lundi 27 juillet 2026

Montendre : À la recherche de la plus ancienne représentation du château...

A ce jour, on possède peu de représentations historiques de l'ancien château de Montendre. Seuls ses vestiges parlent pour lui ; la tour carrée dotée de mâchicoulis au XIXème siècle, une enceinte, une tour dite de la poivrière, des emplacements réservés aux postes de guet, d'anciennes salles. Toutefois, deux reproductions de tableaux de la fin du XVIIIème siècle viennent de faire leur apparition...

L'accès au château a été remanié au XVème siècle. La tour carrée a été dotée de faux
mâchicoulis au milieu du XIXe siècle, pendant la période du style néogothique.
Le "pansement" à droite cache une antenne relais de téléphonie mobile (©NB) 

Pour en savoir plus, la première idée qui vient à l'esprit est de consulter les plans réalisés par l'ingénieur du roi Louis XIV, Claude Masse, lors de son inventaire. Il cite effectivement Montendre, mais sans croquis (du moins connus). Au début du XVIIIème siècle, sa description est la suivante : « une enceinte basse de bonne maçonnerie, mais à présent fort ruinée », précisant cependant que « ce poste pourrait soutenir un coup de main et qu'il faudrait du canon pour le prendre ». A cette période, le marquis Louis de La Rochefoucauld-Montendre (1669-1742) fait édifier un corps de bâtiment en pierre de taille, dit « logis de La Rochefoucauld ». Lorsqu'il meurt en 1742, le site passe alors de famille en famille avant de devenir beaucoup plus tard la propriété de la ville de Montendre. 

A l'origine, le logis comprenait plusieurs pièces, réception, chambres, cuisines, un office et des communs parmi lesquels des écuries, une sellerie, une étable, une porcherie, un chai à vin et une remise. Abandonné au XIXème siècle, il est encore debout au XXème siècle, en mauvais état. Qu'en faire ? Il est finalement "remanié" ces dernières décennies. Ne reste qu'un pan de façade tristement restauré qui présente tout de même un avantage : figé, il ne devrait pas subir les affres des ans. Mieux, il peut servir de toile de fond à une représentation théâtrale ou à un concert. Comme au temps du fameux "théâtre de verdure", aménagé en 1959, riche de 1200 places. Que de beaux spectacles ! Certains s'en souviennent encore, mais ils commencent à prendre de l'âge ! Quel dommage que ce patrimoine ne soit pas classé par les Monuments historiques. Certes, cette inscription entraîne des contraintes. Toutefois, elle évite à de jolies cités médiévales de tomber dans une sorte de léthargie où le volet roulant et l'immeuble qu'on peut restaurer sans l'avis de l'architecte des Bâtiments de France priment sur l'harmonie de l'ensemble (1). 

Selon le livre écrit par Robert Robert, plusieurs bâtiments ont également été détruits, parmi lesquels la « maison des Feudistes » (juristes du droit féodal sous l'Ancien Régime chargés d'examiner les archives, titres et livres terriers pour le compte des seigneurs), qui jouxtait la tour carrée et une partie des souterrains a été comblée pour des raisons de sécurité. L'autre jour, lors d'une intéressante visite que proposait l'association Andronysiaque, le conférencier a évoqué ces souterrains dont il avait connaissance dans sa jeunesse : ils reliaient un certain nombre de lieux stratégiques de la cité. 

Deux tableaux du château de Montendre de la fin du XVIIIe siècle

Parfois, le hasard fait bien les choses. Deux copies, dont les orignaux ont aujourd'hui disparu, nous aident à mieux comprendre la physionomie du château de Montendre à la fin du XVIIIème siècle. Conservées par les architectes Dominique et Loïc Jauvin, elles éclairent ce site sous un jour nouveau. Grâce au talent de l'artiste Danièle Catella qui a réalisé la reproduction de l'un d'eux, on distingue plusieurs détails intéressants. 

Sur le premier tableau peint de l'actuelle route de Blaye, on aperçoit la tour dite de la poivrière (sans toit). Par contre, la tour carrée semble posséder une couverture. En ardoise ? Bien sûr, à l'époque, elle ne dispose pas de mâchicoulis, ni d'une antenne relais de téléphonie mobile ! L'enceinte est visible et le logis se dévoile. La colline apparaît dans toute sa force. Des plantations d'arbres ont eu lieu. En bas, on voit des fermes, des animaux et un attelage.

Copie d'un tableau de la fin du XVIIIème siècle peint à partir
de l'actuelle route de Blaye (© archives privées)

Reproduction de Danièle Catella. De nombreux détails apparaissent

Sur l'autre tableau (copie de qualité médiocre), fait de l'actuelle route de Royan, le logis du XVIIIème apparaît clairement, la tour carrée est bien coiffée d'une toiture, la muraille est intacte. En contrebas, apparaissent des murets, des habitations, des jardins, peut-être une sorte d'arche d'entrée.

La tour, le logis et l'enceinte sont bien visibles (©archives privées)

Il est heureux que ces deux copies soient arrivées jusqu'à nous. Le site avait une certaine allure sur son promontoire ! 

Des événements, dont le célèbre combat des sept chevaliers français et anglais durant la Guerre de Cent ans, sont inscrits dans la mémoire de Montendre. Ces atouts à valoriser donneront à la cité des pins une dynamique historique dans le sillon des autres villes que sont Jonzac (restauration du châtelet et valorisation du château) et Montguyon (réhabilitation de l'ancienne forteresse médiévale du château et spectacle "Site en scène"). A suivre !

1 - Ceci n'est pas une réflexion à connotation politique, mais architecturale et historique d'ensemble. 

samedi 25 juillet 2026

Les armées pleinement mobilisées pour lutter contre les incendies du Sud-Ouest

Samedi 25 juillet, face à l’ampleur que prennent les feux de forêt, notamment dans la région bordelaise, une réunion de crise s’est tenue à l’état-major des armées en présence de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens Combattants et d'Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants.

Un dispositif d’ampleur hors normes est mis en place, par les armées, en appui des moyens de gestion de crise déjà engagés. Ce dispositif, qui comprendra 1500 militaires dès ce soir, s'adaptera en permanence à la situation.

Des unités militaires sont en cours de déploiement, en appui des forces de sécurité intérieure, pour protéger les biens et les personnes. Elles auront notamment pour mission d’appuyer l’évacuation des populations résidant dans les zones menacées par les incendies. Elles contribueront par ailleurs à protéger les habitations laissées sans surveillance. Des experts et des moyens sont enfin déployés pour la sécurité des sites industriels. Ces actions se font en coordination permanente avec les services de l'Etat.

En termes de soutien direct à la population, le service de santé des armées est mobilisé avec 11 équipes médicales. Les armées appuient également les autorités préfectorales en apportant des solutions d’hébergement (livraison de lits picots, capacité de restauration et de distribution d’eau, etc), et de transport (23 bus mobilisés).

Pour faciliter l’engagement des pompiers, des moyens lourds du génie (6 sous-groupes du génie équipés de bulldozers) sont déployés pour ouvrir des pistes forestières. Ces moyens sont aussi engagés pour réaliser des travaux qui doivent limiter la progression des incendies. 7 hélicoptères apportent par ailleurs leur concours en fournissant de l’appui logistique. Un peloton de circulation motocycliste est également mis à pied d’œuvre pour faciliter la mobilité des moyens engagés.

Afin de lutter directement contre le feu, 9 véhicules d’intervention des pompiers de l’air sont mobilisés avec leur personnel.

Les armées engagent enfin des capacités rares telles que le drone Reaper pour réaliser des missions de surveillance, l’avion A330 MRTT avec son kit d’évacuation sanitaire ou encore un hélicoptère NH-90 en mesure d’assurer des missions de recherche et de sauvetage. Enfin, un avion de transport A400M, équipé d’un kit « bombardier d’eau » est déployé sur la base aérienne d’Istres. En capacité de larguer vingt tonnes de produit retardant pour stopper la progression des incendies, il sera donc très complémentaire des missions réalisées par les avions de la sécurité civile.

Incendies en Gironde et dans les Landes : Plus de 500 lits d’internat de lycées pour héberger les pompiers et militaires

L’urgence est absolue : dans la lutte contre les feux qui embrasent la région, tout le monde doit agir vite et avec efficacité, à l'écoute des besoins des autorités compétentes. Dans cet esprit, la Région Nouvelle-Aquitaine met à disposition les internats des lycées pour les pompiers et militaires en Gironde et dans les Landes

Dans ce cadre, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional en charge de l’éducation, se rendront ce jour au lycée Robert-Badinter à Créon. L’internat de ce lycée accueille depuis hier 80 patients d’EHPAD du bassin d’Arcachon (Arès et Andernos). Ils iront ensuite, accompagnés de Yasmina Boultam, conseillère régionale, au lycée Jacques-Brel à Lormont, pour témoigner de leur solidarité aux 55 enfants de colonies de vacances et les 40 animateurs et encadrants qui ont dû évacuer les lieux de leur séjour, Andernos et Biscarosse

Pour rappel, les lycées proposant des internats sont priorisés pour héberger ou proposer des temps de repos aux pompiers et militaires mobilisés à combattre les feux.

Ainsi, dans les Landes, des pompiers sont accueillis au lycée Saint-Exupéry de Parentis-en-Born, des gendarmes sont installés au lycée Jean-Garnier à Morcenx.

 En Gironde, 160 pompiers sont répartis au lycée du Barp et au lycée professionnel Jehan-Dupérier à Saint-Médard-en-Jalles.

 Dans la journée, seront hébergés les pompiers appelés en renfort en Gironde, soit une colonne accueillie au lycée Philadelphe-de-Gerde à Pessac, deux colonnes reçues au lycée Alfred-Kastler à Talence, et une voire deux colonnes au lycée agricole à Blanquefort.

D’ores et déjà, le lycée Léonard-de-Vinci à Blanquefort, le lycée Fernand-Daguin à Mérignac, et Aérocampus à Latresne se tiennent prêts.

Dans les drames, les héros du quotidien se révèlent. Ils ne doivent pas rester anonymes. Alain Rousset et les élus régionaux tiennent ainsi à rendre hommage au courage et à l’abnégation de l’ensemble des services de sécurité et de secours, ainsi qu’à la générosité des bénévoles. A toutes les personnes déplacées et touchées par ces feux dantesques, aux acteurs économiques, le président du Conseil régional adresse également ses plus sincères marques de solidarité et de soutien. « Au-delà de l'urgence absolue, cet événement exceptionnel nous oblige à mieux penser, ensemble, la gestion des risques, notamment vis-à-vis des personnes vulnérables. Nous ne pouvons, moins que jamais, regarder ailleurs. Enfin, n’oublions pas que les dégâts environnementaux sont inestimables » précise Alain Rousset.

Pollution atmosphérique/Concentration de particules transportées par les fumées

Procédure d'information et de recommandations

Les incendies en Gironde et dans les Landes sont à l’origine d’une dégradation de la qualité de l’air liée à l’augmentation des concentrations en particules transportées par les fumées. Au regard des informations transmises par ATMO Nouvelle-Aquitaine concernant la pollution atmosphérique aux particules en suspension (PM10), le préfet a décidé le 25 juillet de déclencher le premier niveau du dispositif de gestion des épisodes de pollution : la procédure d'information et de recommandations. Cette procédure est active sur l’ensemble du département de la Charente-Maritime jusqu’à nouvel ordre.

Le préfet diffuse ainsi des recommandations sanitaires pour les populations vulnérables et sensibles. Ces recommandations sont disponibles dans leur intégralité sur le site : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/

Recommandations sanitaires : 

La pollution atmosphérique peut être à l’origine de la survenue de symptômes respiratoires (toux, essoufflement, majoration des crises d’asthme, etc.), d’irritations des yeux et de la gorge, mais peut aussi avoir des effets sur le système cardio-vasculaire. Le préfet recommande :

Pour les populations vulnérables (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques) et les populations sensibles (personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution, personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux) : de limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe ;  les activités physiques et sportives intenses autant en plein air qu’à l’intérieur. En cas de symptômes ou d’inquiétude, il est recommandé de prendre conseil auprès de son pharmacien ou de consulter son médecin.

Pour la population générale : Il n’est pas nécessaire de modifier ses activités habituelles.

Plus de précisions sur les messages sanitaires sont disponibles sur les sites internet : du ministère chargé de la santé : http://www.sante.gouv.fr/pollution-de-l-air-recommandations-sanitaires.html ; de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/ L’ensemble des recommandations par secteur sont disponibles sur le site internet de l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air ATMO Nouvelle-Aquitaine : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/


vendredi 24 juillet 2026

Conseil municipal/Jonzac : Christophe Cabri, Barbara Lachamp et Jean-François Mougard en désaccord sur le prix de vente de l'eau du forage à la Chaîne thermale du soleil

Une chaude ambiance règne dans la salle du conseil municipal en ce jeudi 23 juillet. Recherchant la fraîcheur, des élues ont sorti leurs éventails. Ils apportent au décor de la salle néo-gothique une note hispanique qui augure un futur changement climatique ! 

Il est 18 heures. Christophe Cabri ouvre la séance. Pas de quart d'heure charentais, semble-t-il. Quelques chaises sont vides. L'opposition arrive enfin, provoquant dans son sillage un léger remue-ménage. Comme au théâtre, leur entrée est remarquée. La "scène" municipale, où les deux parties campent sur leurs positions, peut commencer ! Jean-François Mougard s'installe. Barbara Lachamp se pose, ajustant au passage le lacet doré de son corsage. Le maire lève le regard et poursuit l'ordre du jour comme si de rien n'était. 

Durant cette mandature, il a face à lui des adversaires soucieux de déceler la moindre faille. Il le sait et adopte une attitude consensuelle, tout en restant sur ses gardes. La majorité s'y est préparée. Delphine Mattei-Péteau, première adjointe et ses collègues Emilie Pelette, Patrick Carré, Thomas Masson ou Stéphanie Menouvrier répondent en argumentant sur les aides à apporter aux commerçants s'installant en centre ville, les travaux, les écoles, la voirie et les problèmes résultant de la canicule. Les échanges approfondis présentent un avantage : les sujets sont abordés avec clarté. 

L'eau coule calmement sous les ponts de la Seugne jusqu'à la dernière question où le ton prend de l'ampleur. Le prix de vente de l'eau du dernier forage à la station thermale suscite, chez les opposants à Christophe Cabri, moult remarques. Présent dans le public, l'ancien directeur des thermes, Serge Espin soupire : « si Belot et Barthélémy n'avaient pas composé au départ, la station thermale de Jonzac n'aurait jamais vu le jour ». Est-ce à dire qu'en 2026, 40 ans après la création de la station dont on fête actuellement l'anniversaire, Christophe Cabri et Eléonore Barthélémy doivent, eux aussi, tracer le bon chemin pour avancer côte à côte ? La vitalité de Jonzac, basée sur la fréquentation des curistes (locations, commerces, etc), en dépend...

Eau du forage Soenna 2/Christophe Cabri : « Faire payer à la Chaîne thermale du Soleil le juste prix ». 

Question 15 - Fixation du prix de vente de l'eau thermale : Le maire rappelle que la commune de Jonzac assure la production et la mise à disposition de l'eau destinée à l'exploitation de l'établissement thermal. Lequel est appelé en contrepartie à assurer une rémunération. Afin de sécuriser juridiquement la présente décision, il est rappelé que le principe et la méthode de calcul du tarif ont été présentés et examinés lors de la réunion de la commission « Energie » du 22 juin dernier, que le prix proposé repose sur des critères objectifs prenant notamment en compte les investissements réalisés par la Ville de Jonzac pour la production et l'acheminement de l'eau thermale, les charges d'amortissement correspondantes, ainsi que les coûts d'exploitation et de maintenance des installations. Le prix de l'eau thermale, soumis au vote, est de 219 000 €/an pour la part fixe, de 1,92 €/m3 consommé pour la part variable.

Avant de relater les échanges, deux données sont à prendre en compte. Le dernier forage en date, route d'Ozillac, a été financé par la Ville et lui appartient. Soenna 2, dont le débit est d'ailleurs excellent, a été réalisé pour une raison simple : le précédent forage était devenu hors d'usage. L'avenir de la station thermale de Jonzac risquait d'être compromis : sans ce nouveau forage, l'activité pouvait être remise en cause. Autre point, les carrières troglodytiques où sont installés les Thermes sont la propriété de la Chaîne thermale du soleil. 

Bref, selon le calcul de la mairie et la délibération à valider, la Ville vendra son eau à l'exploitant, lequel profit servira à financer l'investissement consacré au forage (coût de la réalisation 5,67 millions d'euros). 

Barbara Lachamp : « On ne peut pas prendre l'exploitant en otage »

Christophe Cabri : « Le cabinet Antea nous accompagne historiquement dans ce dossier depuis une trentaine d'années. La Ville a investi une grosse somme dans le dernier forage Soenna 2, entre 5 et 7 millions. Afin d'assurer l'équilibre des chiffres, il a été décidé de faire payer une partie de cette eau à la CTS ». 

Barbara Lachamp : « J'étais présente à la réunion de la commission et je vous remercie de m'avoir invitée. J'avais besoin de comprendre. Je ne suis pas d'accord avec cette proposition après quarante ans de partenariat entre la Ville de Jonzac et la Chaîne thermale. Tu as remis en cause l'AMi  - Appel à manifestation d'intérêt - de ta propre initiative. Cette situation fragilise la relation avec notre interlocuteur. Je ne suis pas une grande matheuse, mais je suis cheffe d'entreprise. On va multiplier le prix de l'eau. Est-ce que la Chaîne thermale va accepter de telles conditions compte-tenu qu'elle rencontre certaines difficultés et que son nombre de curistes a baissé ? Je me mets à sa place : si l'eau thermale coûte cher à Jonzac, j'envoie mes curistes dans les autres stations Cambo, Barbotan, Eugénie, etc. On ne peut pas prendre l'exploitant en otage, cela doit se faire en négociation ». 

Christophe Cabri : « Notre cabinet juridique a établi une proposition qui est équitable »

Barbara Lachamp : « J'entends bien, mais la position de l'autre partie est à prendre en compte. Notre responsabilité à tous est d'avoir un consensus entre les deux parties avant de voter le prix de l'eau en conseil municipal. D'autant que nous avions un accord en amont qui aurait pu être aménagé. J'ai bien reçu les différents documents concernant cette question ainsi que la réponse de la Chaîne thermale que je n'ai pas pu lire ». 

En effet, des passages ont été noircis car ils concernent des points du contrat qui ne relèvent pas du grand public. Certaines informations restent confidentielles tant que le document n'est pas finalisé, l'ensemble des éléments étant protégé.

Au centre, Barbara Lachamp, élue de l'opposition,
aux côtés de Nathalie Sablon et d'Hélène Dubus-Héraud

Christophe Cabri : « Vous êtes une cheffe d'entreprise reconnue sur le territoire. Vous allez m'expliquer comment on amortit dix millions, voire 15 millions d'investissements ? Aujourd'hui, la ville de Jonzac n'est pas capable de rembourser sur son budget annexe les investissements et les travaux liés aux trois forages avec 100.000 euros par an de la Chaîne thermale du Soleil. Dans ce cas, je ne défends pas les intérêts des Jonzacais. Le prix de l'eau proposé a été étudié et si la Ville peut avoir une exclusivité sur dix ou vingt ans, ce serait encore mieux. La Ville ne souhaite pas non plus céder le dernier forage à la Chaîne thermale du soleil ». 

Ville de Jonzac, Chaîne thermale du Soleil : 40 ans après la création de la station thermale
de Jonzac, quel accord entre les deux partenaires ?

Jean-François Mougard : « Nous défendons les intérêts de la collectivité. Vous décidez de faire payer la Chaîne thermale du soleil. On ne peut pas aborder les choses de cette façon. On parle de "reste à charge". Ce forage dessert deux clients principaux, la Chaîne thermale et la ville de Jonzac au travers du réseau géothermique. Je mets de côté Léa Nature. Pour fonctionner, la Chaîne thermale a essentiellement besoin de l'eau du forage. C'est pourquoi on doit faire un deal avec elle. Le principe de base est le partenariat dans la durée. La CTS a plusieurs établissements, une centrale de réservations et un modèle économique. Comme toute société, elle mise sur la rentabilité de chaque site. Il faut donc que Jonzac soit parmi les bons sites ! D'où l'obligation pour nous d'avoir un partenariat économique équitable. Ce soir, je ne voterai pas cette délibération car il faut établir distinctement les coûts et la manière de les couvrir. Le second client du forage est la Ville : elle peut accepter de payer davantage la chaleur et refacturer aux Antilles ou à d'autres. Posons-nous une question : Si la Chaîne thermale refuse de payer, comment ferons-nous ? ». 

Denis Blanchard réagit : « Dans ce cas-là, ce seront les contribuables qui paieront ? »...

Christophe Cabri clôt le débat : « ce troisième forage a été fait en premier lieu pour la station thermale. Pour le rentabiliser, nos calculs sont rigoureux. Il s'agit de faire payer à la Chaîne thermale du Soleil le juste prix ». 

Le prix de l'eau thermale s'élèvera donc à : part fixe 219 000 €/ an, part variable 1, 92 €/m3 consommé. Adopté à l'unanimité. L'opposition (quatre voix) vote contre. 

Reste à connaître la position de la Chaîne thermale du soleil...

• Pour Barbara Lachamp, les retombées du thermalisme sur le territoire sont de 200 millions par an ; pour Christophe Cabri de 37 millions d'euros selon les chiffres de la CCI. Un sacré écart...

Face aux incendies en Gironde et dans les Landes, la Région Nouvelle-Aquitaine concrétise sa solidarité

Après le drame de Mérignac qui a vu disparaître deux jeunes sapeurs-pompiers, des violents incendies frappent la Gironde, autour de la presqu’île du Cap-Ferret, et les Landes avec un feu qui s’est déclaré à Biscarrosse. Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, tient à exprimer sa profonde solidarité envers toutes les personnes touchées.

Les sapeurs-pompiers, les personnels de la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) et ceux de la sécurité civile, les forces de l'ordre dont les militaires de la gendarmerie, les services de l'État, les élus locaux et les agents des collectivités, ainsi que les nombreux bénévoles dont les agriculteurs sont résolument mobilisés pour protéger les populations, les biens et les espaces naturels. Leur courage, leur engagement et leur professionnalisme forcent le respect. 

 Le président du Conseil régional adresse son soutien aux communes concernées, aux habitants contraints de quitter leur domicile, aux propriétaires de biens et de terrains forestiers durement éprouvés, aux acteurs économiques et professionnels du tourisme qui subissent cette crise en pleine saison, ainsi qu'aux vacanciers dont le séjour de repos annuel est bouleversé par ces événements dramatiques.

 Le président Rousset se félicite également de l’aide de l’Union européenne qui engage la réserve RescEU avec des appareils et des personnels qui arriveront aujourd’hui de plusieurs pays d’Europe : deux Canadair croates, deux Air Tractor portugais et deux hélicoptères lourds en provenance de Tchéquie et de Slovaquie.

 Après des semaines de canicules puis de sécheresse, ces incendies rappellent la vulnérabilité de notre territoire face aux effets du changement climatique. Au-delà des conséquences humaines et matérielles, ils portent une atteinte considérable à notre patrimoine forestier. Des milliers d'hectares de forêt, véritables puits de carbone et richesse économique de la Nouvelle-Aquitaine, sont menacés voire détruits.

 Ils ont également un impact majeur sur la biodiversité. La faune et la flore, déjà fragilisées par la météo, subissent des destructions dont les effets se feront sentir pendant de nombreuses années. La préservation et la restauration de ces milieux naturels constitueront un enjeu essentiel et crucial lorsque l'urgence sera passée.

 La Région Nouvelle-Aquitaine restera pleinement mobilisée aux côtés des collectivités, des services de secours, des acteurs de la filière forêt-bois, de l'ensemble des partenaires et de la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) afin de poursuivre l’aménagement des massifs contre les risques et pour faciliter les interventions.

 Dans cette épreuve, la solidarité de tous est plus que jamais indispensable. La Région Nouvelle-Aquitaine est unie aux côtés de celles et ceux qui combattent les flammes et de toutes les victimes de ces incendies.

 A ce titre, face à l’engagement des sapeurs-pompiers mobilisés, la Région Nouvelle-Aquitaine, en lien étroit avec les services de l’État et les collectivités locales, a rapidement structuré un dispositif d’hébergement adapté et évolutif. Gymnases et internats des lycées sont mobilisés à proximité des zones d’intervention pour accueillir les effectifs déjà présents et anticiper l’arrivée de renforts : l’internat du lycée du Barp avec 80 lits, ainsi que celui de Parentis-en-Born dans les Landes ; le lycée agricole à Sabres.

 En cas de besoins supplémentaires, les lycées de Pauillac, Blanquefort et Eysines se tiennent prêts avec leurs internats. Ainsi que le lycée Sud Médoc La Boétie au Taillan-Médoc avec son gymnase.

 L’organisation intègre également des solutions de restauration et des capacités logistiques adaptées, afin d’offrir aux équipes engagées des conditions d’accueil dignes et fonctionnelles, à la hauteur de leur engagement sur le terrain. 

Enfin, les cars habituellement mobilisés par la Région pour desservir le bassin et les côtes atlantique et landaise sont utilisés pour assurer l’évacuation des populations et des touristes.

jeudi 23 juillet 2026

Restrictions exceptionnelles dans la Double Saintongeaise, en cas de vigilance « très sévère »

Afin de prévenir les départs de feux et de protéger les personnes comme les massifs forestiers, le préfet de la Charente-Maritime, Michel Prosic, a pris un arrêté préfectoral réglementant temporairement l'accès, la circulation et certaines activités dans les espaces boisés du secteur 4 - Double Saintongeaise, particulièrement sensible, lorsque le niveau de vigilance « très sévère » est activé.

En période de vigilance « très sévère », dans les massifs boisés de plus de 0,5 hectare du secteur 4 - Double saintongeaise :

• L'accès, la circulation, le stationnement et la présence des personnes sont interdits, à l'exception des personnes en mission de service public, des propriétaires forestiers et de leurs ayants droit. La circulation reste autorisée sur les voies goudronnées ouvertes à la circulation publique.

• Le bivouac et le camping isolé sont interdits.

• Les activités de pleine nature encadrées (randonnée, activités sportives ou de loisirs en groupe) sont interdites de 14 h à 23 h.

• Les tirs de loisir et la chasse sont interdits. Les missions de service public (louveterie et lutte contre les nuisibles) sont interdites de 14 h à 21 h.

Les travaux réglementés restent possibles uniquement lorsqu'ils répondent à une urgence liée à la sécurité publique, sous réserve d'informer immédiatement le SDIS et de mettre en œuvre toutes les mesures de prévention nécessaires.

Ces dispositions entrent en vigueur dès à présent et s'appliqueront jusqu'au 30 septembre 2026, uniquement lorsque le niveau de vigilance « très sévère » est déclaré.

Le niveau de vigilance est actualisé quotidiennement et consultable sur : https://www.risque-prevention-incendie.fr/charente-maritime

>> Pour consulter l'arrêté préfectoral : urlr.me/tb7r4v


Risque de feux de forêt : le massif forestier de Suzac fermé temporairement aux cyclistes et aux piétons

En raison du risque très sévère « feux de forêts » en Charente-Maritime, les communes de Saint-Georges de Didonne et de Meschers-sur-Gironde ont pris la décision d'interdire l'accès à la forêt de Suzac aux cyclistes et les piétons.

La Véloroute Nationale n°80 qui traverse ce massif forestier est donc fermée du côté de Saint-Georges-de-Didonne, au niveau de l’allée des Paons et du côté de Meschers-sur-Gironde, à hauteur de l’intersection entre la rue des Rouges Georges et la rue des Perdrix.

La promenade piétonne de la pointe de Suzac est également fermée au public jusqu’à nouvel ordre.

mercredi 22 juillet 2026

Un bâtiment de la Marine nationale saisit plus de 2 tonnes de produits stupéfiants en Atlantique

Mercredi 8 juillet dernier, sous la direction du préfet maritime de l’Atlantique, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude, engagé dans la mission Jeanne d’Arc 26, a procédé à la saisie de 2,4 tonnes de résine de cannabis en Atlantique

©Préfecture maritime de l’Atlantique
Opérant dans les approches du détroit de Gibraltar dans le cadre de sa mission, le bâtiment a repéré une embarcation suspecte. Il a alors immédiatement réorienté un hélicoptère Caïman de l’armée de terre à son bord afin d’établir le contact avec le go fast suspect et lui ordonner de stopper en vue de le contrôler.  

Face à un refus d’obtempérer, des tirs de semonce ont été effectués conformément au cadre juridique en vigueur. La poursuite effectuée en mer a donné lieu au jet par l’équipage de l’intégralité de sa cargaison, ce qui a permis au bâtiment de la Marine nationale de les repêcher et de saisir 58 ballots de produits stupéfiants.

Les analyses conduites par la suite, ont confirmé la présence de résine de cannabis dans l’ensemble de ces 58 ballots, pour un poids total de 2,4 tonnes.

©Préfecture maritime de l’Atlantique

La Marine nationale opère en continu en Atlantique et réalise régulièrement des opérations de lutte contre le trafic international de stupéfiants en haute-mer contribuant ainsi à la protection des populations et la stabilité régionale.

Limitation provisoire des usages de l'eau hors réseau de distribution d'eau potable

L’eau est une ressource fragile et nécessite toute notre attention. Suite à la hausse des températures et face à une évolution préoccupante de la ressource, Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, a pris un arrêté de limitation provisoire des usages de l’eau applicable à compter du jeudi 23 juillet à 8 h.

• POUR LES USAGES D’IRRIGATION AGRICOLE

• Niveau d’alerte « crise » sur le bassin de la Boutonne supra.

• Niveau d’alerte « alerte renforcée » sur les bassins de la Charente aval Bruant, du Marais Nord de Rochefort et du Marais Sud de Rochefort.

• Niveau d’alerte « alerte » sur le bassin de la Gères-Devise

À noter : ces mesures de restriction des usages de l’eau complètent ou renforcent les mesures fixées par les précédents arrêtés.

Pour prendre connaissance de ces mesures, consultez l’arrêté préfectoral sur le site internet de la préfecture >> urlr.me/9DScKC


Chacun est appelé à un usage responsable de la ressource en eau et à faire preuve d’esprit de responsabilité. Chaque geste compte, préservons nos ressources !

Retrouvez plus d’informations sur la politique de gestion de l’eau >> https://urlr.me/2ShgE9


mardi 21 juillet 2026

Jonzac/La grande aventure des montgolfières « au XVIIIème siècle, cet état d’esprit se répand que tout est possible »

Jeudi dernier, l’Université d’été recevait Philippe Foubert, aéronaute. Le thème de sa conférence : La fabuleuse histoire des montgolfières de 1783 à nos jours. Actuellement, quatre montgolfières volent dans le ciel saintongeais aux couleurs du Conseil Départemental, des Antilles de Jonzac et de la Haute-Saintonge. Chacune de leur apparition provoque la curiosité du public, teintée d’une part de rêve. Quitter le monde d’en bas pour s’élever ? Une quête que les inventeurs ont poursuivie au fil des siècles avec des difficultés et de belles réussites à leur aboutissement. De vrais pionniers prêts à relever les défis et rompre avec les idées reçues. Le conférencier a détaillé les différentes étapes de cette longue histoire où figurent en bonne place les frères Montgolfier à l'époque de Louis XVI. 

Pour en savoir plus sur les montgolfières, Philippe Foubert est l’auteur de trois ouvrages : Le guide pratique du pilote de montgolfière ; le guide du passager en montgolfière, l’essentiel pour bien préparer son baptême ; la méthode pédagogique du pilote de montgolfière, manuel théorique et pratique, parus aux éditions Cépaduès.

Claude Belot, passionné d'aviation, présente Philippe Foubert

Si j'avais les ailes d'un ange...

• Le rêve d’Icare : Dans la mythologie grecque, Icare veut s’échapper du labyrinthe. Il est alors doté d’ailes en cire et en plumes créées par son père Dédale. « Icare jouissait de sa puissance aérienne et, prenant de plus en plus d'altitude, se pensait l'égal des oiseaux. Mais, ne résistant pas à l'intense chaleur de l'astre, la cire de ses ailes se mit à fondre, et le jeune garçon fut précipité dans le vide avant de plonger dans la mer qui porte aujourd'hui son nom ».

• Les lanternes chinoises : On attribue l’invention de la lanterne volante à un personnage célèbre en Chine, Zhuge Liang. Dans le roman Les Trois Royaumes écrit au XIVe siècle qui fait partie des plus célèbres ouvrages de la littérature chinoise, Zhuge Liang est décrit comme « un génie, dont les stratagèmes sont si admirablement calculés qu’aucun être humain ne peut l’égaler ». Il aurait inventé le premier aéronef de l’histoire, la lanterne céleste, et l’aurait utilisée pour transmettre des signaux aux armées. D’après une autre version, il aurait fait voler des centaines de lanternes pour illuminer un ciel sombre et faire croire à ses ennemis, trop nombreux, qu’il s’agissait de guerriers venus du ciel. Il aurait alors profité de leur surprise pour les attaquer et capturer leur chef. Aujourd’hui, on parle de « ballon espion »…

• Une chemise auprès d’une cheminée…

Eurêka. Rue Saint-Etienne à Avignon, Joseph Montgolfier accroche sa chemise mouillée devant l’âtre et voilà qu’elle se gonfle sous l’effet de l’air chaud. Il renouvelle l’expérience avec succès. En novembre 1782, Joseph vient de découvrir le principe de l’aérostation. Il écrit à son frère Etienne :  « Prépare promptement des provisions de taffetas, de cordages et tu verras l'une des choses les plus étonnantes du monde ». Une nouvelle voie s’ouvre. 

• La montgolfière a été inventée par les frères Joseph-Michel Montgolfier (1740-1810) et Jacques-Étienne Montgolfier (1745-1799). Ils sont issus d’une famille de papetiers (inventeurs du papier vélin) établie à Annonay en Ardèche. Leur première démonstration publique se déroule le 4 juin 1783 sur la place des Cordeliers à Annonay, lors des Etats du Vivarais. Un ballon de 900 m3 s'élève à 1000 mètres pendant 10 minutes devant une nombreuse assistance. Le ballon brûle à l'atterrissage, mais les témoins attestent du vol. L'Académie des Sciences est avertie.

 Ici a eu lieu le premier envol d’un ballon le 14 décembre 1782. « Les deux frères s'étaient assurés par une expérience très simple qu'une chaleur de 70 degrés suffisait à raréfier l'air de moitié dans un vaisseau fermé ; ils conçurent bientôt l'espérance de parvenir par ce moyen à remplir leurs vues ».

• Le Roi est informé et les expériences se poursuivent. Jacques Charles, professeur de physique à l'Ecole royale des mines, s’intéresse à l’hydrogène (obtenu en versant de l’acide vitriolique sur de la limaille de fer). Il fait fabriquer un petit ballon de 33 m3 (fait d'une étoffe de soie imperméabilisée par un vernis à base de caoutchouc) qui part du Champ de Mars et va jusqu’à Gonesse, soit 15 km. Apeurés, les témoins croient que la lune s’est décrochée et le curé du village maudit le ballon. Face aux découvertes, les croyances ont la vie dure…


• Concurrence : La compétition est lancée entre les frères Montgolfier et Charles. Le 19 septembre 1783 à Versailles, évènement avec un premier vol habité. Passagers, un mouton, un coq et un canard. Ils atterrissent sains et saufs à Vaucresson et sont offerts au jardin de la reine Marie-Antoinette. 

• Le 21 novembre 1783, date historique. Jean-François Pilâtre de Rozier et François d'Arlandes, officier et marquis, montent à bord d'une montgolfière de 2 200 m2, haute de 23 mètres et richement décorée, depuis le château de la Muette dans l'ouest de Paris. Pendant 25 minutes, les deux hommes alimentent manuellement le feu de paille au cœur de la nacelle pour maintenir l'altitude. Ils traversent la Seine, survolent la capitale à environ |000 mètres et atterrissent à la Butte-aux-Cailles après 10 kilomètres de vol libre. La foule est admirative.

Extraits de leur conversation : C'est dans ce moment que M. Pilâtre me dit : Vous ne faites rien et nous ne montons guère. Je dis à mon brave compagnon : voilà une rivière qui est difficile à traverser ; Je le crois bien, me répondit-il, vous ne faites rien. C’est que je ne suis pas si fort que vous et que nous sommes bien.


Louis XVI, longtemps prudent par souci de la vie de ses sujets, apprend la nouvelle depuis Versailles. Le lendemain, l'Académie des Sciences lance une souscription pour frapper des médailles en l'honneur des frères Montgolfier et des premiers aéronautes. 

• Pendant ce temps-là, Charles et les frères Robert fabriquent un ballon capable de porter deux personnes. Charles conçoit les appareillages qui équipent encore les ballons à gaz d'aujourd'hui : la nacelle en osier, la soupape, le filet et les suspentes, le pilotage au lest. Le 1er décembre 1783, le ballon à gaz gonflé à l'hydrogène s'envole avec Charles et Noël Robert du jardin des Tuileries. Il vole pendant deux heures et se pose à Nesles-la-Vallée après avoir parcouru 35 kilomètres.

 

• En 1784, Joseph Montgolfier embarque sept passagers lors du premier vol commercial de l'histoire, à Lyon. 

• Le 23 juin 1784, le ballon « La Marie-Antoinette » s'élève devant le roi de France et celui de Suède, à Versailles, emmenant Pilâtre de Rozier et Joseph Louis Proust. Ils vont atteindre une altitude estimée de 3000 mètres. Après 45 minutes de vol, ils parcourent 52 km et se posent avant la forêt de Chantilly. Une fois à terre, le foyer brûle une partie du ballon. 

• Le 7 janvier 1785, un ballon à gaz (gonflé à l'hydrogène), piloté par Jean-Pierre Blanchard et le duc de Jeffries, traverse la Manche dans le sens Angleterre-France. Le 15 juin 1885, Pilâtre de Rozier et Pierre Romain, profitant de vents favorables, s'envolent quant à eux de Boulogne sur Mer. Le ballon se dégonfle brusquement et ils s'écrasent au sol. Ils trouvent tous deux la mort.

Par la suite : Les montgolfières tombent peu à peu dans l’oubli car les débouchés sont rares. Au XIXème siècle, on en fait un usage militaire. Pendant le siège de Paris en 1870, 66 montgolfières quittent la capitale assiégée, transportant 168 personnes, 400 pigeons voyageurs et deux tonnes de courrier. Le ministre Léon Gambetta lui-même s'échappe par les airs. 

• Architecte, Eugène Godard a la passion du ballon. Après avoir assisté au décollage d'un ballon libre à gaz, il construit sa première montgolfière qui ne décolle pas. À partir de 1846, il conçoit et lance à Paris avec succès plusieurs montgolfières. En 1847, il réalise sa toute première ascension libre en montgolfière et commence sa carrière professionnelle d'aéronaute-constructeur. De 1845 à 1890, Eugène Godard a construit environ 18 montgolfières et 50 ballons à gaz. Ayant exécuté environ 1500 ascensions dans une dizaine de pays, en Europe et aux USA, il est détenteur de plusieurs records du monde (altitude, distance, durée).

La montgolfière renaît après la Seconde Guerre mondiale grâce à l'enveloppe en nylon, légère et résistante, et le brûleur à propane.

En 1931, Auguste Piccard atteint la stratosphère dans une capsule pressurisée portée par un ballon. C'est finalement l'Américain Paul Ed Yost qui, dans les années 1960, met au point la montgolfière contemporaine telle qu'on la connaît aujourd'hui.

L'info en plus : 

• Marc Seguin (1786-1875), inventeur des ponts suspendus à câbles et de la chaudière tubulaire (locomotive rapide), a été un élève assidu de son grand-oncle Joseph de Montgolfier. « C’est en 1800, j'avais alors quinze ans, que mon oncle Montgolfier dévoila devant moi le voile de l'erreur qui s'étendait sur le monde scientifique. Joseph seul a eu une dose de génie telle que, depuis Newton, il n'avait jamais existé d'homme qui put lui être comparé » disait-il de lui.

• Philippe Foubert est aéronaute et pilote instructeur à l’aéroclub de Jonzac Haute Saintonge. Breveté depuis 1987, il totalise plus de 3125 heures de vol sur de nombreux types de montgolfières et a participé à plus de 450 rassemblements de ballons. En 1995, à Paris, sa route croise celle du président du Conseil général, Claude Belot. Il accepte de piloter bénévolement la montgolfière Charente-Maritime jusqu’en 2009 avant de partir vers d’autres cieux, Québec, Europe, Canada. « Je suis devenu instructeur et Claude Belot l’a appris. Il cherchait un pilote pour la coupe d’Europe de 2013. Il m’a demandé de participer et d'encadrer un élève, Christophe Arnaud. C’est ainsi que l’histoire jonzacaise a commencé ». Dès lors, il assure la formation, les sorties et poursuit de nombreuses activités. 

Parmi les vols qui l’ont le plus marqué, figure Fort Boyard : « j’ai été le premier à l’avoir tenté en 1996 et j’aimerais bien le refaire. Je suis resté un mois sur place pour deux heures de créneau, c’était très compliqué… La nacelle a touché l’eau, mais je suis parvenu à remonter ! ». Il se souvient également d’un atterrissage dans une réserve indienne aux États-Unis. Epique avec une issue heureuse ! Il y a aussi les Alpes, le décollage près du Mont Blanc, le Brésil à la frontière avec l’Argentine, le Sahara, etc. Une expérience professionnelle riche et variée. 

Vous êtes tenté par un vol en montgolfière ? Se faire inscrire auprès de l’Aéro-club de Jonzac (Ph. Foubert 06 08 60 62 35) ou de l’office de tourisme de Jonzac 05 46 48 49 29.

Et si le Père Noël arrivait en montgolfière ?

• Caractéristiques : Les montgolfières de Jonzac ont des volumes de 3000, 2500 et 2000 m3. La surface en tissu nylon est de 1500 m2, l’ensemble est recouvert en polyuréthane afin d’assurer l’étanchéité. La nacelle est en osier ou en rotin en raison de leur souplesse. La vie d‘un ballon en vol libre est de 600/700 heures. Cette durée est réduite si l’utilisation est importante. L’enveloppe devient alors poreuse. Une montgolfière coûte environ 50.000 euros. L’autonomie des bouteilles (propane) est de deux heures et demie.


Saintes : La 3ème édition de Blues in Saintes n'aura pas lieu dans les arènes. Le maire Bruno Drapron en explique les raisons

• Communiqué de l'équipe de Blues in Saintes : « la Ville de Saintes annonce soudainement une taxe très importante pour la mise à disposition des Arènes durant deux jours »

« Depuis 2 ans, l'association Blues Event organise, à l'approche du 15 août, l'événement Blues in Saintes dans les arènes gallo-romaines de la ville. En 2024, pas moins de 800 personnes sont venues applaudir le guitariste Fred Chapellier. En 2025, ce sont 1300 personnes qui ont assisté aux concerts de Gaëlle Buswel et Yarol Poupaud. L'objectif à chaque fois reste le même : proposer au public des concerts de qualité et mettre en lumière les Arènes, site emblématique et incontournable de la Ville de Saintes.

En 2026, pour la 3ème édition du Blues in Saintes, l'association Blues Event souhaitait étoffer l'événement avec une programmation sur deux soirées, les 15 et 16 août, invitant des artistes de renommée nationale et internationale tels que Kaz Hawkins, Mister Mat, Annie Lalalove, Jean Menconi ou encore Marie Sarah. Nul doute que cette nouvelle édition allait de nouveau participer au rayonnement des Arènes, favorisant ainsi l'attractivité et la renommée de la Ville de Saintes.

Néanmoins, à quelques semaines de l'événement, la Ville de Saintes annonce soudainement une taxe très importante pour la mise à disposition des Arènes durant deux jours. Cette taxe n'avait jusqu'alors jamais été demandée par la municipalité, que ce soit lors des précédentes éditions ou au moment de donner son accord pour la reconduction de Blues in Saintes en 2026. Nous déplorons la méthode utilisée pour cette annonce qui, à un mois du premier concert, met évidemment en grande difficulté l'équilibre budgétaire de l'association. Ce profond désaccord avec la municipalité nous contraint donc à revoir le format de la 3ème édition de Blues in Saintes.

La soirée du 15 août, mettant à l'honneur les Femmes de Blues avec les concerts de Marie Sarah et de Kaz Hawkins, est bel et bien maintenue, mais se déroulera dans la salle de La Salicorne à Saujon. Néanmoins, ce changement de lieu nous empêche d'organiser le concert d'Annie Lalalove ainsi que la soirée du 16 août qui devait accueillir Mister Mat et la formation polyphonique corse de Jean Menconi, accompagné par le Grand Chœur de l'Abbaye aux Dames.

Nous travaillons actuellement sur la reprogrammation des concerts de Mister Mat et de Jean Menconi. Ces concerts resteront accessibles aux personnes ayant déjà réservé des billets (plus d'informations à venir).

Nous regrettons évidemment ces changements. A quelques semaines de l'événement, nous faisons désormais tout notre possible pour maintenir nos engagements auprès des artistes, du public, des équipes techniques et des bénévoles. Notre priorité reste inchangée : faire de Blues in Saintes une grande fête avec des concerts de qualité, au plus près des artistes ». 

L'équipe de Blues Event

Les 15 et 16 août, les arènes de Saintes devaient accueillir Kaz Hawkins, Jean Menconi et le Grand Choeur de l'Abbaye aux Dames de Saintes, Mister Mat, Annie Lalalove et Marie-Sarah. La soirée du 15 août, mettant à l'honneur les Femmes de Blues avec les concerts de Marie Sarah et Kaz Hawkins, se déroulera dans la salle de La Salicorne à Saujon

• Communiqué de Bruno Drapron, maire de Saintes : « La loi oblige toute association percevant une subvention à fournir un bilan et des comptes de l'opération réalisée »

« Le compte n'est pas bon pour Blues Event ? L'association Blue Event annonce l'annulation des deux soirées prévues à l'amphithéâtre de Saintes au motif que la Ville prendrait "une taxe" non prévue initialement.

Pour rappel, la Ville de Saintes a consenti plusieurs facilités pour l'association ces précédentes années : d'abord la gratuité des Arènes alors même que l'association est domiciliée à Soulignonne et que la soirée organisée était payante. Normalement, la Ville ne fait pas de gratuité dans ces cas-là. Cette gratuité exceptionnelle était justifiée par la programmation de qualité et l'intérêt pour l'attractivité de la Ville.

Au total, l'an dernier, c'est une subvention indirecte de plus de 8000 euros qui a été octroyée : gratuité des Arènes (13000m2), mise à disposition de deux agents pour l'installation technique et d'une loge, campagne de communication, perte de ressources avec la fermeture pendant deux jours de plus des Arènes pour le montage et démontage...

Or, la loi oblige toute association percevant une telle subvention à fournir un bilan et des comptes de l'opération réalisée. Tous les autres festivals aidés par la Ville les fournissent sans problème.

Malgré les relances dont certaines remontent à plusieurs mois, l'association n'a, pour l'instant, pas pu fournir ces éléments. Enfin, l'association a décidé unilatéralement de doubler les soirées avec une deuxième soirée, estimant la gratuité automatique. Cela n'avait pas du tout fait l'objet d'un accord préalable. La Ville l'a appris dans la communication de Blue Event.

La Ville comprend la déception des festivaliers, mais son rôle est aussi d'assurer la sécurité juridique de la collectivité et l'équité entre les structures de la Ville.

Si les comptes de l'année passée de Blue Event ne lui sont pas transmis dans les jours qui viennent, elle prendra attache avec la Chambre Régionale des Comptes et les services de contrôle de l'Etat pour connaître la marche à adopter pour protéger la collectivité de tout risque ».

lundi 20 juillet 2026

1986 - 2026 : Jonzac fête les 40 ans de la station thermale ! « Ces quarante années ont tout changé. Elles ont fait connaître le nom de Jonzac bien au-delà des frontières de la Charente-Maritime »

Vendredi matin, s’est inaugurée l’exposition consacrée aux 40 ans de la station thermale et aux grands moments qui ont marqué les quatre décennies. Etaient présents Claude Belot, élu qu’on ne présente plus, Christophe Cabri,  maire de Jonzac, Delphine Matteï Péteau, première adjointe, Eléonore Guérard, directrice générale de la Chaîne thermale du Soleil, Jauffray Beltrando, directeur de la CTS, Séverine Gauthier, directrice de la station de Jonzac, Benoît Christen, directeur de l'Office de tourisme et son équipe, des membres du conseil municipal et de la CDCHS, etc. 

Accueil place du château par Benoît Christen
« En 1986, lorsque les Thermes de Jonzac ouvrent leurs portes, le pari est audacieux. Certains diront même qu'il est un peu fou ! » rappelle le premier magistrat avec un sourire. En effet, sans ce grain d’originalité et de volonté, créer une station thermale dans d’anciennes carrières connues pour avoir abrité un dépôt de munitions allemand durant la Seconde guerre mondiale, semblait hautement improbable… 
Certes, des ouvrages, du XIXème siècle en particulier, mentionnaient la présence de "fontaine minérale" aux environs de Jonzac. Une piste à explorer. Plusieurs éléments se sont alors combinés  : un forage destiné initialement à la géothermie, la thèse de doctorat du dr Louis Chalié, l'esprit d'entreprise de Claude Belot et l'intérêt porté par Adrien Barthélemy, PDG de la Compagnie française du thermalisme, à cette perspective. Et pourquoi pas ? Encore fallait-il démontrer les vertus curatives de cette eau aux autorités sanitaires pour prétendre à l’ouverture d’un nouvel établissement ! Tout s’enchaîna favorablement jusqu'à l’élaboration d’un module, puis l’ouverture officielle des thermes de Jonzac en 1986. 
A ce jour, la station comprend trois orientations principales (rhumatologie, ORL, phlébologie) et a diversifié sa gamme de soins. Malgré la crise du covid, le nombre de curistes est stable, de l’ordre de 15000. 

Des hommes et des femmes de la Chaîne Thermale du Soleil à l'honneur

40 ans est un bel âge. L'office de tourisme a profité de ce moment historique pour organiser une grande exposition mettant en lumière les faits qui ont marqué la capitale de la Haute-Saintonge entre 1986 et 2026. Place du château, marché, cloître des Carmes et jardin thermal accueillent cette évocation collective sous forme de panneaux grand format. Il s'en est passé des choses ! Des rassemblements, des rencontres sportives, des spectacles, des aménagements, des restaurations, la venue de personnalités. Liste non exhaustive.

Présentation de l'exposition place du château

A découvrir en se baladant dans la cité !

Photos : fonds Bernard Lévêque/Nicole Bertin, Véronique Sabadel, Office de tourisme, CDCHS, collections particulières, coupures de presse Sud-Ouest, Haute-Saintonge, Saintonge Hebdo

Après une déambulation sur la place du château et aux Carmes où Delphine Lévêque, guide à l’office de tourisme, a commenté et détaillé les principaux événements de la cité durant les quatre décennies, le groupe s’est réuni au parc thermal pour les traditionnelles allocutions. 

Etapes aux Carmes (patrimoine) et au pont de pierre
(thème de la rivière, clin d'œil à Pierre Jean Ravet)

• Christophe Cabri, maire : « Il nous appartient de continuer à innover et à préparer les quarante prochaines années avec la même ambition que nos prédécesseurs »

Christophe Cabri, Claude Belot, Eléonore Guérard

« C’est avec une immense fierté et une profonde émotion que nous célébrons les quarante ans des Thermes de Jonzac. Quarante ans. Cela peut sembler court à l'échelle d'une ville dont l'histoire se compte en siècles. Mais pour Jonzac, ces quarante années ont tout changé. Elles ont transformé le visage économique de la ville, lui ont donné souffle et fait connaître le nom de Jonzac bien au-delà des frontières de la Charente-Maritime. Quarante ans, c'est surtout l'occasion de regarder le chemin parcouru, mais aussi de rendre hommage à celles et ceux qui ont osé croire en un avenir différent pour notre territoire. En 1986, lorsque les Thermes de Jonzac ouvrent leurs portes, le pari est audacieux. Certains diront même qu'il est un peu fou. Il faut alors l'audace de deux hommes : Claude Belot et Adrien Barthélémy. Deux visionnaires, deux bâtisseurs, profondément convaincus que les richesses enfouies sous notre sol peuvent devenir le moteur du développement économique, touristique et humain de la région.

Claude Belot, maire de Jonzac à l'époque, a cru en cette eau avant même que la science ne le confirme. C'est lui qui a porté ce projet jusqu'à Paris, devant l'Académie de Médecine, pour faire reconnaître les vertus thérapeutiques de la source Soenna. Il s’agit de la première station thermale créée après-guerre, s’appuyant sur la thèse soutenue par le dr Louis Chalié. Le 4 août 1986, l'établissement thermal, situé dans les carrières d'Heurtebise, devient réalité. À cette époque, la convention initiale signée entre la Ville de Jonzac et la Chaîne thermale du Soleil fixe un objectif de 3000 curistes par an. Avec le recul, ce chiffre prête presque à sourire tant la réalité a dépassé les espérances. Aujourd’hui, Jonzac est devenue la septième station thermale de France avec près de 15 000 curistes. Ce chiffre, à lui seul, résume ce que cette aventure a apporté à la ville : une activité économique vivante, une notoriété qui dépasse largement nos frontières, une fierté partagée. Ce classement est bien plus qu'un chiffre : il témoigne de la place qu'occupe désormais notre territoire dans le paysage thermal national. 

Cette eau thermale, si précieuse, a profondément transformé l'histoire de Jonzac. Elle soigne, elle attire, elle crée de l'activité. Elle fait également rayonner notre nom à travers notre partenaire Léa Nature et sa ligne de produits de beauté. Quarante ans après la collaboration entre Claude Belot et Adrien Barthélémy, nous pouvons mesurer combien leur intuition était juste. Ils n'ont pas seulement créé une station thermale : ils ont donné à Jonzac une nouvelle identité, une nouvelle attractivité et une nouvelle ambition. Cette situation résulte d'une vision, d'investissements constants, d'un partenariat solide entre la Ville, la Chaîne thermale du Soleil et l'ensemble des acteurs économiques locaux. Le thermalisme est un pilier de l’économie locale. Il génère des emplois, soutient les commerces, dynamise les hébergements touristiques, favorise l’attractivité. Cet héritage nous oblige. Les investissements se poursuivent avec plus de 10 millions d'euros consacrés au troisième forage Soenna 2. Il nous appartient de continuer à innover et à préparer les quarante prochaines années avec la même ambition que nos prédécesseurs ».

Serge Espin et Georges Favre ont été directeurs des Thermes de Jonzac

Serge Espin et Séverine Gauthier, directrice des Thermes
• Claude Belot, à l’origine du projet : « La station thermale, c’est l’histoire de deux fous, Adrien Barthélemy et moi-même ! »

Inauguration des thermes : Adrien Barthélemy, Claude Belot, Réné Monory (archives N. Bertin)

« Adrien Barthélemy et moi-même étions sur la même longueur d'onde. Les carrières d’Heurtebise méritaient mieux que de devenir un dépôt de la Base aérienne de Cognac. Tous deux avons pensé à quelque chose de plus sympathique, une station thermale… finalisée en 1986. Adrien Barthélémy ne faisait rien sans consulter sa fille et son époux Michel. Nous avons convenu de nous voir à Eugénie les Bains. Par la suite, je revois le déplacement des Jonzacais à l’Académie de médecine, à Paris, où le projet était présenté. Le conseil municipal était au grand complet ! Nous avons obtenu le remboursement de la Sécurité Sociale parce que cette eau est un médicament. Plusieurs thèses lui ont été consacrées, dont celles de Louis Chalié et de Pascale Fumeau entre autres. 

La station a ouvert ses portes en 1986 avec l’objectif d’accueillir 3000 curistes en trois ans. La réussite que nous connaissons aujourd’hui est le fruit d’un partenariat étroit entre la Chaîne thermale du Soleil et la Ville. Le dernier chiffre avant covid était de 17000. Jonzac occupe actuellement la septième place des stations thermales en France. Le partenariat qui nous réunit doit se poursuivre avec les mêmes acteurs. Nous sommes engagés sur le long terme. Je vous donne rendez-vous dans 40 ans et je pense que nous serons très nombreux ! ». Et de conclure en s’adressant à Eléonore Guérard : « La profession évolue et je vous sais intéressée par des thermalismes différents qui se pratiquent en Belgique et en Suisse. L’eau de Jonzac semble tout indiquée ! ».

Le premier module (©NB)
Déplacement à Paris à l'Académie de Médecine. Sur cette photo, les drs Chalié, Beaulieu,
Lefeuvre et Guy Petit, journaliste (©NB)
Les Jonzacais à l'Académie de Médecine, agrément obtenu en 1985 (©NB)

Eléonore Guérard, directrice générale de la Chaîne thermale du Soleil « Nous fêtons aujourd’hui 40 années de travail, d’implication et de rêves »


« Ce sont des vues de l’esprit qui nous ont permis d’aller loin. Avec ses partenaires jonzacais, d’abord Claude Belot puis Christophe Cabri, la Chaîne thermale a l'envie d’avancer, les pieds sur terre, la tête dans les étoiles ! C’est ainsi que se sont déroulées les premières quarante années de Jonzac et c’est ainsi que nous envisageons les 40 prochaines. Merci à vous tous qui avez contribué et contribuez à la réussite de la station avec sa directrice Séverine Gauthier ». 

Ce sympathique anniversaire s’est terminé par le verre de l’amitié servi non loin du plan d’eau des Thermes qui fut autrefois un lieu de baignade avec plage. C’était au temps d’avant !…