Lundi 8 juin à Pessac, Karine Desroses, vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’emploi, et plusieurs personnalités et acteurs de la formation et de l'apprentissage ont déposé symboliquement une couronne mortuaire pour dénoncer le désengagement de l’État en matière d’apprentissage
La couronne mortuaire déposée ne symbolise pas la mort de l’apprentissage. Elle symbolise le risque de voir disparaître les investissements qui permettent à l’apprentissage de se développer dans les territoires, de moderniser les CFA et de répondre aux besoins des entreprises.
Ce que finance la Région Nouvelle-Aquitaine pour l’apprentissage :
Depuis la réforme de 2018, qui a recentralisé la compétence apprentissage, les Régions demeurent les principaux investisseurs dans les centres de formation d’apprentis (CFA).
En Nouvelle-Aquitaine, chaque euro perçu au titre de l’apprentissage a été réinvesti dans le développement et la modernisation des équipements de formation.
Depuis le début de la mandature, 125 millions d’euros ont été investis dans les CFA ; une cinquantaine d’opérations de construction, d’extension ou de réhabilitation ont été engagées ; près de 1 500 équipements pédagogiques et plateaux techniques ont été financés ; près de 50 millions d’euros ont été consacrés au maintien et au développement de formations d’apprentissage ; plus de 3 000 formations ont été soutenues ; près de 40 000 apprentis ont bénéficié de ces investissements.
Depuis le début du mandat, la Région Nouvelle-Aquitaine a investi 125 millions d’euros dans les CFA, engagé une cinquantaine d’opérations de construction, d’extension ou de réhabilitation, financé près de 1 500 équipements pédagogiques et plateaux techniques, mais aussi consacré près de 50 millions d’euros au maintien et au développement de formations d’apprentissage, et soutenu 40 000 apprentis à travers plus de 3 000 formations.
Derrière les chiffres, un choix de société :
Ne plus investir dans l’apprentissage, c’est renoncer à l’ascenseur social, à la transmission des entreprises, à la cohésion territoriale, c’est assécher les territoires et notamment les territoires ruraux, c’est décourager les jeunes de choisir cette voie d’excellence et c’est décourager les chefs d’entreprises de recruter des jeunes.
Ce que les investissements régionaux ont rendu possible
Des équipements structurants ont été financés grâce aux fonds alloués à l’apprentissage, avec notamment la construction de la tonnellerie du futur à Cognac (6 millions d’euros) ; le renouvellement des engins de travaux publics au CFA agricole de Venours dans la Vienne (2,4 millions d’euros) ; la construction de la Maison de l’Industrie à Limoges (2 millions d’euros) ; la réhabilitation du CFA Bâtiment de Chasseneuil sur Bonnieure (1,5 million d’euros) ; des travaux pour l’accueil des apprentis en situation de handicap du Lycée d’Ahun dans la Creuse (1,2 million d’euros) ; la construction d’un CFA sanitaire et social à Niort (1,3 million d’euros).
Ce que les financements régionaux ont permis de maintenir et de soutenir
L’action de la Région a également permis de maintenir des formations de proximité à faible effectif et de soutenir des formations dans les secteurs en tension de recrutement.
Dorénavant ces formations sont menacées, purement et simplement, de disparition.
Parmi elles, on peut citer lle CAP Charpentier bois à Felletin dans la Creuse ; le Brevet professionnel de Bûcheron à Meymac en Corrèze ; le CAP Pâtissier à Loudun dans la Vienne ; le Bac professionnel Conduite de l’entreprise vitivinicole à Saint-Yzans-du-Médoc en Gironde. Sans soutien public, ces formations de proximité pourraient être fragilisées, voire amenées à disparaître.
L’apprentissage constitue un levier majeur d’insertion professionnelle, de développement économique et de cohésion territoriale. Les acteurs réunis aujourd’hui à Cap Métiers Nouvelle-Aquitaine demandent au Gouvernement de revenir sur cet arbitrage.
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