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mercredi 29 août 2018

Dominique Bussereau rend hommage à Jean-Louis Frot, ancien premier vice-président du département de la Charente-Maritime, maire de Rochefort et Conseiller régional

Jean-Louis Frot au conseil départemental derrière Robert Chatelier (décédé en février 2018)
 « La Charente-Maritime apprend avec tristesse le décès de Jean-Louis Frot, un élu exceptionnel. Le grand maire du renouveau de Rochefort, l'homme d'engagement au bilan remarquable dans toutes les collectivités qu'il a gérées vient de nous quitter. Maire de Rochefort de 1977 à 2001, il a impulsé un dynamisme et une vigueur incroyable à sa ville : Notamment par la réhabilitation de l'ancien Arsenal et de la Corderie royale, le développement des musées comme la Maison Pierre Loti et la formidable aventure du chantier de l'Hermione. Il a également contribué avec détermination à soutenir et développer l’industrie rochefortaise.
Conseiller général, Vice-Président puis Premier Vice-Président du Département de 1976 à 2015, Jean-Louis Frot était un homme d'engagement au service permanent de l'intérêt général et des Charentais-Maritimes. Homme de terrain et fin connaisseur des entreprises, il n'a eu de cesse de contribuer au développement de l'économie et de l'emploi dans notre Département. Infatigable travailleur, il a incarné l'excellence, l'exigence et le meilleur pendant près de 40 ans pour la Charente-Maritime. Nous n'oublierons pas l'intelligence, l'humour, la simplicité et le sens du contact empreint d'une autorité naturelle et bienveillante qui le caractérisaient et guidaient son engagement public.
Avec tous mes collègues de l’Assemblée Départementale, je rends un hommage ému et attristé à un homme exceptionnel et généreux et à un élu de terrain dont la Charente-Maritime peut être fière et reconnaissante. Je propose que l'atrium de la Maison de la Charente-Maritime de la Rochelle porte désormais son nom, afin de l'associer durablement à la vie de notre Département qu'il a su si bien servir ! ».

Dominique Bussereau, président du Département de la Charente-Maritime
et de l'Assemblée des Départements de France

Jean-Louis Frot nous a quittés : son nom restera intimement lié à l’Hermione et la ville de Rochefort

Jean-Louis Frot a tiré sa révérence à l’âge de 87 ans. Longtemps maire de Rochefort, vice-président du Conseil départemental, auteur de deux ouvrages, il a contribué à la construction de l’Hermione, frégate qu’emprunta La Fayette pour se rendre en Amérique au XVIIIe siècle. « Je suis sûr que tous mes collègues du Département en seront d’accord : l’atrium de la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle s’appellera désormais Atrium Jean-Louis Frot » propose le président du Conseil Départemental, Dominique Bussereau

Jean-Louis Frot aux côtés de l'un de ses frères. Catherine Frot, sa nièce, est actrice et comédienne (© Nicole Bertin)
Quelle belle personnalité ! Jean-Louis Frot, dont le nom est intimement lié à la ville de Rochefort, nous adresse un dernier salut. Humaniste, le dictionnaire biographique des Charentais ne trompe pas quand il écrit « Jean-Louis Frot, grand maire du renouveau de Rochefort ». En effet, il a apporté sa pierre à l’édifice avec générosité. Parce que Rochefort le valait bien !
Opticien dans cette ville, il en devient maire en 1977 jusqu’en 2001, insufflant à la cité un dynamisme remarquable. Il est aussi conseiller général de Rochefort-centre, élu en 1976, et conseiller régional en 2004. Bien des chantiers de rénovation du patrimoine sont déjà engagés lorsqu’il arrive à l’hôtel de ville, mais il sait les magnifier en les enrobant d’un beau slogan : « Rochefort, ville nouvelle du XVIIème siècle ».  
La ville dont on pouvait penser qu’elle se mourait, reprend de la vigueur autour de l’ouverture et de la réhabilitation de l’ancien arsenal (animation de la Corderie Royale, création du Jardin des retours, venue à Rochefort du Centre international de la mer, chantier de l’Hermione, développement des musées avec notamment celui de la maison de Pierre Loti, incitation à la production de livres historiques, création du Conservatoire du bégonia). Il est peu d’exemples aussi réussis d’une renaissance par la seule force de l’identité.

Lors d'un déplacement à l'Ile Madame

• Il y a plusieurs années, nous avions rencontré Jean-Louis Frot à l’occasion du chantier de l’Hermione. Retour ce moment : 
 
Jean Louis Frot semble avoir fait sienne cette devise : « Qui va lentement ménage sa monture ». Certes, elle pourrait s’adresser au vélo qu’il enfourche en de nombreuses occasions à la découverte des plus belles régions de France. Car notre homme est sportif mais, en la circonstance, cette phrase décrit plutôt sa façon d’agir à bon escient, en soupesant les avantages et les inconvénients.
L’élu de longue date est discret et pourtant, c’est bien grâce à lui que Rochefort, ville militaire rigoureuse, a pris sa dimension actuelle. Qui rayonne loin à la ronde. En 1993, au Louvre, la municipalité a d’ailleurs reçu le grand prix national du patrimoine maritime.
« Notre ville, fondée par Colbert au XVIIe siècle, est tout simplement histoire » souligne Jean Louis Frot qui a souhaité donner à cette cité une personnalité nouvelle, tout en respectant les riches heures de son passé. A la rénovation des immeubles, vint naturellement l’idée d’associer un bateau de renom. Car Rochefort est surtout un port, « le plus beau » disait le roi Soleil !
La perspective de faire revivre l’ancien arsenal de Rochefort, en fonctionnement de 1666 à 1926, remonte aux années 1986. Le choix était vaste et les avis divergeaient : « il est vrai que nous avons beaucoup de vieux gréements exceptionnels ». Plusieurs "pistes" furent abandonnées dont celle d’un skipper, « le Colista », qui tourna court.
Les regards se tournèrent alors vers « l’Hermione » qui transporta le jeune marquis de la Fayette à Boston, en mars 1780. En pleine Guerre d’Indépendance, il y rejoignit le général George Washington pour lui annoncer l’arrivée de renforts français.
Les choses se précisèrent. L’Hermione, un trois mât armé de 26 canons, présentait une taille acceptable « ni trop grand, ni trop petit ». Le rêve pouvait donc devenir réalité en utilisant les méthodes et pratiques du XVIIIe siècle. Une façon concrète de rejoindre dans l’encyclopédie de Diderot  et d’Alembert !
Pour conduire cette opération, l’association «Hermione La Fayette», regroupant municipalité, Centre International de la Mer et adhérents, fut portée sur les fonts baptismaux en 1990. Elle réunissait un groupe motivé où siégaient, entre autres, Bénédict Donnelly, Eric Orsenna et Raymond Labbé, conseiller technique auprès de la Direction du Patrimoine à Paris.
Afin de préparer la consultation des entreprises et reconstituer les différents plans du navire, le CRAN, Centre de Recherche pour l’Architecture et l’Industrie Nautique basé à la Rochelle, fut investi d’une mission de conseiller d’ingénierie, chargé de superviser la navigabilité, la sécurité et la voilure en tant que maître d’œuvre. « Parmi les documents qui pouvaient nous éclairer, nous disposions du journal de bord de l’Hermione, conservé aux Archives Nationales. Le bâtiment, d’un plan partiel et surtout du plan de la Concorde, identique à l’Hermione, relevé par la Royal Navy lors de sa capture et conservé au National Maritime Museum de Greenwich » précisait à l’époque Jean-Louis Frot. Cette fois-ci, loin de nous attaquer comme au temps du Blocus continental, les Anglais ont apporté leur aide ! « Déterminer le modèle que nous allions concrétiser a été le plus délicat. L’Hermione II aurait forcément un autre usage que la première version ! Nous avons opté pour une sage solution : rester fidèle à l’histoire, tout en dotant la frégate, appelée à naviguer, d’un moteur auxiliaire ».
En 1996, après appel d’offres, les travaux furent confiés à l’entreprise Asselin, spécialisée dans la restauration des monuments historiques. Installée à Thouars, elle a travaillé à la villa Medicis en Italie.
La renaissance de l’Hermione s’étala sur quatre phases. Plus qu’une "réplique", elle était un chantier spectacle qu’ont visité des milliers de personnes.

Fruit de dix-sept années de travail, elle vit désormais sa vie et parcourt les mers après un voyage inaugural aux USA en 2015. « C’est une nouvelle aventure pour la ville qui continue sa mutation à partir d’éléments historiques porteurs d’avenir. Réhabiliter ne sert à rien si cet objectif ne contribue pas à dynamiser l’économie locale et régionale » déclarait Jean-Louis Frot qui a tenu parole. Depuis, elle est devenue mythique ! Couronnant son engagement, Jean-Louis Frot a reçu la Marianne d’or de l’Association des Maires.

En 2015, le départ de l'Hermione en présence de François Hollande, président de la République
Ce passage consacré à l’Hermione n’est qu’un pan de la vie de Jean-Louis Frot qui a soutenu de nombreux projets et causes. Un esprit généreux nous quitte. Bon voyage à lui sur les mers célestes !

Travaux sur l'avenue de Saintonge : des perturbations à prévoir sur le transport scolaire en septembre

Le Département de la Charente-Maritime et la Ville de Saintes ont lancé d'importants travaux de consolidation et de requalification des ponts de l'avenue de Saintonge entre les giratoires Castagnary et de Gaulle. Cette mesure entraîne des difficultés de circulation importantes sur l’ensemble de la ville qui auront un impact sur la ponctualité des bus et des cars en septembre prochain.

D'importants travaux et une fermeture de l'avenue de Saintonge jsuqu'à fin septembre
La Communauté d’Agglomération de Saintes souhaite informer les parents dont les enfants fréquentent les établissements scolaires de Saintes que des retards sont prévisibles durant tout le mois de septembre à l’arrivée aux établissements. Les véhicules qui acheminent les collégiens et les lycéens vers Saintes étant ensuite réutilisés pour effectuer la desserte des RPI sur les 36 communes de l’agglomération, ces retards pourront également impacter le transport des enfants de primaire.

Pour tenter de pallier les difficultés de circulation et de limiter les retards, des modifications d’horaires sont prévues pour septembre :

· Avance des horaires de toutes les lignes secondaires de 15 minutes pour les entrées de 8 h

· Maintien des horaires assurant les entrées de 9h00 ainsi que les sorties de 17 h et de 18 h, sachant qu’ils seront probablement effectués avec du retard

·  Suppression des horaires assurant les sorties d’établissement de 16 h.

Les parents recevront, en même temps que les cartes d’abonnement de leur enfant, 2 fiches horaires : une version « travaux » valable pour le mois de septembre et une version qui sera utilisée durant le reste de l’année scolaire.

Des agents d’information « gilets rouges » du réseau Buss seront présents sur les pôles d’échanges matin et soir pour guider les élèves.

Pour toute information complémentaire, les familles peuvent contacter la boutique Buss au 0 800 17 10 17 (appel gratuit depuis un poste fixe) ou se rendre sur les sites internet de Buss :
www.buss-saintes.com et de la Communauté d’Agglomération de Saintes : www.agglo-saintes.fr

Jonzac /Porte de Ville : qui a volé le vélo électrique des curistes ?

Voilà une affaire que ne manquera pas d'élucider la police municipale grâce aux caméras de vidéo-surveillance installées dans le secteur...
 
Censées protéger les habitants, les caméras de vidéosurveillace ont un rôle à jouer
En effet, dernièrement, des personnes se sont introduites dans les galeries noires à partir de la venelle située entre la pharmacie et la maison médiévale, près de la Porte de Ville, rue James Sclafer. Elles ont fracturé le cadenas et se sont emparées du vélo électrique qu'avaient laissé en toute confiance des curistes, occupants d'un appartement loué dans l'immeuble jouxtant.
Curieusement, les voleurs ont ignoré un second vélo qui n'est pas électrique et possède un anti-vol costaud. Faut-il en déduire que nos visiteurs n'aiment pas trop pédaler ou qu'ils ont été dérangés ?  Bien que compatissant envers ses voisins, le propriétaire de ce vélo "normal" admet qu'il est plutôt soulagé, sa précédente bicyclette ayant disparu dans les mêmes conditions il y a quelques années. Le couple de curistes, quant à lui, est furieux et on le comprend.
Les caméras de vidéo-surveillance devraient permettre aux enquêteurs de repérer les intrus et de voir s'ils ressortent par la venelle ou s'ils ont emprunté les jardins en bordure de Seugne...

Si vous avez des infos, n'hésitez pas à contacter la gendarmerie ou la police municipale. La délinquance à Jonzac est une réalité et la question pourrait d'ailleurs être abordée lors du prochain conseil municipal.

« Démission de Nicolas Hulot, c’est logique ! » estime Europe Ecologie les Verts

Communiqué d'Europe Ecologie les Verts
« Nous ne sommes pas surpris de la démission de Nicolas Hulot. C’est la démonstration que sans écologistes majoritaires dans un exécutif, il n’y a pas d’écologie à la hauteur des enjeux, notamment de ceux liés au changement climatique.
C’est bien Emmanuel Macron et son gouvernement, dont le membre le plus symbolique des adversaires de l’écologie est Stéphane Travert, ministre de l’agriculture, qui sont responsables de toutes les décisions anti-sociales et anti-écologiques qu’ils ont prises depuis plus d’un an. Le très récent cadeau fait aux chasseurs par pure démagogie et électoralisme en est un bel exemple.
Peut-être cet épisode permettra-t-il à la population de prendre enfin conscience de cette réalité...
Les écologistes sont prêts. Partout où ils sont présents, ils agissent au quotidien pour le mieux être de la population. Pour illustrer cela, regardons du côté des mairies où les écologistes sont majoritaires. Par exemple Grenoble, Loos-en-Gohelle, Grande-Synthe, Coutières, Bègles, Dolus-d’Oléron, etc.
Une simple visite sur les sites des mairies écologistes offre un panorama assez précis de ce que pourraient être toutes nos communes : biens communs systématiquement privilégiés ; tarifications solidaires mises en place (eau, transports, électricité, gaz) ; pollution visuelle par la publicité combattue ; aucun cumul de mandats dans l’exécutif, suppression des voitures de fonction ou des jetons de présence ; indépendance énergétique accrue ; alimentation bio et locale dans les collectivités ; accueil digne et responsable des migrants pour ne citer que quelques réalités.

Europe Écologie Les Verts est prête à l’alternance, elle apporte des solutions sur le terrain, elle continuera avec conviction à œuvrer à la fois dans le domaine politique et dans celui de l’associatif et des luttes citoyennes ».


Didier Coupeau Secrétaire Régional
https://poitoucharentes.eelv.fr/
    
Monique Johnson et Jean-Paul Bodin
Porte-parole

Nicolas Hulot quitte le gouvernement : l’urgence climatique demeure

Communiqué du groupe des élus écologistes à la Région Nouvelle-Aquitaine suite à la démission du ministre d’État, Nicolas Hulot

Nicolas Hulot en Charente-Maritime en avril dernier
« Le groupe écologiste et citoyen au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine rend hommage au courage du ministre d’État, Nicolas Hulot, qui vient d’annoncer sa démission.
Il a choisi de ne plus se mentir, ni se résigner, face au constat que l’urgence écologique est fondamentalement incompatible avec le projet libéral auquel obéit au quotidien le gouvernement.
Nous affirmons à nouveau que seule la présence aux responsabilités d’élu·e·s écologistes peut permettre une action à la hauteur des enjeux. Elle est nécessaire à l’échelle nationale, européenne, mondiale, mais aussi dans les territoires et les collectivités locales, pour instaurer la coopération et la transversalité dans les politiques publiques, indispensable à la prise en compte globale de l’impératif écologique. Et la Région doit être à la pointe pour impulser un changement de fond.
En tant qu’élus écologistes néo-aquitains, avons initié ce changement en soutenant la mise en œuvre d’Acclimaterra, (un rapport issu des travaux de 240 chercheurs visant à éclairer et anticiper les changements climatiques en Nouvelle-Aquitaine), d’Ecobiose, (« GIEC » pour la biodiversité), pour l’adoption d’un plan ambition agri bio…
Nous allons redoubler d'énergie et de combativité devant l'injonction qui nous est faite de répondre rapidement et collectivement aux enjeux environnementaux menaçant la survie du vivant et de l'humanité. L’actualité, encore une fois, nous rappelle le devoir d’amener la majorité régionale à engager une vraie politique écologiste, transversale et exigeante ».

Léonore Moncond'huy, co-présidente du groupe écologiste et citoyen
Jean-louis Pagès, co-président du groupe écologiste et citoyen

Conservatoire de l'Estuaire de la Gironde : les prochains rendez-vous

A noter sur vos tablettes ! 

Le mascaret au programme (© Nicole Bertin)
Café estuarien : C'est reparti pour une saison !
Le 21 septembre, “Autant nous emporte le vin”. Avec Michel Guillard nous feuilletterons, sans modération, les pages de ses encyclopédies, inventaires détaillés de nos terroirs confirmant que le vin est bien le symbole de la connaissance, de l'initiation et de l'immortalité. Il présentera aussi l'ouvrage "De A à Z, Talmont-sur-Gironde".
Les prochains cafés estuariens auront lieu les 19 octobre, 16 novembre, 21 décembre... dont les thèmes seront dévoilés dans L'estuarien n° 66. Ils ont lieu à 18 h, le troisième vendredi de chaque mois, de septembre à juin. Ça se passe à l'auberge-musée de Saint-Seurin-d'Uzet et c'est gratuit.

• Journées découverte
Samedi 6 octobre 2018, le Conservatoire propose une balade sur les traces de quelques artistes saintongeais contemporains. Dans ce “Parcours d'artistes” on parlera photographie, peinture, sculpture... au départ de Lorignac (17).
Inscription obligatoire (sortie limitée à 25 personnes).
Participation : 5 euros ; gratuite pour les membres du Conservatoire de l’estuaire de la Gironde et les enfants de moins de 12 ans. L’inscription sera validée à la réception du règlement (Conservatoire de l'estuaire de la Gironde, Couvent des Minimes, Citadelle, 33390 Blaye)..
Renseignements et inscriptions auprès d'Ann-Sofie Stragier : 06 45 15 46 18.

• L'estuarien n°66
Le prochain numéro de L'estuarien aura pour dossier “Bourg [sur Gironde ?]” ; publication pour début octobre.
Il est encore temps de s'abonner pour recevoir les quatre numéros de 2018 :
- 63 : Les autres bateaux ;
- 64 : Petit patrimoine insolite ;
- 65 : Quel chantier !
- 66 : Bourg [sur Gironde ?].

L'estuaire, tout un univers (© NB)
• Du vin dans les voiles
“Tourisme et tradition Médoc” fête l'estuaire dimanche 2 septembre à Saint-Christoly-Médoc.
8h15 : Minicroisière Saint-Vivien - Saint-Christoly (20 €, sur inscription) ;
14h30 : découverte d'un outil traditionnel de pêche en Médoc, la "tosse" ;
17h : conférences de Laurence Dessimoulie (La nature et le bio) ; Hector Mossant (La vie de l'estuaire) ; Jean-Paul Eymond (Le phare de Cordouan) ; Michel Léonard (La pêche sur l'estuaire)
Matin et après-midi : chevaux de trait avec démonstration de halage.
Restauration sur place .
Renseignements et inscriptions : 06 38 31 45 78 ou 09 52 24 43 70 ou ttm33340@gmail.com

• Le mascaret fait son spectacle en Fronsadais
Le “Collectif mascaret” propose trois lieux de rencontre autour du phénomène mascaret.
1) À la maison de Pays du Fronsadais (Saint-Germain-La-Rivière), exposition du 7 au 30 septembre avec Phred (photographies), Éric Couillandreau (études et croquis), Corentin Sauvaget (photographies) et Simon-Pierre Dumas (dessins, sculptures). Vernissage le vendredi 7 septembre à 18 h 30.

• Balades “Gourmandise de mascaret” animées par Corentin Sauvaget : mise en bouche + observation du mascaret depuis différents points de vue + apéritif. Dimanche 9 septembre à partir de 16h ; mercredi 12 septembre à partir de 18h. 10 € par personne. Renseignements et réservations OT du Fronsadais : 05 57 84 86 86.

2) Au Baz'Art (34 Loiseau, à Fronsac)
Exposition du 15 septembre au 28 octobre avec Éric Couillandreau, “La vague de la lune” ; Alain Cotten, “Le petit peuple de l’estran” ; Corentin Sauvaget, “Lumières sur le mascaret”.
Samedi 15 septembre : réalisation d’une œuvre collective de 15h à 18h ; vernissage à 19h ; diffusion d’un film d’Olivier Desagnat sur le mur extérieur à la nuit tombée.

3) À Asques, dans le cadre du "Bla-Bla d'Asques" dimanche 16 septembre
9h00 : accueil à la médiathèque ; 9h30 : balade contée et illustrée / promenades sur l’eau ; 12h30 : repas champêtre (sur inscription) ; 15h30 : ateliers (poésie / aquarelle) ; 17h30 : théâtre à la fontaine ; 18h : apéritif.
Toute la journée : expositions (poèmes, photos, dessins).
Renseignements et inscriptions : 06 84 55 34 50.

• Grands livres
Le 9 septembre à partir de 11h30, l'association “Patrimoine vivant entre terres et estuaire” organise la 8e fête des Grands livres, à Arces-sur-Gironde (17).
Le Conservatoire de l'estuaire y tiendra un stand librairie.

• Roque-de-Thau : fête du port
Samedi 15 et dimanche 16 septembre, Roque-de-Thau fête son port sur le thème “À la rencontre de l'air et du vent”.

Estuaire de la Gironde : Des éoliennes deux fois plus hautes que Big Ben !

Lundi 27 août, au restaurant L'Écluse à Port Maubert, une réunion d'information était organisée à l'intention de la communauté anglophone. Le sujet principal de cette rencontre gravitait autour du projet d'installation de « 30 à 40 éoliennes de 180 mètres sur un secteur de 120 km2 environ ». Sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde, sont concernés deux départements, la Charente-Maritime et la Gironde. En Haute-Saintonge, ont été retenues les communes Saint-Bonnet sur Gironde, Saint Thomas de Conac, Saint Sorlin de Conac et Saint-Dizant du Gua. Plusieurs membres anglophones de l'association de Défense des Marais de l'Estuaire étaient présents et c'est l'un d'eux qui animait le débat.

Réunion à l'Ecluse (© association de Défense des Marais de l'Estuaire)
Plus de 50 personnes ont donc assisté à cette réunion faite pour "éclairer" les résidents et les propriétaires quant au projet d'EDF-Energies Nouvelles. Après la présentation, de nombreuses questions ont été soulevées et des informations supplémentaires apportées aux participants dont certains connaissent bien le sujet. Plusieurs d'entre eux ont exprimé leurs craintes quant à cette perspective de parc éolien et tous sont préoccupés par la suite des événements ! La réunion a été bien accueillie par l'assistance et de nouveaux points sur la situation auront lieu à l’avenir.

Quelques réactions : 

- Allison Howie : « Je voudrais dire un grand merci pour la réunion d’aujourd’hui à l’Ecluse. Pour moi, elle a répondu à de nombreuses questions. J’apprends le français, mais avoir l’information en anglais permet de bien comprendre. Merci une fois encore ».

- Sara Estelle Turner : « Protégeons l'habitat des hommes, de la faune et de la flore de l'Estuaire en ajoutant notre "non" au projet de parc éolien sur l’estuaire de la Gironde. 40 turbines sont prévues sur la rive droite de l’estuaire. Chaque turbine serait deux fois plus haute que Big Ben et construite sur une zone naturelle »...

- Deux autres commentaires relevés : 

« La réunion a été excellente et informative. Bien suivie par les Anglophones, elle m'a permis de mieux comprendre les enjeux du projet et l'importance de lutter contre EDF EN, pas seulement pour notre propre zone protégée de la Gironde, mais aussi pour les futures zones de conservation en France ». 

- « Nous serons attentifs à l'avancement du projet. S'il se concrétise, que deviendra ce sanctuaire qu'est l'Estuaire de la Gironde ? Nous avons déjà la centrale nucléaire du Blayais »...

Réactions sur Facebook association de Défense des Marais de l'Estuaire)

mardi 28 août 2018

Nicolas Hulot ne veut plus se mentir et claque la porte du Gouvernement

Nicolas Hulot en Charente-Maritime en avril 2018 (© Nicole Bertin)
N'était-il plus en accord avec lui-même ? Toujours est-il que le ministre de transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, vient de prendre pour la première fois « la décision la plus difficile de sa vie » : il quitte ses fonctions gouvernementales. A travers cette phrase prononcée au micro de France Inter « je ne veux plus me mentir », on sent bien qu'il a avalé des couleuvres depuis son entrée dans l'équipe d'Edouard Philippe. Lui, l'homme épris de nature, respectueux de l'environnement, n'a rien pu faire contre l'usage des pesticides, le gyphosate, l'artificialisation des sols. Tous ces constats gravitent autour des pratiques actuelles de l'agriculture conventionnelle, sans oublier la réforme de la chasse qui fait hurler les défenseurs des animaux dont Brigitte Bardot. Laquelle n'a pas hésité à le traiter de "trouillard".
Nicolas Hulot a donc tranché ses problèmes de conscience en démissionnant. Une façon de pouvoir se regarder à nouveau dans une glace ! Nombreux saluent son travail et son engagement. Son honnêteté intellectuelle aussi. Nicolas Hulot a fait ce qu'il a pu face aux puissants lobbies et à certains ministres, dont Stéphane Travert (agriculture), qui ne lui ont pas simplifié la tâche.
Qui sera son successeur ? Voilà bien la question...

Nicolas Hulot sur France Inter : « Est-ce que nous avons commencé à réduire l'utilisation des pesticides ? La réponse est non. Est-ce que nous avons commencé à enrayer l'érosion de la biodiversité ? La réponse est non. Est-ce que nous avons commencé à se mettre en situation à arrêter l'artificialisation des sols ? La réponse est non. Je vais prendre pour la première fois la décision la plus difficile de ma vie. Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l'illusion que ma présence est à la hauteur sur ces enjeux-là. Je prends la décision de quitter le gouvernement ».

Discussion autour de la valorisation et la protection 
du Marais de Brouage en avril dernier

• En avril 2018, Nicolas Hulot avait fait étape sur la commune de Saint-Sornin en Charente-Maritime, découvrant ainsi le marais de Brouage et la tour de Broue. La CDC du Bassin de Marennes et la CDA Rochefort Océan soutiennent dans ce secteur un grand projet de parc naturel régional

http://nicolebertin.blogspot.com/2018/04/nicolas-hulot-sans-reserve-devant-le.html 

Nicolas Hulot devant la Tour de Broue. Retour aux sources après les difficultés 
rencontrées au ministère de l'Ecologie ? (© Nicole Bertin)

lundi 27 août 2018

Jonzac : le premier Festival Crache ton talent

Pour la 1ère fois, la salle des fêtes de Jonzac accueillera samedi 1er septembre un tout jeune festival : "Crache ton talent".


Cinq groupes, allant du rock à l'électro en passant par le funk, se succèderont sur scène pour 5 € seulement. Vous pouvez désormais acheter vos places au bureau de tabac la Civette de Jonzac.
On vous attend nombreux le 1er septembre !

Saintes/Vente du site Saint-Louis : « Les Saintais ont le droit de savoir » estime le Mouvement Républicain et Citoyen

Libre expression du Mouvement Républicain et Citoyen (représenté par Serge Maupouet, membre de l'opposition au conseil municipal ) au sujet de la vente du Site Saint-Louis par la Ville de Saintes
Le Logis du Gouverneur qui devrait être transformé en hôtel de standing
• « Qu’est-ce qui demeure non-dit derrière une communication toujours aussi volontairement superficielle ? Tout simplement ce que les Saintais ont le droit de savoir dès maintenant. 
Dans une récente interview dont des extraits ont été radiodiffusés ce vendredi 24 août, Monsieur le Maire de Saintes se contente de reprendre les éléments constitutifs du programme qu’il souhaite voir mis en œuvre sur le site Saint-Louis. En présentant ces éléments, il ne fait en réalité que répéter ce qui est déjà connu : l’hôtel, la « maison » pour seniors, des logements, le belvédère, un espace culturel pour rappeler l’histoire du site.
Répéter simplement ce qui est déjà connu, n’est-ce pas pour mieux éviter de s’exprimer véritablement sur ce qui concerne la mise en œuvre concrète des réalisations proposées ? Les Saintais ont-ils été informés du fond des choses : quelles rénovations ? quelles constructions ? quelles emprises ? quelle ampleur architecturale ? quelle recherche puis protection et mise en valeur des ressources archéologiques du site ? quelles parties du site demeureront accessibles à tous, quelles parties et quels éléments patrimoniaux ne seront plus, de fait, accessibles qu’aux populations les plus aisées (un hôtel, mais de luxe ; une résidence pour seniors, mais pour une clientèle ayant là aussi des moyens conséquents) ? quel contrôle la mairie conservera-t-elle sur les réalisations à venir, après avoir vendu à un promoteur privé ?
Monsieur le Maire répète donc des éléments constitutifs d’un programme ; mais il ne dit rien de concret sur la mise en œuvre réelle de ce programme et sur toutes les questions importantes au sujet desquelles les Saintais doivent être dûment informés et concertés.
Monsieur le Maire laisse entendre qu’une communication se fera jusqu’à la fin de l’année, avant le début des travaux. C’est une échéance lointaine qui porte bien au-delà du vote attendu en Conseil municipal pour septembre. De ce fait, la volonté de ne délivrer une information publique sur le programme et sa réalisation concrète qu’une fois intervenu le vote en Conseil municipal perdure. Or, c’est inacceptable. Les Saintais ne doivent pas être informés sur le programme et les conditions de sa réalisation seulement après le vote en Conseil municipal, mais bien entendu avant le vote en Conseil municipal !
Pourquoi des réunions publiques d’information, de présentation, d’échanges et de débats, sur le programme voulu par le Maire et sa majorité, ne sont-elles pas organisées alors que le vote s’approche ? L’exigence démocratique implique que tout ce processus d’information et de consultation soit mis en place, mais rien n’est fait ni annoncé à ce stade. Nous maintenons par conséquent notre constat, à savoir que la manière avec laquelle le Maire et sa majorité gèrent ce dossier est déplorable.
L’opposition a interpellé publiquement, afin que les Saintais soient informés : Monsieur le Maire vient de donner seulement une « réponse » de pure communication, et volontairement superficielle. Il est de ce fait toujours aussi nécessaire que les Saintais interpellent Monsieur le Maire, les élus, les référents de quartier sur le dossier du site Saint-Louis pour que le débat public indispensable avant le vote en Conseil municipal puisse réellement avoir lieu, avec en mains tous les tenants et aboutissants du dossier ».

Ricardo Mella, secrétaire du MRC Saintes
courriel : mrc17@laposte.net

Benoît Biteau, agriculteur résistant : Comment Stéphane Travert, Ministre de l’agriculture, a failli le "tuer"…

« Changez de modèle, le bonheur est dans le pré ! » dit-il

(© Coline le Moing)
Au cœur de l’été, Benoît Biteau, agriculteur bio à Sablonceaux (commune située à une vingtaine de kilomètres de Royan) a lancé un compte à rebours sur Facebook. Il a choisi les réseaux sociaux pour y alerter l’opinion sur la situation préoccupante qu'il subit. En effet, les aides censées être octroyées au soutien de la filière bio par la PAC ne sont pas versées depuis des années. La faute à un logiciel, paraît-il, qui s’emmêlerait les pinceaux. D’où des problèmes à n’en plus finir et des frais que les exploitants doivent payer aux banques pour garder la tête hors de l’eau. Benoît Biteau et son femme Stéphanie ont eu l’idée de lancer une cagnotte en ligne qui a remporté un bel élan de générosité.

« J-4 , dimanche 26 août 2018 , "Travert a failli me tuer", point cagnotte et pétition ». Comme chaque jour sur le net, Benoît Biteau dresse un bilan de la situation de sa ferme (EARL Val de Seudre Identi’Terre) où il privilégie la polyculture bio (sans irrigation), tout en sauvegardant les races animales menacées. Ce jour-là, il est optimiste : « + de 95100 signataires de la pétition.... ils étaient 40000 avant le 27 juillet, 4040 € de dons sur la cagnotte ce soir, après les deux premiers virements, soit 615 donateurs si l’on compte ceux ayant contribué autrement que par la plateforme Leetchi. Nous remercions chaleureusement les participants de toute la France et l'étranger. Ils démontrent que notre ferme agroécologique et biologique est très soutenue, tant dans ses activités que ses engagements envers la société civile, lorsqu'elle traverse et supporte plus de trois ans d'incurie de l'Etat, comme la plupart de nos collègues ! » dit-il en rappelant que tout n’est pas perdu quand la voix du peuple se fait entendre.

Avec Icare le baudet (© Céline Rebuelta)
Benoit Biteau appartient à ces paysans engagés qui défendent un modèle de culture calqué sur le bon sens et l'amour de la nature. Ingénieur, il a d’abord travaillé selon les méthodes « en vigueur » avant de réaliser l’impasse dans laquelle conduisait cette logique. Il a alors opté pour des pratiques en symbiose avec l’environnement. Il porte aujourd’hui différentes casquettes et ceux qui l’ont hâtivement classé dans la case « mouvance mai 68, classe bobo » n’ont rien compris. S’ils se basent sur sa queue de cheval, effectivement, on est loin du look « coupe du monde de football » où les tempes sont dégagées et le sommet de la chevelure valorisé ! Mais lui aussi sait mener un match… S’il respecte la tradition, il se bat avec les armes du XXIe siècle et son mandat de conseiller régional est plutôt un atout car il lui permet d’exprimer ses idées dans l’hémicycle de la Nouvelle-Aquitaine. Une grande et belle Région.

Replacer le sujet agricole dans le débat de société et non l’enfermer comme le fait la FNSEA

Comme de nombreux agriculteurs, Benoît Biteau perçoit des aides européennes. Si l’agriculture conventionnelle (utilisatrice de produits phytosanitaires, « bombes à retardement » selon Stéphane le Foll) les reçoit rubis sur l’ongle avant le 31 décembre , il n’en est pas de même pour les « bio » qui tirent la langue en raison d’un logiciel défaillant. « Dans 35 jours, si non versement des aides dues par l’Etat à ma ferme, représentant un montant de 70.000 euros, je serai en situation de cessation de paiement et j'abandonnerai mes activités avec mise en vente des animaux, des bâtiments, du matériel, et licenciement du salarié » déclarait-il récemment. Il a réussi à tenir trois ans sans rien toucher, mais il a senti l’asphyxie gagner peu à peu son exploitation. Serait-il obligé de tout liquider, ses espérances y compris ? Il a choisi de sortir de l’ombre pour lui et tous les autres : « par pudeur, beaucoup n’osent pas avouer les difficultés qu’ils rencontrent. Pensez au nombre de suicides qu'il y a dans la profession ». Et d’ajouter « pour que les choses avancent enfin dans ce pays, il faudrait replacer le sujet agricole dans le débat de société. Aujourd’hui, tout gravite autour de la FNSEA qui fait la pluie et le beau temps. Or, les consommateurs, qui sont les premiers à être concernés par l’agriculture, ont leur mot à dire. Ils ont des attentes précises dans ce domaine après les différents scandales que nous avons connus ».

Sa démarche personnelle ayant été révélée par les médias (télés, radios, journaux nationaux), Benoît Biteau a fini par recevoir une partie des sommes qui lui sont dues. Les 18000 euros restants devraient lui être versés prochainement. « Nous sommes une petite partie à avoir obtenu gain de cause, 30% environ. Les 70% restants n’ont toujours rien touché. Du courage, il en faut » remarque l’agriculteur qui fait, par ailleurs, état des menaces et autres désagréments dont il est la cible : « Parler publiquement expose forcément. Je n'ai pas que des amis ! Pour des raisons de sécurité, j’ai été obligé d’annuler la fête paysanne de chez Berthegille que nous avions projetée ». D’où l’importance d’un combat collectif uni : « nous avons un projet que nous sommes en train d’élaborer au sein de la Fédération régionale des producteurs bio. Nous serons le bras armé contre le modèle polluant actuel. En ne nous versant pas les aides, l’Etat veut nous condamner. Il sait très bien ce qu’il fait, j’appelle ça du sabotage ».

La cagnotte, quant à elle, sert à payer les frais financiers engendrés par les découverts bancaires : « si les aides PAC arrivaient normalement, nos trésoreries seraient équilibrées. Or, chaque fois que nous demandons aux banques d’être compréhensives, nous savons bien qu’elles ne le feront pas gratuitement ! Ce cercle vicieux évite toutefois les faillites. En ce sens, la cagnotte est une bouffée d'air frais. En presque un mois de bataille, du 27 juillet au soir au 26 août, les citoyens contribuables ont participé de façon volontaire, fraternelle et efficace à faire entendre notre cause commune et à construire l'alternative à la tentative d'assassinat financier dont nous avons été victimes, comme la plupart des fermes bio et celles attendant les aides PAC MAEC depuis 2015. Une multitude de talents de tous horizons, de toutes catégories sociales et économiques, culturelles, des centaines de messages, dessins, cartes, mails, visites, initiatives diverses renforcent la courageuse bataille que nous livrons ensemble : celle d'une agriculture responsable placée au centre des priorités. En plein mois d'août, en France, c'est un sacré défi ! ». 

« L’agriculture telle que nous la connaissons est dans un compte à rebours et malgré cela, les gouvernements continuent à faire comme si. Bientôt, il sera trop tard si le modèle actuel perdure. Je ne mène pas un combat individuel, loin s’en faut. Je pense aux générations futures, que deviendront-elles ? » conclut Benoît Biteau qui fait référence à toutes les « saloperies » qui finissent dans la terre, l'air et les cours d’eau...

Ce mouvement engendré pourrait se concrétiser par un ou plusieurs rassemblements… dans le but de sensibiliser et surtout d’alerter et d’informer l’opinion.

• De nombreux témoignages de sympathie



• La Ferme Val de Seudre Identi'Terre a reçu le Trophée National de l'Agriculture Durable en 2009. Elle se veut un modèle en matière d'agriculture durable et biologique, d'applications agronomiques, d'agroforesterie, de circuits courts et de conservation de races locales.
Benoit Biteau et son troupeau de vaches maraîchines (© Coline le Moing)
 • La ferme de chez Berthegille vend du producteur au consommateur : fromages de chèvre et autres produits.

• Consommer des produits non traités, tout le monde en rêve et la condamnation de Monsanto par Dewayne Johnson, un jardinier américain atteint d’un cancer, le prouve. Que cessent la commercialisation de produits phytosanitaires dangereux, dont le glyphosate, avec cette nuance qu’il faut en même temps proposer un produit de transition aux agriculteurs qui l’utilisent. Sur ce chapitre, curieusement, l’empressement n’est pas une priorité ainsi que dans d’autres secteurs, les graines en particulier. Heureusement, des collectifs inventent de nouveaux systèmes, source de biodiversité cultivée et d'autonomie, face au monopole de l’industrie sur les semences et à ses OGM brevetés.


• Découvrez le livre de Benoît Biteau : 
paysan résistant ! paru chez Fayard  
  
Présentation de l’auteur par l’éditeur : Héritier d’une longue lignée de paysans hors norme, Benoît Biteau est un paysan résistant. Ingénieur agronome, il aurait pu couler une vie paisible de haut fonctionnaire sans jamais remettre les mains dans la terre. Oui, mais voilà, cette terre, il l’a dans le sang. Et quand son père, tenant d’une agriculture productiviste, décide de partir en retraite, il relève le défi. En quelques années seulement, il fait d’un terroir épuisé par des pratiques intensives et d’une exploitation dans une impasse écologique et économique une ferme rentable couronnée par le Trophée national de l’agriculture durable.
Il délaisse les kilomètres de tuyaux, les bidons d’engrais et de pesticides. Et adopte les fondamentaux de l’agronomie et du bon sens paysan. On le suit pas à pas dans la transformation de sa ferme. Et les résultats sont là. En se tournant vers des races rustiques, des semences anciennes, en replantant des arbres, la ferme de Benoît devient chaque jour plus productive, plus rentable et plus respectueuse de l’homme, des animaux et de la nature. Par son parcours (du combattant), Benoît Biteau apporte la preuve qu’une autre agriculture est possible. C’est un appel qu’il lance à tous les agriculteurs enferrés dans une logique qui les tue : changez de modèle, le bonheur est dans le pré !

Dédicaces à la librairie Peiro-Caillaud à Saintes

1933 – 2018 : Agrisem SAS fête ses 85 ans à l'Abbaye de Fontdouce

Il est bien loin le temps où Agrisem SAS n’était qu’une petite graineterie dans le centre de Saintes et où M. Haurit ravitaillait son magasin une fois par semaine en faisant l’aller et retour entre Saintes et Marans. Cette petite graineterie a grandi jusqu’à devenir la deuxième du réseau Vilmorin. 



Aujourd’hui, Agrisem est filiale de la Coopérative Agricole CEA de Loulay, elle compte 27 salariés dont 8 technico-commerciaux intervenant sur huit départements (17-16-79-86-87-33- 24-Sud 85), apportant un catalogue d’environ 22 000 références à destination des maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes, pépiniéristes viticoles, paysagistes, collectivités, CAT et ESAT. C’est également une logistique et des services spécifiques visant à répondre au mieux aux attentes du client. C’est aussi deux sites d’accueil du grand public et des professionnels avec les magasins de Saintes et de Beauvoir sur Niort.

A l’occasion des 85 ans, toute l’équipe d’Agrisem 2018 se mobilise pour organiser, à destination des clients professionnels, un grand salon qui se déroulera le 19 septembre prochain de 9 h à 18 h dans un lieu aussi historique que l’Abbaye de Fontdouce à Saint-Bris des Bois.


Dans un contexte agricole des plus compliqués, Agrisem a souhaité réunir lors de cette journée placée sous le thème de l’Innovation et de l’Environnement, plus de 80 exposants dont La Ferme Digitale et ses start-up de l’agro-tech, les instituts techniques (ACPEL, UIPP), ainsi que les Chambres consulaires.

Agrisem souhaitant représenter l’ensemble de la filière lors de ce rassemblement, ont également été conviées quatre écoles : le Lycée Chadignac, le Lycée Georges Desclaudes, le CFA de Saintes et le groupe Sup de Co de la Rochelle, montrant ainsi l’importance de la formation dans le secteur.

Tout au long de la journée, les participants découvriront les innovations techniques, agronomiques et numériques au travers des stands. Ils pourront également participer à un certain nombre d’animations. Des conférences seront également proposées ainsi qu’un certain nombre de surprises dévoilées le jour J. Sont bien évidemment invités et attendus, pour l’occasion, les élus ainsi que les pouvoirs publics du territoire, régional et national afin de permettre un échange privilégié avec l’ensemble d’une filière.

Au travers de cet évènement, Agrisem souhaite mettre en lumière le monde des cultures spécialisées et de tous les acteurs qui le composent. Montrer que ce dernier évolue dans ses méthodes de production, mais aussi au niveau des outils utilisés avec l'arrivée de nouvelles technologies. Les modes de production français, avec des contraintes réglementaires bien plus contraignantes que celles des voisins européens, imposent d'être performant et innovant.

Pour tout renseignement, contacter Agrisem SAS 05.46.74.13.59, contact@agrisem-distribution.fr

Saintes : commémoration du souvenir de la Libération

La Ville de Saintes commémore en cette année 2018 le 74ème anniversaire de sa libération à l’issue du conflit de la Seconde Guerre mondiale et de la période d’occupation allemande. 
Mardi 4 Septembre 2018, autorités civiles, militaires et associations d’anciens combattants invitent tous les Saintais à les rejoindre pour célébrer ce moment fort de l’histoire locale.
2014 : Début septembre, lors de la grande manifestation commémorant la libération de Saintes. Une plaque avait été dévoilée au Pont Palissy en hommage aux résistants qui l’ont sauvé de la destruction.
 • PROGRAMME 

10 h 45 : Monument de la Libération de Saintes, cours Paul Doumer, rassemblement des personnalités civiles et militaires, des drapeaux, des associations d’Anciens Combattants, du Souvenir Français et la Croix Rouge.
11 h : Arrivée des autorités, sonnerie du « Garde à vous », dépôt de gerbes, sonnerie aux mrts, minute de silence; hymne La Marseillaise, le Chant des Partisans, lecture des différents messages, salut aux drapeaux.

Venez nombreux assister à cette cérémonie.

• En 2014, une belle cérémonie...
http://nicolebertin.blogspot.com/2014/10/liberation-de-saintes-une-ceremonie-en.html

samedi 25 août 2018

Saintes : Vous ne voulez pas que les platanes de Saint-Pierre soient abattus ? Alors adoptez-en un pour le protéger !

Révélée par l'association Médiactions que préside Cécile Trébuchet, l'affaire dite "des platanes de Saint-Pierre" a défrayé la chronique estivale. En effet, un document rendu public a mis en lumière les intentions de la mairie de couper les huit arbres plantés près de la cathédrale à la fin des années 1970. Cette perspective a fait d'autant plus de bruit que l'élu chargé des espaces verts, Marcel Ginoux, n'avait pas été averti par le premier magistrat. 
Les réactions en faveur des platanes ont été nombreuses, plus importantes dans la balance que celles qui voudraient les voir à terre (car abritant des nuées d'étourneaux qui s'oublient sur les voitures et les étalages des commerçants les jours de marché). S'y ajoute la dangerosité que peuvent présenter ces hauts troncs si par malheur une chute survenait. 
Citoyen n'ayant pas sa plume dans sa poche, Didier Catineau se mobilise quant à la survie de ces "gardiens". Il propose de parrainer un arbre et donne rendez-vous à ceux que cette initiative intéresserait le 15 septembre à 15 h sur la place Saint-Pierre. Sur une pancarte apposée sur chaque arbre, les noms des protecteurs seront mentionnés. Un geste symbolique fait pour inciter le maire, Jean-Philippe Machon, à la réflexion. 
Cécile Trébuchet n'y sera pas présente et pour cause, elle participe en tant que guide conférencière aux Journées du Patrimoine qui comprennent, le 15 septembre précisément, une grande rencontre à la basilique Saint-Eutrope sur les chemins de Compostelle.

Les platanes de Saint-Pierre que la mairie envisagerait de couper
Didier Catineau décrit l'opération "Adoptez un platane" !

Pour faire connaître au plus grand nombre le vilain coup qui se prépare contre ces huit platanes de la place Saint-Pierre à Saintes et avec eux beaucoup d’autres arbres disséminés dans la cité, la campagne de sensibilisation « Adoptez un platane » se déroulera de la manière suivante.
Une liste de parrains et marraines sera établie par arbre choisi et reportée sur huit cartons qui seront accrochés avec une ficelle, sans dégradation aucune pour les troncs, afin que chacun sache qu’il nous faut préserver ce patrimoine végétal dont la qualité et l’usage ne sont plus à prouver. L'objectif de cet élan citoyen est de faire reculer la hache du bûcheron (ou la tronçonneuse) et réfléchir à l’avenir de ces végétaux indispensables à au bien-être collectif. Rendez-vous samedi 15 septembre à 15 heures.

Didier Catineau
A cette occasion, Didier Catineau lira le oème de Victor Hugo « Aux arbres » et des extraits du livre de Jean Giono « L’homme qui plantait des arbres ».
De sa part, il s’agit d’une initiative personnelle d’expression citoyenne. « Il n’y a aucun parti politique, ni syndicat, ni association pour cette opération et ceci afin d’éviter toute récupération éventuelle. J’aime la vie et les arbres. J’aime Saintes et ses richesses patrimoniales. Les arbres sont des amis indispensables et nécessaires. Je me sens l’obligation de les protéger et en leur nom, je m’engage à les parrainer et à veiller sur eux. Si vous aussi, vous partagez cette idée toute simple, devenez le parrain de ces arbres qui ont besoin de notre attention. Vous direz ainsi tout l’intérêt que vous leur portez » souligne celui qui vous espère nombreux à soutenir son action.

• Les noms donnés aux platanes de la place Saint-Pierre à Saintes

Caïus Julius Rufus (notable romain qui a financé la construction de l’arc dit de Germanicus en 18 et 19 de notre ère)
Germanicus (général romain de grande envergure)
Saint-Pierre (il a les clefs du paradis et a donné son nom à la cathédrale)
Saintonge (c’est notre province historique)
Fleuve Charente (la Charente coule à quelques mètres de nos huit platanes)
Bernard Palissy (a découvert le secret des émaux et a vécu à Saintes)
Victor Hugo (de passage à Saintes en 1843, a fait un récit saisissant du démontage anarchique de l’arc de Germanicus. Son rapport a fortement influencé l’engagement de son ami Prosper Mérimée)
Prosper Mérimée (ami du précédent, écrivain et inspecteur général des monuments historiques : a bataillé ferme pour faire reconstruire l’arc de Germanicus)

Les signataires s’engagent à veiller et à protéger leurs filleuls. 
Marche à suivre : Il suffit de communiquer votre nom - prénom et lieu de résidence par courriel :
lesplatanesdesaintpierre@gmail.com
Rendez-vous est pris à l’occasion des Journées européennes du patrimoine samedi 15 septembre à 15 heures. Nom de code : Aux arbres citoyens ! J’adopte un platane.

Saintes : dimanche, vous avez rendez-vous avec les Romains !

A noter sur vos tablettes si vous souhaitez en savoir plus sur les aqueducs de Saintes !


Basilique Saint-Eutrope/Saintes : "Postlude du Pas des Etoiles", composition du père Eric Blanchard dédiée aux chemins de Compostelle

La basilique Saint-Eutrope, illuminée pour le 20ème anniversaire de la classification des Chemins de Compostelle par l’UNESCO, a fait « basilique comble » mardi dernier, le 21 août. 

Une composition spécialement créée par le père Eric Blanchard 
pour l'anniversaire des chemins de Compostelle
Pèlerins et amateurs de musique étaient venus assister au concert donné par le Père Eric Blanchard, invité par la ville de Saintes pour célébrer cet évènement. Prêtre, pianiste et compositeur, ancien élève de Georges Cziffra, interprète ce soir-là de Satie, Chopin, Liszt, Beethoven, il a alterné des pièces virtuoses et méditatives, prenant plaisir avant chaque interprétation à présenter l’œuvre dans son contexte de création. Le Père Blanchard réussit ainsi à créer un lien très apprécié du public, les pièces musicales étant portées à la fois par ses explications et son interprétation. Il rappelle dans ses commentaires où l’humour et la gravité se mêlent, l’unité de la musique et de la foi, la cohérence entre la musique et sa vie de prêtre : « Immergé dans la beauté de Bach, Chopin… on touche au sublime, à la grâce, à la beauté configurés à l’ordre divin ».
Le public a beaucoup applaudi sa dernière composition « Postlude du Pas des Etoiles » dédiée aux chemins de Compostelle.

Né en 1972, enfant prodige du piano, sa particularité est d’avoir rencontré très jeune la musique et la foi simultanément. Elève de Jean Lutèce puis de Lucette Descaves, il est repéré en 1990 par le maître Georges Cziffra. Ce sera une rencontre déterminante, une amitié musicale et spirituelle liera les deux hommes jusqu’à la mort du maître en janvier 1994. En 1993, représentant la France au premier concours international des jeunes pianistes organisé par l’UNESCO, Eric Blanchard a remporté le Premier prix d’excellence et le Prix spécial du jury.
Ayant beaucoup voyagé (Irlande, Etats-Unis, Brésil), Eric Blanchard souligne l’autre pouvoir de la musique, langage universel qui dépasse les cultures et devient « l’une des manières que Dieu peut utiliser pour faire brûler les cœurs ». 

Elisabeth de Dieuleveult

Jonzac : Les nouvelles aventures de Nol en Chine à la rencontre des enfants et la nature

Nol, président de l'association Humour et Vigne, rentre d'un voyage en Chine dont il partage les chaleureux souvenirs ! Une trentaine d'artistes de plus de vingt pays, dont il faisait partie, ont animé des ateliers de peinture au Festival de Libo, dans la province de Quizhou. Les œuvres collectives des élèves de l'école maternelle du Parc et de l'école primaire André Malraux de Jonzac y ont été présentées.


Inauguration du festival de Libo le 20 août dernier

LA SUITE DE L'AVENTURE CHINOISE
• Libo Festival 2018 en Chine

Grâce au partenariat entre Liuyi Wang, secrétaire général de la CMIA (Culturel and Multimedia International Association) et l'artiste Nol, président de l'association jonzacaise Humour et Vigne, la coopération évolue avec une troisième participation au "International Children Animation and Comics Festival" (ICACF), consacré au dessin d'humour et du dessin animé en lien avec l'enfance, du 18 au 23 juillet derniers à Libo, province de Guizhou en Chine. Le thème de cette édition était "Les enfants et la nature".

Nol anime des ateliers de peinture avec les enfants

Une trentaine d'artistes de plus de vingt pays sont intervenus pour des ateliers de peinture avec les enfants. Le point culminant de ce programme est que tous les enfants ont réalisé des panneaux sur thème de la ville de Libo. Ces panneaux seront ensuite conservés au Musée International du dessin d'humour de Libo (International Cartoon Museum).

Visite de l'exposition des participants au Festival dans les locaux du Centre sportif et culturel de Libo (Guizhou), nouvellement reconstruits, avec une sélection de finalistes du concours et d'œuvres créées par des enfants de tous les pays. Présentation des œuvres collectives de l'école maternelle Le Parc et de l'école primaire André Malraux de Jonzac (France) au concours avec Mr. Liuyi Wang, directeur du Festival de Libo 2018.

Des enfants artistes !
Visite de Hong Jian, village d'art
Bol avec Fawzy Morsy (Egypte)
 La troisième édition de l'ICACF a franchi une étape importante avec la réalisation de plusieurs peintures murales géantes sur les murs des maisons de village de Hong Jian. En outre, une sélection de dessins du concours ICACF 2016 et 2017 y a été exposée. C'est peut-être la première fois qu'une exposition internationale de dessins de cette importance est présentée dans la campagne chinoise, offrant une belle opportunité aux enfants et aux habitants des zones rurales d’apprécier des œuvres d’art originales.

Echanges amicaux
Camp d'été à Guiyang en Chine
La joie de vivre une expérience artistique sortant des sentiers battus
 La manifestation a donné lieu à des conférences et de nombreux rencontres et échanges amicaux.

• Le Camp d'été à Guiyang (Guizhou) Chine

Après le Festival de Libo, Nol est intervenu dans le camp d'été pour animer d'ateliers de diverses activités artistiques avec une quinzaine d'enfants entre 7 et 14 ans au Beidou Bay Yuehe Hôtel dans la ville des réalités virtuelles (VR Town) près de Guiyang du 22 au 27 juillet 2018.


Divers cadeaux ont été offerts à Liuyi Wang, secrétaire général de la CMIA (Culturel and Multimedia International Association) organisateur du Camp d'été : entre autres des œuvres collectives de l'école maternelle du Parc à Jonzac, des sculptures et pièces artisanales pour le musée de Guiyang, des affiches et livres de dessin d'humour, l'encrier avec la plume d'oie et des bouteilles de la cuvée spéciale en souvenir du Festival Humour et Vigne 2018 de Jonzac.

Animations Gymboree Pékin




• Animation d'ateliers de peinture à Pékin

Atelier de peinture chez Gymboree avec des enfants  de 3 à 5 ans, Centre commercial à Pékin ; chez Kabba  avec des enfants  de 3 à 5 ans, Centre commercial à Pékin.



• Visite Art Nova 100 - Expo YES OR NO - Guardian Art Center avec Cubes (guide) - Pékin


• Visite du temple des Lamas Yonghe Song avec Julie (guide) - Pékin


• Pour plus d'images, vous pouvez visiter le web-album CHINE 2018 Animations Pékin : https://photos.app.goo.gl/XKm61XPZaChEEX8h8
Plus d'infos en version anglaise : http://en.cmiassn.org - http://www.icacf.com .