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lundi 28 février 2022

Hôpital des Pèlerins/Pons : L'une des plus belles restaurations de Charente-Maritime

L’hôpital des Pèlerins, étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1998, est l'un des fleurons de la ville de Pons en Haute-Saintonge. Vendredi après-midi, le préfet de Charente-Maritime, Nicolas Basselier, y a fait étape aux côtés d'Estelle Leprêtre, sous-préfète de Jonzac et Jacky Botton, maire de Pons. La présentation de ce patrimoine exceptionnel avait été confiée à Julien Werbrouck, guide à l'office de tourisme. 

Retour sur le passé de ce monument, riche en histoire. Il rouvrira ses portes à partir de Pâques. Expositions, graffiti, vitraux, jardin médiéval attendent les visiteurs. 

Ensemble de l'Hôpital des Pélerins. Autrefois, la Route Nationale passait sous le porche...
Visite guidée par Julien Werbrouck aux côtés du préfet Nicolas Basselier et d'Estelle Leprêtre,
sous-préfète de Jonzac

Dans les années 60, Pons, ville située sur l'axe Bordeaux-Saintes, était traversée par la Route Nationale et les voitures passaient sous la voûte de l'Hôpital qu’ils remarquaient à peine. Les hauts chargements endommageaient la structure et le porche faillit être démoli. A part quelques historiens (dont le regretté Pierre Senillou), la population ne portait guère attention à ce vieux témoin décrépi. Fort heureusement, la sauvegarde du patrimoine devint bientôt une préoccupation et de nombreuses municipalités se penchèrent sur leurs "trésors". 

Dans la région, Daniel Laurent, maire de Pons (élu en 1995), et son équipe ont rapidement compris qu’ils vivaient au cœur d'un site exceptionnel. Une "manne" historique que résume cette phrase célèbre : « si Roi de France ne puis, Sire de Pons voudrais être » ! Aucune ville en Saintonge, pas même Saintes pourtant riche en vestiges, ne possède de telles rues moyenâgeuses et le donjon, bien que flanqué de créneaux à la Viollet-le-Duc qui n’existaient pas dans sa version d'origine, a fière allure sur son promontoire rocheux. 

Hors les murs, le second pôle à découvrir est l’hôpital des Pèlerins. Soucieuse de le valoriser, la mairie a lancé des travaux en 1996 dirigés par Philippe Oudin, architecte en chef des Monuments historiques. L'ensemble, inauguré dans les années 2000 par Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la culture, est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Les vitraux ont été réalisés par Jean-Dominique Fleury, maître-verrier à Toulouse.

Archives : La ville salue l'inscription de l'hôpital des Pèlerins au Patrimoine Mondial de l’Unesco sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle
Archives : Henri Méjean, alors maire (de 2008 à 2014) qui nous a quittés en 2016,
et des pèlerins

Sa conservation est un miracle !

Geoffroy de Pons fonde l’hôpital des pèlerins en 1160 « dans le but de recevoir et de réconforter les pauvres de Jésus-Christ ». Un hôpital “neuf” est créé et un porche enjambe la route. De l’autre côté, est située l’église (dont on voit encore des vestiges). Le prieur de l’hôpital doit faire l’aumône aux passants « à tous allans et venants ».

Le fameux censif de l'hôpital de Pons qui recense les biens et revenus de t'établissement 

Jusqu’à la première moitié du XVIe siècle, l’établissement, dont la mission est "sociale", est placé sous le dépendance du diocèse de Saintes et des sires de Pons. Comment est-il agencé ? « Le chœur de l’église dans lequel il y a trente ou quarante sièges pour les religieux et les paroissiens, une grande nef, le tout d’une étendue de cent cinquante pieds environ, item la grande salle pour loger les pauvres en laquelle il y a douze à quinze lits » mentionnent les archives. Un cimetière se trouve du côté du chevet de l’église ainsi qu’une chapelle charnier au nord et un logis pour le prieur et les religieux. 

Durant les sanglantes guerres de religion, l’hôpital perd ses voûtes, ses toitures et l’église est détruite par un incendie. En 1718, la messe n’y est plus célébrée et les bâtiments sont en bien mauvais état. Face à la précarité, l’hôpital joue un rôle nouveau en accueillant les enfants trouvés ou orphelins. Ils y sont élevés jusqu’à l’âge de 7 ans. Du pain est servi aux plus démunis dans le vestibule de la chapelle. 

Les choses changent à la fin du XVIIIe siècle avec l’arrivée de Charles de Lorraine. Le seigneur de Pons réalise des aménagements : « les anciennes constructions sont transformées en deux salles, l’une pour les hommes, l’autre pour les femmes. L’administration est confiée à quatre sœurs grises ». En outre, le bureau de l’hôpital est composée d’un magistrat de police et de notables.

Parmi les graffiti, la fameuse main du pénitent (© Nicole Bertin)

Après la Révolution, l’abbé Barraud est nommé curé de St-Vivien et fait venir près de lui les religieuses du Mas d’Agenais. Elles deviennent les sœurs hospitalières de Pons. En 1803, l’hôpital est transformé en école gratuite pour les enfants nécessiteux, puis en pensionnat. En 1880, « l’église n’a plus que sa porte d’entrée et ses murs latéraux, la salle des malades est une sorte de grange et le logis construit au XVIIIe siècle sert de logement aux pauvres de la ville » constate Julien Laferrière.

Au XXe siècle, la vétusté s’aggravant, le préfet demande au maire de détruire carrément le passage voûté : la route nationale et son “trafic” passent en effet en dessous. Les voitures ont remplacé les pèlerins ! Faut-il croire au miracle, toujours est-il que cette démolition n’a jamais été réalisée. Réjouissons-nous car de nombreuses cités ont perdu des constructions magnifiques comme le pont médiéval qui enjambait la Charente à Saintes (détruit au XIXe siècle sous le regard attristé de Victor Hugo)… 

Pons a pu conserver une grande partie de son patrimoine que les maires successifs ont traité de diverses façons. Avec plus ou moins de bonheur, comme ce fut le cas pour F. Pierre Delapeyronnie qui entreprit la rénovation du logis par le biais d’une société d’économie mixte. Si l’idée d’en faire des logements sociaux était louable (comme le fit Michel Baron dans l’enceinte de l’Abbaye aux Dames à Saintes), la restauration proprement dite a suscité des commentaires : « l’intérieur a été vidé et recloisonné. Les cheminées anciennes ont été vendues, la charpente d’origine a été remplacée, de même que les boiseries et la porte à moulures chantournées » soulignent les spécialistes. Par ailleurs, à cette époque, la mairie entrepose le matériel municipal dans la grande salle. 

Déclic en découvrant le censif…

Le renouveau de l'hôpital des pèlerins est lié à une rencontre entre Daniel Laurent, maire de Pons, et Pascal Even, alors directeur des Archives de la Rochelle : « il m’a montré le censif de cet hôpital. Le fameux registre en relate la vie quotidienne à partir du XIIe siècle. Les choses ont été claires pour la municipalité. Le bâtiment devait être restauré car il occupait une place importante dans la cité ». 

Le 12 juillet 2004, le ruban tricolore salue la renaissance de l'édifice : après des siècles de quasi abandon, il retrouve son âme, huit années ayant été nécessaires pour y parvenir. Bien sûr, tout n'a pas été simple, ne serait-ce qu'entre le maire et Philippe Oudin "chef d’orchestre de l’opération". « Nous n’avons pas toujours été d’accord, mais nous avons toujours trouvé un compromis » ! Aux côtés du talentueux architecte, les entreprises ont apporté le meilleur d’elles-mêmes.

Charpente du XIIIe siècle (© Nicole Bertin)

L’élément le plus remarquable est la charpente... d’origine. Les bois, coupés entre 1220 et 1240, se trouvent dans un parfait état de conservation. Seuls 11% d’entre eux ont été changés lors de la restauration. Elle n’est pas assemblée mais simplement posée, selon le savoir-faire des compagnons de l’époque. La disposition des voliges en châtaignier constitue un formidable témoignage sur les techniques d’antan.  Ce souci de "fidélité" ne fait pas oublier la modernité : le chauffage et les différents circuits sont invisibles. 

Le passage voûté a été entièrement rénové avec pose de pavés. A l’extérieur, le visiteur est invité à découvrir le jardin médiéval dédié à l’anguille, poisson-symbole de Pons. Diverses variétés des plantes, aux propriétés curatives, y sont cultivées dont bardane, sauge officinale, armoise, germandrée, iris, etc. Plusieurs carrés ont été réalisés : femmes, humeurs, vulnéraires, fièvres et refroidissements. Une plaquette détaille les vertus de ces simples, utilisés au Moyen-âge pour soigner les malades. 

En mettant cet ensemble hors des atteintes du temps, en le transmettant de généreuse façon, la municipalité a rempli sa mission en élaborant un "pont" entre les générations. 

Depuis, les pierres racontent le passé aux visiteurs invités à les découvrir. Au Moyen-âge, le chemin de Saint-Jacques et la ferveur des pèlerins signifiaient « une mystique forte » dans une Europe où les hommes circulaient librement. L’hôpital des Pèlerins est une alliance entre passé et avenir, spiritualité et architecture, humanisme et tolérance, patrimoine et histoire, reconstitution et création contemporaine.

Le porche actuel a perdu un étage et les bâtiments de gauche ont disparu

• L’hôpital neuf de Pons, édifié au XIIe siècle pour accueillir les pèlerins, "s’ajoutait" à l’ancien hospice Saint-Nicolas situé à l’intérieur des remparts.

• Il manque à l'Hôpital des pèlerins une parcelle (appartenant à un privé) qui correspond à l’emplacement de l’ancienne chapelle (à gauche lorsqu'on est sous le porche). 

• La charpente d’origine : pour éviter aux bois d’être attaqués par les insectes, ils étaient mis dans l’eau qui calcifiait les réseaux de sève. D’où leur solidité à l’épreuve du temps...

Dans les sculptures, cherchez la fameuse anguille de Pons dont la légende est célèbre !

• Histoire : 

Au début du XVIIIe siècle, un vestibule aménagé à l’entrée de la chapelle est utilisé pour donner du pain aux indigents. Le prieur, qui prend en charge quelques orphelins, fait distribuer à chaque pèlerin qui se présente une livre de pain et une chopine de vin. Dans la seconde moitié du siècle, le séjour des pèlerins semble limité à une journée, sauf en cas de maladie.

Miracle que ce porche ait été conservé ! A une époque en effet, on voulait le démolir....

vendredi 25 février 2022

Le Département de Charente-Maritime solidaire du peuple ukrainien

Communiqué de Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental : 

« Depuis la nuit de mercredi à jeudi, la guerre fait rage en Ukraine. La Russie a lancé plusieurs offensives en Ukraine dans plusieurs villes du pays, notamment dans la capitale, Kiev.

Au nom du Département de la Charente-Maritime, je condamne avec fermeté cette terrible attaque qui va à l'encontre de toutes les valeurs de Droits, de Liberté et de Paix qui sont les miennes.

Cet évènement, qui se joue à nos portes, nous touche et nous inquiète. Je pense à ces femmes et à ces hommes et espère sincèrement que la Communauté internationale et l'Union Européenne, aux côtés de l'Ukraine, trouveront des réponses efficaces et rapides pour mettre un terme à cette terrible crise qui ébranle le monde entier.

Avec mes collègues de l'Assemblée Départementale, nous sommes solidaires du Peuple ukrainien

Du bleu et du jaune en soutien au Peuple ukrainien

Dès le lundi 28 février, la Charente-Maritime témoignera son soutien au peuple ukrainien en hissant le drapeau de l'Ukraine devant la Maison du Département à La Rochelle et en affichant quotidiennement un message de solidarité au sein de son atrium » .

mercredi 23 février 2022

Une salle Michel Crépeau inaugurée à l'Assemblée Nationale

Une salle du Palais Bourbon à Paris porte désormais le nom de Michel Crépeau, avocat, maire de La Rochelle de 1971 à 1999, député renommé et plusieurs fois ministre. Il avait été candidat à l’élection présidentielle de 1981 pour le Parti radical de gauche obtenant 2,21 % des suffrages. Victime d'un arrêt cardiaque en pleine séance parlementaire des questions au Gouvernement, il s'est éteint le 30 mars 1999 à l'âge de 68 ans. Il repose au cimetière du quartier de Saint-Maurice à La Rochelle. 

« Je suis fier et heureux d’avoir obtenu que cet hommage soit rendu au député-maire de La Rochelle, Michel Crépeau, en présence de son épouse, du Président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et de Colette Chaigneau qui fut sa suppléante et qui préside l’association des Amis de Michel Crépeau » souligne Olivier Falorni, député de Charente-Maritime.


Château de Jonzac : Ces dames du temps jadis qui ont compté…

Jeudi à 18 h 30, les Archives départementales de Jonzac proposent une conférence animée par Marc Seguin, membre de l'Académie de Saintonge 

Marc Seguin s'apprête à publier un livre dédié aux Dames de Jonzac aux XVIe et XVIIe siècles. Un travail inédit à saluer
A noter sur vos tablettes :

Thème de la rencontre : « une châtellenie "tombée en quenouille", les Dames de Jonzac pendant les guerres de religion 1558/1623 ». Si le nom qui revient le plus souvent à l’esprit dans l’histoire de Jonzac est celui de Léon de Sainte Maure, plusieurs femmes y ont joué un rôle. En ces lieux, certaines ont vécu des péripéties dont la veuve de Jean de Sainte Maure, Marguerite de Dieusaide, qu'on a enfermée dans le château en décembre 1585, obligeant ses amis bordelais  - dont le Maréchal de Matignon - à envoyer une petite expédition qui a assiégé la forteresse et l’a délivrée. Quand on regarde ce bel édifice aujourd’hui (dont la restauration du châtelet a commencé), on a du mal à croire en ces temps troublés ! Une autre, Isabeau de Sainte-Maure, a possédé Jonzac pendant plusieurs décennies au XVIIe siècle. 

Une conférence à ne pas manquer !

• Archives départementales : 83 Rue Sadi Carnot, 17500 Jonzac

Le château de Jonzac (© Nicole Bertin)

mardi 22 février 2022

Saintes/Colonne de la liberté : accord de la Ville pour son classement au titre des Monuments historiques

Jeudi, lors du conseil municipal, les élus ont donné une suite favorable à la proposition de classement de la colonne la liberté au titre des Monuments historiques. Initialement, l’association laïque des Amis des Monuments pacifistes de Charente-Maritime avait saisi la DRAC pour demander la protection de ce monument, propriété de la commune. En août 2021, la préfète de Région a pris un arrêté portant protection au titre des MH, en totalité, de la colonne de la liberté.


• C’est sur la place Blair, située dans le faubourg Berthonnière, qu’a été érigée cette colonne de la Liberté durant la période révolutionnaire. Inaugurée le 14 juillet 1791, on la doit à l’ingénieur Novion. Aujourd'hui isolée au milieu d’un parking, non loin de la Charente, elle va retrouver sa juste place dans le patrimoine historique saintais.

• Extraits des recherches réalisées par l'association Médiactions au sujet de la colonne de la liberté : 

A la fin de l'Ancien Régime, Saintes est une cité tranquille mais aspire à des réformes. La Révolution éclate en 1789. En 1790, Saintes devient le chef-lieu du département de la Charente- Inférieure. Un club politique se forme dans la même ville à la fin de la même année. Elle compte plus de cent membres, tous du Tiers état. Marillet y voit l'ébauche d'un contre-pouvoir populaire. Très active, la Société suit le déroulement des événements. La proposition d'un de ses membres pour l'élévation d'un monument « en l'honneur de la conquête de la liberté française » est acclamée, discutée et adoptée à l'unanimité.

Elle obtient l'autorisation de la municipalité et des corps administratifs d’élever à ses frais une colonne triomphale sur la principale place de la ville pour être achevée le jour de la Fête de la Fédération. Il est également décidé que la Déclaration des Droits de l'Homme serait déposée sous le piédestal « pour apprendre à ceux qui doivent venir après nous, que leur liberté ne peut jamais périr sous le feu des despotes ». Le lieu en lui-même est hautement symbolique. En effet, la place a été créée au troisième quart du XVIIIème par l'intendant Louis Guillaume Blair de Boisemont. Son successeur, Antoine Auget de Montyon, l’aménage en jardin. La place, qui prit le nom de Blair, est ensuite rebaptisée place de la Liberté dans les premières années de la Révolution tant le système de l'Intendance était impopulaire et rappelait l’Ancien Régime dont le souvenir devait être effacé. Par ailleurs, la colonne qui se dresse place de la Liberté, se trouve à quelques encablures de l'hôtel Monconseil, lieu de pouvoir où siège le Directoire du département.

La pose de la première pierre est effectuée par le Président de la Société, Eschassériaux. Marillet relate dans son journal la cérémonie de la façon suivante : « Le 8, en présence du département, avec la musique du régiment national, la première pierre du piédestal a été posée. C'est M. Eschassériaux, membre du Directoire du département, président du club dans ce moment qui l'a posée. Les maçons lui ont présenté dans une corbeille un tablier attachant avec un ruban aux trois couleurs, un truelle et un ciseau garnis de rubans aux mêmes couleurs. Il s'est affublé de son tablier et a mis sa truellée de mortier sous la pierre. Lorsqu'elle a été assujettie, il s'est placé dessus et là, il a fait un petit discours et a juré devant toute l’assemblée de vivre libre ou mourir. Dans l'instant l'assemblée a crié : je le jure. On a tiré cinq coups de canon. La musique a joué l'air Ça ira [...] Ensuite il a été mis dans une bouteille un écrit contenant les Droits de l'Homme [...] et sur un autre papier il est dit : cette colonne a été édifiée à la liberté, le 8 juillet 1791, la seconde année de la liberté, le 17ème jour de l'évasion du roi [ ...]on a bouché hermétiquement la bouteille et a été placée dans un trou pratiqué dans la première pierre formant la marche du piédestal ».

Il ajoute en commentaire : « Henri IV par sa douleur nous a donné la liberté, Louis XIV par son orgueil nous l'a enlevée, et Louis XVI par sa faiblesse nous l'a rendue ».

Le chantier, entrepris par Émmery sous la direction de l’ingénieur Novion, emploie plusieurs dizaines d'ouvriers. La colonne est achevée à la date prévue malgré un accident causant deux blessés, dont un grave. On y danse la farandole et on y joue des airs patriotiques. Fiers de compter un tel monument dans leur ville, les membres de la Société des Amis de la Constitution s’empressent d’envoyer le procès-verbal d’inauguration aux autres Sociétés et à la Constituante. Cette dernière ne manque pas de féliciter Saintes pour son patriotisme.

Saintes/Conseil municipal/Bruno Drapron, maire : « Saintes doit retrouver sa place de seconde ville du département »

Le conseil municipal s’est réuni jeudi dernier sous la présidence de Bruno Drapron. Moins d’élus qu’à l’habitude, la date de cette réunion ayant été reportée. Les membres de l’opposition, en particulier, étaient en nombre réduit, trois chefs de file Pierre Maudoux, Pierre Dietz et Rémy Catrou étant absents. Cette rencontre a été l’occasion de dresser les grandes lignes du débat d’orientation budgétaire (DOB) 2022. Bonne nouvelle, plus importante que prévu, l’épargne va permettre de financer des investissements. Des réflexions entre Jean-Philippe Machon et la nouvelle majorité ont animé les échanges. L'ancien maire s’est défendu rappelant qu’à son élection en 2014, il avait hérité d’une situation financière qui ne prêtait pas à la dépense… 

De gauche à droite, Joël Terrien, adjoint aux travaux, Philippe Callaud, adjoint aux finances, Bruno Drapron, maire, Maryline Cheminade, première adjointe

Extraits de l’intervention de Philippe Callaud, adjoint aux finances : 

Ph. Callaud : « En 2022, nous présentons un budget combatif et offensif de reconstruction visant à redonner à notre ville la place qui est la sienne en Charente-Maritime. 

La loi Nôtre a voulu accentuer l’information de tous les élus et permettre à l’assemblée délibérante de discuter des orientations budgétaires en prenant en compte l’analyse de la situation économique nationale ainsi que des éléments de la loi de finances. Pour la France, en 2020, la croissance a baissé de 8% alors que l’inflation était de 0,5%. En 2021, la croissance du PIB a atteint 7% ; en 2022 il est prévu 4%. Du côté de l’inflation, celle-ci devrait se situer à 1,4% en 2022, voire plus. Il est même envisageable que la hausse des prix dure plus longtemps et soit plus importante que prévu. 

Le projet de loi de finances 2022 favorise la reprise économique. La situation des finances publiques devrait s’améliorer après deux années marquées par des budgets de crise. Sous l’effet de la reprise de l’économie et la baisse du déficit public, le taux d’endettement passerait à 114% en 2022 (115,6% en 2021). Tout de même, direz-vous ! Les collectivités ne manqueront pas d’être associées au nécessaire effort des finances publiques. C’est ce que préconise la Cour des Comptes. Cet effort pourrait se traduire par une limitation des évolutions des dépenses de fonctionnement. Les principales mesures du budget 2022 de l’Etat sont la poursuite de la mise en œuvre du plan de relance avec notamment un renforcement des mesures en matière d’emplois, la transition écologique, la baisse des impôts, la volonté de mettre en place une réforme des indicateurs financiers, la simplification de l’effort fiscal en centrant uniquement sur les impôts levés par la commune. L’application brutale de la réforme des indicateurs financiers risque d’entraîner des conséquences pour les collectivités locales, c’est la raison pour laquelle l’Etat appliquera un lissage jusqu’en 2028. Une nouvelle revalorisation des bases de fiscalité aura lieu en 2022, de l’ordre de 3,4%. Cela nous permettra de travailler nos budgets plus sereinement avec un soutien maintenu pour l’investissement local.

• Quelles sont les marges de manœuvre financière de la ville de Saintes ? En 2021, les recettes en fonctionnement, 34 millions, et les dépenses, 29 millions, ont permis de dégager une épargne de 5 millions destinée à réaliser nos investissements. Grâce à la maîtrise de la section de fonctionnement, l’épargne brute 2021 atteint ce montant historique ! Malgré la crise sanitaire et les inondations, nous avons réussi à obtenir cet autofinancement qui va nous permettre de financer la section d’investissement à hauteur de 15,5%. On n’a jamais vu ça à Saintes ! Les efforts engagés cette année devront se poursuivre. Efforts sur les charges à caractère général et recherche constante de ressources externes. 

En 2021, les investissements ont augmenté de 11,5% malgré le contexte sanitaire : écoles, Hall Mendès France, bâtiments culturels, réfection toitures, site de la Palu, Saint Eutrope, amphithéâtre, rénovation des jeux pour les enfants, voirie, éclairage, décontamination du fonds ancien de la médiathèque. Si entre 2015 et 2019, les dépenses d’équipement se situaient entre 3,7 et 4 millions, force est de constater que dans un moment de crise, les investissements sont malgré tout répartis à la hausse. Saintes se rapproche des 26 communes de la même strate en Nouvelle-Aquitaine. 

Dans les années à venir, nous veillerons à respecter les engagements pris. Tout cela sera possible grâce à un endettement maîtrisé. 

Notre volonté est d’investir en accompagnant la relance de l’économie. Le Gouvernement a mis en place le plan France Relance qui repose sur l’écologie, la compétitivité et la cohésion. L’enveloppe est de 100 milliards d'euros dont 40% sont financés par l’Union Européenne. Le programme "action Cœur de Ville" est un levier majeur pour financer l’investissement. Saintes fait partie des villes qui ont intégré le dispositif. En 2020, lorsque nous avons été élus, Saintes se situait parmi les villes les moins avancées. Je suis désolé d'avoir à rappeler de mauvais souvenirs ! Notre équipe s’est mise en position urgente en réalisant des choix structurants pour insuffler une nouvelle dynamique. Ainsi, depuis mars dernier, une cellule recherche des financements, accompagne les investisseurs, garantit une bonne coordination entre les différents services. La stratégie repose sur cinq axes : habitat, développement économique et commercial, accessibilité et mobilité, valorisation espaces publics et patrimoine, accès aux équipements et services publics. 

C’est un travail de longue haleine avec un contrôle des dépenses. Les recettes sont impactées par la baisse des produits. Si les bases cadastrales seront revalorisées, les taux de la fiscalité municipale resteront inchangés. La recherche active de subventions est une priorité pour arriver à réaliser les investissements. Les relations avec la CDA seront renforcées. Nous avons à mener à bien des projets prioritaires comme le site Saint-Louis, Saint-Eutrope, l’amphithéâtre, les aménagements de la Palu avec sa maison de la nature, l’amélioration de l’habitat. La commune souhaite continuer à maintenir son niveau d’épargne, de l’ordre 4,5 millions par an, en restant prudente ». 

Réaction de Jean-Philippe Machon, membre de l’opposition : « quelle déception, ce débat d’orientation budgétaire »…

J.P. Machon : « Ce que nous avons ressenti durant l’analyse de ce document du DOB se résume en un seul mot : déception ! Déception car ce DOB liste de nombreuses idées, mais n’apporte aucune réponse concrète sur des choix d’orientations, sur un calendrier de réalisation et sur le financement de grands projets. Il ne fait donc que susciter des questionnements ; déception de ne pas voir des projets concrets notamment pour le site Saint-Louis, projet qui a été complètement remis à zéro alors que la première tranche de travaux était prête à démarrer dès septembre 2020 ; déception de ne pas voir des priorités sur des choix dûment justifiés qui constituent une stratégie ; déception de ne pas trouver d’initiatives nouvelles… à part le dojo ; déception enfin de constater en les analysant que les chiffres de prospective financière jusqu’en 2026 sont irréalistes par rapport à la liste des projets annoncés. 

M. le Maire, lorsque vous étiez adjoint dans la mandature précédente, vous ne cachiez pas votre irritation lorsque, à chaque DOB, Philippe Callaud, alors dans l'opposition, prenait la parole très longuement pour déplorer le manque de vision et l’absence de débat sur des grandes orientations. Nous avions donc l’espoir que vous demandiez à votre adjoint aux finances d’élaborer un document qui soit de qualité, c’est-à-dire qui soit cohérent entre les objectifs et les chiffres, et qui reflète une ambition pour la ville autour de projets concrets nécessaires à son développement. Or, dans ce document, n’apparaît qu’une énumération d’idées. Nous sommes d’autant plus déçus que vous bénéficiez pour votre budget d’un environnement économique favorable et d’une situation financière de la ville bonne grâce au désendettement que nous avons réalisé.

Je vous rappelle que, dans notre mandature, nous étions au contraire dans une période difficile avec une dette élevée (de 35M€), une forte baisse (de 2,1M€ en année pleine) des dotations de l’Etat, la dette Saint-Louis (que nous avons remboursée à hauteur de 4M€ sur un total de 5,1M€) et le PRU à terminer (à hauteur de 4M€). Cette situation nous a conduit, pour respecter les ratios financiers prescrits par l’Etat et ne pas déséquilibrer les finances de la ville, et malgré les nombreuses propositions de projets que nous souhaitions faire, à réduire les investissements annuels, notamment en 2017. On a donc été contraints de se serrer la ceinture tout en réussissant quand même à financer la fin du PRU, rembourser 4M€ de la dette Saint-Louis et réduire l’endettement (à 28M€).

La situation est très différente aujourd’hui. Vous êtes arrivés aux manettes avec des finances redressées et vous bénéficiez de la reprise économique, des aides de l’Etat à la hausse dans tous les domaines grâce au plan de relance et de la forte reprise du marché immobilier dans les villes moyennes qui favorise l’entrée de nouvelles recettes fiscales (+1,1M€ en 2021 selon vos estimations). On s’attendait donc à un débat d'orientation budgétaire à la fois ambitieux et réaliste permettant à la ville de rebondir et de se transformer ». 

Et de conclure par plusieurs interrogations : « Où sont définis les grands projets d’investissement pour Saint-Louis ou pour la rénovation du cœur de ville ? Où sont les investissements pour les différentes parties de la rive droite afin d’accompagner l’implantation et le développement du Ferrocampus ? Où sont définis et planifiés les investissements pour rénover et aménager la Plaine de Sports ? Comment sont planifiés les moyens pour l’éradication des réseaux aériens, la modernisation de l’assainissement, la rénovation des voies de circulation et de l’éclairage public ? Pourquoi investir dans un palais des congrès si parallèlement vous supprimez les structures d’accueil comme l’hôtel sur Saint-Louis et l’ascenseur pour relier ville haute et ville basse ?  Vous avez les moyens financiers et nous nous en réjouissons pour la ville. Mais ce DOB présente du rêve (par exemple le port qui mettra plusieurs années avant de pouvoir se réaliser). Nous resterons donc réservés et vigilants face à un budget qui est loin d’être offensif comme vous le prétendez ».

A suivre au prochain conseil municipal...

Infos :

• Égalité salaires hommes/femmes : Question de Didier Martin qui s’interroge sur les salaires des fonctionnaires. Ils sont identiques dans la fonction publique selon votre indice et votre ancienneté. Il n’y a donc pas d’écart entre les salaires masculins et féminins. 

Au micro, Didier Martin aux côtés de Renée Benchimol Lauribe

• Ferrocampus : Bruno Drapron a rappelé - à ceux qui en douteraient - qu’il entretient de bons rapports avec Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine. Pas de problème, en conséquence, pour l’installation du Ferrocampus à Saintes. Il s’agit d’un lieu de formation et d’innovation dédié aux métiers et technologies du ferroviaire qui sera implanté sur le site du Technicentre de maintenance SNCF. 

• Site Saint-Louis : Les consultations sont terminées. Une grande réunion publique devrait avoir lieu durant la première quinzaine de mars. L’aménagement du site a fait l’objet de plusieurs propositions émanant du Club Citoyen, l'association Médiactions, Christian Schmitt, l’équipe de Renée Benchimol Lauribe (Projet Ecologique Citoyen et d’Avenir), « réflexions qui ont été ajoutées au dossier » a précisé Bruno Drapron.

• Convention entre la ville, l'Etablissement français du sang et l'Union départementale pour le don du sang bénévole 17 : La Ville souhaite soutenir le don du sang et y contribuer à travers le label "commune partenaire du don du sang" en étant un relais de communication et d'information. Ce partenariat vise à mobiliser un grand nombre de donneurs (les stocks sont malheureusement bas) et à mener des actions communes de sensibilisation sur le territoire saintais. 

• Stratégie intercommunale de prévention de la délinquance 2021-2025 : Les partenaires du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) ont élaboré une stratégie intercommunale 2021-2025. Suite à des réunions de travail, le bureau du CISPD a fixés trois axes prioritaires : agir au plus tôt et aller plus loin dans la prévention, aller vers les personnes les plus vulnérables pour mieux les protéger, organiser la sécurité au quotidien. 

samedi 19 février 2022

Saintes vue d'en haut : Une grande roue place Bassompierre jusqu'au 13 mars

Si vous souhaitez découvrir la ville de Saintes d'en haut, cette grande roue vous offrira un panorama unique. A ne pas manquer sur la place Bassompierre !

« Une grande roue à Saintes, ce n'est pas une grande roue comme partout. C'est une expérience unique qui donne une perspective différente sur un patrimoine exceptionnel. L'autre défi de cet événément est de faire redécouvrir la place Bassompierre autrement en y ajoutant un décor chaleureux. La Grande roue qui a été choisie est sobre. L'objectif est qu'elle s'intègre pleinement au patrimoine. Ce travail a été mené en concertation avec les services de l'Etat pour que son intégration soit la plus respectueuse possible dans ce site particulier. Un lien a été mis en place avec le service Ville d'Art et d'Histoire pour proposer des "capsules" téléchargeables sur le téléphone portable avec un QR code afin d'offrir au visiteur une lecture de la ville vue d'en haut. Le billet à la Grande Roue sera accompagné d'une entrée au musée archéologique destiné aux visiteurs qui le souhaitent » explique Véronique Abelin Drapron, conseillère municipale.

La venue de la grande roue s'intègre dans une stratégie globale renforcée cette année. La Ville souhaite en effet ajouter des animations "Ville" aux temps forts proposés par l'ensemble des partenaires tout au long de l'année. Les trois points sont : éclairer le patrimoine sous toutes ses dimensions ; proposer des rendez-vous simples et conviviaux avec valorisation des produits des partenaires locaux ; faire redécouvrir les hauts lieux de la commune autrement.

Cette animation est proposée en partenariat avec le prestataire "Jolie vue" et Saintes shopping. Des places seront à gagner sur la page facebook de la Ville et Saintes shopping. 

• Détails pratiques : Animation jusqu'au 13 mars. Les places pour les moins de 12 ans sont à 3 euros et à 5 euros pour les + de 12 ans. La roue fait plus de 30 mètres de haut. 

La grande roue est ouverte de 14 h à 19 h en semaine, de 14 h à 22 h le vendredi et samedi, et de 14 h à 20 h le dimanche. Accessible aux personnes à mobilité réduite, elle est composée de 24 nacelles - de 6 personnes maximum - qui seront nettoyées régulièrement pour respecter les normes Covid. Elles sont également équipées de protection contre le vent et de plexiglas transparents. La grande roue est par ailleurs en LED basse consommation.

vendredi 18 février 2022

Saintes : Vitesse de croisière pour l'action Cœur de ville

Vendredi 18 février, la refonte du dispositif Action Cœur de Ville à Saintes a été concrétisée par la signature de l’avenant n°2 à la convention de partenariat entre la Ville, l’Agglomération, l’Etat, le Département, La Banque des Territoires, Action Logement et l’Etablissement public foncier de Nouvelle Aquitaine

De gauche à droite, Bruno Chaptal de Chanteloup, directeur territorial de la Banque des Territoires,  Véronique Abelin-Drapron, vice-présidente du Département de la Charente-Maritime, Nicolas Basselier, préfet, Bruno Drapron, maire de Saintes, Jean-Luc Leydier-Delavallade, Action Logement, Comité Régional de Nouvelle-Aquitaine (© Ville de Saintes)

Depuis un an, l'Action Cœur de Ville à Saintes représente 1,9 millions d’euros de subventions insufflées sur la ville de Saintes.

« Nous sommes passés d'un dossier déposé avant l'arrivée de la nouvelle majorité à 83 dossiers de réhabilitation d’habitat pour 119 logements » souligne Bruno Drapron, maire de Saintes.

C’est aussi un partenariat technique et financier optimisé avec une étude sur quatre friches urbaines (Audiat, Bourignon, Présidial et Galerie Saint-Pierre) avec des pistes sérieuses de requalification ; le lancement et le démarrage des travaux sur la basilique Saint-Eutrope - site Unesco - pour 3,1 millions d’euros. La première phase se terminera en milieu d'année 2022.

« Ce second avenant est marqué par le retrait d'actions irréalisables comme la galerie du Bois d’Amour ou le bâtiment Orange Bastion. Des projets privés y sont en cours. Il s'agissait pour l'équipe municipale de ne pas faire miroiter aux partenaires et aux Saintais des projets qui ne pourront pas se réaliser. Ce deuxième avenant, c’est également l’ajout d’actions utiles au territoire comme le dispositif "Ma Boutique à l’essai" utile à la dynamisation du commerce, le port fluvial, futur outil de tourisme autour de la Charente, ou l’étude de marketing territorial. Action Cœur de Ville atteint désormais sa vitesse de croisière et le prolongement du dispositif jusqu’à 2026 est une vrai chance pour le territoire que nous avons d’ores et déjà saisie ! » explique le premier magistrat.

Eric Pannaud, maire de Chaniers, premier vice-président de la Communauté d’Agglomération de Saintes, Véronique Schaaf, sous-prèfète de Saintes, Nicolas Basselier, préfet, Arnaud Rey, porteur de projet, Bruno Drapron, maire de Saintes et président de la CDA, Joël Terrien, adjoint aux travaux, Véronique Abelin Drapron, conseillère départementale (© Ville de Saintes)




mercredi 16 février 2022

Mirambeau : Ouverture d’un nouveau restaurant La Boucherie

Vendredi dernier à Mirambeau, le nouveau restaurant La Boucherie a servi les premiers clients de cette commune de 1 500 habitants située en Haute Saintonge


Cet établissement flambant neuf de 95 couverts et 110 places en terrasse saura régaler les amateurs de bonnes viandes et de plats gourmands, le tout dans une ambiance joviale. Situé stratégiquement sur le parking du Super U Mirambeau le long de la Départementale 137 et à proximité de la sortie 37 de l’A10, la nouvelle équipe de neuf personnes, toutes embauchées en CDI, se fait déjà un plaisir d’accueillir les habitants du Sud Saintonge et Nord Gironde ainsi que les personnes de passage, attirées par la bonne table et pouvant bénéficier d’une halte de recharge pour leurs véhicules électriques grâce aux 15 bornes disponibles.

Deux associés franchisés sont à la tête de ce restaurant : Xavier Roussard, exploitant du restaurant, et Julien Gervais, initiateur du projet. Ce dernier, multi-entrepreneur local, est également le patron du Super U Mirambeau. Depuis 2015, il s’inscrit en « facilitateur de projets » pour permettre l’implantation de nouveaux services. Dans cette zone sont présents : pharmacie, pôle médical, bureau de poste, maison France Services, salon de coiffure, institut de beauté, opticien, micro-crèche… Pour développer l’attractivité de cet environnement commercial, il ne manquait qu’un restaurant. Initialement, cette cellule était destinée à accueillir des entrepreneurs locaux qui se sont découragés en raison du contexte sanitaire lié au Covid. Julien Gervais a donc décidé de prendre le relais en choisissant de se tourner vers le groupe des restaurants La Boucherie.

Pourquoi avoir choisi l’enseigne La Boucherie ? « Quand j’étais étudiant à La Rochelle, j’avais l’habitude d’aller déjeuner au restaurant La Boucherie des Minimes avec mes parents quand ils me rendaient visite certains week-ends » se souvient Julien Gervais. « J’ai tout de suite été séduit par l’ambiance, la qualité, le service, le concept global… Ça m’a marqué dans ma vie d’étudiant ! C’est pourquoi j’ai contacté les équipes du groupe pour les rencontrer, entamer les études de marché et me lancer ! ». Initialement, Julien Gervais devait exploiter l’établissement, et c’est au moment de recruter un directeur qu’il rencontre Xavier Roussard. Ce dernier, fort d’un parcours intéressant, s’est naturellement lié au projet. « Il y avait une vraie complémentarité logique entre lui et moi. Il a donc pris part à la création de la société et va exploiter l’établissement en solo à moyen terme » nous explique-t-il. « Xavier a apporté toute sa compétence et sa très riche expérience en restauration, moi le local avec un loyer très accessible, et La Boucherie le concept qualitatif et son accompagnement ».

Du côté de l'assiette, la qualité de la viande reste la priorité. Les restaurants La Boucherie disposent de leur propre atelier de découpe et d’affinage historiquement implantés à Brive-la-Gaillarde, gage de qualité et de traçabilité. L’occasion de découvrir de savoureuses pièces comme la côte de bœuf persillée, mais aussi plus simplement des salades gourmandes, des desserts généreux, des burgers ainsi que du poisson et des plats du jour renouvelés quotidiennement. Le restaurant dispose d’un beau choix de vins, notamment au verre, servis à température idéale grâce à sa belle cave.

• RESTAURANT LA BOUCHERIE 109, Avenue de la République, 17150 Mirambeau

Réservation au 05 46 49 69 96 ou mirambeau@la-boucherie.fr. Ouvert 7 jours sur 7

Du lundi au vendredi de 11h45 -14h et 19h30-21h30

Samedi et dimanche de 11h45 - 14h et 19h00-22h30


« Un autre monde » avec Vincent Lindon et « After blue : paradis sale » : deux films à l'affiche mercredi 16 février

Deux films sortent en salles mercredi 16 février. Tout d’abord, un film très attendu. Celui d’« Un autre monde » signé de Stéphane Brizé.

Comme pour son précédent film « En guerre », « Un autre monde » a été tourné en Lot-et-Garonne. Et toujours avec Vincent Lindon et toujours en lien avec la thématique sociale. Ce film a été soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, ALCA et le Département de Lot-et-Garonne. L’aide de la Région se porte à 120 000 euros.

• Synopsis : un cadre d'entreprise, sa femme, sa famille, au moment où les choix professionnels de l'un font basculer la vie de tous. Philippe Lemesle et sa femme se séparent, un amour abîmé par la pression du travail. Cadre performant dans un groupe industriel, Philippe ne sait plus répondre aux injonctions incohérentes de sa direction. On le voulait hier dirigeant, on le veut aujourd'hui exécutant. Il est à l'instant où il lui faut décider du sens de sa vie.

• Casting : avec Vincent Lindon, Anthony Bajon, Sandrine Kiberlain et Marie Drucker dans les rôles principaux.

Un long métrage de fiction de Bertrand Mandico : « After blue : paradis sale ». Accompagné par la Région (200 000 euros) et ALCA.

Production : Ecce Films / Distribution : Ufo-distribution / 2h07

Interdit aux moins de 12 ans

Synopsis : le film raconte l’histoire de Roxy, une adolescente solitaire qui délivre une criminelle ensevelie sous les sables dans un futur lointain, sur une planète sauvage. À peine libérée, cette dernière sème la mort. Tenues pour responsables, Roxy et sa mère Zora sont bannies de leur communauté et condamnées à traquer la meurtrière. Elles arpentent alors les territoires surnaturels de leur paradis sale…

• La Région Nouvelle-Aquitaine, deuxième fonds de soutien au cinéma et à l’audiovisuel régional en France : Ce fond est un dispositif d’aides sélectives aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles sur des critères artistiques et culturels, mais aussi de contenus et d’enjeux économiques liés aux industries culturelles, à l’accueil de tournage et à la consolidation de la filière régionale. A travers ce projet, la Région favorise l’accueil des tournages sur le territoire mais aussi la diversité des œuvres qui y sont produites.

lundi 14 février 2022

Les Sources de Caudalie recrutent

A la recherche de nouveaux talents, Les Sources de Caudalie (Gironde) organisent une journée portes ouvertes le 8 mars prochain de 10h à 16h

L’année 2022 rime avec nouveautés aux Sources de Caudalie. L’établissement 5 étoiles se refait une beauté cet hiver. Les bâtiments historiques de la Bastide des Grands Crus et du Comptoir des Indes accueilleront très prochainement une toute nouvelle décoration. La réception de l’hôtel, le restaurant 2 étoiles La Grand’Vigne et le bar French Paradox font peau neuve également.

C’est un hôtel tout nouveau tout beau qui sera prêt à recevoir ses nouvelles recrues pour la réouverture prévue le 1er avril prochain ! Et pour ce faire, le Palace des Vignes bordelais organise une grande journée de recrutement le 8 mars pour compléter ses équipes.

L’occasion inédite de rencontrer les différentes équipes qui font la renommée de l’hôtel, de vivre l’expérience en visitant le domaine et de participer à des ateliers ludiques et interactifs. « Nous recherchons avant tout des états d’esprit, des personnes dynamiques qui ont les capacités et l’envie de tout donner pour les clients, qui sont dotées de bon sens » indique le propriétaire Jérôme Tourbier, « être en accord avec les valeurs d’authenticité et de générosité de notre maison est également primordial ». De belles personnalités, c’est avant tout ce que recherche l’hôtel qui propose tout au long de l’année des formations internes au sein de la Sources Académie pour acquérir toujours plus de compétences.

Différents postes en CDD, CDI et Extra sont à pourvoir.

• Chaque saison, l’effectif s’élève à 150 personnes.

• 1/3 des recrutements saisonniers sont faits lors de la journée portes ouvertes 

• 1/4 des recrutements saisonniers sont transformés en CDI 

Pour participer, il suffit d’envoyer un mail à jpo@sources-caudalie.com, de donner son horaire de préférence (10h, 11h, 12h ou 14h) et de préparer son plus beau "grooming" le jour J !

A propos des Sources de Caudalie :

Les Sources de Caudalie, 5 étoiles sur les terres du Château Smith Haut Lafitte, promettent un dépaysement complet au coeur des vignes bordelaises. Avec 40 chambres et 21 suites personnalisées, un restaurant doublement étoilé La Grand’Vigne, une auberge La Table du Lavoir et une épicerie gourmande et bar à vin rouge. L’hôtel tout entier est dédié à « l’art de vigne ». Un Spa Vinothérapie vient compléter cette expérience en proposant des soins uniques exploitant les vertus hydratantes, anti-âge et anti-oxydantes du raisin. Enfin, l’établissement offre de nombreuses activités aussi bien sur place (piscine intérieure et extérieure, ferme et potager, cours de cuisine, dégustations de vins, activités sportives et cours avec un coach particulier) que dans la merveilleuse région bordelaise (visites de châteaux, excursions à Bordeaux, dans le bassin d’Arcachon, à Saint-Emilion).


« La station thermale de Jonzac a vu le jour grâce à une rencontre, celle de Claude Belot et d'Adrien Barthélémy » souligne Serge Espin, directeur des Thermes

Ouverts en août 1986, les Thermes de Jonzac possèdent trois orientations, rhumatologie, phlébologie et voies respiratoires. « Claude Belot, alors maire de Jonzac, et Adrien Barthélémy, PDG de la Chaîne Thermale du Soleil, ont inventé le futur de la ville » estime Serge Espin qui était là aux premiers balbutiements de la station. Il en a retrouvé la direction en 2012 succédant à Georges Favre. Retraité fin mars, il passe le relais à Séverine Gauthier, une quadragénaire dynamique précédemment en poste à Lamalou les Bains. Si la période covid a freiné la fréquentation et les projets de par les confinements, la nouvelle directrice entend lui redonner son rythme de croissance qui flirtait avec les 17000 curistes en 2019

L'accueil des thermes de Jonzac (© Chaîne Thermale)

Serge Espin et Séverine Gauthier, nouvelle directrice des Thermes de Jonzac

Retour sur l'histoire de cette station qui a permis à Jonzac de tirer son épingle du jeu :

Depuis la fin des années 80, les curistes ont donné à Jonzac, sous-préfecture de 3500 habitants, le coup de pouce dont elle avait besoin pour relancer l'économie locale et faire face à l'exode rural. La création de la station thermale est une histoire peu banale : ouvrir des thermes dans des carrières qui abritèrent un important dépôt de munitions allemand et dont le nom est à jamais lié aux deux héros de la résistance, Pierre Ruibet et Claude Gatineau… avouez que la transition est peu commune !

Tout commence par une prospection pétrolière… 

Dans les années 70, une recherche en pétrole est lancée dans le sous-sol de la commune de Clam, près de Jonzac. Selon le slogan, il est conseillé d'avoir des idées, des fois que les pays du Golfe feraient des misères aux Occidentaux ! Evidemment, en ces terres calcaires, le pétrole est aussi rare que les chameaux, mais les prospections ouvrent des horizons : le forage fait apparaître de l'eau chaude en abondance. 

Au début des années 80, Claude Belot, maire de Jonzac et son équipe (dont Christiane Proux, Jean Laroche, Gilbert Cessac, Christian Balout, James Pitaud) évoquent, devant les caméras d'Antenne 2, la possibilité de chauffer la ville avec la géothermie qui se substituerait au fuel. 

En pleine éclosion des énergies nouvelles, Claude Belot, jeune élu dynamique, géographe à l'université de Poitiers, se met au travail et s'informe sur ce qui peut être fait. Un forage, au lieudit Heurtebise, est lancé. Il vise à localiser la fameuse nappe souterraine. 

L'apparition de cette eau - cette "flotte" comme on l'appelait - est attendue avec impatience. Les grands moyens sont déployés. Reste à savoir à quelle profondeur on la trouvera et surtout à quel degré de chaleur elle sortira des entrailles de la Terre !

 
A son arrivée, dans la nuit de Noël 1979 (événement largement immortalisé par les photographes malgré le froid !), elle est moins chaude qu'on ne l'espérait, d'où la nécessité d'apporter des thermies supplémentaires pour l'alimentation du réseau (combustion des ordures ménagères, puis bois). Mais elle est bien présente en quantité et les canalisations sont installées en 1981. Les premiers clients raccordés à la "géothermie" sont M. et Mme Tardy, rue Winston Churchill. Jonzac, qui a fait face au choc pétrolier, utilise toujours le chauffage urbain, preuve que le système est pérenne.

De là à imaginer d'autres fonctions à cette eau, il n'y a qu'un pas. Naît alors le projet de station thermale, d'autant que des textes anciens mentionnent des sources à Jonzac (et à Montendre). Dans ces conditions !

Claude Belot : « Quand l'eau est sortie du puits, je l'ai bue. Elle était sulfureuse, manifestement très minéralisée, avec un goût particulier »

Revenons à 1979. « Lorsque le premier échantillon a été remonté du puits, j'en ai bu, ce qui est complètement imbécile parce que j'ignorais à l'époque sa composition chimique. Elle était sulfureuse, manifestement très minéralisée, avec un goût particulier. Disons qu'elle était laxative ! De manière intuitive, j'ai compris que cette eau n'était pas ordinaire, que nous tenions là quelque chose qui pouvait avoir une autre application que l'apport de calories » explique Claude Belot. 

L'idée d'une station thermale fait son chemin. Pour être franc, Claude Belot raconte qu'enfant, il n'appréciait pas trop les établissements thermaux : « quand mon frère Michel et moi-même accompagnions notre mère en cure à Argelès, on s'y ennuyait royalement ! ». Toutefois, il ne s'arrête pas à ces considérations.

Il se rend à Vichy étudier le fonctionnement de la station. « Dès mars 1980, nous avons travaillé avec le conseil municipal, en particulier les dr Stéphan et Sclafer. L'un disait que l'eau thermale faisait plus de cocus que de guéris, l'autre que ses qualités étaient réelles ». Une réflexion s'engage. 

En 1982, débute un protocole de recherche. Originaire des Pyrénées, Louis Chalié est interne à l'hôpital de Jonzac. L'étudiant en médecine choisit de consacrer sa thèse aux vertus curatives des eaux locales. Les résultats obtenus sur les premiers malades soignés dans le module thermal font l'objet de toutes les attentions. La soutenance a lieu en février 1984 (à ce jour, il existe une dizaine de thèses en médecine et pharmacie sur le sujet).


Après l'attente, le réconfort ! (archives N. Bertin)
D'abord regardé avec un brin de suspicion, le projet est rapidement cautionné par la population. Enfin, pas par tout le monde. On se souvient des apostrophes que s'envoyaient en séance publique Claude Belot et Yves Jouteux, alors chef de file de l'opposition. Ne disait-il pas que « Claude Belot avait inventé l'eau chaude » ! Le torchon brûlait et l'eau était bien utile pour éteindre les foyers de friction ! 

L'intéressé ne baisse pas les bras. L'avenir démontre qu'il a eu raison : la filière est porteuse pour le développement de la région. Le 7 mai 1985, après un voyage collectif des Jonzacais à Paris (les grands événements se vivaient quasiment en famille !), l'Académie Nationale de Médecine reconnaît l'efficacité thérapeutique de la source "Soenna". Le ministère des Affaires Sociales autorise son exploitation pour le traitement « des affections en rhumatologie ». A Jonzac, c'est le branle-bas de combat car il faut aménager la future station. D'importants travaux sont réalisés aux carrières d'Heurtebise.
L'exploitant retenu est la Chaîne Thermale du Soleil. Le courant passe bien avec Adrien Barthélémy, ancien instituteur de l'Aveyron reconverti dans ce secteur d'activités. « La grande question était de savoir comment faire marcher une nouvelle station. Il y en avait tant qui battaient de l'aile en France ! La démarche de la CTS m'a semblé intéressante. J'ai appelé Barthélémy qui m'a répondu : Jonzac est sur ma route. Je viens vous voir. Jonzac a été la première station créée depuis la dernière Guerre selon la méthode de la démonstration thérapeutique » remarque Claude Belot. Originalité, elle se trouve dans un site troglodytique.

Au centre de cette photo d'archives, Claude Belot et Adrien Barthélemy
Adrien Barthélémy est un homme plein de bon sens. N'a-t-il pas été guéri d'un eczéma grâce aux bonnes eaux de Molitg-les-Bains ? Il croit en cette unité saintongeaise portée sur les fonts baptismaux en août 1986 : « elle occupait la 104ème place sur 104. Ce pari d'ouvrir des thermes à Jonzac a été un moment de folie à deux » avoue Claude Belot avec un sourire complice.
Au fil des ans, de nombreux projets de construction ont été présentés et tous n'ont pas abouti. On se souvient d'un hôtel thermal dont l'entrée représentait le châtelet du château de Jonzac !

Actuellement, Jonzac est la seule station française à posséder trois orientations, la rhumatologie, les voies respiratoires (1992) et la phlébologie (2006). D'importants aménagements intérieurs et extérieurs y ont été faits, dont un accueil plus vaste (soit 35 millions d'euros d'investissements). Plusieurs directeurs se sont succédé, de la pionnière Mme Couybes à Georges Favre, Serge Espin et la nouvelle venue Sévérine Gauthier. 

En trente ans, la station a littéralement explosé, d'où l'essor des locations thermales, des résidences hôtelières, les retombées sur l'économie locale (plusieurs milliers d'euros) et l'animation "copieuse" que proposent l'office de tourisme et les différents acteurs de la vie culturelle. Sans oublier les infrastructures comme le complexe aquatique des Antilles, le centre des congrès ou le casino. Malheureusement, la période Covid a quelque peu freiné cette embellie.

En 2011, 950 curistes/jour recevaient des soins à Jonzac. Ils étaient 17000 en 2019. Le rituel de la cure reste le même durant 21 jours. La première halte se trouve aux vestiaires où les patients endossent leur "tenue de combat", un peignoir. Munis d’une serviette et de leur laissez-passer, sorte de carte d’embarquement, ils effectuent leur traitement au sein des équipements répartis en unités. Dans la piscine, la gymnastique aquatique donne une meilleure souplesse aux mouvements et le jet est bien agréable pour «  décontracter  » les muscles endoloris. Il y a aussi les cataplasmes, les bains de kaolin, les douches multiples et variées. En phlébologie, l’eau, plus froide, favorise la circulation veineuse via un couloir de marche et un autre bassin. Le secteur ORL, quant à lui, offre d'excellents résultats.

«  Jonzac a gardé un esprit familial qui la rend attrayante  » souligne le directeur de la station, Serge Espin. La plupart des curistes sont traités en rhumatologie. Ils viennent en majorité du Poitou Charentes, Bretagne, Nord, Pays de Loire et région parisienne.

• Un nouveau puits est nécessaire

Avril 2021 : l'eau jaillit du nouveau forage. Il viendra alimenter la station
dans les années à venir

Face à son succès, la station thermale ouvre dès le mois de février pour fermer en décembre. Le puits qui l'alimente a pris de l'âge et prochainement, le nouveau forage de la route d'Ozillac prendra le relais. Préalablement, devront être réalisées les analyses démontrant les vertus curatives de cette eau (une analyse par mois durant un an) et bien sûr, s'y ajoutera la pose des canalisations jusqu'à la station.  

Serge Espin et Georges Favre. Serge Espin a été l'un des premiers directeurs de la station thermale. Il y est revenu des années plus tard, prenant les rênes
d'une station en pleine ascension !
Que de chemin parcouru depuis cette photo !

• Formation au métier d'agent thermal au lycée de Jonzac

Alternance entre formation théorique en centre (420 heures) et formation pratique en établissement thermal (5 semaines de stage) dans au moins deux établissements où se traitent des pathologies différentes. Du 28 février au 28 juin 2022. Lieu de formation : lycée jean Hyppolite Jonzac, Greta Poitou Charentes agence de Pons. 

• A Jonzac, le site d'Heurtebise est bien plus qu’une station thermale !

Les carrières d‘Heurtebise, où se trouvent les Thermes, ont un riche passé. Surplombant la Seugne (rivière dont le tracé s’est modifié au fil du temps), la falaise calcaire était déjà habitée durant la préhistoire, comme l’indique la présence de silex et autres pierres taillées retrouvés en ce lieu. Suivirent l’extraction de pierre pour les constructions (dont la cathédrale de Cologne, dit-on) et des champignonnières.

C’est au XXe  siècle, durant le Second Conflit mondial, que le site est entré dans l'histoire. La Kreigsmarine, en effet, y possédait un vaste entrepôt de munitions. Un résistant, Pierre Ruibet, aidé par un jeune Jonzacais, Claude Gatineau, parvint à le détruire le 30  juin 1944.

Cet acte courageux plongea la ville de Jonzac dans une situation dramatique, les Allemands demandant quarante otages en représailles. Le maire de l’époque, René Gautret, et le curé se désignèrent spontanément. La menace ne fut pas mise à exécution. Seul Claude Gatineau fut jugé et fusillé, le corps de Pierre Ruibet ayant été enseveli sous les décombres durant l’explosion.

Un monument, boulevard Denfert Rochereau, a été érigé en mémoire des deux hommes. A la station thermale, une plaque rappelle leur geste héroïque.

Séverine Gauthier, nouvelle directrice des Thermes de Jonzac

Serge Espin prenant sa retraite fin mars, il accompagne pour quelques semaines Séverine Gauthier qui vient de prendre les rênes de la station thermale de Jonzac. 

Directrice de la station de Lamalou depuis 2013, ancienne adjointe de direction d’Amélie les Bains, cette professionnelle connaît bien les établissements thermaux de la CFT. Souhaitant se rapprocher du Sud-Ouest, elle a trouvé en Jonzac un nouveau challenge à relever : « c’est une belle station avec trois orientations et de nombreux projets en perspective ». L’objectif premier est de reprendre un rythme de croisière après la période covid qui a entraîné plusieurs périodes de fermeture. Un coup dur pour le groupe, mais aussi pour la ville dont l'économie est largement liée au thermalisme. Cette année, les réservations sont bonnes  : « nous en avons 11000 et l'idéal serait d’atteindre 14000 »

Parmi les projets, il est question de déplacer les cabinets des médecins thermaux (7) sur le plateau, de créer un ascenseur dans la roche reliant les parties basse et haute, de réaliser une nouvelle résidence et des parkings. Les espaces libérés dans la carrière permettront l’organisation d'ateliers comme celui consacré au covid long (souffle et endurance), au sommeil, à la sophrologie, etc. Des horaires plus souples seront proposés à partir du 4 mai de 18 h à 21 h pour les personnes qui travaillent. 

Depuis le 8 février, date de la réouverture, les équipes sont opérationnelles dans le respect des règles sanitaires (les effectifs sont de 110 personnes en pleine saison). La prochaine étape sera l’utilisation du nouveau forage pour alimenter les thermes, le premier Soenna ayant fait son temps. Des analyses vont donc être effectuées et bien sûr, il faudra réaliser les raccordements de la route d’Ozillac jusqu’à la station. 

En 2019 (avant covid), Jonzac se situait à la 7ème place des stations de la Chaîne Thermale du Soleil (20 au total).

Photo d'archives : Serge Espin et son bras droit Yannick

• Dates ouverture 2022 : du 8 février au 20 décembre

Les animations à Mortagne : marché, soirées cinéma en hiver, sortie nature, brocantes

• MARCHÉ DE MORTAGNE-SUR-GIRONDE TOUS LES DIMANCHES MATIN 

Tous les dimanches matin de 8h à 13h sur la place Bel Air qui offre un des plus beaux points de vue sur l’estuaire de la Gironde.  

Chaque dimanche, des producteurs et commerçants locaux vous proposeront un large choix de produits pour le plaisir de tous !  

• SORTIE NATURE « LE RÉVEIL DES DRAGONS »

SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 

Dans le cadre de la Journée Mondiale des Zones Humides

Quoi : Le printemps n’est pas encore tout à fait là, mais déjà les petits « dragons », grenouilles, tritons, crapauds... sortent de leur cachette hivernale pour rejoindre les zones humides. Partons à leur rencontre et découvrez le projet undragon.org auquel tout le monde peut participer !

Où : Mortagne-sur-Gironde

Horaires : 14h00 - 15h30

Organisation : Environat

Comment : Gratuit, réservation obligatoire. RDV à l’entrée du chemin donnant accès à la ferme de la Gravelle.

Renseignements et réservation : Environat

Tel : 06 98 99 37 79 / E-mail : contact@environat.fr 

• LOTO 

SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 

SALLE DES FÊTES DE BOUTENAC-TOUVENT 

Organisée par l’Association des Parents d’Elèves de l’école de Mortagne

Nombreux lots à gagner

Ouverture 18h – Début 21h – Buvette et restauration sur place 

2 € le carton – 14 parties – Bingo 2 € - 1.5 € le ticket de tombola – Partie enfants

Contacts et information : Madame Drouet 06 70 81 78 69

• SOIRÉE CINÉMA SAMEDI 12 MARS 2022 

Le Club des 400 coups ouvre les portes de la salle Parias Frères sur le port de Mortagne et vous propose 4 soirées cinéma en hiver. 

Cinéma en Hiver est un concept unique, il y a deux films projetés simultanément, le son est diffusé sur les casques audios. Pour la programmation des films, regardez sur www.domainedumeunier.com. L’ouverture de la salle est à 17h30, vous pouvez jouer à volonté sur les flippers des années 60/70. Plateaux apéro et bar sur place. La salle est chauffée et la projection des films commence à 20h. 

Entrée de la salle : 10€, une soupe est offerte. Devenez membre (1€/saison) et profitez-en ! Les places sont limitées, réservez-les par téléphone au 0546977510 ou par mail à clubdes400coups@gmail.com 

• BROCANTE MENSUELLE 

TOUS LES DEUXIEMES DIMANCHES DU MOIS 

DIMANCHE 13 MARS 2022 / DIMANCHE 10 AVRIL

Organisée par l'Atelier Brocante de la Minoterie

Tous les deuxièmes dimanches du mois du novembre à avril, brocante ouverte aux professionnels et particuliers.

Objets anciens ; pas d'alimentaire

Accueil des exposants à partir de 7h – 3 € le ML 

Réservations au 06 72 55 25 06 / 06 87 76 30 66

Masques recommandés

Annulation par temps de pluie. 

• CAFÉ-THÉÂTRE 

VENDREDI 29 AVRIL 2022 à 20h30 

Organisé par les Baladins de l’Estuaire de Mortagne-sur-Gironde à la salle de l’ancien cinéma. 

« 5 Mortagnais ont préparé pour vous divers sketchs et brèves de comptoir » 

Tarifs Adultes 8 € - moins de 18 ans 5 € 

Cidre et crêpes 

 Réservations et renseignements au 06 64 24 68 37 

• BROCANTE DE L’ESTUAIRE & MARCHÉ DES PRODUCTEURS / ARTISANAT 

DIMANCHE 1er MAI 2022 

Organisé par le téléthon de l’estuaire de 8h à 18h 

Toute la journée, brocante ouverte aux professionnels et aux particuliers tout autour du port 

Marché des producteurs et marché d’artisans 

Tarif exposants : 3 € le ML 

Inscriptions à l’office de tourisme au 05 46 08 17 66  

Buvette et restauration rapide sur place  

Accueil des exposants à partir de 7h