s'engagent au célibat. Par contre, les prêtres mariés catholiques orientaux peuvent désormais officier dans l'Eglise latine. Il y en a d'ailleurs un dans notre diocèse. Pour revenir aux prêtres mariés, cela pourrait donner un nouveau souffle à l'Eglise à condition qu'on respecte aussi ceux qui veulent garder le célibat pour des raisons spirituelles.

• Vous avez eu de nombreuses fonctions durant ces décennies, dont le dialogue inter-religieux...

En effet. Je me suis occupé du dialogue inter-religieux entre juifs, musulmans et catholiques. II est plus difficile aujourd'hui qu'hier. L'actualité a durci les liens A La Rochelle, nous avions de grandes rencontres publiques à l'Oratoire. Au moment des attentats, nous avons fait des marches ensemble, de la mosquée jusqu'à l'église Saint-Paul. Tous les mois, nous nous retrouvions, catholiques, protestants, juifs, musulmans dans le studio de la radio CF où nous débattions de questions qui ne nous heurtaient pas. Nous pouvions échanger nos points de vue. La situation s'est tendue entre les musulmans et les juifs quand le problème israélo-palestinien a rejailli en France. 

En 2022, dans le cadre de l'enseignement au centre théologique de La Rochelle, plutôt qu'un cours magistral, j'ai mis en place des ateliers inter-religieux sur différents thèmes dont ceux de la paix entre religions et de la notion de vérité. Pour qu'un dialogue soit fructueux, il doit être humble et confiant, sinon ce n'est qu'une juxtaposition de positions qui s'affrontent pour s'imposer à l'autre.

• Avez-vous assisté à l'ordination de nombreux prêtres ?

Oui, j'ai vécu une période meilleure que celle d'aujourd'hui. Dans les années 80/90, une dizaine de Charentais-Maritimes se préparaient à devenir prêtres. Aujourd'hui, ils viennent d'autres continents.

• Vous avez donc choisi de terminer votre engagement dans l'Ile de Ré ?

J'ai pris ma retraite à La Flotte en Ré où j'officie aux côtés des prêtres titulaires. Je poursuis aussi mon engagement au Comité du mémorial des origines de la "Nouvelle France" à Brouage dans le but d'entretenir et de prolonger les liens avec la partie française du Canada, en lien avec le mécénat pour enrichir l'église de Brouage de nouveaux vitraux. Je n'oublie pas pour autant Jonzac, la ville de ma jeunesse, et puisque nous sommes à l'heure des confidences, je souhaite y être inhumé...

• Chapelain de sa Sainteté : Le Père Samoride porte le titre de « Chapelain de sa Sainteté ». Il s'agit d'une distinction accordée par le Pape à des prêtres qui officient au Vatican, mais qui peut être aussi accordée à des prêtres diocésains.

mardi 4 avril 2023

Jonzac/Echange franco-allemand au lycée Jean Hyppolite : "Deux régions, une vision"

Actuellement, des élèves de seconde venant de Sindelfingen sont accueillis au lycée dans le cadre d'un échange scolaire. Lundi après-midi, ils ont été reçus à l’hôtel de ville par le maire, Christophe Cabri, en présence de leurs professeurs, Isabelle Büchele, Christian Sommer et deux enseignantes du lycée de Jonzac, Iris Henry et Géraldine Cliquet. 

Photo souvenir à la mairie

Le groupe d’une dizaine d’élèves est arrivé vendredi soir de Sindelfingen (Land du Bade-Wurtemberg). Au programme de cet échange fructueux avec leurs correspondants du lycée Jean Hyppolite : des rencontres, des découvertes dont l’estuaire de la Gironde, Talmont, La Rochelle, Cognac et Jonzac bien sûr, des cours avec leurs camarades et des loisirs, Antilles, moulins, château. Parfait pour parfaire son français !

« Nous sommes ravis de les recevoir, car nous avons été merveilleusement accueillis fin janvier chez eux près de Stuttgart, et que nous pouvons enfin refaire des échanges après trois années d'interruption liées au covid. C'est une expérience formidable de construction de l'amitié franco-allemande et l'occasion pour les élèves de parler la langue qu'ils apprennent en cours. Notre projet s'intitule "Deux régions, une vision" : les élèves découvrent leurs régions respectives, répondent à des questions, constatent les différences, mais se rendent aussi compte que les jeunes de Jonzac et de Sindelfingen ont beaucoup de choses en commun » explique Iris Henry, professeur d’allemand. 

Lors de la réception à la mairie, Christophe Cabri a présenté la ville de Jonzac qui, certes, n’égale pas Sindelfingen en nombre d’habitants. Cependant, la capitale de la Haute-Saintonge a tout d’une grande avec sa station thermale, son réseau de chauffage urbain, sa volonté de valoriser les énergies nouvelles, son complexe aquatique des Antilles, son centre des congrès et son patrimoine dont le château qui, malheureusement pour nos jeunes visiteurs, possède son châtelet "empaqueté" pour quelques semaines encore. Voilà qui peut leur donner l’idée de revenir dans notre contrée quand le futur musée, que devrait abriter l’ancien castel des Sainte-Maure, sera ouvert ! 

Les élèves ont écouté avec attention les explications du premier magistrat. Intéressée, sympa, cette génération incarne l’ouverture européenne qui permet d’établir des liens forts entre les Etats de la CE. L’éducation et l’enseignement font partie des piliers indispensables à la compréhension entre les peuples.

La Ville de Jonzac a offert aux lycéens une pochette comprenant quelques souvenirs de la cité. Qu’ils soient les bienvenus en terre saintongeaise !

• Un premier échange en Allemagne a eu lieu, relaté par Laurent Thirion « Après plusieurs années d'attente, un échange scolaire franco-allemand s’est déroulé à nouveau. Cette fois-ci, dix élèves de seconde et de première vont au Gymnasium in den Pfarrwiesen de Sindelfingen (GiPS), où Mme Büchele, professeur de français et de géographie, leur a préparé un super programme pour découvrir la région de Stuttgart et communiquer avec les correspondants. Ils sont accompagnés par Iris Henry, professeur d'allemand, Mme Cliquet, professeur de SVT, et Rebecca Harms, volontaire allemande de l'OFAJ. Le GiPS est d'ailleurs l'ancien lycée de Miriam Betz, volontaire allemande 2021-2022 du lycée de Jonzac ».

Jonzac/ Site des Archives Départementales : Il portera le nom de l'historien Jean Glénisson

Jeudi 6 avril, une cérémonie organisée par le Conseil départemental, que préside Sylvie Marcilly, rendra hommage à Jean Glénisson, archiviste paléographe originaire de Jonzac. Le site des Archives (rue Sadi Carnot) portera désormais son nom. Cette rencontre sera l'occasion de saluer le brillant parcours de cet historien qui l'a conduit à l’École française de Rome, la direction de l’Institut de Recherches et d’Histoire des Textes (I.R.H.T.) en passant par les Archives Nationales, les Archives de l’Afrique Équatoriale française, l’Université de Sao Paulo et l’École Pratique des Hautes Études ! 

Revenu dans sa ville natale pour sa retraite, il avait orienté ses travaux de recherches sur la Saintonge et s’était beaucoup investi dans la vie culturelle à travers l'Université d'Eté.

Le site des Archives départementales de Jonzac conserve ses archives personnelles dont il avait fait don d’une première partie de son vivant, don complété par sa veuve en 2017. 

Cette reconnaissance est importante pour ceux et celles qui ont connu et apprécié cet homme d'une grande érudition décédé en 2010. Retour sur son passé, sa carrière, sa volonté de transmettre la connaissance et de la partager

Quand il voit le jour, en janvier 1921, Marcel et Henriette Glénisson donnent trois prénoms à leur fils Jean, Alexandre comme son parrain et Henri en souvenir d’un grand-père. Devant cet enfant qui comble leurs attentes, ils s’interrogent comme tous les parents. Quel sera son avenir ? Aimera-t-il la terre comme son père ou choisira-t-il un autre horizon ? Ils ignorent que des fées sont penchées sur son berceau.

Dès l’école primaire, le jeune garçon est remarqué pour ses brillantes aptitudes. Ses instituteurs l’encouragent. À l’époque, Jonzac n’a pas de cours complémentaire. C’est donc à Cognac qu’il fait son entrée en sixième et poursuit des études secondaires. Il habite chez sa tante Alice, enseignante dans la capitale charentaise.

À l’heure des grandes orientations, il prépare le concours d’entrée à l’école des Chartes. Il sort major de sa promotion. Sa carrière est désormais tracée. Diplôme d’archiviste paléographe en poche, il convole en justes noces avec Paulette Fortin, une charmante “voisine“ de Saint-Martial de Vitaterne. En 1946, les jeunes gens n’ont guère voyagé et c’est avec joie qu’ils apprennent leur départ pour l’Italie.

Membre de l’École Française de Rome, de 1946 à 1948, Jean Glénisson s’installe avec son épouse dans la ville éternelle. Ils gardent de ce séjour un souvenir inoubliable. Quel merveilleux pays et quel bel édifice que le palais Farnèse où ils ont la chance de résider ! Ils y rencontrent le professeur Étienne avec qui ils nouent des liens.

Jean Glénisson et son épouse Paulette

Esprit en mouvement, Jean Glénisson ne s’arrête pas en si bon chemin. Les Archives Nationales le chargent de faire l’inventaire du “trésor des chartes“ qui réunit les archives de la chancellerie des Rois de France. Dans les années 1950, il devient chef du service des Archives de l’Afrique équatoriale française à Brazzaville. Il aimait à rappeler le grand moment que fut la visite du Général de Gaulle.

Par la suite, il assure la chaire d’historiographie à l’université de Sao Paulo au Brésil. Avec l’Amérique du Sud, s’ouvre une nouvelle expérience !

Les joies de l'équitation 

De retour en France, il rejoint l’École des Hautes Études en sciences sociales avant de prendre, en octobre 1964, la direction de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes au CNRS.

Recommandé par deux éminentes personnalités, Fernand Braudel et Charles Edmond Perrin, il succède à Mlle Vieillard à qui il vouait une grande affection.

Archives historiques, Université d’été, Académie de Saintonge

Après une carrière bien remplie, Jean Glénisson revient à Jonzac, sa ville natale, près de la Seugne qui chante en son cœur. Avec Paulette, il aurait pu couler des heures tranquilles à s’interroger sur la couleur du ciel ou les yeux clairs de Timmy, son chat préféré qui l’accompagnait dans ses écritures.

Jean Glénisson avec son chat Timmy. Quand il souriait, les yeux de Jean Glénisson se plissaient pour ne former qu’un seul trait. Il ressemblait alors à un sage dans l’Empire du Milieu !

Au contraire, il poursuit son travail d’érudit et réunit autour de lui des “disciples“. En créant un véritable cercle d‘historiens, il fait naître “l’école de Jonzac“. La première pierre de ce groupe est posée en 1973 avec une étude consacrée à "Jonzac, un millénaire d’histoire". L’épais document, alors par l’Association Archéologique et Historique que préside Jacques Gaillard, est accueilli avec intérêt. 

Des expositions suivent. L’une d’elles, à Saintes, reçoit la visite de François Mitterrand. Le Président de la République salue l’excellence de ce rendez-vous qui éclaire une période importante : Agrippa d'Aubigné en son temps et la révocation de l’Édit de Nantes. Une autre, riche en portraits de famille, est consacrée aux seigneurs de Jonzac.

Le président François Mitterrand découvre avec Jean Glénisson et Michel Baron, maire, l’exposition consacrée, à Saintes, à la révocation de l’Edit de Nantes.

À la fin des années 1980, Jean Glénisson prend les rênes de l’Université francophone d’été Saintonge Québec. Il lui insuffle un chaleureux dynamisme intellectuel. Tous les ans, en juillet et août, des conférences abordent des sujets variés qui attirent un large public, désireux de s’instruire quel que soit son âge. L’un des moments forts est la venue de Jean Favier qui conduit l’assistance dans l’univers mystérieux des Templiers. Le patois, l’une des facettes de l’identité saintongeaise, est toujours présent. Nombreux se souviennent de la représentation de La Mérine à Nastasie par les Buzotias au théâtre du château.

Grâce à un carnet d’adresses fourni, des personnalités renommées sont reçues au cloître des Carmes de Jonzac, dont Étienne Taillemite, Yves-Marie Bercé, Bernard Barbiche, Louis Maurin, Roger Bonniot ou encore Robert Étienne.

Jean Glénisson s’implique également dans l’Académie de Saintonge, dont il est directeur de 1982 à 1991, ainsi qu'à la société des Archives Historiques de l’Aunis et de la Saintonge que préside actuellement Pascal Even après Marc Seguin.

Membre correspondant de l’Institut, il apporte sa contribution à de nombreuses publications. Certaines sont en relation avec la Charente-Maritime : “La France d’Amérique, les voyages de Samuel Champlain“ ou encore “la Saintonge illustrée, René Primevère Lesson“. On lui doit aussi “Jonzac, ma ville sous Louis XVI“, “la reconstruction agraire dans le Sud Saintonge après la Guerre de Cent ans“, une étude détaillée sur le Comte de Soissons à La  Rochelle, sans oublier l’aide apportée à la publication du livre d’Alain Braastad à partir des lettres de Jean Henry Brunet, négociant à Cognac. La liste est longue.

Simple et généreux

Dans sa bibliothèque avec Marc Fumaroli, de l'Académie Française, lors de sa venue au colloque consacré à Fortin de la Hoguette

« Il pouvait lire de nombreux ouvrages et en retenir l’essentiel avec une facilité étonnante » souligne Philippe Gautret. «  Son style clair et précis faisait notre admiration. Il avait une mémoire formidable  » ajoute Guiliano Ferretti. Professeur d'université, il se souvient du colloque que Jean Glénisson avait organisé à Jonzac sur Fortin de la Hoguette. Au XVIIe  siècle, le seigneur de Chamouillac correspondait, en effet, avec les frères Dupuy, bibliothécaires du Roi. Les plus grands spécialistes étaient réunis, dont Marc Fumaroli, de l’Académie française, et Tullio Grégory, professeur et directeur de l'Institut de l'Enciclopedia Italiana Giovanni Treccani. Un événement pour une ville de moins de 4000 habitants !

Enfin, comment ne pas mentionner les conférences se rapportant aux livres de jeunesse (Jean Glénisson possédait une très belle collection qu’il a léguée à l’Heure Joyeuse) et la présentation des dessins de l’illustratrice Maggie Salcedo au cloître des Carmes.

Ces responsabilités, que Jean Glénisson assuma avec professionnalisme et talent, ne lui ont jamais fait perdre de vue la simplicité et la générosité de la vie. Il était toujours accessible et ouvert à ceux qui le sollicitaient pour leurs travaux et recherches.

Il a été notre “maître“, dans le sens antique du terme. Désormais, il veillera sur les Archives de Jonzac et sa région, lieu de la connaissance, si précieuse à ses yeux.

Jean Glénisson aux côtés du professeur Tullio Gregory et Bruno Neveu qui a présidé l'École pratique des Hautes Etudes de 1994 à 1998.

• L’hommage d’Yves-Marie Bercé, directeur honoraire de l’Ecole des Chartes :

« Plusieurs communautés éminentes ont envers Jean Glénisson des dettes de reconnaissance dont il a toujours caché les créances sous le boisseau. Ces débiteurs, ce sont les larges cercles d’historiens médiévistes et modernistes, présents et à venir, qui lui sont redevables de tant de généreuses provendes. Ce sont les chartistes, conservateurs et chercheurs dont il a su promouvoir les travaux et puis, plus intimement, les heureux habitants de l’Aunis et de la Saintonge, entre Sèvre et Gironde, qui ont la chance insigne de l’avoir parmi eux » écrit Yves Marie Bercé, directeur honoraire de l’école des Chartes.

• « Qu’un ami véritable est une douce chose »

En 2007, aux Archives de Jonzac, un livre de Mélanges, réunis et présentés par Giuliano Ferretti et Marc Seguin, est remis à Jean Glénisson. En recevant publiquement cet ouvrage, l’historien réalise – mais il le sait déjà ! – qu’il compte beaucoup d’amis. Pas seulement en Saintonge mais à Paris, Grenoble et à l’étranger, Italie, Allemagne, Brésil en particulier !

Jean Glénisson à l’Université d’Eté avec une ancienne élève de l’université de Sao Paulo, Pierre Nivet et Guiliano Ferretti, professeur à l'université de Grenoble, avec qui il avait organisé à Jonzac un colloque sur Fortin de la Hoguette, seigneur de Chamouillac

Les auteurs en sont : Christian Amalvi , Bernard Barbiche, Yves-Marie Bercé, Jacques Daniel, Pascal Even, Robert Favreau, Guiliano Ferretti, Jean Flouret, Philippe Gautret, Nicole le Pottier, Jean Mesnard, Bruno Neveu, Rainer Riemenschnieder et Marc Seguin. Différents thèmes y sont abordés : le mythe de Richard Cœur de Lion, le diocèse de Saintes à la fin des premières Guerres de Religion, la Cour des Salins du Pinant, l’Aunis et la Saintonge au milieu du XVIIe siècle, l’enfermement des pauvres à la Rochelle au XVIIe siècle, le Centre ouest entre Plantagenêt et Capétiens, Le testament de Fortin de la Hoguette, la bibliothèque d’un médecin rochelais Daniel Guillotin, l’insurrection du Texas d’après les Archives françaises, les livres de prix au XVIIIe siècle, les lettres inédites de Louis Machon, les mésaventures du dictionnaire de Bouillet, l’institut Georg Eckert à Braunschweig, un semestre d’épouvante en Pays jonzacais.

• A l’Académie de Saintonge avec son ami Marc Seguin qu’il a encouragé à décrypter la difficile écriture du XVIe siècle. Jean Glénisson était un témoin de la connaissance, toujours prêt à transmettre la flamme à qui la cherchait sincèrement.

François Julien Labruyère, Jean Glénisson, Marc Seguin

• L’histoire de l’Aunis et de la Saintonge : 

Jean Glénisson avait pour objectif de réactualiser cette histoire, le célèbre Massiou commençant à dater ! La tâche, qui était immense, avait été répartie entre plusieurs historiens renommés, selon leurs spécialités. Lui-même avait à traiter l’époque médiévale. Trois volumes ont été publiés chez Gestes Editions à ce jour. 

• Un quart de siècle d’Université d’été :

S’il est un domaine où la Haute-Saintonge doit beaucoup à Jean Glénisson, c’est celui de la culture. En effet, durant 25 ans, il a animé l’Université francophone d’été en invitant des conférenciers de talent.

Il aimait à rappeler comment cette « mission » lui avait été confiée par Claude Belot : « j’accompagnais ma belle-mère au marché de Jonzac quand Claude Belot m’a abordé. Il m’a demandé si j'aimerais animer cette université naissante. Séduit, j’ai accepté l’idée. Je venais de prendre ma retraite, j’avais du temps libre ».

Chaque été, le public était convié à une session dont les sujets avaient un rapport avec la région. Au cloître des Carmes, les grands noms se succédaient devant un public de plus en plus fourni.

Jean et Paulette Glénisson recevaient, à leur domicile, ces personnalités avec gentillesse et convivialité. En parfaite maîtresse de maison, Paulette veillait au bien-être de ses invités. Par la qualité de cet accueil, le couple a contribué à valoriser la ville de Jonzac.

Au cloître des Carmes


Jean Glénisson et Pierre Nivet avec Nelly Gillet, professeur d'anglais à l'IUT d'Angoulême

Au départ, les réunions de l’U.E. avaient lieu dans la petite salle Goulebenèze. Un jour, ô miracle, l’un des murs fut abattu et nous découvrîmes l’immense espace qui se trouvait à proximité. Restauré, il offrit une place supplémentaire appréciable !

Succédant à Jean Glénisson, Pierre Nivet assura la présidence de l’Université d’été, puis Philippe Gautret contribua à la bonne marche de l’association. Les Archives de Jonzac en reprirent les rênes sous la responsabilité de Jean-Claude Arrivé qui a nous malheureusement quittés en 2020. Le programme 2023, élaboré par Pierre Triomphe, responsable du site jonzacais, Madeleine Perrin, conseillère municipale, sera présenté prochainement.

Philippe Gautret, Jean Glénisson, Jacques Daniel
Les rendez-vous de l'Eguille : que de beaux souvenirs ! 

• Avec Philippe Gautret et Jacques Daniel, son ami de l’Eguille, qui possédait une superbe bibliothèque. Jean Glénisson s’y rendait régulièrement pour y consulter des ouvrages. C’est d’ailleurs Jacques Daniel qui avait déniché, à Grenoble, des documents inédits sur Louis de Bourbon, comte de Soissons et le siège de la Rochelle au XVIIe siècle. Intéressé par cet aspect « militaire » qui n’avait jamais été traité, Jean Glénisson se mit au travail et publia sur le sujet deux tomes détaillés aux Archives Historiques de la Saintonge et de l’Aunis. Un colloque fut également organisé à la Rochelle.

Devant une maquette de la première habitation de Champlain en Nouvelle France exposée au musée de Royan avec Marie Claude Bouchet et Jean Yves Grenon

• Champlain, Dugua de Mons : Rencontres studieuses avec Jean Yves Grenon, ancien ambassadeur du Canada en France, grand défenseur de Dugua de Mons (qui finança les premières expéditions de Samuel de Champlain en Nouvelle France) et le professeur québécois Christian Morissonneau, avec qui il avait animé des colloques sur Samuel de Champlain, à Brouage en particulier.

Jean Yves Grenon, Jean Glénisson, Christian Morissonneau

Jack Bouyer, le vitisculpteur de Biron, a réalisé le buste de Jean Glénisson, travail qu’il découvre sur cette photo. On ignore où il se trouve aujourd'hui...

Jacques Tourneur, qui restaure la commanderie des Epeaux de Meursac, lui avait offert son portrait. Jean Glénisson était ravi !

• Jean Glénisson s'investissait dans la vie associative locale. Il est ici avec Humour et Vigne lors du concours de dessins annuel qui réunit des caricaturistes du monde entier

• Avec Francette Joanne, historienne et épouse de l'ancien député Louis Joanne, à qui il avait remis la médaille de l'Ordre national du Mérite

• Pour vous, Jean, ces photos et ces lignes pleines de gratitude pour l'aimable et constant soutien apporté durant toutes ces années. Vos amis ne vous oublient pas.

PHOTOS NICOLE BERTIN

lundi 3 avril 2023

Lapidiales/Port d'Envaux : Cap sur l'Océanie

L'association et tous ses membres s'attèlent à accueillir les premiers sculpteurs dès le 14 mai prochain. La programmation des animations est finalisée. Elle sera présentée courant avril. Une fois encore, la richesse et la diversité du programme permettra de découvrir les cultures des sculpteurs invités en résidence et de les partager avec eux

• Grand ménage des Chabossières

(@Jean-Jacques Vrillaud)

Avec le retour du printemps, la carrière et les sculptures retrouvent tout leur éclat. Mais derrière l'entretien du site, se cache l'énergie de nombreux bénévoles et des partenaires publics. L'occasion de remercier ceux et celles venus participer au grand nettoyage des Chabossières le 8 mars dernier. Remercions les jeunes et moins jeunes, la présence et l'engagement du Foyer de la Beausse au Gua, la Mission locale de Saintes et de la Saintonge ainsi que le Service enfance-jeunesse de la Communauté de communes de Saint-Porchaire (Cœur de Saintonge). Grâce à ce renfort, le site a été nettoyé en trois heures malgré une météo capricieuse. 

• Devenez guide des Lapidiales

Le retour des beaux jours correspond aussi à la reprise de visites guidées des Lapidiales. Pour satisfaire aux demandes et alléger le planning des fidèles guides, sera organisée le samedi 15 avril prochain à 15h30 une formation à l'encadrement des visites de groupes pour toutes les personnes désireuses de devenir guide bénévole. Inscriptions au 06 77 12 61 36.

• Ateliers de sculpture

Programme 2023 des ateliers de sculpture avec les sculpteurs des Lapidiales, que ce soit sur pierre ou sur terre. Cette année, Océanie oblige, sera accueilli un sculpteur originaire des Iles Marquises qui proposera deux ateliers de sculpture sur bois pour réaliser des Tikis, en groupe ou de manière individuelle. Les inscriptions ont commencé, les places sont limitées.

Résidences d'artistes, entretien du site, accueil des visiteurs et organisation des ateliers de sculpture, animations et repas à thème sont organisés par les adhérents, mécènes et bénévoles. Si comme eux, vous souhaitez vous impliquer dans le projet des Lapidiales, n'hésitez pas à les rejoindre ! 

Renseignement : contact@@lapidiales.org - Site internet : www.lapidiales.org

Antarès/Saintes : Le sellier du savoir-faire d'excellence renouvelle son partenariat avec le Cadre Noir de Saumur

Vous êtes passionné(e) d’équitation, vous recherchez une selle d‘excellence alliant technicité, savoir-faire et tradition artisanale ? L’entreprise Antarès, installée dans la région de Saintes depuis une vingtaine d’années, vous ouvre ses portes.

Des selles à découvrir à l'accueil (hall d'exposition)

Cette entreprise de sellerie haut de gamme fleure bon la transmission d’un savoir-faire ancestral qui s'est adapté aux évolutions technologiques. Du geste précis de la coupe, de l’assemblage aux créations numériques de nouveaux modèles et l’introduction de matériaux innovants, se conjuguent tradition et modernité. 

Xavier Lenrouilly, président d’Antarès
Dernièrement, Xavier Lenrouilly, président d’Antarès, recevait une délégation du célèbre Cadre Noir de Saumur venue signer une convention de partenariat. En effet, les cavaliers de cette Ecole Nationale utilisent des casques et des selles Antarès. 

A cette occasion, une visite des ateliers situés à l’entrée de Saintes, non loin de la base de Paban, était organisée. Une bonne occasion d’aller à la rencontre d’une équipe qui porte en elle un véritable héritage, alliant maîtrise et habileté. 
Parmi les étapes, la découpe des selles dont il existe de nombreux types, dressage, sauts d’obstacles, randonnée. La liste est longue selon l’usage qu’en fera le cavalier et la culture équestre de son pays. Une exigence : les selles doivent s’adapter au cheval, c’est pourquoi elles sont généralement faites sur mesure avec des impératifs décrits par les spécialistes : « elle ne doit pas toucher la colonne vertébrale du cheval, le garrot ne doit pas frotter, les épaules doivent être libres de mouvement, la selle doit être équilibrée, bien "au milieu" du cheval ».

Seuls 50% de cette peau de plusieurs mètres entreront dans la réalisation d’une selle
Modèles de pièces numérotés
Sur l’une des tables, se trouve une belle peau, traitée avec soin afin de la rendre imputrescible, souple et résistante. Ces peaux, qui viennent des tanneries de l’Aveyron, des Pyrénées Atlantiques, sont contrôlées à leur arrivée. Leur couleur se situe dans des camaïeux de marron et de noir. « Les pièces sont tracées et coupées selon l'aspect de la peau. Chacune se voit attribuée à une selle et un emplacement précis. Cette sélection garantit l’esthétisme, le confort et la longévité. Plus de 25 pièces de différentes tailles, formes et épaisseurs sont nécessaires à la confection d’une selle. Elles sont ensuite réparties selon les métiers de l’atelier » explique un responsable. 
Les étapes de création sont intéressantes à suivre et permettent de découvrir des créneaux spécialisés. A titre d'information, la fabrication de l’arçon (l’une des deux parties arquées qui forment le corps de la selle) rassemble 5000 références ! Les postes qui se succèdent entrent dans la réalisation d’une savante élaboration. Les maillons de la chaîne en quelque sorte ! « Le secret d’un siège réussi réside en la première tension de la peau sur l'arçon, elle permet de jauger son élasticité. Les quartiers et le siège étant assemblés, la selle prend forme. Les derniers détails de couture et les surpiqûres la finalisent ». Quand la selle est achevée, elle est huilée et subit 65 points de contrôle. Voilà qui confirme le vieil adage : qui veut voyager loin ménage sa monture (dans les deux sens du terme) ! 

A l’accueil, la salle d’exposition présente de nombreux modèles ainsi que des casques, des brides, des accessoires et même des sacs. L’odeur si caractéristique du cuir flotte dans l’air, message invisible à la fois complexe et familier. Nul besoin de le décrypter, il appartient à notre patrimoine olfactif, évocateur de souvenirs, entre le cartable de l’enfance et cette selle qu’on pose pour la première fois sur le dos d'un cheval. Si impressionnante parfois, mais qui deviendra le trait d’union entre le couple que constituent le meilleur ami de l’homme, son cavalier ou sa cavalière !

Dans les ateliers
Antarès conçoit des selles sur mesure et des casques d'équitation, alliant technicité,
savoir-faire et tradition artisanale
90 pièces environ composent une selle
Antarès recrute

En 2022, le groupe Antarès (qui comprend Antarès Sellier France, Antarès Distribution, Antarès Canada, Antarès USA et Profine en Argentine) a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 20 millions d’euros. Il emploie 190 salariés (France et filiales, plus de 90 aux Gonds) et commerciaux. Les marchés se trouvent en France et Europe (60%), Amérique et Canada (30%), Asie et Australie (10%). 
Installée sur la zone de l’Ormeau de Pied, la société Antarès a changé de locaux fin 2020. Elle a profité de la période covid pour aménager ses nouveaux espaces et adapter les postes en fonction des activités spécifiques. Antarès réalise 4200 selles par an et 6000 casques. Le personnel est formé sur place au métier de sellier harnacheur. Une partie est en reconversion professionnelle. Les salariés, qui sont intéressés aux bénéfices de la société, disposeront bientôt d’une salle de sport et deux séances d'ostéopathie leur sont offertes par an. A noter que le Réseau cuir Nouvelle-Aquitaine (qui réunit l’ensemble des filières de la Région) a ouvert une formation au lycée de Thiviers en Dordogne. Ce pôle d’excellence des métiers du cuir est dédié à la maroquinerie et la sellerie. 
Par ailleurs, Antarès recrute : contrôleur de gestion, chef de produits, ingénieur en développement produits, graphiste. 

Avec Antarès, la région de Saintes compte un fleuron associé à l’évolution de cet art qu'est l’équitation, dont parlait déjà l’historien grec Xénophon...

L'info en plus

• En 2015, le groupe argentin Profine a rejoint Antarès. De cette union franco-argentine, sont nées des selles "demi-mesure" et "prêt à porter" made in Argentina (Buenos Aires), avec une conception et une production maîtrisées à 100%. Ces nouvelles gammes de selles viennent compléter la gamme "sur-mesure" fabriquée à Saintes.

• Dernièrement, une délégation conduite par le Commandant Guillaume Lundy (cavalier international et militaire, vice-champion de France Pro Élite en 2022) est venue à Saintes renouveler la convention qui lie Le Cadre Noir de Saumur à Antarès. Elle existe depuis 8 ans. 32 écuyers utilisent les selles, casques et brides Antarès.
Étaient également présents à cette visite un groupe de professionnels, revendeurs de la marque en Espagne.

Délégation du Cadre Noir de Saumur conduite par le Commandant Guillaume Lundy
• Le Cadre noir de Saumur

« Le Cadre noir de Saumur forme et perfectionne les cadres supérieurs de l’équitation. Véritables experts, les écuyers ont pour mission principale de transmettre un savoir technique et théorique dans une ou plusieurs disciplines. Ils doivent également dresser et maintenir en état performant les chevaux qu’ils présentent dans la Reprise de Manège ou dans celle des « Sauteurs », ainsi que dans les compétitions nationales et internationales où ils représentent l’Ecole. Ils ont également pour mission de préparer les chevaux qui leur sont confiés pour la formation des élèves. Cultivés, instruits de l’enseignement des grands maîtres de l’équitation et curieux de l’évolution des pratiques équestres, les écuyers du Cadre Noir contribuent activement au maintien et au rayonnement de l’équitation française en illustrant et en transmettant ses principes, lors de présentations publiques en France et à l’étranger ».