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lundi 5 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : Les cours de l’ensemble des lycées de La Rochelle assurés en distanciel

BILAN DE LA JOURNÉE DU LUNDI 5 OCTOBRE 

Lundi 5 octobre, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie en Charente-Maritime et a principalement été marquée par des tensions localisées à La Rochelle. La situation est restée calme et maîtrisée dans le reste du département. Pour assurer la coordination de l’ensemble des services mobilisés, Michel Prosic, Préfet de la Charente-Maritime, a activé le Centre opérationnel départemental (COD) de 7 h à 16 h.

DES INCIDENTS LOCALISÉS À LA ROCHELLE

Le lycée Dautet à La Rochelle a constitué le principal point de rassemblement au cours de la matinée, avec près de 250 manifestants. Une centaine de manifestants particulièrement actifs se sont ensuite déplacés dans les rues environnantes et aux abords de la place de Verdun.

Plusieurs incidents ont été constatés : tentative d’intrusion dans l’établissement alors que des élèves se trouvaient à l’intérieur, dégradations de l’entrée de l’établissement et de mobiliers urbains, feux de poubelles. La mobilisation a également été marquée par des violences et des usages de feux d’artifice et de mortiers à l’encontre des forces de l’ordre. Trois cocktails Molotov ont notamment été projetés touchant un fonctionnaire de police, sans occasionner de blessure. Un véhicule des sapeurs-pompiers a également été la cible de jets de pierres. En début d’après-midi, la situation s’est progressivement apaisée.


Dans le reste du département, plusieurs rassemblements se sont déroulés aux abords d’établissements scolaires de manière globalement apaisée et sans trouble à l’ordre public significatif.

PLUSIEURS INTERPELLATIONS DANS LE DÉPARTEMENT

Au total, 9 personnes, dont 8 mineurs, ont été interpellées et placées en garde à vue : 5 à La Rochelle, 2 à Royan, 1 à Rochefort et 1 à Saint-Jean-d’Angély. Les personnes concernées devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment concernant le port ou l’usage de produits pyrotechniques et de mortiers, ainsi que le jet de projectiles en direction des forces de l’ordre.

Le Préfet de la Charente-Maritime salue l’action des forces de l’ordre et des secours, qui a été décisive pour garantir la sécurité des élèves, des enseignants, des personnels administratifs et techniques et des riverains.

RAPPEL DES MESURES POUR PRÉVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES

À l’annonce de nouvelles mobilisations et afin d’éviter de nouveaux actes de violence et de nouvelles dégradations, le Préfet de la Charente-Maritime reconduit pour le mardi 6 octobre l’arrêté interdisant temporairement, sur l’ensemble du département la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature ; le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

Par ailleurs, le recteur de l’académie de Poitiers a décidé de faire assurer les cours de l’ensemble des lycées de La Rochelle en distanciel. En conséquence, le préfet a pris un arrêté interdisant les rassemblements à proximité de ces établissements.

APPEL AU CALME ET À LA RESPONSABILITÉ

Le préfet de la Charente-Maritime condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté les actes de violence, les incendies et les dégradations commis au cours de cette journée.

Il appelle enfin chacun à faire preuve de responsabilité et de civisme et rappelle que la liberté de manifester et d’exprimer des revendications doit s’exercer dans le calme et le respect de la sécurité des personnes, des biens et des forces mobilisées.

Jonzac : Jean-François Mougard, chef de file de l'opposition, s'interroge sur le loyer peu élevé du presbytère demandé par la commune

Le Diocèse prêt à payer un loyer mensuel de 1500 euros pour occuper le presbytère ? On en doute...

Jean-François Mougard a demandé dernièrement au Maire de Jonzac - avec copie à l'ensemble des conseillers municipaux - de donner communication des conditions dans lesquelles le presbytère de Jonzac, propriété privée appartenant à la commune de Jonzac, est mis à disposition de l'Association Diocésaine de La Rochelle et Saintes. Christophe Cabri a répondu que cet ensemble immobilier est loué moyennant un loyer (actualisation 2026) de 283,56 € par an. Le bail a été signé en 2006 par Jean-Claude Texier. 

Estimant que ce montant ne correspond pas au prix du marché, Jean-François Mougard a alors envoyé le courrier suivant au premier magistrat : 

« Monsieur le Maire,

 Je vous remercie pour la transmission du bail relatif au presbytère communal. Sa lecture appelle de ma part une observation importante au regard des principes posés par la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État. Cette loi pose, en son article 2, le principe selon lequel « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Cette interdiction s'impose notamment aux communes. Elle n'interdit pas à une commune de louer un bien lui appartenant à une association cultuelle. En revanche, les conditions financières du bail doivent exclure toute libéralité. 

Or le bail qui nous a été communiqué porte sur un loyer de 283,56 euros par an, sans rapport avec la valeur locative d'un tel ensemble immobilier. Dans ces conditions, les conditions financières de cette mise à disposition me paraissent constitutives d'une libéralité au bénéfice d'une association cultuelle. 

Je vous demande donc de bien vouloir prendre dans les meilleurs délais les dispositions nécessaires pour régulariser cette situation, notamment en faisant procéder à une évaluation objective de la valeur locative du bien. Tout en veillant au respect du principe de neutralité à l'égard des cultes et de l'interdiction qui lui est faite de leur consentir une libéralité, la commune de Jonzac augmentera par la même occasion les revenus tirés de son domaine privé, ce qui ne pourra que contribuer positivement à l'amélioration de sa capacité d'autofinancement.

 Sur ce dernier point, la priorité doit être donnée à la réduction des dépenses de fonctionnement, dans un contexte à la fois de crise générale des finances publiques et d'une économie fragile, y compris localement. J'ajoute que la capacité d'autofinancement de la commune, très mal en point comme je l'ai souligné à plusieurs reprises, doit être affectée en priorité à des opérations véritablement d'intérêt général, comme les écoles, et pour lesquelles des soutiens financiers (Europe, Etat, région, département) peuvent encore être envisagés créant ainsi "un effet levier" permettant à la commune d'investir davantage pour soutenir directement les entreprises locales du BTP.  

Je vous remercie de bien vouloir m'indiquer les suites que vous entendez donner à cette demande ».

Attendre et voir

« Je n'attends rien d'autre qu'une régularisation du montant du loyer en adéquation avec le marché local. Pour mémoire, lors de sa dernière réunion le 23 juillet, le conseil municipal a fixé à 650 € hors charges le montant du loyer mensuel d'un appartement meublé de 65 m² situé dans l'ensemble de l'ancienne corderie.  Les recettes supplémentaires obtenues dans le cadre de cette renégociation, que j'estime au strict minimum à 18.000 € par an (soit un loyer de 1500 € par mois), pourront utilement financer des œuvres caritatives, une politique du logement, etc » souligne l'élu. 

Reste à savoir si le Diocèse acceptera de payer un loyer mensuel de 1500 euros, somme qui semble très importante vu l'état de l'immeuble. Et puis, avouons que passer de 283,56 € par an à 1500 € mensuels a de quoi provoquer un choc... psychologique.


Jonzac/Thomas Antonczyk : « Il est temps de parler des Antilles »...

Dans un récent post sur Facebook, Thomas Antonczyk s’interroge sur le fonctionnement et l’entretien des Antilles de Jonzac. « Management, maintenance, réduction des horaires depuis 2020, date à laquelle Christophe Cabri a eu la charge du centre, accélération du turnover du personnel, reconnaissance des équipes, organisation, il est temps de parler des Antilles de Jonzac » écrit-il. Et de dresser une liste des "éléments" qui mériteraient selon lui une attention : « Les baies coulissantes du lagon toujours incapables de s’ouvrir complètement, des fontaines extérieures à l’arrêt depuis des années, des spots aquatiques défaillants, des rails de plafond rouillés, toujours pas remplacés par des rails en époxy, des caches-vis absents et des finitions dégradées, des dalles de plafond remplacées six mois après un mail au directeur ». Et de conclure : « Quelle image renvoie-t-on aux usagers, aux curistes et aux vacanciers ? Alors que le directeur est sur le départ, un bilan de dix ans de cette gestion s’impose ». 

Le tableau est sans complaisance. Thomas Antonczyk ayant été candidat sur la liste de Jean-François Mougard aux dernières Municipales (elle s’est inclinée devant la liste Cabri), faudrait-il voir dans cette intervention l’une de ces attaques (classiques) lancées par l'opposition contre la majorité ? Il s’en défend et s’exprime « en tant qu’usager ». 

Originaire du Pas-de-Calais, il a vécu à Bordeaux où il travaillait avant de s’installer à Jonzac où il a créé des logements thermaux. « J’ai fait une cure thermale à Jonzac en 2006 et j’ai tout de suite été attiré par cette ville, son climat et surtout par ses infrastructures importantes pour une commune de cette taille. J’y ai posé mes valises en 2020 ». Sportif, il fréquente régulièrement les Antilles et c’est pourquoi il est attentif à son environnement. « Autrefois, la dynamique y était différente et les portes fermaient à 21 heures. Maintenant, c’est 18 h 30, sauf les lundi et jeudi où l’espace détente est ouvert jusqu’à 19 h 30. J’ai fait les premiers signalements au directeur en 2019 quant au manque d’entretien de certains matériels qui peuvent se dégrader avec le temps. J’ai envoyé une lettre au maire, Christophe Cabri, en septembre dernier, pour lui indiquer la situation. Claude Belot a mis des années à construire ce complexe aquatique que nombreux nous envient. Bordeaux n’a pas l’équivalent par exemple » explique-t-il. Thomas Antonczyk estime cependant « que Christophe Cabri ayant de nombreuses casquettes, il ne peut pas être sur tous les fronts ». 

Interrogée, la direction des Antilles souligne qu'elle a déjà reçu Thomas Antonczyk et entendu ses remarques : « Nos équipes s’activent pour accueillir le public dans les meilleures conditions. Les Antilles sont un fleuron du territoire, ne ternissons pas son image. Présenter le centre aquatique de façon critique fait une mauvaise publicité à l’établissement ». Certains observateurs ajoutent « qu'il pourrait s'agir d'un épisode post-municipales ». 

Quant au président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge et maire de Jonzac, Christophe Cabri, il ne souhaite pas réagir aux propos de Thomas Antonczyk contre lequel « il a porté plainte il y a quelques mois ».

vendredi 2 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : Intervention des forces de l’ordre dans plusieurs lycées de La Rochelle

Ce vendredi 2 octobre, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie en Charente-Maritime. Si la situation est restée calme dans la majorité des établissements du département, des incidents ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre dans plusieurs lycées de La Rochelle.

Pour assurer la coordination de l’ensemble des services mobilisés, Michel Prosic, Préfet de la Charente-Maritime, a activé le Centre opérationnel départemental (COD) de 7h15 à 16h00.

• DES TENSIONS LOCALISÉES À LA ROCHELLE, UNE SITUATION GLOBALEMENT APAISÉE DANS LE RESTE DU DÉPARTEMENT

Le lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle a constitué le principal point de rassemblement au cours de la matinée. Environ 300 lycéens se sont regroupés devant les grilles de l’établissement. La présence de nombreux individus extérieurs au lycée a été constatée parmi les manifestants. Des incidents ont été signalés, notamment des comportements hostiles à l’encontre des forces de l’ordre, avec des jets de pierres ainsi que plusieurs départs de feu qui ont nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers.

Lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle

En début d’après-midi, deux autres lycées ont été l’objet de tentatives d’intrusion et de dégradations.

Au lycée Doriole, une cinquantaine d’individus cagoulés ont forcé le portail et tenté, sans succès, d’entrer dans le bâtiment. Les forces de l’ordre, arrivées immédiatement sur place, ont permis la dispersion rapide du groupe et ont procédé à l’interpellation de quatre individus, extérieurs à l’établissement. Ils ont été placés en garde à vue.

Au lycée Valin, une quinzaine d’individus ont tenté de s’introduire dans les locaux avant de prendre rapidement la fuite à l’arrivée des fonctionnaires de police. L’établissement est épargné de toute dégradation.

Au lycée Bellevue de Saintes, à la suite d’une tentative d’intrusion échouée, deux individus mineurs ont été interpellés.

Au lycée Émile Combe de Pons, la mobilisation s’est réalisée pacifiquement et dans le calme. Aucune intervention des forces de l’ordre n’a donc eu lieu devant cet établissement.

Au total, 9 individus, tous mineurs, ont été interpellés, 7 à La Rochelle et 2 à Saintes. 7 d’entre eux ont été placés en garde à vue. Ils devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment des dégradations et violences à l’encontre de personnes commises au cours de la journée.

Les arrêtés préfectoraux d’interdiction de rassemblement pris aux abords des deux lycées rochelais Dautet et Saint-Exupéry ont été respectés. Aucun incident n’est à signaler à proximité.

Le Préfet de la Charente-Maritime salue l’action des forces de l’ordre, qui a été décisive pour garantir la sécurité des élèves, des enseignants, des personnels administratifs et des riverains.

DES MESURES RECONDUITES POUR PRÉVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES

À l’annonce de nouvelles mobilisations et afin d’éviter de nouveaux actes de violence et de nouvelles dégradations, le Préfet de la Charente-Maritime a reconduit pour le lundi 5 octobre l’arrêté interdisant temporairement, sur l’ensemble du département la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature ; le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

APPEL AU CALME ET À LA RESPONSABILITÉ

Le préfet de la Charente-Maritime condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté les actes de violence, les incendies et les dégradations commis au cours de cette journée.

Il appelle enfin chacun à faire preuve de responsabilité et de civisme et rappelle que la liberté de manifester et d’exprimer des revendications doit s’exercer dans le calme et le respect de la sécurité des personnes, des biens et des forces mobilisées.

Mobilisation lycéenne : bilan de la journée du 1er octobre

« Dans plusieurs secteurs, des manifestants ont fait preuve d’une extrême violence »

Le jeudi 1er octobre, le mouvement lycéen a pris de l’ampleur en Charente-Maritime avec une mobilisation dans plusieurs villes du département (notamment La Rochelle, Royan, Saintes, Rochefort, Surgères, Jonzac et Pons) et un degré de violence qui s’est traduit par d’importants troubles à l’ordre public.

Le lycée de Pons

Pour assurer la coordination de l’ensemble des services mobilisés, Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, a activé le Centre opérationnel départemental (COD) de 8h45 à 16h30.

Les premiers incidents sont survenus très tôt dans la matinée, avec des premières interpellations intervenues dès 4h du matin de personnes transportant des matières dangereuses (pyrotechnie, mortiers) et les suivantes entre 5h et 7h. Il est constaté une aggravation de la situation qui n’a plus rien de l’expression légitime de revendications lycéennes, mais présente désormais toutes les caractéristiques de violences urbaines : jets de mortiers, usage d’armes par destination à l’encontre des forces de l’ordre, dégradation de mobilier urbain, tentatives d’incendie, dégradations sur la voie publique, jets de projectiles visant des véhicules de transport en commun, de particuliers, de sapeurs-pompiers ou de policiers. Ces incidents ont nécessité l’intervention des forces de sécurité et des services de secours afin de protéger les personnes et les biens.

Dans plusieurs secteurs, des manifestants ont fait preuve d’une extrême violence. Les établissements de l’agglomération rochelaise ont concentré l’essentiel des difficultés. Un bus du réseau de transport de l’agglomération rochelaise, avec à bord son conducteur et ses passagers, a été dégradé par des manifestants à proximité du lycée Rompsay en milieu de matinée, entraînant l’arrêt de la circulation du réseau de bus de l'agglomération rochelaise jusqu'à 15h30. Deux véhicules des sapeurs-pompiers ont été également subis le jet de projectiles.

La réponse des forces de l’ordre a toujours été proportionnelle à la menace. Leur action a eu pour seul objectif de garantir la sécurité des enseignants, des personnels administratifs, des élèves et de la population. Aucune intervention des forces de l’ordre n’a eu lieu devant les établissements où les manifestations ont été pacifiques.

DE MULTIPLES INTERPELLATIONS, DÉGRADATIONS ET BLESSÉS

Au total, 15 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre (9 à La Rochelle, 5 à Royan et 1 à Jonzac), dont 14 ont été placées en garde à vue. Ces individus devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment des dégradations et violences à l’encontre de personnes commises au cours de la journée.

Le préfet de la Charente-Maritime, Michel Prosic, déplore la violence exercée à l’encontre des forces de l’ordre. 8 policiers nationaux (6 à La Rochelle et 2 à Royan) ont été blessés, dont trois d'entre eux ont dû être conduits aux urgences.

DES MESURES POUR PRÉVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES

Afin d’éviter de nouveaux actes de violence et de nouvelles dégradations, le préfet a pris un arrêté applicable du jeudi 1er octobre à 14h00 au vendredi 2 octobre à 20h00. Sur l’ensemble du département, cet arrêté interdit temporairement la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature et le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

Par ailleurs, le recteur de l’académie de Poitiers a décidé la fermeture de deux lycées à La Rochelle, compte tenu des dégradations constatées sur les bâtiments : les lycées Dautet et Saint-Exupéry. En complément, le préfet a pris deux arrêtés interdisant les rassemblements aux abords de ces établissements durant la journée du vendredi 2 octobre.

APPEL AU CALME ET À LA RESPONSABILITÉ

Le préfet de la Charente-Maritime condamne avec la plus grande fermeté les actes de violence commis au cours de cette journée. Il appelle chacun à la responsabilité afin que les manifestations puissent se dérouler dans le calme et dans le respect des personnes, des biens et des forces mobilisées.

Tout nouvel acte de violence entraînera une réponse ferme des forces de l’ordre et pourra donner lieu à de nouvelles interpellations.

Le préfet, invite chacun à faire preuve de prudence et à éviter dans la mesure du possible les abords des établissements scolaires.

jeudi 1 octobre 2026

Domaine de La Tenaille/Saint-Sigismond de Clermont : Les travaux se poursuivent

Dans la région, la Tenaille est une vieille histoire. Celle d'une abbaye, monastère bénédictin construit en 1137 par Guillaume de Conchamps, et puis d'un château édifié au XIXe siècle. Ce beau domaine saintongeais abandonné a retenu l'attention d'un Jonzacais, Pierre Seguin. Est née l'idée d'un projet de restauration. Il s'agit d'un complexe hôtelier haut de gamme de plus de 70 chambres qui donnerait un véritable renouveau à ce site. 

Les travaux se poursuivent et pour les Journées du Patrimoine, les portes étaient ouvertes. Une bonne occasion pour se rappeler le passé - l'abbaye détenait une relique exceptionnelle, le « saint Clou », l'un des clous de la croix du Christ - et envisager l'avenir avec cette prometteuse perspective de valorisation. 

La partie XIXe siècle


• La Tenaille détenait une relique exceptionnelle, l'un des clous de la croix du Christ, sans doute arrivé dans le flot des reliques pillées à Byzance lors du saccage de 1204 par les Croisés. Ce saint-Clou bénéficiait d'une large renommée puisque, jusqu'au milieu du XVIe siècle, le Parlement de Bordeaux envoyait des plaideurs y prêter serment ; il était l'occasion de pèlerinages et il est probable que de puissants personnages demandèrent à être inhumés au plus près. Rainguet (XIXe siècle) y avait vu « une quantité de tombeaux ».

Restauration de la chapelle

Le dôme
Sur la coupole de l'abbaye, une sculpture du saint-Clou de la Tenaille

Bâtiments en cours de restauration

Fouilles préventives

Photos Nicole Bertin