lundi 9 janvier 2017

Armand de la Rochefoucauld et l’affaire des ferrailleurs : « J’ai fait 14 mois de prison pour rien »...

De Montendre à l'Abbaye de Westminster, de la Maison d’arrêt d’Osny à la liberté : La vie n’est pas un long fleuve tranquille !

Ce jour-là, Anne Caroline et Armand de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, font étape à Montendre, une ville qui compte dans leurs cœurs. C’est là, en effet, que l’aïeul François, Maréchal de Grande Bretagne, a vu le jour et où « repose » sa pierre tombale devant la Tour carrée. 

Sans la forte implication d'Armand et Anne Caroline de La Rochefoucauld, l'aïeul François, né au château de Montendre, serait resté inconnu des habitants de cette commune du Sud Saintonge.
Armand de La Rochefoucauld a le sourire, non pas qu’il rechigne à avoir belle figure ! Doté d’un fort et bon caractère, il est capable de rire de tout à condition de rester maître des évènements. A cet instant, son plaisir est de goûter à la liberté retrouvée.
S’il aspire à vivre paisiblement aux côtés de son épouse et ses filles, ce gentleman aime aussi taquiner le quotidien. Sur ce chapitre, il ne manque pas d’imagination ! Après avoir été le personnage principal du livre écrit avec Laure Hillerin (paru chez Albin Michel) : "On ne prête qu'aux riches, Mémoires d'un prince de l'arnaque", il a été arrêté en 2015 pour une affaire de ferrailleurs de la région parisienne qui s’est terminée par non-lieu en septembre 2016. Selon le juge, il aurait été la tête pensante d’une bande organisée. La Chambre de l’Instruction a pensé le contraire, d’où sa libération. « Je n’y étais pour rien » clame-t-il, mais quelle énergie déployée pour prouver sa bonne foi !
Il garde de cet épisode et de son passage dans les geôles - durant 14 mois - un souvenir particulier et mitigé. D’une part, il estime que le juge avait des préjugés sur lui avant même d’instruire le dossier et d’autre part, il tire des enseignements réalistes sur l’univers carcéral où les phénomènes de radicalisation sont loin d’être des mythes. 

Quant à sa femme et ses enfants, le traitement injuste que cette malheureuse aventure leur a fait subir soulève des questions. Témoin de son temps avec ce « plus » qu’apportent les situations inédites, Armand de La Rochefoucauld répond à nos questions avec un souci de transparence et d’objectivité :

Montendre en 2014 : Anne Caroline de La Rochefoucauld, entourée de Dominique Bussereau, Claude Belot, Bernard Lalande, Claude Augier et le doyen de Westminster John Hall, coupe le ruban saluant le retour de la pierre tombale de François de La Rochefoucauld à Montendre, sa ville natale.
• Depuis 2014, votre nom est officiellement attaché à celui de Montendre où est né votre aïeul, François de La Rochefoucauld, dans le château qui surplombe la ville. A la suite d’un concours de circonstances que vous allez nous conter, l’ancienne pierre tombale de François est revenue à Montendre où elle a été « inaugurée » lors d’une manifestation en présence du doyen de l’Abbaye de Westminster. Que représente pour vous François de La Rochefoucauld et Montendre, une commune que vous connaissiez mal ?

Le lien que j’entretiens avec Montendre est simple : mon aïeul François y est né. Vivant à l’époque de Louis XIV, sa vie a été originale. Cadet, il a commencé sa carrière comme prêtre catholique avant de se convertir au protestantisme après la révocation de l’Edit de Nantes. Il a du quitter la France en catastrophe et s’est engagé dans l’Armée anglaise où il a combattu durant quarante ans. Il a terminé avec le plus haut titre, Maréchal de Grande Bretagne, Field Marshal. C’est par hasard que j’ai découvert l’existence de cet aïeul il y a quatre ans. Avec mon épouse, nous sommes allés à Londres nous recueillir sur sa tombe à l’Abbaye de Westminster.
Se trouvant sur un passage qu’empruntent les visiteurs, les lettres étaient effacées par le temps. J’ai alors proposé au Doyen de Westminster de faire regraver l’inscription. La pierre étant très abîmée, il m’a suggéré de la changer en me disant « comme votre aïeul François de La Rochefoucauld, a été enterré sous son titre Marquis de Montendre, il serait bien sentimentalement et symboliquement que cette pierre vienne de sa ville natale ». J’ai alors regardé où se trouvait Montendre sur une carte, me suis rendu sur les lieux où j’ai rencontré le maire, Bernard Lalande. « Savez-vous où se trouve la carrière qui a servi à construire le château lui-même ? » lui ai-je demandé. Il est vrai qu’habitant la Normandie, j’aurais pu choisir une pierre normande… mais je ne voulais pas tricher, elle devait venir de Montendre !
Selon les conseils du premier magistrat, j’ai trouvé mon bonheur auprès des frères Labrouche. Une pierre a été choisie. J’en ai dessiné l’inscription et la Ville a été partante à mes côtés, heureuse de compter parmi ses personnalités historiques François de La Rochefoucauld, marquis de Montendre, dont elle a découvert le parcours. Elle a proposé de payer la pierre, devenant partenaire de cette aventure.
Quelques mois plus tard, la stèle de 100 kg a été expédiée à Westminster. En 2013, une grande cérémonie a été organisée à l'Abbaye en présence quelque 300 personnes dont un Maréchal de Grande Bretagne, l’Ambassadeur de France Bernard Emié, de nombreux militaires, la famille La Rochefoucauld, une délégation de la mairie de Montendre et le sculpteur de l’épitaphe Stéphane Michel.
La Ville avait souhaité que l’ancienne pierre abîmée soit rapatriée à Montendre pour être placée devant le château. Ce qui a été fait. Un an après, les principaux notables de la Saintonge et de l'Angoumois ont participé à cette manifestation en présence de John Hall, Dean de Westminster, venu spécialement de Londres, et de nous-mêmes. C’était un très grand honneur pour Montendre de recevoir le Dean, troisième personnage de l’église anglicane. Confesseur de la Reine d’Angleterre, il a célébré le mariage de William et Kate.

Le révérend John Hall, Dean de Westminster, venu spécialement de Londres à Montendre 
pour rendre hommage à François de La Rochefoucauld
De nombreuses personnalités participaient à cette cérémonie dont le sous-préfet 
de Jonzac, P. Aurignac
Le doyen John Hall est le troisième personnage de l’Eglise Anglicane
• Depuis cette « aventure » qui sort des sentiers battus, vous portez à Montendre une affection véritable ?

En effet. Voulant conserver un lien avec Montendre, j’ai demandé peu de temps après à l’entreprise Labrouche de restaurer la chapelle familiale que nous possédons au cimetière historique de Picpus à Paris. Chaque année, nous passons par Montendre quand nous descendons à Biarritz. C’est une bonne occasion pour nous y arrêter ! C’est une ville ravissante et calme. Les travaux qui ont eu lieu témoignent de la volonté de la municipalité de valoriser le site du château. Nous sommes heureux d’avoir pu être l’aiguillon qui a fait revivre cette imposante demeure.

En 2014, M. et Mme de La Rochefoucauld célèbrent François, marquis de Montendre, 
enterré à l'Abbaye de Westminster.
• En 2014, à Montendre, vous rendez hommage avec votre épouse à François de La Rochefoucauld. Ce matin-là, les notables de la région, dont président du Conseil général, sénateur, conseillers généraux et maires, sont présents. L’ambiance est sereine. Cela ne va pas durer. Un an plus tard, c’est une armée de policiers avec des chiens renifleurs que vous voyez arriver chez vous en Normandie…

En 2015, j’étais bien tranquille dans ma maison de Normandie, en pantoufles et robe de chambre, quand j’ai vu débarquer une armée de policiers. Ils m’ont sauté dessus, poussé contre un mur en me disant : « vous êtes accusé de kidnapping, violences, séquestration, extorsion de fonds en bande organisée ». Il est vrai qu’il y a plusieurs décennies, j’avais eu affaire à la Brigade financière, mais je ne suis jamais sorti des stylos ! Tout à coup, je fus accusé de trucs un peu fous…
L’affaire qui sert de trame à toute cette histoire concerne un règlement de comptes entre deux sociétés de ferrailleurs de la région parisienne. L’un des responsables que je connaissais un peu pour lui avoir donné des conseils d’optimisation fiscale a tenté d’utiliser le nom d’une de mes sociétés pour toucher une commission qu’il n’a d’ailleurs pas obtenue. Lorsque le juge a vu mon nom apparaître, il en a conclu que j’étais l’organisateur de cette affaire et que si personne ne parlait de moi, je devais être le chef occulte que tout le monde voulait protéger ! En fait, je n’y étais pour rien car je n’étais pas au courant. Ce qui a été confirmé par la Chambre de l’Instruction.

• L’arrestation a été musclée !

Ils sont arrivés chez moi pour m’interpeller. En terrain conquis, ils ont tout jeté par terre. Des objets ont disparu - argenterie, montres, stylo, pulls en cachemire, spiritueux - ainsi qu’un appareil photo et 150 euros de liquide appartenant à un ouvrier. J’ai été le seul dans toute cette histoire à être saisi. Les autres personnes citées ont des maisons à deux millions d’euros et des biens conséquents, elles n’ont subi aucun mauvais traitement de la part de la police. Cela m’était spécialement réservé ! Je possède des voitures de collection. Le juge a saisi quatre véhicules au prétexte qu’ils auraient été achetés avec le produit de fraudes en 2015. Le seul problème, c’est que les deux qui m’appartiennent, une Buick et une Porsche, ont été achetées dans les années 1970 et 1990. Les cartes grises n’ont pas été vérifiées. Depuis dix huit mois, ces voitures se trouvent à la fourrière, sous la poussière et les crottes de pigeons. Elles devaient être vendues pour payer des dommages et intérêts aux victimes qui n’existent plus du fait que j’ai obtenu un non lieu total dans cette affaire…

• Rebondissement, en septembre dernier, vous avez donc obtenu un non-lieu…
Le 16 septembre 2016, l’affaire est enfin tombée à l’eau. La Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel a prononcé un non-lieu total. La Chambre de l’Instruction a complètement sabordé l’ordonnance de mise en accusation. Cela veut dire que ce délit n’a jamais existé et j’ai fait 14 mois de prison pour rien. Me Claret, mon avocat, que le juge n’a jamais accepté de recevoir, affirme que tout cela est scandaleux.
Le pire a été écarté, c’est à dire que si la clarté n’avait pas été faite, je risquais la Cour d’Assises pour un rôle de chef de gang que je n’ai jamais tenu. C’est grotesque…

• Malgré la nébuleuse qui entoure cette affaire, vous avez néanmoins été incarcéré…

Comme je vous le disais, j’ai été arrêté sans ménagement le 29 juin 2015 devant ma femme et mes petites filles. Après une garde à vue de deux jours à Meaux, le procureur et le juge ont organisé une conférence de presse en me comparant quasiment à Al Capone et en donnant mon adresse. J'ouvre une parenthèse : ce sont, à mon avis, ces bavardages imprudents qui ont entraîné plusieurs cambriolages immédiats à mon domicile avec violence. Des voyous, pensant trouver la poule aux œufs d'or, ont défoncé le portail avec une voiture bélier, tenté d’entrer dans la maison où ma famille s’est barricadée, égorgé nos chats, pillé des bâtiments périphériques. Plainte a été déposée et les gendarmes ont campé devant la maison durant trois mois. Ils continuent d’ailleurs à faire des rondes.

Revenons à l'arrestation. Le 1er juillet, la justice a constaté que je n’étais au courant de rien. Ce qui a été confirmé par les deux ferrailleurs et des personnes venues témoigner. Malgré tout, le juge a persisté sur sa position que j’étais un « parrain » qu’on cherchait à protéger. Au lieu de me relâcher, il a aggravé ma situation et j’ai été incarcéré arbitrairement à Osny près de Pontoise.

• La prison vous change de votre élégant manoir. Mais c’est mal vous connaître puisque vous vous adaptez à ce nouvel environnement…
Osny, il y a pire et il y a mieux ! Une nouvelle expérience à mon palmarès, un peu inutile. En premier lieu, j’ai cohabité avec un Musulman qui faisait continuellement sa prière. Assez vite, j’ai été déplacé et ma renommée de milliardaire me poursuivant, j’étais continuellement sollicité. Pour avoir la paix, j’ai demandé à rejoindre le quartier d’isolement qui est protégé. C’est là qu’on place entre autres les violeurs et les pédophiles !!! On y rencontre de fort étranges personnes. Qu’importe. Certaines relèvent de l’hôpital psychiatrique, il faut seulement éviter d’être avec elles.
Rapidement, ils m’ont appelé « l’ancien ». Je les aidais, je faisais du courrier et servait d’interprète. Un Pakistanais par exemple avait du mal à s’exprimer en français. Nous échangions en anglais et tous les jours, il m’apprenait des mots de Ourdou. Avec un Roumain, nous parlions italien. Je me souviens d’un Russe très généreux qui nous invitait, une fois par mois, à un buffet installé à ses frais après la messe.
En prison, on trouve tous les trafics, drogue, cigarettes, téléphone, médicaments. Cette réalité est connue. Comment ai-je réagi à l’univers carcéral ? Quand je suis dans un endroit comme celui-ci, je refuse de m’adapter, c’est à dire que je ne change pas mon vocabulaire. Quand je rentrais, je disais aux gardiens : s’il vous plaît, est-ce que vous pouvez m’ouvrir ma chambre ? Je n’utilisais pas le mot cellule. Le temps est très long et il faut trouver des occupations. J’assistais aux conférences et aux séances de jeux d’échecs. Quand j’ai dit que j'avais bien connu Xavier Tartakover, qui jouait aux échecs avec mon père à La Régence, café proche de la Comédie Française à Paris, le professeur d'échecs a été impressionné. Il y avait de quoi : entre un champion du Monde et la Maison d'Arrêt d'Osny, existe une certaine distance !

• Avez-vous été témoin de l’islamisation qui a lieu en prison ?

Bien sûr. Quand on arrive en prison, on vous parachute là où il y a une place sans savoir ce qu’a fait l’autre détenu. Tout de suite, je me renseignais auprès des « auxiliaires ». Cela permet d’éviter les problèmes.
Les Musulmans se radicalisent pour une raison simple : ils entrent pour des faits de délinquance banale et on va utiliser leur potentiel agressif pour autre chose. Les Imams sont très présents, ils passent tous les jours. A titre d’information, à la messe, nous étions une vingtaine de chrétiens sur 900…
Les prisons ont beaucoup changé. Il y a la télé dans les cellules, un réfrigérateur. Il y a quarante ans, à 8 heures, il fallait être au garde à vous à côté de son lit fait. Aujourd’hui, on peut être encore au lit à midi, tout le monde s’en moque. Aux maisons d’arrêt de Fleury-Mérogis ou à Bois-d’Arcy, il n’y a pas un Européen. Une semaine avant ma sortie en septembre 2016, un gardien a été sauvagement poignardé à la gorge par un djihadiste. Il a pris le sang du gardien pour dessiner un cœur sur la porte. Ensuite, il a prié Allah à genoux dans les flaques de sang…

Armand et Anne Caroline de La Rochefoucauld, en visite récemment à Montendre, 
devant la pierre tombale de leur ancêtre
• Aujourd’hui, vous êtes libre. Quelles actions allez-vous mener ?

Cela faisait 25 ans que je menais une vie tranquille. J’ai fait 14 mois de prison pour rien, vous comprendrez que je puisse avoir du ressentiment. Dans ma vie, quand j’ai eu des problèmes, il y avait toujours un motif. Si je fais une faute au tennis, je ne vais pas casser la raquette sur la tête de l’arbitre !
Dans cette dernière affaire, le dossier me concernant est inadmissible. Je ne comprends pas l’attitude du juge, ni les mesquineries concernant ma femme avec le blocage des comptes bancaires. En décembre 2015, par exemple, le juge a demandé à mon avocat de déposer une demande de liberté afin que je passe Noël avec mes enfants. Ce dernier s’est exécuté et le lendemain, ce même juge a refusé la demande. Imaginez la déception de mes filles. En juin 2016, la Cour d'appel m’a accordé une liberté provisoire avec bracelet électronique puis, une fois le mécanisme installé chez moi, la même Cour d'Appel l'a refusé dix jours plus tard. Ce sont des brimades inadmissibles. Tout ça pour terminer par un non-lieu complet...

• Où en êtes-vous aujourd’hui ?

J’ai écrit de nombreux courriers à ce juge qui ne répond jamais. Je voudrais comprendre pourquoi ils ont saisi mes voitures, mon permis de conduire, ma carte d’électeur, ma carte vitale, de l’argent. Ces documents ne m’ont pas été restitués. Fort heureusement, il me reste ma carte d’identité suisse. En effet, j’ai une double nationalité, ma mère étant de Neuchâtel. Aujourd’hui, j’en arrive à penser qu’il ne faut pas être Français en France…

Un "pont " entre Montendre et l'Abbaye de Westminster !
• Témoignage d’Anne Caroline de La Rochefoucauld :
« Les femmes et les enfants sont des victimes collatérales »


« Mes enfants ont beaucoup souffert. Lors de l’arrestation de mon mari, une infirmière tenait mon bébé dans ses bras au premier étage. Un policier a surgi et les a menacées de son arme pour leur demander où j’étais…
Les écrits au sujet de mon mari dans les journaux ont eu des effets très négatifs. Mes filles ont assisté à la perquisition de la maison ; leurs chambres ont été chamboulées, elles ne comprenaient pas. A l’école, certains de leurs camarades se sont écartés. Idem pour les commerçants.
Je pense à leur avenir et il est important qu’on sache que leur père a été poursuivi pour rien. Je réalise combien les femmes et les enfants des détenus sont exposés. Les gens mélangent tout et se détournent sans chercher une explication. Nos comptes étant bloqués, je me suis retrouvée dans une situation difficile et je ne savais pas comment faire face à une opération chirurgicale que devait subir l’une de mes enfants. Ceux que vous considérez comme des amis ferment leurs portes. Dans ces cas-là, les vrais amis se comptent effectivement sur les doigts de la main »…

• Armand de La Rochefoucauld avait conservé de son passé houleux d’anciens travelers chèques et des passeports datant d’une cinquantaine d’années pour illustrer un prochain livre. Ces fameux travelers, qui n’ont plus cours, ont attiré les convoitises : « ils pensaient que j’étais milliardaire ». D’où les cambriolages de sa maison…

• Le passé mouvementé d’Armand de La Rochefoucauld l’aurait-il desservi ?

Armand de La Rochefoucauld pourrait inspirer un nouveau roman. En 2001, un livre paru chez Albin Michel retient l'attention. On y découvre qu'il a été recherché par Interpol dans quatre-vingt-dix pays, sous plus de cent identités différentes, arrêté dix fois, évadé trois fois, blessé par balles deux fois, condamné à mort par contumace. « Étrange destin que celui de cet héritier d'une des plus illustres familles de l'aristocratie française, devenu, par goût du jeu et du risque, un aventurier de haut vol, incarcéré sous le matricule 263688T à la prison de la Santé. Du château de son enfance aux cellules de Fresnes, du Palm Beach de Monte-Carlo aux geôles sordides de Nairobi en passant par les palaces et les casinos du monde entier, voici l'insolite parcours d'un arnaqueur de génie dont la vie périlleuse est plus palpitante encore que le meilleur des romans d'aventure » remarque la critique.
Depuis, Armand de La Rochefoucauld s’est rangé. Sans ses « ex-aventures », la justice l’aurait-elle accusé aussi facilement dans l’affaire des ferrailleurs ? La question est posée.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Incroyable personnage, hors du temps. Tout cela est-il vrai ? Il a l'air de prendre tout à la légère. Un véritable aristocrate !