samedi 25 janvier 2014

Les conseillers généraux de Charente-Maritime disent non au projet de redécoupage des cantons


La session du Conseil général du vendredi 24 janvier, destinée à émettre un avis sur le projet de redécoupage cantonal, avait tout d’extraordinaire. Pas moins de six heures d’échanges ont été nécessaires pour que les conseillers généraux, dans leur majorité, votent un avis défavorable, tandis que 400 élus avaient fait le déplacement à La Rochelle pour suivre ce moment historique. 

Dominique Bussereau, songeur avant l'ouverture des débats, aux côtés de Béatrice Abollivier, préfet de Charente-Maritime
En préambule aux débats, Béatrice Abollivier, préfet, a détaillé le projet de décret qui prévoit la création de 27 cantons contre 51 actuellement. Une division par deux, arrondie à l’unité impaire supérieure, qui ne va pourtant pas de pair avec une baisse du nombre de conseillers généraux. À l’horizon de mars 2015, date des prochaines élections départementales avant lesquelles le décret doit entrer en application, chaque territoire sera représenté par un binôme de deux élus, obligatoirement homme et femme. Autrement dit, 54 élus devraient siéger au sein de l’assemblée départementale. Le Préfet a présenté la méthodologie retenue par le Ministère de l’Intérieur pour cette révision de la carte cantonale. Le critère principal pris en compte est démographique. Le redécoupage doit donc, selon l’État, permettre de limiter les écarts de population entre les différents cantons.

Dans le hall, les maires, avec leurs écharpes tricolores, ont suivi les débats sur grand écran
■ Des échanges à la hauteur de l’enjeu


Cette analyse n’est pas partagée par le Président du Conseil général, Dominique Bussereau, pour lequel le découpage est « très arbitraire et porte atteinte à la ruralité ». Pour lui, « à terme, les espaces ruraux seront sous représentés ». Il s’appuie sur l’exemple des nouveaux cantons rochelais, rochefortais, saintais et royannais qui compteront 12 élus, représentant 22% des voix au Conseil général pour seulement 2% de la superficie du département. Pour le sénateur Michel Doublet, c’est tout simplement « un coup de poignard dans le dos de la ruralité ».
Les élus de la majorité départementale ont relevé que « dans les départements avec une sensibilité de gauche, il y a plus d’élus pour une population moins importante, et dans les départements à sensibilité de droite, il y a moins d’élus pour une population plus importante ». Si les élus sont favorables à la parité, certains se sont interrogés sur les modalités de mise en oeuvre du binôme issu de cette réforme.
Pour la conseillère générale de Saintes-Ouest, Isabelle Pichard-Chauché, c’est « un progrès pour la démocratie » alors que l’Assemblée départementale n’a accueilli que 15 femmes en son sein depuis 1945. Jean-Pierre Tallieu, conseiller général de La Tremblade, reprend avec humour les inquiétudes sur le fonctionnement même du binôme : « un couple qui serait d’accord sur tout pendant 6 ans, cela tient du miracle ! ». Pour ce projet, c’est la parité qui a convaincu Jean- Pierre Guillon, conseiller général de Tonnay- Charente, de soutenir le redécoupage.


■ Quid du périmètre des intercommunalités ? 

 À ces inquiétudes, il faut ajouter celles concernant l’économie alors que les chefs- lieux de cantons disparaîtront au profit de bureaux centralisateurs avec, à la clé, une baisse de dotation. « Je crains que nos communes ne soient asphyxiées financièrement » s’est exclamé Jean-Claude Godineau, conseiller général de Saint-Savinien. Que deviendront les services publics ? « On ne va pas mettre les collèges et les gendarmeries sur des roulettes pour les déplacer » a rétorqué Mickaël Vallet, conseiller général du canton de Marennes et chef de file des Socialistes.
 Lors des débats, le manque de concertation avec les élus locaux est souligné. « C’est dérangeant qu’il n’y ait pas eu de débat contradictoire » a regretté Marie-Pierre Brunet, conseillère générale du canton de Surgères. Dans le cas contraire, les élus auraient pu faire part de leurs remarques.

« Je pense que c’est une erreur de créer des cantons qui ne respectent pas les périmètres des intercommunalités » constate Sylvie Marcilly, vice-Présidente du conseil général. Pourtant, selon le Préfet, le critère a été étudié, mais il intervient après celui concernant la démographie. Cependant pour Dominique Bussereau, « de telles inquiétudes sont légitimes ».

■ Avec 32 voix contre, 16 pour et 3 abstentions, le Conseil général a nettement pris position contre le projet de redécoupage. L’assemblée départementale a discuté de différents amendements dont 12 ont été adoptés. Ils visent à rendre plus cohérents certains périmètres ou à modifier des noms de cantons (ex dans le Sud Saintonge où « Les Trois Monts » sont préférés à canton de Montendre). Le Département de la Charente-Maritime espère désormais voir son avis pris en compte par le Gouvernement.


Photos Nicole Bertin

La tombe d'un pharaon inconnu découverte en Egypte


Elle a déjà pillée il y a longtemps, mais la découverte est importante... 

 La tombe découverte par des archéologues américains sur le site d’Abydos, dans le sud de l’Egypte, est celle d’un pharaon dont le nom était jusqu’ici inconnu, qui a régné autour de 1650 av. J.-C. Selon un communiqué du Ministère des Antiquités égyptien, l’équipe de l’université de Pennsylvanie a mis au jour la tombe du souverain ainsi que des cartouches royaux révélant le nom complet du souverain : Senebkay. Celui-ci ornait son sarcophage et un mur de la tombe dont le plafond était en bois. Cette découverte est inédite.


« Quelques hiéroglyphes de son nom avaient déjà été repérés sur le Papyrus de Turin, un document vieux de plus de 3 000 ans, recensant quelque 300 noms de pharaons » a expliqué le Ministère. Aucune preuve de son existence n’avait été découverte jusqu’ici. A en croire son squelette, le pharaon mesurait pas moins de 1,85 m, selon les spécialistes.


En outre, des vases funéraires destinés à recevoir les organes des corps momifiés ont été mis au jour, mais aucun élément du mobilier funéraire, ce qui indique que la tombe a été pillée durant l’ère pharaonique. La momification du corps a vraisemblablement été, elle aussi, endommagée par les pillards. Selon Ali El-Asfar, chef du département des Antiquités pharaoniques au sein du Ministère, l’étude de la tombe de Senebkay pourrait également révéler que les Hyksôs – un peuple sémite venu du sud de la Syrie actuelle qui a envahi, puis dirigé l’Egypte au XVIIIe siècle av. J.-C. – n’ont pas régné sur la totalité du pays. « La famille royale d’Abydos, qui pourrait avoir été fondée par Senebkay, est d’origine égyptienne et ne s’est pas soumise au pouvoir des Hyksôs », a-t-il indiqué. Au début de janvier, l’Egypte avait annoncé que l’équipe de l’université de Pennsylvanie avait déjà identifié une tombe vieille de 3 800 ans comme étant celle de Sobekhotep Ier, un pharaon de la 13e dynastie (source : AFP/Reuters/Le Monde.fr).

Association des Journalistes du Patrimoine

jeudi 16 janvier 2014

Catastrophe à la Bibliothèque Nationale de France


De 10000 à 12000 ouvrages touchés à divers degrés. 

La Bibliothèque nationale de France a subi dimanche soir une importante fuite d’eau due à une rupture de canalisation à proximité des magasins de collections du site François Mitterrand, provoquant des dégâts sur 10 000 à 12 000 documents, a indiqué mercredi la BNF.
Des équipes ont immédiatement été mobilisées pour évacuer des magasins les collections concernées appartenant au département Littérature et Art et les déployer en salles de lecture. "Le nombre d’ouvrages touchés à des degrés très divers de gravité est de l’ordre de 10 000 à 12 000, selon les premières estimations à vérifier dans les prochains jours" précise la BNF dans un communiqué. Le traitement se poursuit dans les ateliers aménagés pour les faire sécher. Les deux salles de lecture qui avaient été fermées lundi ont rouvert dans la journée de mardi. La BNF indique qu’elle s’emploie "à limiter les conséquences de l’incident pour les lecteurs et la conservation des collections endommagées". Les usagers de la bibliothèque seront informés régulièrement des évolutions de la situation.


Un certain nombre d’ouvrages resteront incommunicables pendant la durée du séchage ou, pour certains, de la restauration. Les cotes concernées sont en ligne sur le site bnf.fr. Selon le syndicat FSU, c’est une explosion par surpression des tuyaux en PVC qui serait à l’origine des dégâts. Cet incident "est le résultat de la diminution des budgets alloués à la maintenance", estime-t-il. Déjà, au printemps 2004, des collections d’histoire et de religion avaient été endommagées par un dégât des eaux sur ce site, touchant 400 à 500 mètres de linéaires de documents. Établissement public, la BNF, ainsi dénommée depuis 1994, est l’héritière des collections royales constituées depuis la fin du Moyen Âge et la première institution chargée de la collecte du dépôt légal. C’est la plus importante bibliothèque de France et l’une des plus importantes au monde.

Commentaires : 

Un de nos membres qui fût proche du chantier d’origine nous dit ceci : "Sachez que ces problèmes de "fuites" et inondations dont les parking perdurent et s’ aggravent depuis l’ouverture de la BNF. Infiltration de la Seine : c’est un lamentable constat suite au chantier de construction délirant, truffé de malfaçons et d’aberrations... 
Cette BNF est un gouffre financier et le site vieillit très mal !!! il y aurait de quoi faire un papier"... 
A la BNF, une expo programmée en ce moment ! L’eau – Sélection de documents et bibliographie du 7 janvier au 6 avril 2014. L’eau est une ressource naturelle essentielle à l’homme et à l’économie. L’enjeu actuel est de gérer de façon équilibrée les activités humaines et la préservation de la ressource en eau, tant en quantité qu’en qualité. Une sélection de documents illustrant ces aspects est présentée en salle D.

Ce qui se disait déjà lors du premier chantier : 

Le fait que le choix de rénovation de la bibliothèque nationale, parvenue à saturation sur le site Richelieu, ait été la décision d’un seul homme, en sa qualité de chef de l’État, et réglée de manière rapide en moins de sept ans, de juillet 1988 à mars 1995 pour le gros œuvre, a été critiqué pour son insuffisance de concertation avec les professionnels, de même que le parti architectural de Dominique Perrault, en raison de son gigantisme, du revêtement en bois exotique de l’esplanade, de l’inaccessibilité du jardin pour motif de sécurité et de sa décision initiale de stocker l’ensemble des documents dans les tours, d’autant plus qu’au vu de la maquette sommaire présentée au concours qui envisageait l’utilisation de verre photochromique, il avait été cru à tort que les livres seraient présentés à la lumière du jour.
En réalité, ils sont isolés par un double vitrage, un espace tampon, des volets de bois fixes, une allée de circulation et une cloison coupe-feu de 4 heures en carreaux de plâtres de 10 cm recouverts d’un isolant thermique. Outre le coût total de l’investissement de 1,2 milliard d’euros, près du double du coût de la réalisation de l’Opéra Bastille (160 000 m2 de SHOB et 122 538 m2 de SHON)136—, les frais annuels de fonctionnement engendrés par l’ensemble de la nouvelle BnF ont également fait l’objet de critiques. En 2000, le coût total des subventions de l’État a été porté à un montant sept fois supérieur à celui dont bénéficiait l’ancienne Bibliothèque nationale en 1990, soit les trois-cinquièmes de la somme allouée alors à l’ensemble des bibliothèques universitaires sur le territoire français. Ceci entraîna de lourdes conséquences pour les bibliothèques universitaires, placées dans l’impossibilité financière d’enrichir convenablement leurs catalogues pendant une quinzaine d’années. Mais ces investissements leur ont permis de bénéficier de la mise en place en 1997 du Catalogue collectif de France et de la bibliothèque numérique Gallica, qui a dépassé le million de documents en ligne début 2010, dont plus de 400 000 en mode texte. La presse s’est aussi fait l’écho d’un certain nombre d’autres faits, tels que les dysfonctionnements du système d’alarme qui ont entraîné l’inondation de certains secteurs de magasins en 1997, sans dommages toutefois pour les collections, et la révélation de la présence d’amiante dans les conditionnements anciens des collections en 2005.

Association des Journalistes du Patrimoine

Communiqué des Verts Saintonge Cognaçais


Municipales 2014 à Saintes : Rappels quant à l'appartenance et l'utilisation du logo EELV

Europe Écologie Les Verts, le Parti Socialiste, le PRG et le MRC ont conclu un accord concernant les élections municipales à Saintes suite à un vote démocratique interne au groupe local EELV Saintonge Cognaçais fin décembre 2013. Cet accord va permettre de construire ensemble les orientations que souhaite porter la liste des Ecologistes et de la Gauche largement renouvelée et ouverte sur la société civile. Le groupe local EELV Saintonges Cognaçais tient donc à rappeler quelques évidences quant à l'appartenance et à l'utilisation du logo EELV : personne ne peut se prévaloir ni l'utiliser à Saintes, à part la liste d'union EELV-PS-PRG-MRC conduite par Mme Isabelle Pichard Chauché.

Nous tenons en outre à rappeler que Brigitte Arnaud et Jacques Boisset ont choisi, contrairement à la décision du groupe local EELV Saintonge Cognaçais de s'inscrire sur une liste dissidente, concurrente de celle de nos candidat-e-s. Ils s'excluent donc de fait du parti, et ne peuvent plus parler en son nom ni bien sûr le représenter. Nous tenons une fois de plus à souligner leur indiscipline et leur manque de solidarité collective qui s'inscrit d'abord dans une démarche individuelle, individualiste et opportuniste.

Lutte contre l’homophobie


Projet de loi renforçant l’égalité des droits des victimes de propos homophobes, sexistes et handiphobes et les moyens de lutte contre l’homophobie : 

ADHEOS se félicite du projet de loi présenté par Catherine Quéré, députée de Charente-Maritime, saisie à l’origine par notre association, visant à harmoniser les délais de prescription des infractions prévues par la loi sur la liberté de la presse de 1881. Il s'agit d'étendre à un an les délais de prescription des infractions commises par voie de presse en raison du sexe, de l'orientation ou de l'identité sexuelle ou du handicap, comme les autres discriminations liées par exemple à l’origine ou la religion.
Adoptée à la quasi-unanimité par l'Assemblée Nationale le 22 novembre 2011, validé par le Sénat à l'unanimité le 7 février 2013, ce texte devrait être voté sans modification par l’Assemblée nationale ce jour. ADHEOS se félicite que les victimes de propos homophobes, sexistes et handiphobes puissent bénéficier enfin des mêmes délais légaux de prescription à 1 an pour faire valoir leur droit. Face à la forte progression de l’homophobie constatée dans notre pays depuis le débat sur le mariage pour tous, les victimes et leurs associations comme ADHEOS auront enfin les mêmes moyens pour poursuivre plus efficacement les auteurs de propos homophobes, sexistes et handiphobes. Cela est particulièrement vrai sur les réseaux sociaux, qui nécessitent un traitement plus complexe des infractions sur internet du fait de la difficulté à identifier les internautes auteurs de messages homophobes, sexistes ou handiphobes.
Enfin, ADHEOS tient à remercier particulièrement la députée Catherine Quéré pour sa forte implication sur ce projet de loi, ainsi que sa ténacité à le faire inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Elle sera notre invitée d’honneur lors de notre Assemblée générale annuelle qui se déroulera à Saintes, le samedi 18 janvier 2014 à 16 h.

mardi 14 janvier 2014

Panique à l’Elysée : la valise atomique aurait disparu ?


Voici un scénario que vient d'imaginer l'association ACDN qui milite contre le désarmement nucléaire. Cette histoire fiction soulève un vrai problème : le Président de la République se déplace avec un aide de camp dont la principale tâche est de transporter la mallette nucléaire, un attaché-case qui contient un terminal portable et permet de déclencher la frappe nucléaire. Le président, quant à lui, en détient le code. Si ces éléments essentiels venaient à être subtilisés, on serait dans de jolis draps... 

 Communiqué de Jean-Marie Matagne, président d'ACDN : 

 De source bien informée, on apprend que les services de sécurité de l’Elysée sont plongés dans un désarroi sans précédent.
 Ils avaient perdu la trace du Président mais l’ont heureusement retrouvée, grâce à un magazine people dont nous tairons le nom par mesure de discrétion.
Le Président était parti en goguette, mais il en est revenu indemne. Grâce à la vigilance à toute épreuve de son garde du corps personnel, équipé de jumelles et doué d’un flair exceptionnel, il a échappé de peu à un enlèvement crapuleux dans l’immeuble hébergeant ses ébats, immeuble qui appartient, aux dires de Mediapart, à une branche corse. Il aurait également échappé, aux dires d’autres observateurs, à un enlèvement politique commandité par Al Qaida. Bien entendu, en pareil cas, la France, fidèle à ses principes, n’aurait versé aucune rançon. Mais la crise connaît un nouveau et tragique rebondissement. Au cours des aventures sentimentales du président, on a égaré sa valise atomique. Celle-ci le suit absolument partout, comme le rappelait Hélène Vissière, correspondante du Point à Washington, dans son édition du 15 mai 2012 : "Chaque président français, lorsqu’il se déplace, est toujours accompagné d’un aide de camp dont la principale tâche est de transporter la mallette nucléaire, un attaché-case qui contient un terminal portable et permet de déclencher la frappe nucléaire."

 Cette mallette est volumineuse et pèse une vingtaine de kilos. Le garde du corps du Président en était-il chargé ? La transportait-il sur le porte-bagages de son propre scooter ? Quelqu’un l’aurait-il prise pendant qu’il explorait le hall de l’immeuble voué aux jeux de l’amour et du hasard ? Nos sources sont muettes à ce sujet. Ou bien un troisième personnage, l’aide de camp porteur de valise, suivait-il comme leur ombre le garde du corps et le corps présidentiel lui-même, au cours de leurs équipées nocturnes ? Etait-il juché sur un troisième scooter, ou bien au volant d’une voiture-balai ? Dans le premier cas, la valise aurait-elle disparu pendant qu’il tuait le temps au fond d’un bar de nuit ? Dans le second, fut-elle volée sur la banquette arrière pendant qu’il était assoupi au volant ? Là encore, nos sources sont muettes sur le sujet.

Une chose est sûre : la valise a disparu. Tant qu’elle ne sera pas récupérée, la France sera privée de défense à la première crise venue : elle ne peut plus expédier de mégatonnes aux antipodes ni tuer là-bas des millions de personnes. La voilà plongée dans l’insécurité. L’affaire se complique du fait que le Président, de son côté, a perdu le "biscuit" : la carte où est inscrit le code nucléaire. Comme le firent avant lui les présidents Carter, Clinton, Reagan aux Etats-Unis, et Mitterrand chez nous. Il ne sait plus ce qu’il en a fait : l’a-t-il égaré dans son bureau, chez lui, chez Valérie, chez Julie, ou bien dans un costume envoyé au pressing, comme François Mitterrand ? Le lui a-t-on subtilisé ? Mais où, quand, comment, et surtout : qui ? La question est capitale : si le code nucléaire se retrouve dans les mêmes mains que la valise, la France n’est pas seulement devenue impuissante, elle est menacée d’anéantissement par ses propres armes nucléaires. Aux antipodes, foi de kangourou, on appelle cela : une frappe boomerang.

Espérons qu’au cours de la conférence de presse que doit tenir le président de la République ce mardi après-midi, il se trouvera au moins un ou une journaliste pour lui poser la question : "Monsieur le Président, que sont la valise et le code nucléaires devenus pendant vos évasions amoureuses ?" Si l’on trouve la question trop osée, d’autres seraient possibles, par exemple celle-ci : "Monsieur le Président, vous qui aimez tellement les gens et notamment les femmes, pourquoi tenez-vous tellement à disposer d’armes qui vous permettent d’en occire des millions d’un seul coup ?" Version encore plus soft de cette question, posée à François Hollande le 5 juin 2012 par Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix et Arles : "Monsieur le Président, approuvez-vous que la France participe avec les autres Etats concernés à l’élimination complète des armes nucléaires sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ?"

C’est exactement la question que, depuis 17 ans, l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire souhaite voir poser aux Français. C’est celle que nous avons posée à François Hollande à huit reprises avant son accession au pouvoir, sans jamais recevoir de réponse. C’est celle que nous aurions souhaité lui poser ensuite en le regardant dans les yeux. Mais une grève de la faim de 42 jours n’a pas suffi à nous ouvrir les portes de l’Elysée. La Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) est la suivante : est-il conforme à la Constitution française de prétendre défendre la patrie des Droits de l’Homme en préparant l’accomplissement de crimes contre l’humanité ? Si seulement il se trouve des journalistes pour oser la poser, et des membres du Conseil constitutionnel pour oser y répondre...

dimanche 12 janvier 2014

Isabelle Pichard-Chauché présentera sa liste lundi 20 janvier au hall Mendès-France


Elle a baptisé sa liste « Saintes Passionnément » et décline, sur son affiche de campagne, le rouge et le noir. 


Sur son affiche, elle a quelque chose des femmes d’affaires qui posent pour les magazines. Plus modestement, Isabelle Pichard Chauché mène la liste socialiste aux municipales et elle a parfaitement compris que la vie n’était pas un long fleuve tranquille. Avoir en face de soi le maire sortant n’est pas forcément évident. D’autant que chacun campe sur ses positions. Elle avance et c’est bien le message qu’elle a délivré aux journalistes mercredi dernier. 

Elle a avec elle les Radicaux de gauche dont le chef de file est Jean-Pierre Brecq, le Mouvement républicain et citoyen que préside Serge Maupouet et les Verts d’Europe Écologie dont le leader est Stéphane Trifiletti. 

Serge Maupouet (MPC), Isabelle Pichard Chauché (PS), Jean Pierre Breq (PRG) et Stéphane Frililetti (Verts)
En l’attente de dévoiler sa liste le 20 janvier prochain, Isabelle Pichard Chauché a détaillé les grands axes de sa campagne qui sera de terrain, sans perdre de vue que l’adversaire principal est Jean-Philippe Machon (UMP-UDI). Une manière de rappeler que Jean Rouger reste toujours à convaincre. Elle estime qu’il y a un déficit de dialogue avec les habitants, voire une fracture, c’est pourquoi elle envisage de mettre en place des comités de quartiers qui seront en liaison avec la mairie. « La municipalité n’est pas un trône ! » dit-elle. Au contraire, pour éviter que la population ne se sente exclue des décisions, elle souhaite instaurer un véritable dialogue. 

Que veulent apporter les Verts à la liste d’Isabelle Pichard-Chauché ? « Les écologistes saintais insisteront particulièrement pour promouvoir des économies d’énergie par l’isolation des bâtiments publics et privés qui permettent d’augmenter le pouvoir d’achat, de créer des emplois locaux non délocalisables et d’abandonner progressivement le nucléaire ; une alimentation saine et de qualité pour tous, basée sur des produits locaux et avec une agriculture respectueuse de l’environnement, des agriculteurs et des consommateurs ; une évolution des modes de déplacement pour sortir de la dépendance au pétrole et de recréer du lien social ; une meilleure gestion des espaces afin d’améliorer le cadre de vie, préserver les ressources (eau et biodiversité) ; un vivre mieux pour les personnes handicapées » souligne Stéphane Trifiletti.

Jean-Pierre Brecq, président des PRG de Saintes
Les Radicaux, quant à eux, souhaitent que les valeurs qu’ils défendent de longue date puissent s’épanouir pleinement au sein de ‘‘Saintes Passionnément’’. Jean-Pierre Brecq regrette les luttes peu glorieuses qui ont entaché le début de campagne. Serge Maupouet veut pareillement mener une politique intelligente et constructive en conciliant les citoyens avec la vie publique. Pour Pierre-Henri Jallais, le PS est en ordre de marche. « Les Saintais ne veulent pas de tripatouillage. La politique, ce n’est pas de la cuisine » dit-il. Il parle avenir en évitant les sujets qui fâchent.
Pour composer sa liste, Isabelle Pichard Chauché a pratiqué l’ouverture. Elle comptera parmi ses adjoints 2 PRG, 2 Verts, 1 MRC, 3 PS et 2 non inscrits. Elle regrette cependant que les Communistes aient préféré leurs places au détriment du projet global.

Saintes : Exclu du parti socialiste, la révolte de Jean Rouger


Il y a déjà plusieurs semaines que cette épée lui pesait sur la tête. Elle est tombée mercredi dernier. Le Parti socialiste a exclu Jean Rouger de ses rangs, mais il garde son sang-froid. Maire sortant, il conduira une liste, quelles que soient les décisions des apparatchiks…


Mercredi après-midi, devant la presse réunie en sa permanence de campagne, Jean Rouger a expliqué la situation dont il a rappelé les principaux événements. En tant que maire sortant, il pensait bien que les primaires socialistes le désigneraient. Or, il s’est retiré face à des « manœuvres » qui lui semblaient suspectes. Un nombre important d’inscrits aux primaires l’ont, en effet, surpris.
Vainqueur de cette consultation interne, Isabelle Pichard-Chauché a été investie officiellement par le parti socialiste. Dès lors, Jean Rouger a décidé de faire bande à part.
Aujourd’hui, deux listes, fraternelles mais opposées, représentent la gauche : celle d’Isabelle Pichard-Chauché, conseiller général de Saintes-Ouest et celle de Jean Rouger, dont les membres sont pour la plupart socialistes (encartés de longue date).

Dernièrement, les instances du PS ont envoyé un courrier à Jean Rouger, avec accusé de réception. « Ta démarche dissidente est contraire aux objectifs du parti socialiste. Elle est de nature à entraîner la confusion dans l’esprit des électeurs dans une période où les socialistes doivent plus que jamais être rassemblés. Le bureau national a donc souhaité que tu prennes publiquement l’engagement de renoncer à ta candidature de manière à dissiper tout malentendu avant le 6 janvier » ont écrit Alain Fontanel, secrétaire national aux fédérations et Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. 

« Nous avons honte de ces comportements »

Réaction immédiate de Jean Rouger qui n’a pas franchement apprécié. Il a pris sa plus belle plume pour répondre à ces messieurs : « Le contenu de votre courrier s’apparente à un salmigondis mal ficelé. Je vous accuse, l’un et l’autre, non seulement de n’avoir pas répondu à mes courriers et mails des mois d’octobre et novembre 2013 et en plus, de vos attitudes dilatoires à mes différentes sollicitations téléphoniques : " je te rappelle plus tard… ", «"Je suis interpellé par Harlem… ". Je vous ai posé des questions précises sur les irrégularités et les manipulations de la désignation des candidats dans la section du PS de Saintes. Et le Premier Secrétaire fédéral de Charente-Maritime en a été informé en temps réel. Ces manœuvres disqualifient n’importe quelle élection en temps ordinaire. C’est ce qui a valu mon retrait éclairé et contraint, deux jours avant la mascarade de désignation. Vous êtes demeurés silencieux, immobiles. Vous avez cautionné cette mascarade et ainsi, vous érigez en règle statutaire des manœuvres frauduleuses. Vous avez validé des errements de certains partisans locaux très activistes. L’analyse logique des événements est sévère. Et ce n’est plus un secret. Nous avons tous honte de ces comportements. J’ai accepté le seul choix compatible avec ma morale personnelle et des valeurs socialistes généralement observées : La révolte ».

Le ton est donné, Jean Rouger et ses colistiers, qui ne comprennent pas pourquoi le PS les a abandonnés (tous lui ont été fidèles), se maintiendront contre vents et marées. « Nous confirmons notre candidature aux élections de mars prochain ».
L’exclusion du PS du maire sortant ne l’émeut pas outre mesure, même si elle l’affecte (sans doute se souvient-il de la façon dont Michel Baron, ex-maire de Saintes, l’a débarqué en 2002 pour choisir un autre poulain, Jean Moulineau). « Je reste socialiste, indépendant, libre et je m’installe en vacances du parti auquel j’appartiens depuis des années ».
Pourquoi le PS le traite-t-il ainsi ? En tant que député, il pense qu’il a fait son travail. L’affaire serait davantage liée au contexte local. Est-ce un hasard si le fils de Michel Baron figure sur la liste d’Isabelle Pichard-Chauché ? En tout cas, Jean Rouger veut avancer. Se référant à Mandela et à Mitterrand qui ont pris le temps de la réflexion pour conduire leurs actions, il a établi une feuille de route avec des centristes, des communistes (ils étaient 5 dans l’ancienne équipe dont deux adjoints, Michèle Carmouse et Thierry Leblan) et des Verts, Brigitte Arnaud et Jacques Boisset.
« Nous animerons 15 réunions dans les quartiers et ferons une campagne de proximité ». Même si « toute cette histoire lui reste en travers », il ne baisse pas les bras et présentera sa liste le 16  janvier à 19 h 30 dans la salle Geoffroy Martel.

Plus de 300 ans
après sa naissance,
François de la Rochefoucauld
retrouve son berceau,
le château de Montendre

Etonnante histoire que celle que vient de vivre la ville de Montendre en retrouvant l’un de ses lointains ancêtres huguenots qui vivait avant la Révolution et émigra, victime de la révocation de l’Édit de Nantes. Sa plaque tombale, qui se trouvait en l’abbaye de Westminster à Londres, est désormais visible devant la Tour carrée. Son retour a eu lieu en grande pompe samedi dernier en présence de la famille de La Rochefoucauld, du très révérend John Hall, doyen de l’abbaye de Westminster et de nombreuses personnalités dont Dominique Bussereau, Claude Belot et le sous-préfet Jean-Philippe Aurignac. 

Surgissant des brumes du passé, François de La Rochefoucauld, né en 1672 à Montendre, revient sur le devant de la scène. Il pourrait inspirer le prochain roman de Judith Rapet ! Bernard Lalande, maire de Montendre, n’en est toujours pas revenu. Les faits se sont succédé de telle sorte que tout a été limpide, transparent, comme si les mânes de ce personnage, victime de la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV, avaient quelque chose à raconter. En mai  2012, quand Bernard Lalande reçut la visite d’Armand de la Rochefoucauld, dont une branche familiale occupa le château de Montendre jusqu’à la Révolution, il ignorait le but de sa visite. En terre radicale et humaniste, les blasons appartiennent à ce que l’on appelle officiellement l’Ancien Régime.

La conversation gravita autour de François de La Rochefoucauld. Lointain parent d’Armand de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, il avait connu un fabuleux destin. Cadet, il avait d’abord été prêtre catholique avant de se convertir au protestantisme, ce qui l’obligea à partir vers d’autres cieux. Il rejoignit alors l’Angleterre et s’engagea dans l‘armée à condition de ne pas avoir à porter les armes contre les Français, condition qui fut respectée. Il mit tant de zèle dans sa mission qu’il gravit les échelons militaires, combattant en Espagne, aux Pays-Bas et jusqu’en Bulgarie dans la guerre de succession d’Espagne. Il termina sa carrière comme Master General of the Ordnance, sans oublier d’autres gratifications. Nommé Maréchal de Grande-Bretagne en 1739, il fut inhumé dans l’Abbaye de Westminster, près d‘éminents monarques dont Édouard et Henri V. Une plaque fut gravée en hommage à cet homme au destin singulier qui mourut sans descendance.

Les ans passèrent jusqu’au jour où Armand de La Rochefoucauld entreprit des recherches sur ses origines. À Londres, il retrouva la trace de François dont la sépulture était en bien mauvais état. Altérée par le temps, les lettres dans la pierre étaient devenues illisibles. Après s’être entretenu avec John Hall, doyen de l’Abbaye de Westminster, une idée germa : la plaque actuelle serait remplacée par une nouvelle financée par la mairie de Montendre, tandis que l’ancienne retournerait à sa terre natale, c’est-à-dire en Saintonge. Cet acte scellerait l’amitié entre l’Abbaye de Westminster et Montendre. Ainsi fut fait. Une nouvelle pierre fut inaugurée le 13 janvier dernier à Londres en présence de l’ambassadeur de France et des représentants de la hiérarchie militaire britannique.

Proche de la Reine d’Angleterre, le très révérend John Hall en visite à Montendre 

 L’ancienne pierre tombale traversa la Manche et arriva dans la cité des pins où une place a été aménagée pour la recevoir devant le donjon. Samedi dernier, Montendre a vécu un moment « historique » ! Au pied du château, de nombreuses personnalités s’étaient donné rendez-vous. La plus emblématique était sans doute John Hall, doyen de l’Abbaye de Westminster. Haute stature, de rouge vêtu, sourire aux lèvres aux côtés de son homologue saintongeais, le père Mallard qui avait certes l’habit moins chatoyant, mais semblait tout aussi heureux de l’événement.
Oyez braves gens et rappelez-vous ce moment baptisé « dedication of a new mémorial stone to François de La Rochefoucauld » (inauguration d’une nouvelle stèle en mémoire de François de la Rochefoucauld).


C’est à l’épouse d’Armand de La Rochefoucauld que revint l’honneur de couper le ruban tricolore, sous le regard complice des élus qui accomplissent généralement ce geste républicain, Dominique Bussereau, président du Conseil général, Jean-Philippe Aurignac, sous-préfet, Claude Belot, sénateur maire de Jonzac, Bernard Lalande, Francis Savin, Bernard Louis Joseph, Chantal Guimberteau, Alain Galteau, Thierry Jullien, conseillers généraux, Claude Augier, le conseil municipal de Montendre et tous ceux qui souhaitaient vivre cet instant particulier, immortalisé par la Lyre montendraise que dirige Hervé Sardin.

La Lyre montendraise
De gauche à droite, Armand de La Rochefoucauld, Dominique Bussereau, Claude Belot, Claude Augier, Mme de la Rochefoucauld, Bernard Lalande et le Père Mallard
L’amitié franco-britannique 

Le très révérend John Hall présenta tout d’abord l’Abbaye de Westminster, imposant monument gothique construit sous le règne d’Henri III, où reposent dix-sept monarques. Un véritable trésor dont les tombes constituent un ensemble unique. « Il réunit le plus grand nombre de gisants du Royaume-Uni » souligna t-il. Il rendit hommage à François de La Rochefoucauld qui combattit aux côtés de son ami le comte de Galway au début du XVIIIe siècle. Colonel du régiment de Dungannon, il devint chef d’état-major de toutes les armées avant d’être promu en 1739 Field Marshal. Le très révérend John Hall et le père Mallard prièrent en souvenir de François, celui par qui cette union religieuse, que l’on peut considérer comme un signe fort, a été réalisée. Tous deux prononcèrent un Notre Père qui émut les cœurs.

John Hall, doyen de l'Abbaye de Westminster, bénit la plaque de François de La Rochefoucauld

Le public réuni devant le château de Montendre

Quelles que soient les convictions religieuses des participants, il est évident que cette rencontre a marqué les esprits. François de La Rochefoucauld, de son éternité, peut être fier d’avoir réuni les représentants des religions anglicane et catholique autour de sa mémoire.

Une aventure incroyable 

Dans son discours, Bernard Lalande évoqua les grands moments de cette « aventure incroyable ». Des projets résulteront de cette cérémonie et un aménagement du château (plutôt de la Tour carrée puisque la demeure porte les stigmates des ans) où naquit François, est envisagé.
Dans le passé, Montendre a d’ailleurs été anglaise : chevaliers français et anglais s’y affrontèrent en un combat remarquable durant la guerre de cent ans (1402) !
«  Il faut prendre le temps d‘écouter les pierres  » enchaîna Claude Belot : selon l’endroit où l’on se trouve, elles témoignent d’une époque, d’un bâtisseur. «  Au début, je pensais que François de La Rochefoucauld avait eu des problèmes avec son voisin jonzacais, Bouchard d’Esparbès de Lussan d’Aubeterre. Ce n’était pas du tout ça ! Ce jeune homme a quitté la France à 20 ans. Ici, nous sommes dans une région protestante et comme beaucoup d’autres, il a été obligé d’émigrer. Si la révocation de l’Édit de Nantes a sans doute été une erreur, elle a permis à des Français de s’installer de par le monde et finalement, ils ont participé à leur façon à la mondialisation !  ».
Dominique Bussereau, quant à lui, fit un clin d’œil à l’écrivain Jean-Marc Soyez qui publia "Quand les Anglais vendangeaient l’Aquitaine ". Par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine, Henni II Plantagenêt hérita du grand Sud-Ouest et nous devînmes anglais ! Jeanne d’Arc finit par les bouter hors de France. Frères ennemis, les Anglais et les Français se réconcilièrent et c’est tout naturellement qu’ils furent alliés lors de la Seconde Guerre mondiale.


Le sous-préfet Jean-Philippe Aurignac vit en cette inauguration trois messages : la réconciliation, la tolérance et l’amitié franco-britannique.


• Le Très Révérend John Hall a été installé en tant que 38e doyen de Westminster le 2 décembre 2006. Il a été ordonné prêtre en 1975 et a servi successivement dans les paroisses en Kennington, Wimbledon et Streatham dans le diocèse de Southwark. Comme doyen de Westminster, il préside les gouverneurs de la Westminster School et Westminster Abbey Choir School. Il est docteur en théologie.
John Hall est aussi à l’aise avec la Reine d’Angleterre Elisabeth II (à qui il se réfère directement et non pas à l’évêque de Londres, ni l’archevêque de Cantorbéry), qu’à Montendre, au cœur de la Saintonge boisée. Imposant le respect et la sympathie, il a laissé un excellent souvenir à ceux qui l’ont rencontré et ce n’est pas le père Mallard qui nous contredira !

•  La plaque porte l’inscription suivante : François de La Rochefoucauld, marquis de Montendre, 1672-1739, Field Marshal of Great Britain. La nouvelle pierre tombale a été exécutée par les frères Labrouche et le tailleur Stéphane Michel.

•  Sur la plateforme qui surplombe Montendre, figurent les directions de plusieurs destinations dont celle de l’abbaye de Westminster.

•  Avec François de La Rochefoucauld au XVIIIe  siècle, seul le Maréchal Foch a obtenu ce titre honorifique en 1919.

• Participation au financement des travaux de Montendre par le Conseil général : aménagement de l’esplanade piétonne près du château (30 % sur 23.186 euros), création d’une passerelle (30 % sur 30.220  euros). Seul le Département a participé à hauteur de 32.252 euros. Le reste de l’opération de 69.500  euros a été financé par la commune de Montendre.

• Le château de Montendre bénéficie désormais d’une passerelle qui permet d’en faire le tour. Ce lieu étant exceptionnel, il n’est pas exclu que la CDCHS puisse s’y intéresser. La ville envisage de créer une esplanade La Rochefoucauld qui réunirait le château, la rue du Temple, la rue du minage et les Halles.

samedi 11 janvier 2014

Colloque :
Origène d'Alexandrie ou
la pensée condamnée par le feu

Cette VIe Petite Journée de Patristique, organisée par l’association CaritasPatrum, se déroulera au Séminaire de Saintes, 80 cours Genet (17100) samedi 22 mars de 9 h à 16 h. 

Origène d’Alexandrie fut le premier. Le premier à proposer une théologie systématique de la Révélation chrétienne. Le premier à oser penser ensemble le salut  biblique et la quête de vérité qui animait les grands courants philosophiques de son temps. Le premier à avoir rédigé un traité de vie spirituelle.


Héritier des toutes premières communautés chrétiennes d’Egypte et fils de martyr, « il fut réellement l'une des personnalités les plus déterminantes pour tout le développement de la pensée chrétienne » (Benoit XVI), proposant tout à la fois une vision fondamentale et globale de la vie chrétienne. C’est peu dire que toute la pensée patristique ultérieure dépendra radicalement  de son désir de mieux approcher Dieu et de mieux le faire connaître.
Comme l’écrira un peu plus tard l’un de ses épigones, Eusèbe de Césarée : « Il enseigna que la conduite doit correspondre exactement à la parole, et ce fut surtout pour cela que, aidé par la grâce de Dieu, il poussa un grand nombre de personnes à l'imiter ».
Théologien hors-pair, maître spirituel, commentateur inlassable des Ecritures, il ne nous reste pratiquement rien de son œuvre colossale - plus de  320 livres et de 310 homélies -, soit l’une des plus importantes de l’Antiquité avec celle d’Augustin.  Pourquoi un tel naufrage ? Que pouvait donc présenter de si redoutable cette théologie mystique pour que par deux fois, à la fin du IVe, puis au VIe siècle, on en vint à condamner cette pensée de feu, jusqu’à ordonner rageusement que soient brûlées toutes les œuvres du Maître alexandrin ? Et si Origène avait été condamné pour des fautes qu’il ne pouvait pas avoir commises, ayant vécu bien avant les grands conciles œcuméniques des IVe et Ve siècles ?

Qui sont les conférenciers ?

• Annick Martin (Université de Brest) : Le premier grand théologien chrétien 
Redoutable tâche que de devoir présenter celui qui fut le premier grand théologien chrétien de l’Orient. Théologien, mais aussi exégète, Origène fut aussi un enseignant doublé d’un grand prédicateur, ainsi qu’un grand mystique. Sa réputation s’étendit rapidement à l’extérieur d’Alexandrie, jusqu’auprès de la famille impériale, ce qui lui valut quelques difficultés avec son évêque, Démétrios. Il dut quitter la ville en 233, et choisit de s’établir à Césarée de Palestine où il avait été ordonné prêtre. Son école y attira de nombreux disciples et son église de nombreux auditeurs. Emprisonné et torturé pendant la persécution de Dèce en 250-251, il mourut deux ans plus tard, à 69 ans, confesseur mais non martyr.

• Michel Fedou (Centre Sèvres - Paris) : Origène théologien, une lecture des Écritures au service de la pensée chrétienne 

Les contributions d’Origène à la théologie ressortent notamment de son Traité des principes et de sa grande apologie contre le Discours véritable du philosophe Celse. Ces écrits montrent à quel point l’Alexandrin fit preuve d’invention pour expliquer les doctrines fondamentales du christianisme dans la situation culturelle de son temps. Mais ses apports à la pensée chrétienne ressortent aussi bien de son œuvre exégétique : Origène, qui est avant tout lecteur et interprète des Écritures, trouvent dans celles-ci l’inspiration première de la théologie. On présentera quelques-unes de ses contributions les plus importantes à celle-ci dans les champs de la théologie trinitaire, de la christologie, de la sacramentaire et de l’eschatologie. Certes, sa pensée suscita de vives controverses après sa mort, pour des raisons qui reposaient le plus souvent sur de graves malentendus. L’œuvre d’Origène peut en tout cas apparaître, aujourd’hui, comme l’une des tentatives les plus remarquables du christianisme ancien pour rendre raison de la foi chrétienne.

• Marie-Laure Chaieb (Université Catholique de l’Ouest – Angers) : Origène et les gnostiques 

Racontant la jeunesse d’Origène, l’historien Eusèbe de Césarée rapporte qu’il manifesta très tôt sa fidélité à l’orthodoxie en refusant de se rapprocher d’un certain Paul professant une doctrine déviante : « Origène ne consentit jamais à s’unir à lui pour la prière, conservant dès son enfance la règle de l’Eglise et éprouvant de l’horreur, comme il le dit lui-même en propres termes, pour les doctrines hérétiques » (HE VI, 2, 14). Si nous n’avons pas d’autres sources pour identifier ce Paul, l’hypothèse qu’il soit gnostique ou marcionite est plausible : ces deux courants ont en effet vu le jour dans les milieux cultivés alexandrins fréquentés également par Origène. Avons-nous d’autres renseignements sur les relations d’Origène avec ces courants ? Sa doctrine a-t-elle pu en être influencée ? Cette horreur pour « l’hérésie » est-elle si facile à discerner dans le contexte ?

• Carine Basquin-Matthey (Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense) : Origène et les persécutions 

Les poursuites judiciaires romaines (persecutiones) étaient souvent considérées comme injustes et cruelles par la plupart des chrétiens, mais, furent parfois recherchées comme l’occasion d’un combat contre le diable par certains d’entre eux. Pour le pouvoir romain, c’était simplement un problème juridique. La torture et les supplices constituaient deux étapes du procès, la première était appliquée pour obtenir les aveux (ou, dans le cas des chrétiens, pour obtenir leur désaveu), les seconds pouvaient être la peine capitale prononcée à l’issue du procès. Léonide, le père d’Origène périt ainsi en 202, alors qu’Origène fut lui-même arrêté et torturé en 250, et ne survécut que peu de temps à sa libération.

• Michel Cozic (Université de Poitiers) : La prière du « Notre Père », école du don selon Origène

La prière enseignée par le Christ étant l’aspiration - respiration de l’âme et de tout l’être, Origène est un des Pères de l’Eglise qui nous apprend à respirer le mieux passible dans l’union au Dieu-Trinité. S’appuyant sur le triplé fondamental de son anthropologie (le corps, le cœur et l’esprit), Origène nous dévoile dans sa méditation continue de l’Ecriture le sens littéral, moral et spirituel du cheminement chrétien. C’est ce que nous essaierons de souligner à travers quelques extraits de l’immense texte du De Oratione.   

• Annie Wellens (écrivain) : A bord du Peri Archôn, prendre le large avec Origène 

Le Peri Archôn (« Traité des Principes ») connut des naufrages et des sauvetages. Si, aujourd’hui, nous pouvons encore visiter le navire, nous le devons à Basile de Césarée et Grégoire de Nazianze (auteurs de la Philocalie d’Origène qui a sauvegardé une partie de l’œuvre), à Rufin (qui l’a traduite intégralement en latin), à Jérôme (dont les fragments d’un « florilège » du Traité sont très négativement orientés contre leur auteur) et à Justinien (qui, dans un autre « florilège » condamne l’origénisme de son temps au VIe siècle). Après la visite, nous ferons quelques incursions sur la mer tumultueuse de la rencontre entre nouveauté chrétienne et culture grecque, avec à la barre Urs von Balthasar pour qui Origène met en lumière, sans confusion ni séparation, le « Dieu dont on parle », le « Dieu qui parle » et le « Dieu qui garde le silence ». Nous reviendrons au port à travers les eaux profondes de l’interprétation des Écritures.

• Pascal-Grégoire Delage (Séminaire de Bordeaux) : Origène et les femmes
Si on en croit la rumeur, le jeune Origène était loin d’être insensible aux charmes féminins et il y aurait porté remède de façon irrémédiable. Il est vrai que les femmes occupent une grande place dans la vie d’Origène et pas toujours là où on pourrait les attendre. De sa mère qui l’empêche de suivre son père dans le martyre à l’impératrice-mère Julia Mammée qui en fait son consultant en « questions chrétiennes » en passant par une riche protectrice pas très regardante en matière d’orthodoxie. Sans oublier ces nombreuses auditrices à l’école de théologie d’Alexandrie…
Celui qui affirmait sans sourciller que « Là où est l’éternité, point n’est besoin de mariage » n’en mena pas moins son œuvre théologique et exégétique qu’avec le soutien constant de disciples hommes et femmes.

• Pour s'inscrire : Petite Journée de Patristique 1, rue de Foncillon à Royan 17200 (soit 15 € par personne pour l'ensemble des communications et, pour les personnes qui le désirent 15 € pour le déjeuner pris sur place), chèque libellé à l’ordre de Caritaspatrum).

Risque de perturbation aux abords de Rochefort lundi 13 janvier

Une manifestation à l'initiative du collectif de défense des centres équestres de Charente-maritime aura lieu le lundi 13 janvier de 7 h à 14 h à Rochefort. Le collectif prévoit la mise en place de deux barrages filtrants installés  : l'un, au niveau du rond-point de la Prée des Canons (en direction du centre-ville) ; l'autre, au niveau du rond-point du Bignon (dit rond-point de l'avion). Cette manifestation risque de perturber la circulation et d'occasionner de forts ralentissements aux abords de Rochefort, sur le pont du Martrou ainsi que sur la quatre-voies en direction du sud du département. Il est donc conseillé aux automobilistes, dans la mesure du possible, d'éviter ce secteur, d'emprunter un itinéraire alternatif voire de reporter leurs déplacements.

Grandes surfaces : extension et création

La Commission Départementale d’Aménagement Commercial de la Charente-Maritime s'est réunie le mardi 7 janvier et a autorisé :
• l'extension de 475 m2 d'un hypermarché Intermarché de 3582 m2 à Vaux-sur-Mer (17640) - Centre Commercial Val Lumière, 5 rue Jean Yves Cousteau par la S.A.R.L. Atlantique Expansion ;
• la création d'un ensemble commercial de 6571 m2 à Le Gua (17600) Zone Commerciale du Fief des Justices, rue Samuel Champlain par la S.A.S. Omegua
• le transfert d'un magasin KIABI de 900 m2 à Rochefort (17300), rue du 11 Novembre par la S.A.S. Aunis Distribution

Visite d’une délégation vietnamienne à l'Université de La Rochelle

Le laboratoire LIENSs servira d’exemple pour la construction d’un campus universitaire à Hanoï au Vietnam 


Lundi 13 janvier,une délégation vietnamienne se rendra à l’Université de La Rochelle pour visiter le laboratoire LIttoral ENvironnement et Sociétés (LIENSs Université de La Rochelle/CNRS). Cette structure de recherche rochelaise a été retenue comme modèle pour la construction de laboratoires liés à l’eau, l’environnement et l’océanographie que l’Université de sciences et technologies de Hanoï (USTH) commence à mettre en place sur son campus de Hoa-Lac.
Cette visite entre dans le cadre d’un projet ambitieux de formation et de recherche entre la France et le Vietnam : mettre en place une université scientifique d’envergure internationale, capable de se classer parmi les 200 premières universités mondiales.

• Le LIENSs, laboratoire de recherche modèle Fort de ses compétences scientifiques au niveau national et international, et grâce à sa structuration physique (bâtiments, salles, accès, hygiène et sécurité), le laboratoire LIENSs servira de modèle pour la construction des laboratoires liés à l’eau, l’environnement et l’océanographie de ce campus. Déjà, des collaborations de recherche existent (écologie planctonique, analyse de contaminants) qui pourraient alors aboutir en thèses sous co-tutelle internationale.

• Un contexte porteur pour les formations et la recherche rochelaises L’Université de La Rochelle est globalement impliquée dans ce projet ambitieux au travers de deux thématiques : Eau, environnement, océanographie (EEO), ainsi que Sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC). Ces thématiques sont appuyées par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que par l’Ambassade de France à Hanoï. Cette dynamique permet le développement de doubles diplômes comme celui en anglais de l’USTH en STIC, complémentaire à celui de l’Institut francophone en informatique de Hanoï, l’accueil à La Rochelle de doctorants vietnamiens et la mise en place de groupes de recherche internationaux, comme l’International Joint Research group depuis le 23 mai 2013 liant les partenaires Université de La Rochelle, IRD, VAST (Vietnamese academy of sciences) et USTH, dans le domaine des STIC.

• Une délégation de 20 personnes La délégation sera constituée des personnalités du Moet (ministry of education and training) en charge de la planification et du développement, du Pmu (project management unit) de l’USTH, de l’UIU (university implementation unit) de l’USTH, de la banque asiatique du développement, des représentants du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche français et des ingénieurs et architectes de la société allemande « phase eins » maîtres d’œuvre de la conception et de la construction des bâtiments.

L’Université de La Rochelle 
ouvre ses portes samedi 8 février


L’Université de La Rochelle accueille les lycéens, les étudiants et leurs familles samedi 8 février de 9 h 30 à 17 h. 


La journée portes ouvertes de l’Université est un temps fort où tout est mis enœuvre pour assurer un accueil convivial et accompagner les lycéens, les étudiants et leurs parents à se familiariser à leur futur environnement.
Cette journée offre l’opportunité de s'informer sur les études universitaires et de visiter les différents lieux d’études, de recherche et de vie étudiante : IUT, Faculté de Droit, IAE, FLASH, Pôle Sciences et Technologie, (amphithéâtres, laboratoires de langues, laboratoires de recherche, salles de cours et de TP), Maison de la Réussite et de l’Insertion Professionnelle, Bibliothèque Universitaire, Maison de l’étudiant, Restaurant Universitaire et logements étudiants ; d’obtenir des informations sur les services proposés en matière d’orientation, de documentation, d’aide à la réussite et à l’insertion professionnelle, mais aussi d’activités culturelles et associatives ; de rencontrer les différents acteurs de l’Université: enseignants, étudiants, personnels de la vie étudiante ; de partager un moment agréable et chaleureux grâce à des animations proposées au sein des différents bâtiments de l’Université (conférences, démonstrations, initiations, expériences scientifiques, expositions, projections, etc.)
Le stand d’accueil et d’informations, avec la présence des partenaires CDIJ, Yélo, Les Mouettes et SNCF, est situé dans le hall de la bibliothèque universitaire (2 parvis Fernand Braudel, derrière la Médiathèque). Les visiteurs pourront déjeuner au restaurant universitaire Vespucci situé à proximité de la de la BU, de la Maison de la Réussite et de la Maison de l’étudiant (moyennant 5,10 € en espèces). La nouvelle cafétéria So What, près de l’IUT, sera également ouverte.

Le programme détaillé est accessible sur le site de l’Université : www.univ-larochelle.fr

dimanche 5 janvier 2014

François Baudin :
Objectif rallye !


Parmi les grands photographes que compte la région, le pontois François Baudin est spécialiste des rallyes automobiles internationaux. Que de chemin parcouru depuis l’époque où il collaborait au journal la Haute-Saintonge… 



Eh oui, la Haute-Saintonge, ce journal que vous feuilletez chaque vendredi, peut servir de tremplin ou donner des idées. Quand il « couvrait » le secteur de Pons pour cet hebdomadaire, François Baudin ignorait qu’un jour, son nom figurerait dans les plus grandes revues automobiles. Fini les bobines des rotatives, ses photos magnifiques sont à l’honneur sur papier glacé !
Ce rêve devenu réalité, l’intéressé l’a vécu sans jamais prendre la grosse tête. Il a conservé une belle simplicité et ce sourire qui apparaît spontanément quand il évoque des souvenirs du temps d’avant !

Aujourd’hui, tout paraît simple, «  ça marche pour lui  » selon l’expression, mais comment a-t-il commencé ? À cette question, ses yeux pétillent : «  j’ai toujours aimé les courses de voitures. Dans les années 1980, nous avions trafiqué une Peugeot 504 avec deux copains, Jean Hervoire et Jean-Jacques Dessaivre, actuel maire de Belluire, qui était garagiste. Nous nous sommes lancés dans l’aventure. Je dois reconnaître qu’en tant que pilotes, les résultats ne furent pas glorieux !  ». Et pour cause, leur budget était insuffisant pour investir dans un moteur puissant, qui ne soit pas seulement vrombissant à la porte du garage ! «  Rapidement, nous avons réalisé que nous ne serions jamais champions du monde ! Par contre, nous étions passionnés. Évidemment, on avait du mal à lutter contre les R5 Turbo, les 205 GTI ou les Porsche 911 ! La nôtre faisait grand-mère à côté de ces petites bombes  ».
S’il abandonne ses ambitions de pilote, François Baudin a un autre projet. Il aime la photo et peut parfaitement vivre son sport préféré… en l’immortalisant. Les photographes ne sont pas très nombreux sur les grands rallyes internationaux. Il a donc une place à prendre. Le temps d’en parler à sa femme Françoise, de faire le point et le voilà sur les starting-block !
Son premier grand déplacement professionnel a lieu en 1987 en Jordanie (où il rencontre le futur Roi Abdallah) : «  l’époque était différente, il y avait un vrai marché. Je travaillais avec des Nikon argentiques. Rien à voir avec aujourd’hui où l’on transfère ses photos numériques par internet. C’était une véritable expédition : une fois les photos prises, il fallait trouver un labo et les développer. Ensuite, venait la tournée des journaux parisiens pour vendre les clichés. On était jugé sur la qualité, ce qui est un peu moins vrai actuellement  ».


Les débuts sont prometteurs. Il s’inscrit chez SIPA, puis à l’agence DPPI média à qui il est resté fidèle. La formule est simple : l’agence traite directement avec les acheteurs. «  Pour en revenir au numérique, certaines agences ont eu du mal à prendre le tournant. Le quotidien des photographes a changé. Nous n’avons plus à nous soucier des tirages. On trie les photos parmi des centaines de vues. Celles qui ont été sélectionnées sont optimisées ou pas, puis elles sont mises en ligne sur le site. Finalement, c’est plus de travail. Sur un rallye, soit quatre jours de boulot, on dort trois heures par nuit. En plus, il ne faut pas oublier de légender chaque cliché !  ». Il est évident que l’abandon de l’argentique a sonné le glas de plusieurs secteurs d’activités (pellicules, tirage papier, produits, etc).


« Je connais les endroits où l’on peut faire une photo sous un bon angle sans craindre pour sa vie ! »

 Depuis 1989, François Baudin a suivi plus de 300 rallyes dans le monde, de la Nouvelle-Zélande «  où les routes sont très belles, assez larges avec de grandes courbes  » à Monte-Carlo en passant par le Portugal, l’Argentine, la Grèce, l’Australie ou le Mexique. Sans oublier la Corse et le Ballon d’Alsace !
En pleine nature, les pilotes passent allègrement de la terre au goudron qui offre une plus grande adhérence. Quant aux épreuves spéciales, il y a de tout, du plat aux lacets, de la neige au sable et surtout des difficultés qui sont faites pour tester les capacités des conducteurs.
Placé en des endroits stratégiques de l’itinéraire, la position du reporter est-elle inconfortable ? Parfois ! Les accidents sont rares parce que les organisateurs font des efforts pour la sécurité des spectateurs. Malheureusement, un pépin peut toujours arriver. Le photographe vit des moments intenses : belles figures, voitures qui sautent sur des bosses, vitesse. «  Avec le temps, j’ai appris à savoir où me placer. Je connais les endroits où l’on peut faire une photo sous un bon angle sans craindre pour sa vie ! Une qualité est nécessaire, la patience !  ».

Sébastien Loeb (photo François Baudin)
Durant ses pérégrinations, François Baudin a fait de sacrées rencontres. Sébastien Loeb par exemple : «  Je l’ai connu à ses débuts. Après, je l’ai toujours suivi. Il a fait ses classes dans les petites écuries et il a grimpé. Il a été neuf fois Champion du Monde des Rallyes WRC (World Rally Championship). Je lui fournis des photos pour son site internet. Il a une équipe qui court en circuit. Son parcours est exceptionnel et il a rajeuni l’image de Citroën. C’est un bon ambassadeur de la marque ! Il est sympa, très pro  ». Sébastien Ogier est également un grand champion : «  j’ai d’excellentes relations avec lui. L’important, quand on fait des portraits, c’est d’avoir un regard qui accroche  ». Ces deux-là en un "look ", en effet !
Parmi d’autres bons moments, François Baudin se souvient d’avoir été invité au Quatar par le cousin de l’Emir, Nasser Al-Attiyah, vainqueur du Dakar et membre de l’équipe Ford au Championnat du Monde des rallyes : «  c’est un voyage qu’on n’oublie pas. Il est non seulement pilote, mais il excelle dans une autre discipline, le ball-trap où il a obtenu la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Londres. J’ai fait reportage sur lui en 2012. C’est un homme très cultivé. Il participera au prochain Dakar ». 



Des projets avec la Distillerie de la Tour 

A Pons, le talent de François Baudin a retenu l’attention de la Distillerie de la Tour. Jean-Michel Naud, son responsable, lui a demandé de faire une série de photographies sur la vigne et l’entreprise au fil des quatre saisons. « Je suis en mission spéciale. J’ai pu travailler sur place pendant des mois, la nuit avec les distillateurs, le jour avec les vignerons. Je recherche avant tout les atmosphères » souligne l’intéressé qui poursuit ce travail. On reconnaît le perfectionniste ! Un livre devrait voir le jour ainsi qu’une exposition durant l’année à venir. «  J’apprécie la démarche de Jean-Michel Naud qui est d’inviter des artistes. Ils se sont succédé en 2013 et le programme 2014 est déjà bien rempli  ». En effet, le public a eu le plaisir de découvrir les œuvres de Bertrand Gazounaud, Jean-Claude Princiaux, Georges Charpentier, Pascal Clairteau, etc.

François Baudin s’intéresse également au circuit de la Génétouze où il a fait la connaissance de Julien Beltoise : «  j’y vais avec des amis qui ont la conduite automobile dans la peau. Ils sont regroupés au sein de l’Alambic Racing. Pour eux, le circuit de la Génétouze est idéal car il est aux normes de sécurité, bien fait, " clean " comme on dit. On s’y rend pour s’amuser. Jean-Paul Giraud, mon beau-frère, participe aux championnats de circuits en groupe 1 ». Tous les ans au mois d’août, ce joyeux comité loue le circuit du Sud Saintonge durant une journée. « Récemment, j’ai photographié l’écrivain Françoise Bourdin qui est venue y essayer une Ferrarri. Elle était invitée par son éditeur ». 
Au moment où vous lirez ces lignes, François Baudin sera au rallye d’Autriche, mieux connu sous le nom de Österreichische Alpenfahrt ou Austrian Alpine Rally (selon votre préférence !). «  J’ai la chance de faire un métier qui me plaît, j’ai vraiment trouvé ma vocation !  » dit-il. La photo dont il est le plus fier ? «  Celle que j’espère faire un jour » répond-il en riant. Un large éventail retient l’attention, voiture sur une route sinueuse ou bien dans la poussière sur une piste aux fins fonds du Kenya ! Dépaysement assuré.


• Les championnats du monde de rallye (premier semestre 2014) : Monte-Carlo, Suède, Mexique, Portugal, Argentine, Italie.

 • Les championnats d’Europe de rallye (premier semestre 2014) : Autriche, Lettonie, Roumanie, Grèce, Irlande, Portugal, Belgique.

 • Les pilotes de rallyes sont des gens très raisonnables au volant. Et pour cause, ils doivent montrer l’exemple ! Un rallye dure quatre journées environ (du jeudi au dimanche) avec un shakedown test le jeudi.


• François Baudin a choisi les rallyes car il aime l’espace, le grand air, la nature et la rencontre avec les habitants. Les circuits de course lui semblent trop confinés, entre glissières de sécurité et panneaux publicitaires !

Avec un gain
de près de 27 000 habitants,
la Charente-Maritime concentre la moitié de la hausse régionale


Au 1er janvier 2011, la France métropolitaine compte 63 070 344 habitants. En y ajoutant les départements de La Réunion, de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, on aboutit à un total de 64 933 400 habitants. Comment lire les populations légales ? Le terme générique de « populations légales » regroupe pour chaque commune sa population municipale, sa population comptée à part et sa population dite « totale ». La population totale prend en compte certaines personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence dans la commune (par exemple les étudiants majeurs logés ailleurs pour leurs études). La population municipale est la seule qui évite qu’une même personne soit comptée deux fois. C’est pourquoi elle est privilégiée dans les descriptions statistiques. Les comparaisons 2006-2011 sont désormais possibles pour chaque commune. Depuis 2004, le recensement a lieu chaque année. Si depuis la parution en 2008 des populations légales 2006, ces chiffres sont actualisés annuellement, l’observation des évolutions, commune par commune, n’est pertinente qu’à partir d’un intervalle d’au moins 5 ans. Ainsi l’évolution de la population entre 2006 et 2011 peut être désormais observée pour chaque commune.

 • Populations : Quel impact sur l’organisation des élections municipales de 2014? 

Les chiffres officiels de population municipale les plus récents servent de base pour l’organisation des élections. Ils permettent de déterminer notamment le mode de scrutin. - Communes de moins de 1000 habitants : scrutin majoritaire plurinominal à deux tours (candidatures individuelles ou groupées, panachage possible, pas d’obligation de parité) - Communes de 1000 habitants et plus : scrutin proportionnel de liste à deux tours (aucune modification possible de la liste, parité obligatoire) L’organisation du financement et des dépenses de campagne : - Communes de 9000 habitants et plus : création d’un compte de campagne (suivi des recettes et dépenses, mandataire financier, plafonnement des dépenses) - Communes de moins de 9000 habitants : pas de compte de campagne Le nombre de conseillers municipaux à élire (variable selon la taille de la commune) : Ce sont les chiffres de population municipale au 1er janvier 2011, authentifiés au J0 n° du 31/12/2013 qui serviront de référence pour les élections municipales des 23 et 30 mars prochains.

 • Les régions qui gagnent de la population, celles qui en perdent 

 En cinq ans (de 2006 à 2011), la France a gagné 1,7 million d’habitants. Sur cette période, la population a augmenté dans près de 7 communes sur 10. Parmi les régions qui gagnent de la population, figurent celles de l’ouest et du sud-ouest du pays, et tout d’abord les quatre aires urbaines de Rennes, Nantes, Bordeaux et Toulouse. La population est également dynamique tout au long du littoral atlantique, de Vannes à Bayonne, en passant la Charente-Maritime et la Gironde. Dans les régions de l’ouest et du sud-ouest, cependant, toutes les communes ne gagnent pas de population : que ce soit en Bretagne ou en Midi-Pyrénées, des zones éloignées à la fois des grandes agglomérations et du littoral sont parfois en déclin démographique (dans le Finistère, les Hautes-Pyrénées, ou l’Aveyron par exemple).

Si la population de Jonzac (chef-lieu de la Haute-Saintonge) est descendue à  3491 habitants, celle de la commune de Fontaines d'Ozillac, qui propose des services intéressants à la population, a progressé (de 460 à 525 habitants). Des aménagements y ont été faits à l'école avec un nouveau restaurant scolaire. S'y ajoute l'installation d'un multi-services dans le bourg. 

 • 1777773 habitants en Poitou-Charentes  

Au 1er janvier 2011, le Poitou-Charentes comptait officiellement 1 777 773 habitants, soit une augmentation de près de 54 000 habitants depuis 2006. Ainsi, l’évolution annuelle moyenne de la population de la région entre 2006 et 2011 s’établit à + 0,61 % contre + 0,54 % sur l’ensemble de la France. Avec un gain de près de 27 000 habitants, la Charente-Maritime concentre la moitié de la hausse régionale. Les Deux-Sèvres connaissent une augmentation de plus de 11 200 habitants, la Vienne un peu moins de 10 000 et la Charente près de 5 700 habitants.  Poitiers reste la commune la plus peuplée de la région avec une population municipale de 87 906 habitants, devant La Rochelle (74 880 habitants), Niort (57 813 habitants) et Angoulême (41 776 habitants). Les quatre préfectures départementales perdent toutes des habitants depuis 2006. Douze villes de la région dépassent les 10 000 habitants contre près de 30 en moyenne dans les autres régions de province.  Seul un quart des communes du Poitou-Charentes dépassent les 1000 habitants et près de la moitié ont moins de 500 habitants, illustrant ainsi le caractère essentiellement rural de notre région. Parmi les petites communes, 40 comptent même moins de 100 habitants. Les 1 460 communes du Poitou-Charentes sont réparties dans 91 bassins de vie dont 78 ont leur ville-pôle située dans la région et sont dits « régionaux ». Les plus fortes hausses de population de ces bassins se retrouvent principalement dans les bassins périurbains comme Vivonne, Neuville du Poitou, Aigrefeuille-d’Aunis, Cozes ou Saujon. • La Charente-Maritime concentre la moitié de la hausse régionale Avec un gain de près de 27 000 habitants, la Charente-Maritime concentre la moitié de la hausse régionale depuis 2006. La croissance annuelle moyenne y est de 0,88 %. Les Deux-Sèvres connaissent une augmentation annuelle moyenne de 0,62 %. En revanche, la Vienne et la Charente enregistrent des hausses plus modérées (respectivement +0,47 et +0,32 %), inférieures au niveau métropolitain (+0,54 %).


• Les populations légales des 36 664 communes françaises, des cantons, arrondissements, départements et régions sont disponibles sur insee.fr.

mercredi 1 janvier 2014