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mercredi 28 décembre 2022

TER surchargés en Nouvelle-Aquitaine : la Région achète 15 rames pour un total de 160,3 millions d’euros

Les élus régionaux de Nouvelle-Aquitaine, réunis sous la présidence d'Alain Rousset jeudi 15 et vendredi 16 décembre derniers à l’Hôtel de Région de Bordeaux, ont voté en faveur de l’acquisition de 15 rames TER pour un total de 160,3 millions d’euros

TER de Nouvelle-Aquitaine en gare de Bressuire (© Françoise Roch – Région Nouvelle-Aquitaine)

En effet, le TER Nouvelle-Aquitaine connait depuis de nombreuses années une croissance importante de son trafic. Le parc actuel ne suffit plus pour assurer un service de qualité au quotidien. Aussi, afin de répondre aux besoins des usagers et aux contraintes d'exploitation du parc dans les années à venir, il est nécessaire d’anticiper l’évolution du parc de matériel roulant. Ainsi, la Région Nouvelle-Aquitaine fait l’acquisition de 15 rames TER : 11 rames Régiolis et 4 rames Régio2N.

 « Le déploiement de ces rames, qui permettront d’offrir 3 612 places assises supplémentaires, est prévu sur les lignes régionales et le RER métropolitain. Ces acquisitions représentent un montant de 160,3 millions d’euros, répartis sur 5 ans, pour lequel une participation de Bordeaux Métropole est attendue à hauteur de 50 % pour les rames qui seront déployées dans le cadre du RER Métropolitain par le biais d’une convention spécifique. La Région sera propriétaire des rames dès leur livraison qui interviendra en 2025 et 2026 » précise Renaud Lagrave, vice-président du Conseil régional en charge des mobilités.

• La mobilité des Néo-Aquitains : une priorité de l’action régionale depuis plus de 20 ans

Pour être efficace, confortable et économique sur un réseau très étendu et faiblement maillé, le service TER, dont la Région est l’autorité organisatrice, exige un parc de matériels roulants adapté aux besoins des usagers et des territoires.

Les ex-Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes - puis la Région Nouvelle-Aquitaine - ont consenti des efforts considérables entre 2014 et 2019 pour moderniser et développer le parc de matériel roulant, via l’acquisition de trains modernes et très capacitaires : 24 porteurs hyperdenses Régio2N de 330 places et 42 porteurs polyvalents Régiolis de 220 places, dont le financement correspond à un investissement total de 505 millions d’euros ainsi qu’un crédit-bail et le transfert des rames TET[1] de l’Etat.

 Mis à part la période de pandémie de Covid-19, l’activité TER enregistre une croissance continue de sa fréquentation depuis une dizaine d’années, avec une augmentation de 11 % entre 2013 et 2019[2] et en particulier, un pic de croissance de plus de 23 % entre 2016 et 2019[3]. La sortie de la crise Covid, l’augmentation de la population et la hausse du coût des carburants ont pour effet d’accroître considérablement l’utilisation des transports collectifs et en particulier du TER, qui est un mode de transport économique, écologique et confortable.

Toutefois, malgré les évolutions de l’offre de transport mises en œuvre par la Région depuis 2019[4] pour optimiser les circulations et mieux répondre aux usagers, de nombreux trains sont en surcharge depuis la rentrée 2022, notamment sur le périurbain bordelais et sur les trains de pointe hebdomadaire (vendredi et dimanche).

Avec plus de 700 circulations et 66 000 voyages quotidiens répartis sur plus de 3400 km de lignes et 320 points d’arrêts, les 195 rames TER actuelles ne suffiront pas pour assurer une desserte de qualité et répondre à l’augmentation de trafic à un horizon de deux à trois années. Compte-tenu des délais de fabrication des trains, ce besoin doit s’anticiper par une vision prospective et un effort continu.

 L'étude « Plan de Transport Matériel Roulant », conduite par le cabinet suisse SMA, a permis de déterminer les besoins en matériel roulant jusqu'en 2030, selon une évolution prévisionnelle de + 2 à + 6 % de la fréquentation, cohérente avec la fréquentation constatée et le développement de l’offre de transport. Les conclusions de cette étude évaluent un besoin à court terme (2025) de 15 rames, celles identifiées pour une utilisation dans le cadre du RER métropolitain devant faire l’objet d’un cofinancement à parité par Bordeaux Métropole.

Ainsi, afin de répondre aux besoins de capacité et de polyvalence, le choix technique préférentiel, permettant au mieux de répondre aux besoins de mobilité des Néo-Aquitains à l’horizon 2025, consiste à acquérir 11 rames bimodes de type porteur polyvalent de 208 sièges (Régiolis) et 4 rames électriques de type porteur hyperdense de 331 sièges (Régio2N, à deux niveaux).

• Des acquisitions pour un montant de 160,3 millions d’euros, répartis sur 5 ans, et une livraison qui interviendra en 2025 et 2026.            

Avec des émissions de gaz à effet de serre et de particules très largement inférieures au mode routier, le transport ferroviaire est respectueux de l’environnement. Les rames Régio2N sont 100 % électriques (caténaire) et les Régiolis sont bimodes électrique - thermique, avec une adaptation possible en biocarburation et l’hybridation. Afin de disposer de ces nouveaux matériels dans les meilleurs délais et de profiter des conditions économiques avantageuses négociées par les Régions françaises au début des années 2010 lors de la co-conception de ces matériels entre les constructeurs, la SNCF et les Régions, il est proposé d’utiliser les contrats cadres SNCF en contractualisant deux conventions de financement pour ces matériels.

Le déploiement de ces rames, qui permettront d’offrir 3612 places assises supplémentaires, est prévu sur les lignes régionales et le RER métropolitain.                                                

[1] Trains d’équilibre du territoire (TET)

[2] soit + 2,2 % par an en moyenne

[3] soit + 6 % par an en moyenne

[4] + 8%


lundi 26 décembre 2022

Saintes : Voyage vers le Grand Nord et cavalcade samedi 31 décembre

Sous les projecteurs :

Le Palais de Justice se dote de sa parure de fête jusqu'au 1er janvier 2023, mapping chaque soir de 17 h 30 à 21 h. Destination Grand Nord en bateau, banquise, pingouins, rennes, sapins enneigés, aurores boréales et maison du Père Noël. 

Mapping à découvrir sur la façade du palais de justice
Rennes et sapins enneigés
La magie des fêtes !

Les rendez-vous de la fin de semaine : 

• Vendredi 30 décembre, élection de la Reine et des Princesses de la Saint-Sylvestre (spectacle organisé par EFI événements) à partir de 20 h à l'espace Mendès France ; 

• Samedi 31 décembre, nuit de la Saint-Sylvestre, défilé de chars et de groupes folkloriques sur le parcours suivant : Cours National, avenue Gambetta, rue Denfert Rochereau, rue Marcellin Berthelot, avenue de Saintonge, parc des expositions. Départ vers 20 h 30 du parking Reverseaux. 

Joyeuses fêtes de fin d'année !

jeudi 22 décembre 2022

Saintes : les caprices de la météo modifient le programme, mais n'arrêteront pas le Père Noël !

Pour des impératifs de sécurité des spectateurs, les prévisions météorologiques défavorables des prochains jours ne permettent malheureusement pas de maintenir le spectacle pyrotechnique initialement prévu vendredi 23 décembre à 19 h 15 au Jardin Public

La Ville vous donne donc rendez-vous en février 2023 pour découvrir le véritable ballet de sons et de lumières signé Ruggieri à l'occasion de la Saint-Valentin.

Pour les mêmes raisons, au départ de Bassompierre, la promenade en calèche jeudi 22 décembre est reportée au mercredi 28 décembre, de 14 h à 19 h. Le kart et les structures gonflables du Kart des Gonds sont également incompatibles avec des conditions pluvieuses. Il se peut donc que ces activités soient fermées à certains moments.

Mapping sur le Palais de Justice (© Ville de Saintes)

Le reste de la programmation est maintenue !

Découvrez les lieux emblématiques de Saintes sous les projecteurs :

Du 23 au 25 décembre de 18h30 à 20 h, le mapping interactif NYNO, développé par l'APMAC, est de retour !

Retrouvez « NY Noël 2022 » sur la façade de l'ancien Musée Lapidaire, place Bassompierre et tentez de résoudre des énigmes en recherchant les objets cachés dans la projection.

Le Palais de Justice se dote, lui aussi, de sa parure de fête jusqu'au 1er janvier 2023, de 17h30 à 21h. De nouvelles couleurs viennent enrichir ce mapping cette année.

Le roller park gratuit a atteint plusieurs milliers de patineurs et patineuses, venez l'essayer vous aussi !

Enfin, le maire a pris un arrêté pour permettre au Père-Noël de survoler la ville avec traîneau et rennes !

Interdiction de vente et de transport de produits dangereux du 30 décembre 2021 au 2 janvier 2023

COMMUNIQUE DE LA PREFECTURE : 

À l'occasion des fêtes de fin d'année, l'usage par des particuliers de produits inflammables ou explosifs, d'artifices de divertissement ou d'articles pyrotechniques est susceptible d'occasionner des atteintes graves aux personnes, aux biens, à la tranquillité et à l'ordre public.

Par conséquent, Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime, a pris un arrêté réglementant temporairement la vente et le transport de produits chimiques inflammables ou explosifs, ainsi que la vente, la cession, le transport et l'utilisation d'artifices de divertissement.

Du vendredi 30 décembre 2021 à 20 heures au lundi 2 janvier 2022 à 8 heures, sur l'ensemble du département de la Charente-Maritime, seront interdits :

• l'acquisition par des particuliers de bouteilles ou bidons contenant des produits chimiques, inflammables ou explosifs, sous la forme liquide, solide ou gazeuse, dans les établissements commerciaux ou les stations services,

• le transport de ces mêmes produits, la vente, la cession, le transport et l'utilisation d'artifices de divertissements (catégories F2, F3, et F4) et d'articles pyrotechniques (catégories T2 et P2).

Ces interdictions ne s'appliquent pas à la vente, la cession et l'utilisation de pétrole et de gaz à usage domestique, ainsi qu'aux personnes titulaires des certificats de qualification ou agréments préfectoraux les autorisant à mettre en œuvre les artifices de divertissement.

Communauté de Communes de Haute-Saintonge/Traitement des déchets ménagers : S'organiser dans la perspective des fermetures de Clérac et Lapouyade

Face aux futures fermetures des centres de Clérac et Lapouyade en 2034 et 2035, la CDCHS prépare l’avenir, le traitement des déchets ménagers étant important pour la collectivité. Les modalités de coopération pour la création d’une structure regroupant CALITOM, la Communauté de Communes de la Haute Saintonge et le SMICVAL sont à l’étude. Le sujet a été détaillé jeudi dernier lors de la dernière assemblée de l'année au centre des congrès.

La Haute-Saintonge compte 68248 habitants et produit 21.000 tonnes de déchets ménagers

En juin dernier, la CDCHS a lancé des études sur le devenir du traitement des déchets ultimes (sacs noirs et tout venant de déchèteries). En effet, dans un peu plus de dix ans, fermeront les centres de Clérac et Lapouyade. Plusieurs possibilités ont été évoquées dont l’une consiste à créer une unité de valorisation énergétique en partenariat avec CALITOM (syndicat des déchets de Charente) et le syndicat de collecte et de traitement des déchets du Libournais (SMICVAL), « à ce jour le scénario le plus pertinent pour le territoire au regard des enjeux futurs » explique Jean-Michel Rapiteau, vice président chargé du traitement des déchets à la CDCHS. 

Si cette hypothèse est retenue, sur quel terrain sera implantée la structure ? Le sud d’une parcelle située sur Angoulême (extrémité sud de l'ancien site exploité par SNPE, Société Nationale des Poudres et Explosifs) apparaît comme le terrain le plus intéressant sous réserve que les conditions d'accès au site soient rendues compatibles avec le projet (voirie, etc).

Afin d'aller plus avant dans la définition du projet, il est nécessaire que CALITOM inscrive à son plan pluriannuel d'investissement les montants relatifs à la conduite de l'ensemble des études préalables. Elles sont estimées à un montant de 3 105 000 € HT, à répartir sur les trois années à venir : 2023 : 221 700 € HT ; 2024 : 566 700 € HT ; 2025 : 2 316 600 € HT.

Les trois collectivités partageront les frais d'études selon la clef de répartition basée sur les populations concernées de chaque collectivité. Au regard des montants estimatifs, cette proposition conduirait aux coûts suivants (hors subventions éventuelles) :

Réunion de la CDCHS jeudi dernier à Jonzac

Après un exposé détaillé, l'Assemblée communautaire est favorable au lancement des études préalables à la construction d'une unité de valorisation énergétique et notamment à une consultation pour retenir un assistant à maîtrise d'ouvrage. Sont comprises les études d’impact, des risques sanitaires, géotechniques, expertises de sols, de la faune et de la flore. « Dans ce projet avec nos voisins, nous représentons 11% de la population. Nous produisons 21.000 tonnes de déchets, la Charente 90.000 tonnes et le Libournais 51.000 tonnes, soit 162.000 tonnes au total » explique Claude Belot. Par ailleurs, les prix ne cessent d’augmenter : 150 euros la tonne pour l’enfouissement actuellement. Or, le traitement serait de 90 euros la tonne avec une unité de valorisation énergétique. De par sa situation à Angoulême, cette dernière pourrait alimenter en chaleur des entreprises industrielles locales (y compris l'hôpital) et produire de l’électricité.  

• Partenariat avec CALITOM pour les déchèteries de Baignes et de Châteaubernard en 2023

La convention de partenariat sera renouvelée avec CALITOM pour l'accueil des déchets des habitants de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge à la déchèterie de Baignes et celle de Châteaubernard. La participation aux frais de fonctionnement de ces déchèteries sera calculée au prorata de la population concernée. 

• Avenant entre la CDCHS et le SICN (Syndicat Intercommunal de Cylindrage et de Nettoiement) pour 2023

Dans le cadre du service en régie de ramassage des ordures ménagères des cantons du sud, un avenant à la convention de mise à disposition d'agents du SICN auprès de la CDCHS sera signé.

lundi 19 décembre 2022

Château de Montguyon : la commune lance d'importants travaux de valorisation de son patrimoine

Vendredi dernier, avait lieu la signature de la convention "Fondation du Patrimoine/commune de Montguyon" en présence de Julien Mouchebœuf, maire de Montguyon, Joëlle Marie-Reine Sciard, conseillère régionale, Véronique Abelin, conseillère départementale, Stéphanie Boubli, ingénieur des services culturels, Christophe Bourel le Guilloux, conservateur régional des Monuments historiques, Rémi Pottier, architecte du Patrimoine, Nathalie Rousseau Fockedey de la Fondation du Patrimoine, Eric Normand, archéologue, Christophe Métreau, guide conférencier, Camille Andreu, chargée de mission et des représentants de la CDCHS. L'objectif de la municipalité est non seulement de sauvegarder et valoriser le château et son enceinte, mais de proposer un ensemble accueillant avec prise en compte des maisons environnantes par le biais d'une opération programmée à l'amélioration de l'habitat, l'aménagement d'un espace scénique de qualité et des cheminements piétonniers qui permettront aux promeneurs de se rendre jusqu'au castel en toute sécurité.

Le château vu du ciel : il domine la ville (© commune Montguyon)
De droite à gauche, Christophe Bourel le Guilloux, conservateur régional des Monuments historiques, Julien Mouchebœuf, maire de Montguyon, Nathalie Rousseau Fockedey de la Fondation du Patrimoine, Christophe Métreau, guide conférencier chargé par Claude Belot, président de la CDCHS, d'écrire l'histoire du château de Montguyon (à paraître en 2023)

La commune de Montguyon possède un château au riche passé dont il ne subsiste que quelques vestiges dont la tour, des remparts et des communs. Le mauvais état de la structure a suscité l'attention de la municipalité qui a lancé un plan de restauration s'étalant sur plusieurs années. Si des travaux ont été réalisés dans le passé (partie nord en particulier), il s'agit désormais de prendre en compte l'ensemble de l'édifice. 

L’ancienne forteresse a été édifiée sur une falaise comme le montre la photo faite par drone. La reconstitution d'Archéovision retient notre intérêt : le château réaménagé était conséquent et remarquable, affichant des ressemblances avec la demeure des La Rochefoucauld en Charente. Qui l'eût cru ? Malheureusement, les assauts guerriers mêlés à des destructions et des événements naturels dévastateurs (foudre ayant provoqué un incendie en 1793, éboulement au XXème siècle) ont gravement détérioré le site. 

Reconstitution du château de Montguyon à l'époque où il était vaste et majestueux (© David Souny - atelier Rémi Pottier)

En 2008, Bernard Bordelais, architecte, dressait l'état des lieux : « Dans les années 80, les dépendances étaient à l'abandon et la charpente était tombée. La municipalité envisageait purement et simplement de tout raser. Quant à la tour, victime de la foudre, elle aurait dû être consolidée. Sans toiture, elle a été exposée durant deux siècles aux intempéries. Conséquence, un pan de mur s'est effondré » soulignait-il. S'armant de courage, son association (ASVPM) est à l'origine de la restauration d'une partie des remparts et des écuries. 

Quatre phases de travaux

En 2021, la commune a demandé à l'atelier Rémi Pottier, architecte du patrimoine, de réaliser une étude approfondie. Sur la base d’un cahier des charges, une importante campagne d’élagage et de dévégétalisation a été menée par des équipes de bénévoles et professionnels en octobre 2021. Cette première étape préparatoire était le préalable indispensable afin de mener les investigations de scannérisation de l’ensemble des vestiges du château et de la plateforme par Archéovision. Le modèle 3D était opérationnel en fin d’année 2021.

Quatre phases de travaux sont programmées pour un montant de 5 millions d'euros qui bénéficieront d'aides financières (DRAC pour la partie protégée, Région Nouvelle-Aquitaine 20%, Département 20%, Fondation du Patrimoine, fonds européens Leader, autofinancement). La mission Stéphane Bern sera sollicitée accompagnée d'une collecte de fonds auprès des habitants soucieux de préserver leur patrimoine. 

• Première phase : travaux d'urgence de mise en sécurité de la falaise sud (remparts) - 5 mois de travaux

• Deuxième phase : Renforcer et consolider le talus au pied de la tour - Un an de travaux

• Troisième phase : aménagement d'un espace scénique au pied de la tour maîtresse du château pour que ce site ait une vocation à l’année (promenade, théâtre, parcours). 10 mois de travaux

• Quatrième phase : Faire coexister aménagement historique et contemporain pour dynamiser l’image du site. Conjuguer l’approche architecturale et la métaphore végétale. Création de cheminements piétonniers. 

Des cheminements piétonniers seront créés (© atelier Rémi Pottier)

« Il faudra au moins deux mandats pour concrétiser l'ensemble du chantier » estime Julien Moucheboeuf. Les travaux commenceront en 2023, en même temps que l'OPAH lancée sur l'ensemble du territoire de Haute-Saintonge. Les habitants peuvent saisir cette opportunité pour entreprendre des rénovations (façades, toitures) réalisées par des artisans respectueux des matériaux traditionnels (chaux à l'ancienne, etc), sans oublier la transition énergétique. Dans ce domaine, la Fondation du Patrimoine, par l'attribution d'un label, peut aider les particuliers à conduire à bien leurs travaux dans les règles de l'art. N'hésitez pas à vous informer.

Signature de la convention "Fondation du Patrimoine/commune de Montguyon"

Félicitations à la mairie de Montguyon pour son esprit d'initiative et sa volonté de transmettre le patrimoine aux générations futures dans de bonnes conditions.

Un grand feu d'artifice clôture généralement la fête médiévale de Montguyon
qui a lieu chaque été

• Fondation du Patrimoine : 1 bis rue Lebascles à Poitiers - 05 49 41 45 54 - www.fondation-patrimoine.org

 Un peu d'histoire 

• Au XVème siècle, Rosine de Montaut-Mussidan, dame de Montendre et Montguyon, apporte en dot le château à Guy II de La Rochefoucauld, seigneur de Verteuil et de Barbezieux

• Durant les guerres de religion, Henri de Navarre, futur Henri IV, y fait étape entre 1571 et 1586. En 1621, c'est le tour de Louis XIII et de son épouse Anne d'Autriche d'y séjourner.

• La tour est inscrite à l'inventaire des monuments historiques en février 1929. L'arrêté est annulé et remplacé par l'inscription de l'ensemble du château, des vestiges et des anciennes écuries en 23 juillet 2004.

Rouffignac : l’aventure continue avec Les Amis d’Agadez au Niger

Il y a quelques années, Sophie Duvois, céramiste à Rouffignac, a fait la connaissance d’Ahmed Attaher, artiste joaillier touareg qui descend d’une lignée d’artisans renommés du Niger (les œuvres de son aïeul sont exposées au musée du quai Branly à Paris). Un partenariat voit le jour avec la création de deux associations française et nigérienne, structures qui permettront une entraide plus étroite. 

Sophie Duvois et Ousseini Attaher, président de l'association Taggaz-Nakal
Nombreux connaissent les bijoux d’Ahmed Attaher exposés dans la région à plusieurs occasions. Au fil des mois, l’idée d’un rapprochement a fait son chemin et elle aboutit en cette veille de Noël, moment propice à l’unité, à la création de deux associations qui seront complémentaires. 

L’une, présidée par Ousseini Attaher (frère d’Ahmed) est en cours d’agrément dans la ville d’Agadez au Niger. Baptisée Taggaz-Nakal, ses objectifs comprennent une bibliothèque afin de transmettre la connaissance (la langue officielle du Niger est le français), de proposer des jardins communautaires pour la population et de soutenir l’artisanat en sauvegardant les gestes ancestraux. 

De son côté, l’association qu’anime Sophie Duvois, « Les amis d’Agadez », compte plus d’une trentaine de membres. Elle a pour but de favoriser l’entraide avec la communauté des artisans bijoutiers touaregs, garants des projets, et de leur apporter une aide financière, indispensable dans un pays qui rencontre des difficultés économiques et subit les menaces terroristes de Boko Haram. « Les statuts ont été déposés, nous sommes en train de mettre en place notre plan d’actions » souligne Sophie Duvois qui s’entoure de judicieux conseils. 

Actuellement en France, Ousseini se veut, comme son frère, l’ambassadeur de son peuple et de son pays. De la richesse de ses savoir-faire aussi qui se perpétuent de génération en génération. La ville d’Agadez, au riche passé patrimonial et lieu saint de pèlerinage, est à découvrir. 

Agadez, une ville au riche passé patrimonial
Quelle bague vais-je choisir ?
Très beaux colliers touaregs
Colliers, bracelets, boucles d'oreille
Afin de soutenir les artisans bijoutiers d’Agadez, une présentation de leurs créations est proposée à l’atelier de Sophie, situé dans le bourg de Rouffignac (entre Montendre et Jonzac). On trouve des colliers, des bracelets, des boucles d'oreille, des bagues en argent ciselé auxquels s’ajoutent des sacs en cuir très originaux. Des idées cadeaux en cette période de l’année ! Ouverture tous les après-midi jusqu’au 31 décembre à partir de 15 h. N’hésitez pas à rendre visite à Sophie et Ousseini qui répondront volontiers à vos questions autour d’un thé touareg.

• La langue officielle de la République du Niger est le français. Les textes officiels mentionnent dix langues "nationales" : haoussa, songhay-zarma, foulfoulde (Peuls), tamashek (Touaregs), kanouri, arabe dialectal, boudouma, goulmancema, tassawaq et toubou.

• Renseignements : Contact avec Sophie Duvois par SMS au 06.15.66.41.78

 © Les Amis d'Agadez

jeudi 15 décembre 2022

Saintes : Le Centre hospitalier déclenche son plan blanc niveau 2

Communiqué du Centre Hospitalier de Saintes : 

« En raison de l’épidémie de Covid, grippe et bronchiolite et de ce fait, de l’afflux massif de patients aux urgences, le Centre hospitalier de Saintes, après décision de la cellule de crise et validation de l’ARS, déclenche le plan blanc niveau 2.

Cette mesure prévoit la mobilisation de tous les personnels hospitaliers disponibles y compris le rappel des personnels sur leurs congés et repos et prévoit également la déprogrammation des activités de soins nécessaire au redéploiement des professionnels pour accroître et adapter les capacités de prise en charge à l’évolution de la crise sanitaire.

A ce titre et afin de libérer des places au urgences, 10 lits dits "épidémiques" vont être mobilisés au sein d’une unité spécifique supplémentaire.

Il est plus que jamais conseillé de rester vigilant sur l’application des gestes barrière et le port du masque.

Avant de vous rendre aux urgences, appelez le 15 afin d’obtenir une régulation par le SAMU.

Nos urgences restent fragiles et sur-sollicitées par des passages qui ne nécessitent pas toujours un recours à ce service ».

mercredi 14 décembre 2022

Jonzac valorise son patrimoine : début des travaux intérieurs du châtelet en 2023 ; le Cloître des Carmes va retrouver sa quatrième galerie !

Plusieurs questions concernant le patrimoine étaient inscrites à l’ordre de jour du conseil municipal du mardi 13 décembre présidé par Christophe Cabri, maire :

• Inscription du château au titre des Monuments Historiques (intérieurs et extérieurs)

Attachée à la protection de son patrimoine architectural et culturel, la Ville poursuit le travail de valorisation de ses édifices remarquables. A cet effet, elle souhaite inscrire au titre des M.H. ses monuments emblématiques, tels que les intérieurs et extérieurs du château. Ces témoins du passé contribuent à l’attractivité touristique du territoire. 

Concernant le château, sont classées aux M.H. tours et poterne (porche) en date du 3 mai 1913 ; sont inscrits la fontaine Renaissance se trouvant dans la partie sous-préfecture (11 juillet 1942), le théâtre du château et son décor en mars 1979. « La protection obtenue permet de faire connaître l’histoire du bâtiment, via le recensement des archives, et ouvre droit aux subventions pour restaurer, rénover ou réhabiliter le bien en accord avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) et l’Architecte des Bâtiments de France » explique Christelle Brière, adjointe à la culture. Les subventions allouées sont alors de 40% maximum du montant des travaux pour un immeuble classé et de 15% maximum pour un immeuble inscrit au titre des monuments historiques. 

Claude Belot rappelle que le classement implique des règles précises dont l’appel à des entreprises spécialisées agréées par le ministère de la Culture… dont les prix sont plus élevés. « A titre d’exemple, la toiture du Petit Théâtre n’est pas inscrite car elle ne présente pas un caractère exceptionnel. Pour la rénover, nous avons fait appel à une entreprise classique car la ville n’avait pas les moyens d’engager des frais importants » explique-t-il

Archives 2021. Il faudra attendre 2023 pour retrouver cette vue du châtelet ! Le château est occupé par les services de la Ville de Jonzac, la sous-préfecture et un propriétaire privé

Fontaine Renaissance du château située dans la partie sous-préfecture (visible pour les Journées du Patrimoine)

• Inscription du cloître des Carmes au titre des Monuments Historiques 

Une même démarche sera entreprise pour le Cloître des Carmes qui va retrouver sa quatrième galerie (occupée anciennement par le palais de justice) et des bâtiments. « Il y aura environ un an de travaux. Cet espace abritera le musée archéologique. Si l’on y ajoute les galeries d’exposition, la salle de conférences et Micro-Folies, Jonzac possédera un bel espace culturel en centre ville. Plus généralement, l’ensemble du quartier Ruibet Gatineau profitera de cette valorisation » remarque le maire. En effet,  l'ancien couvent des frères Carmes est voisin de la médiathèque et des ateliers de la Corderie.

Edition 2022 de "Jonzac à croquer" manifestation organisée par les Amis de Jonzac au Cloître des Carmes où étaient prises les inscriptions

• Inscription de l’église Saint-Gervais Saint-Protais au titre des Monuments Historiques 

Christophe Cabri propose de suivre la même procédure pour l’église Saint-Gervais Saint-Protais afin de valoriser cet édifice, mais également de bénéficier des aides dans le cadre des travaux de réfection de la toiture. Le cabinet Villeneuve est chargé de réaliser un diagnostic.

• Le Conseil Municipal valide le dépôt des demandes d’inscription au titre des Monuments Historiques du château, du cloître des carmes et de l’église.

La façade de l'église illuminée. A voir les lumières qui rappellent au sol les tombes mérovingiennes trouvées à cet endroit... ainsi que le sapin de Noël dressé sur le parvis cette année en raison des travaux du château

• Restauration du châtelet : Fin de la première phase au printemps 2023

Impossible de manquer ces travaux, le châtelet se trouvant "empaqueté" pour la bonne conduite des travaux. La première phase sera terminée au printemps (extérieurs et chemin de ronde, les travaux ont pris du retard en raison des ardoises). Suivra la restauration des intérieurs. Quelques découvertes auraient été faites par les archéologues dont nous reparlerons.

Le coût de la phase 2, qui correspond à la restauration intérieure du châtelet, est approuvé. Il s’élève à 725 812 € financés par la DRAC (30 %) 217 743 euros, le département de la Charente-Maritime (20 %) 145 162 €, la Région Nouvelle Aquitaine (8 %) 60 000 €, autofinancement ou emprunt 302 907 € (42 %).

La phase extérieure sera achevée au printemps

• Logis de la Mouillère (ex propriété Roux située à la sortie de Jonzac, près du nouveau forage) : Une étude va être lancée qui déterminera le potentiel de cet ensemble comprenant une belle demeure historique et des bâtiments de ferme. Pourquoi ne pas y installer un hôtel-restaurant de bonne qualité ? Idée à creuser…

• La petite histoire de Jonzac : Claude Belot a salué la parution de l’ouvrage de Marc Seguin « La petite histoire de Jonzac » aux éditions La Geste. Une plongée dans l'histoire locale au travers d'anecdotes et d'archives minutieusement étudiées ! « Je recommande ce livre écrit par un Jonzacais passionné par sa ville. On y apprend beaucoup de choses » a-t-il souligné. La municipalité offrira un exemplaire aux enfants de l’école primaire. Ce peut être un joli cadeau de Noël !

Villa gallo-romaine : L’objectif est de réaliser une couverture en panneaux photovoltaïques. Une étude de faisabilité est lancée (20000 euros). 

• La Porte de Ville, datant du XVe siècle, fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques depuis le 25 novembre 1926. Initialement, la ville en comptait deux. Seule celle-ci a subsisté. 

lundi 12 décembre 2022

Jonzac/Projet éolien de Coux : l’association Aprevica reçue par Estelle Leprêtre, sous-préfète

Depuis l’annonce d’une implantation d’éoliennes sur la commune de Coux, à proximité d’Expiremont, Chartuzac et Tugéras Saint-Maurice (projet qu’on avait cru enterré), des riverains se sont regroupés en association (Aprevica) pour dénoncer cette perspective
 

Un rassemblement était donc organisé à Jonzac samedi 10 décembre. Le temps frisquet n’avait pas empêché la participation d’élus de tous bords et soutiens aux côtés de Nol et Bernard Largeau, responsables d'Aprevica, déguisés en Don Quichotte et Sancho Panza, histoire de rappeler par l’humour qu’on se bat souvent contre des moulins à vent ! 

Plusieurs prises de paroles ont eu lieu sur la place du château dont celles de Christophe Cabri, maire de Jonzac et Yves Poujade, conseiller départemental des Trois Monts. Connaissant bien la question, Stéphane Chedouteaud, maire d’Aulnay, a rappelé qu’au sein du Conseil départemental, un observatoire de l’éolien a été créé en 2018. A ce jour, l’Aunis compte 81 éoliennes sur les 114 de Charente-Maritime. Le territoire de Haute-Saintonge est à son tour concerné. « Le Département souhaite que le déploiement de l’éolien, pris en compte dans la transition énergétique des territoires, soit maîtrisé et cohérent, sans saturation des paysages, sans encerclement des villages, tout en respectant la protection de notre patrimoine naturel et culturel. Nous voulons que la répartition soit équitable. A ce jour, nous avons fait un gros effort et maintenant, nous disons stop » précise l’élu. Les éoliennes en grand nombre ne sont pas forcément bien accueillies par la population : « elles sont visibles à 20 km, dévaluent le prix de l’immobilier, font du bruit et clignotent la nuit ». Si nécessaire, le Département sollicite auprès de la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux (CAA) l’annulation de décisions d’autorisations préfectorales concernant les projets éoliens pour lesquels il a transmis un avis défavorable. Supervisée par le préfet, une instance a été créée entre les collectivités et les promoteurs afin de faciliter le dialogue. 

Sur le territoire de Haute-Saintonge, la CDCHS - opposée à l’éolien par la voix de son président Claude Belot - développe depuis de nombreuses années la filière bois, le photovoltaïque, la géothermie et la biomasse. Elle travaille également sur le créneau hydrogène.
Yves Poujade, Stéphane Chedouteaud, Christophe Cabri, Bernard Largeau
Nol déguisé en Don Quichotte !
Outre « l’aspect visuel et la rentabilité », la Fédération Environnement Durable, que préside Jean-Louis Butré, avance un certain nombre de points contre l'éolien dans une lettre qu’elle a adressée aux parlementaires : « Mardi 6 décembre à 19 h, les 9.000 éoliennes de l'hexagone ont fourni au réseau 2.013 MW d’électricité, soit 3% des besoins de la France qui a été contrainte d’importer au même instant 11.926 MW (15%). Grâce à la remise en route accélérée de plusieurs réacteurs, le nucléaire a fourni au même instant 36.612 MW, ce qui correspondait à plus de 50% de consommation évitant ainsi une pénurie et des délestages. La Fédération Environnement Durable remercie les équipes de la filière EDF ainsi que celles de la filière hydraulique et des centrales thermiques. C’est pourtant cette filière nucléaire qui, depuis plus de 20 ans, a été dénigrée systématiquement par de nombreux partis politiques, condamnée par les écologistes, attaquée sans relâche par des ONG, vilipendée par les grands médias et abandonnée par des gouvernements qui n’ont cessé de l’affaiblir. Malgré ces faits incontestables, au lieu de la relancer sans perdre du temps, le gouvernement propose une loi d’accélération des Energies Renouvelables. Ce projet jugé "prioritaire" est examiné par les parlementaires. Concernant l’éolien terrestre, si cette loi est votée, les communes les unes après les autres risquent d’être exposées aux promoteurs privés et aux multinationales ».  

Quels arguments pourraient intervenir pour annuler le projet de Coux ? « L’éolien doit faire débat et nous continuerons à persévérer dans ce sens. L’union fera notre force » estime Bernard Largeau qui ne comprend pas la position de la municipalité de Coux. 
En fin de matinée, une délégation composée de Nol, Bernard Largeau, président d’Aprevica, Emmanuelle Camilleri, conseillère municipale de Léoville, Stéphane Chedouteaud, Raphaël Georgeon, maire de Vanzac, a été reçue par Estelle Leprêtre, sous-préfète de Jonzac. « Après avoir souligné la bonne tenue de notre manifestation qui s’est déroulée dans le calme et le respect, elle a écouté nos doléances et pris des notes » expliquent les responsables de l’association. 

A suivre en cette période où l’on ne cesse de nous parler de délestages et d’augmentation considérable des factures d’électricité. Pour avoir chaud, faudra-t-il bientôt se réfugier aux Antilles ?… de Jonzac, bien entendu !
Rassemblement devant le château de Jonzac (en cours de restauration)
• La commune de Boisredon se positionne par rapport aux éoliennes (séance du 2 décembre) : « Le conseil municipal demande que le périmètre de 0 à 30 kilomètres autour du CNPE du Blayais passe, dans la hiérarchisation concernant la cartographie des zones propices au développement de l'éolien terrestre, de zone à enjeu modéré, à zone non préférentielle ».

Château de la Roche-Courbon : l’association Amicour remet un chèque de 1019 euros destinés à la rénovation de la maison Pierre Loti à Rochefort

Vendredi dernier, au château de la Roche-Courbon, l’association Amicour, par la remise d'un chèque à la ville de Rochefort, a montré toute son implication dans la défense du patrimoine. En effet, lors de son édition d’octobre dernier, la course nature de La Roche-Courbon a mobilisé plus d'un millier de coureurs. A cette occasion, il a été décidé qu’un euro sur chaque inscription serait reversé à la rénovation de la Maison de Pierre Loti, édifice en péril situé à Rochefort où vécut l'écrivain. 

Le nom de Pierre Loti, écrivain voyageur, est intiment lié au château de la Roche Courbon. En mobilisant ses amis et sa notoriété, il a sensibilisé l'opinion et contribué, via des articles de presse, à la sauvegarde de ce domaine alors menacé et qui a été le théâtre de nombreux épisodes durant son enfance. C’est Paul Chénereau, aïeul des actuels propriétaires, qui a sauvé « le château de la Belle au Bois Dormant » ! Cette rencontre s’est déroulée en présence de Christine Sébert Badois, Philippe Sébert, William Weber, président des Amis du château de La Roche-Courbon, la Fondation du Patrimoine, C. Campodarve-Puente, adjointe à la culture représentant le maire de Rochefort, Hervé Blanché.

Christine Sebert Badois, William Weber, Caroline Campodarve-Puente (© P.S.)

•  Allocution de Christine Sebert Badois, directrice du château de la Roche Courbon

« Sport, Nature, Patrimoine : au fil des neuf dernières années, ce slogan est devenu synonyme de rencontres sportives à La Roche-Courbon où se retrouvent environ 1700 marcheurs et coureurs voulant se surpasser dans un lieu chargé d'histoire.

Devenue le premier trial classant de Charente-Maritime, c'est aussi grâce à Amicour et son président que 70 bénévoles encadrent l'événement. Il est aussi évident que l'ensemble de nos collaborateurs sont mobilisés et donnent le meilleur d'eux-mêmes.

De nombreux partenaires financiers nous accompagnent depuis le départ et nous honorent de leur confiance jusqu'à la Coop Atlantique plus récemment.

Cette belle chaîne humaine a voulu donner et nous nous retrouvons tous aujourd'hui autour de Pierre Loti formant un cercle vertueux pour que notre Association d'Amis de La Roche-Courbon puisse remettre à la Ville de Rochefort le résultat de cette collecte, soit 1€ multiplié par les 1019 coureurs inscrits en octobre 2022.

La Fondation du Patrimoine sert d'intermédiaire en soutien à la restauration de la maison de notre marin poète qui, au début du XXème siècle, s'était lui-même alarmé de l'état de délabrement de la forêt de La Roche-Courbon, décor de ses promenades d'enfance quand il venait rendre visite à sa sœur, Marie Bon, à Saint-Porchaire. En 1920, Paul Chénereau, mon grand-père, a su lui répondre et sauver ce site. Ce lieu est aussi une entreprise avec ses obligations de résultat tout en assumant une spécificité particulière, celle de partager avec le plus grand nombre un patrimoine emblématique et le faire rayonner. N'est-pas très exactement le cœur de nos motivations en ce début d'après-midi ?

Gageons que demain, nous puissions encore donner aux générations futures la possibilité de découvrir le patrimoine bâti qui est une part non négligeable de nos racines ».

L'allocution de Christine Sébert Badois, directrice du château de la Roche Courbon

• Allocution du président de l’association Amicour, William Weber

« C’est avec plaisir que je revêts aujourd'hui mon costume de président d'Amicour (les amis du château de la Roche-Courbon) pour participer, avec nos faibles moyens, aux travaux de rénovation de la maison de Pierre Loti de Rochefort.

La course nature organisée chaque année par notre association a mobilisé les 22 et 23 octobre 2022, 1019 coureurs. Pour l'instant, me direz-vous, rien de particulier si ce n'est que cette manifestation rencontre de plus en plus d'adeptes. Mais, il y a souvent un mais, cette année, il a été décidé de reverser 1 euro par participant à la Fondation du Patrimoine pour soutenir les travaux de restauration de cette demeure historique implantée au 137 de la rue Pierre Loti à Rochefort.

Le 10 juin 1923, nous fêterons les 100 ans de la disparition de Pierre Loti (Julien Viaud pour l'état civil) et il nous a paru indispensable de nous unir à tous ceux qui œuvrent pour sauver cette demeure.

Si nous sommes ici aujourd'hui, reçus par Mme Sebert-Badois et son époux, nous le devons à cet infatigable écrivain-voyageur qui, dans son article paru dans le Figaro le 21 octobre 1908, a touché le cœur de Paul Chénereau. Ce dernier, véritable esthète, visionnaire et bâtisseur a consacré son temps et sa fortune à la restauration du domaine de la Roche-Courbon. Ses descendants, Jacques et Marie-Jeanne Badois, Christine, Philippe, leurs enfants et petits-enfants poursuivent vaillamment son œuvre.

Le château et la commune de Saint-Porchaire sont donc viscéralement attachés à Pierre Loti qui venait passer ses vacances chez sa sœur Marie. La maison de cette dernière, propriété de la commune, va faire peau neuve grâce aux différentes aides publiques et au soutien des élus.

Les promenades le long du Bruant, les premières amours de Pierre Loti dans la forêt lui firent écrire cette phrase si attachante : « Je m'en suis allé par toute la terre. Entre mes longs voyages, je revenais comme un pèlerin ramené pieusement par le souvenir, me disant à chaque fois que rien des lointains pays n'était plus reposant, ni plus beau que ce coin si ignoré de notre Saintonge ».

A titre personnel, je suis allé m'asseoir à la terrasse du café de Pierre Loti à Istanbul, situé à proximité du cimetière et de la mosquée, sur les hauteurs de cette ville que l'écrivain adorait ».

Saintes : Le Centre Hospitalier porte le nom de Philippe Marchand, homme politique bien connu

Fabrice Leburge, directeur du CH : « Nous avons fait fructifier l’héritage de nos aînés et singulièrement de Philippe Marchand. La médecine moléculaire arrive à Saintes en 2023 avec un centre regroupant Pet-scan et caméra pour un diagnostic fonctionnel des organes en partenariat avec les équipes du  SINEM de Poitiers »

Photo d'archives 2016 : Philippe Marchand aux côtés d'Alain Debetz et Françoise Mesnard, maire de Saint-Jean d'Angély

Le centre hospitalier de Saintes porte désormais le nom de Philippe Marchand, homme politique bien connu de la cité santone disparu en 2018. Le dévoilement de la plaque a eu lieu samedi matin en présence de son épouse Odile, Véronique Schaaf, sous-préfète, Fabrice Leburgue, directeur des CH de Saintes et Saint-Jean d’Angély, Bruno Drapron, maire de Saintes et président du conseil de surveillance, Alain Grentzinger, président de commission médicale d’établissement, Mickaël Vallet, sénateur, Christophe Dourthe, Eric Pannaud, maire de Chaniers, etc. 

A cette occasion, Fabrice Leburge a rappelé le développement de l’établissement dont il assure la direction et l’action conduite par Philippe Marchand, personnalité qui a marqué la région de son empreinte. En effet, au cours de l'exercice de ses différents mandats et après, son implication a été déterminante dans la construction et le déplacement du nouveau centre hospitalier du site Saint-Louis à l’emplacement actuel en 2007. 

Cérémonie samedi matin : Odile Marchand, Bruno Drapron, Fabrice Leburgue,
Véronique Schaaf (© C.A.)

• Discours de Fabrice Leburgue : 

« L’assemblée délibérante de l’hôpital a souhaité, peu après l’élection de Bruno Drapron à la mairie de Saintes et dès les premières séances du nouveau conseil de surveillance, mettre à l’honneur Philippe Marchand pour son action au côté du directeur et président de CME de l’époque pour soutenir l’ensemble des projets de l’hôpital de Saintes. 

Dans les années 2000, la validation de l’opération du nouvel hôpital, décision historique appuyée par Philippe Marchand, a permis à l’hôpital de Saintes de monter en puissance dans sa fonction d’hôpital de recours. En ce sens, malgré, dans certains segments, un manque de puissance médicale pour assurer pleinement notre responsabilité populationnelle au service des 250.000 habitants de la Saintonge avec l’appui des centres hospitaliers de Royan, Saint-Jean d’Angély, Jonzac, l’hôpital de Saintes "Philippe Marchand" n’a cessé de développer son offre depuis 2007.

Alors bien sûr, l’actualité est dominée par la crise hospitalière, par le repli de l’offre publique du fait de la crise des ressources humaines après deux ans de Covid qui a épuisé une institution fragilisée, avec à Saintes, en symbole et acmé de cette crise, l’effondrement de la pédiatrie hospitalière. Mais si l’actualité est sombre, il faut parfois prendre du recul pour mesurer les progrès d’une institution sur une trajectoire plus longue. Devenir un hôpital de recours en partant d’un hôpital perché sur une colline, enclavé et agrandi à coup de bungalow était une mission impossible. 

Le nouvel hôpital de Saintes, promu par Georget Cano, Denis Guirant, appuyé de manière déterminante par Philippe Marchand, a constitué les fondations solides d’un axe fort de mes six ans d’exercices en Saintonge, ayant pour but de doter le Sud de la Charente-Maritime d’un second hôpital de recours répondant aux besoins de santé du territoire et rendant accessibles à la population les équipes pluridisciplinaires d’excellence et un plateau technique de haut niveau.

Si l’on se retourne dix ans en arrière de 2012 à 2022, l’évolution des services et du plateau technique, qui signent la mission recours d’un hôpital, n’ont cessé de prendre de l’ampleur au point d’ailleurs que notre succès auprès de la population porte aussi les tensions et les crises lorsque l’on songe au quasi doublement des passages dans nos urgences adultes et pédiatriques que nous assumons avec des moyens trop limités.

Mais la réanimation à Saintes, c’est désormais un potentiel de 14 lits avec 8 lits de soins continus et 9 praticiens stables de haut niveau. Dans la pire période Covid, nous avons dû doubler notre capacitaire au service de la population sans jamais devoir limiter les prises en charge, faute de place, à des personnes éligibles. Notre équipe s’engage également dans la recherche clinique et les publications scientifiques.

La coronographie et l’upgrade de l’USIC marquent en 2014, sous l’impulsion de notre actuel président de CME, le dr Grentzinger, une étape d’importance de la fonction recours en cardiologie.

En 2018, la rythmologie saintaise monte en gamme et sous l’impulsion des drs Goujeau et Lauribe ; la cardiologie dans son ensemble, sous le management du dr Landelle, constitue une puissante équipe de 13 surspécialistes desservant  pour trois d’entre eux en territorial l’hôpital de Royan.

En 2016, nous avons été capables, après une interruption de service, de proposer au territoire une unité de soins intensifs neurovasculaires et d’organiser, via le télé AVC, la prise en charge de la thrombolyse sur site ou à distance sous dialogue urgentiste/neurologue. En 2018, nous avons doublé notre capacitaire en USINV.

En 2019, nous avons ouvert la seule unité territoriale de soins palliatifs du département, parachevant la filière des lits identifiés en soins palliatifs et l’équipe mobile de soins palliatifs ; équipe qui dessert de nombreuses structures publiques et privées du territoire. On retrouve, là encore, la signature d’un hôpital de recours qui projette ses ressources et son expertise au bénéfice du parcours de soins de la population.

En oncologie, notre équipe assume une demande qui, hélas, en six ans a augmenté de 50%, rendant notre hôpital de jour bien trop étroit. Mais là encore, Saintes dessert son territoire et une fédération d’oncologie assure en proximité les chimiothérapies du bassin royannais.

L’oncologie médicale trouve son pendant chirurgical en urologie et chirurgie digestive, l’équipe d’urologie desservant également l’ensemble du GHT tout en s’appuyant sur un plateau saintais qui innove à l’échelle de l’Europe avec un premier robot suisse dont le concept permet d’associer chirurgie robotique et autres techniques opératoires à différents moments de la prise en charge durant l’opération.

La radiothérapie complète notre prise en charge en cancérologie et c’est un atout fantastique pour l’hôpital d’associer cette prise en charge à nos oncologues et chirurgiens. Je vous annonce pour 2025 un upgrade complet du plateau technique de radiothérapie avec la construction d’un troisième bunker, l’achat de nouveaux accélérateurs permettant des prises en charge plus larges à Saintes, en particulier des cancers métastasiques et le recours à l’intelligence artificielle pour rendre l’étape du contourage moins chronophage pour nos médecins et ingénieurs.

Je pourrais aussi citer de nombreuses autres équipes de l’hôpital comme celle de néphrologie qui va inaugurer en janvier le nouveau centre lourd d’hémodialyse avec 24 postes dédiés à l’insuffisance rénale chronique là où en 2016, nous étions encore à 14 postes avec l’obligation de desservir en séances nocturnes notre population.

Et que dire de l’évolution des moyens diagnostics lourds : en 2016 : 1 scanner et 1 demi IRM pour l’hôpital de Saintes ; en 2022 : 2 scanners, dont un interventionnel, 2 IRM dont un 3T, une demande d’autorisation d’un troisième IRM, le mammographe numérique, le tout desservi par une équipe de radiologues territoriaux qui desservent également les équipements de Jonzac, Royan et Saint-Jean d’Angély ; enfin, la médecine moléculaire arrive à Saintes en 2023 avec un centre regroupant Pet-scan et caméra pour un diagnostic fonctionnel des organes en partenariat avec les équipes du  SINEM de Poitiers.

Bref, si nous ne sommes pas encore, dans tous les segments, l’hôpital de recours puissant et étayant l’offre de soins pour tout le territoire de la Charente-Maritime Sud qui constitue notre horizon et notre ambition à tous, l’hôpital de Saintes 2022 s’est affirmé dans sa mission de recours depuis plusieurs années autour d’un quadruple marqueur : la multidisciplinarité et l’excellence de ses équipes ; le développement d’un plateau technique de pointe ; la territorialité ; l’engagement dans sa mission de formation et des premières contributions à la recherche clinique en réseau avec les CHU.

En cela, nous avons fait fructifier l’héritage de nos ainés et singulièrement de Philippe Marchand et c’est ainsi que l’hôpital porte désormais son nom avec fierté et honneur ».

Dévoilement de la plaque dédiée à Philippe Marchand (© C.A.)

 • Message de Georget Cano : « Avec mes remerciements, je vous informe qu’il me sera impossible d’assister à la manifestation organisée en l’honneur de Philippe Marchand. J'exprime toute ma reconnaissance à l’ensemble des intervenants qui ont contribué à faire aboutir cette décision, largement méritée par celui qui, pendant de nombreuses années, a consacré son temps et toute son énergie à l’intention du service public hospitalier saintais et en particulier pour la réalisation du nouvel hôpital. Je souhaite un bel avenir au Centre Hospitalier "Philippe Marchand" et à tous les personnels médicaux et non médicaux qui le servent ».

vendredi 9 décembre 2022

Saintes/Conférence : La grande aventure historique de deux amoureux saintais, le député Pierre de Bremond d’Ars et sa femme Elisabeth

Vendredi 9 décembre à 18 h, auditorium de la salle Saintonge, conférence de la Société des Archives Historiques de la Saintonge et de l’Aunis sur "la grande aventure historique de deux amoureux saintais : le député Pierre de Bremond d’Ars, émigré de 1791 à 1800 et Elisabeth, sa femme" par Didier Colus de l'Académie de Saintonge. Entrée libre

• La conférence

Comment un homme aussi cultivé, aussi humaniste que Pierre de Bremond d’Ars, comment le député de la noblesse saintongeaise aux Etats généraux, comment ce père de famille a-t-il pu se convaincre que la seule issue, le seul devoir face à la Révolution qui gronde est d’émigrer pour rejoindre l’armée des princes ?

Il aime de passion une épouse qui lui voue en retour des sentiments peut- être encore plus exaltés. Le 3 décembre 1791, à son départ pour Coblence, il laisse trois enfants, dont l’aîné a six ans, et sa sœur, ex-chanoinesse, qui ne vit que pour lui... Il croit partir pour un trimestre tout au plus. En vérité l’errance à travers l’Europe va durer 103 mois... « Rigoureux point d’honneur » disait Le Cid.

Cette grande histoire serait perdue à jamais pour la mémoire des hommes si les archives de la maison de Bremond d’Ars n’avaient providentiellement été sauvées d’une dispersion totale. A Bordeaux, à Paris, chez les marchands, sur Internet, Didier Colus a retrouvé, acheté, recomposé, transcrit près de huit cents lettres adressées à l’émigré dont des centaines écrites par Elisabeth, sa femme, et Sophie, sa sœur. Témoignage de première main unique et ô combien précieux sur la Révolution à Saintes !

Et comme Pierre de Bremond d’Ars n’est pas n’importe quel émigré, le récit de son « aventure » est émaillée de rencontres passionnantes, par exemple avec La Fayette. Son journal intime (inédit, 500 pages à paraître aux Archives historiques) a lui aussi été retrouvé. Avec la correspondance, il constitue un des deux piliers d’une épopée dont l’intérêt dépasse de loin les bornes de notre belle province de Saintonge.

• Le conférencier Dider Colus

Né en 1950 à Gémozac (17) d’un père frioulan et d’une mère saintongeaise, Didier Colus est royannais depuis l’enfance. Après ses études universitaires (lettres et histoire) à Bordeaux et Poitiers, il a mené une carrière de professeur de Lettres modernes en Saintonge maritime.

Auteur et directeur de collection, collectionneur invétéré et grand voyageur, passionné d’histoire, il a publié plusieurs ouvrages romanesques (Les Chemins de Jérusalem, Les Poulains du Royaume, Paris, CERF, 1999 et 2002, en collaboration avec Jacques Bouineau), des Mémoires (Parlez-moi d’enfance et de maquis, Saintes, Le Croît vif, 2014), a collaboré à des ouvrages historiques (J’occupais Royan, 2011 – Marennes au XIXème siècle 2014) ou les a dirigés et co-écrits (Le fabuleux destin des canons de l’Hermione 2015).

Membre de plusieurs sociétés savantes dont la Société des Archives historiques de la Saintonge et de l’Aunis, il a été élu à l’Académie de Saintonge en 2017.